Note moyenne
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Film très émouvant sur un sujet peu connu de la 2eme guerre mondiale. Kad Merad est excellent et très juste. La force de cette famille donne la larme à l’œil. Il y a à la fois l’histoire des tableaux du Louvre, qui est incroyable, et la tragédie du sort des Français juifs pendant cette période abominable.
un mix entre la nuit au musée, da vinci code, braquage à New York, la rafle, Speed et gangsterdam !
Sinon c'est très bon, plein d'émotions, une histoire incroyable et le jeu d'acteurs est excellent !
Sinon c'est très bon, plein d'émotions, une histoire incroyable et le jeu d'acteurs est excellent !
Asseyez-vous plutôt au fond de la salle car tout le film semble avoir été tourné caméra à l’épaule et que la personne tenant la caméra tremble comme une feuille sur un arbre.
Dès lors, ce sont les spectateurs qui trinquent…
Entre parenthèses, cela fiche le film en l’air.
Dommage, car les prestations des interprètes sont plutôt bonnes et l’histoire authentique.
Dès lors, ce sont les spectateurs qui trinquent…
Entre parenthèses, cela fiche le film en l’air.
Dommage, car les prestations des interprètes sont plutôt bonnes et l’histoire authentique.
Des sourires, des frissons et des larmes
Un manège émotionnel, mis en scène avec une esthétique léchée.
De magnifiques plans pour émouvoir, des fondus juste bien placés, des moments mis au ralenti pour en souligner l'importance...
Des images d'origine et les portraits de ceux qui ont inspiré ce film ancrent la fiction dans la réalité. Une réalité qu'on ne doit oublier.
La musique, de manière sporadique. Pas d'abus. Juste ce qu'il fallait pour soutenir et exalter les émotions véhiculées.
On comprend dans ce film, les émotions vécues par ces Français qui ont perdu leur patrie.
À la fois, leur peur, leur immense tristesse, mais aussi comme l'épreuve les a soudés ; comme l'amour familial et la solidarité leur a permis de survivre à tout ça.
Cette perspective change complètement la manière dont les films dépeignent couramment le sort tragique de la Shoah, via la déportation et la vie en camps de concentration ou d'extermination. Cette spécificité participe au caractère extraordinaire de l'œuvre.
Très agréable, contrairement au film Nuremberg que j'ai vivement fustigé, que la violence de l'occupant ait été volontairement soulignée.
Des scènes très prévisibles, et d'autres, complètement inattendues.
Rebondissement incroyable à la fin du film !
Quand on fait le bilan, cette alternance nous a tenu en haleine tout le film.
Petit bonus, qui montre le soin porté à l'oeuvre : pas d'anachronisme selon mes recherches, et cela est à saluer !
spoiler: Quelques remarques (spoiler alerte) - il semble un peu gros que le personnage principal ait pu édifier un mur dans la propriété de l'homme les accueillant, sans que celui ci le remarque... - on apprend très tard dans le film que la famille est juive et je ne comprends pas forcement ce choix ; d'autant que le personnage principal fait des allusions au Nouveau Testament lors de la description d'un tableau, ce qui porte à confusion
Un manège émotionnel, mis en scène avec une esthétique léchée.
De magnifiques plans pour émouvoir, des fondus juste bien placés, des moments mis au ralenti pour en souligner l'importance...
Des images d'origine et les portraits de ceux qui ont inspiré ce film ancrent la fiction dans la réalité. Une réalité qu'on ne doit oublier.
La musique, de manière sporadique. Pas d'abus. Juste ce qu'il fallait pour soutenir et exalter les émotions véhiculées.
On comprend dans ce film, les émotions vécues par ces Français qui ont perdu leur patrie.
À la fois, leur peur, leur immense tristesse, mais aussi comme l'épreuve les a soudés ; comme l'amour familial et la solidarité leur a permis de survivre à tout ça.
Cette perspective change complètement la manière dont les films dépeignent couramment le sort tragique de la Shoah, via la déportation et la vie en camps de concentration ou d'extermination. Cette spécificité participe au caractère extraordinaire de l'œuvre.
Très agréable, contrairement au film Nuremberg que j'ai vivement fustigé, que la violence de l'occupant ait été volontairement soulignée.
Des scènes très prévisibles, et d'autres, complètement inattendues.
Rebondissement incroyable à la fin du film !
Quand on fait le bilan, cette alternance nous a tenu en haleine tout le film.
Petit bonus, qui montre le soin porté à l'oeuvre : pas d'anachronisme selon mes recherches, et cela est à saluer !
spoiler: Quelques remarques (spoiler alerte) - il semble un peu gros que le personnage principal ait pu édifier un mur dans la propriété de l'homme les accueillant, sans que celui ci le remarque... - on apprend très tard dans le film que la famille est juive et je ne comprends pas forcement ce choix ; d'autant que le personnage principal fait des allusions au Nouveau Testament lors de la description d'un tableau, ce qui porte à confusion
En 1939, un gardien du Louvre embarque femme et enfants dans une périlleuse traversée de la France pour mettre les trésors du musée à l'abri des nazis, récit inspiré de l'histoire vraie du grand-père d'Elie Chouraqui et déjà raconté par le réalisateur dans une trilogie de BD.
Cette sorte de "Monuments Men" (2014) à la française se révèle être un drame historique ayant la profondeur d'un téléfilm moyen de France Télévisions, mais réussissant par moments le petit exploit d'émouvoir le spectateur, surtout dans la seconde moitié du film.
La réalisation manque franchement d'ampleur et le scénario passe parfois un peu trop vite sur les zones d'ombre de cette incroyable aventure.
Heureusement, Kad Merad tient solidement la toile et cette histoire de famille finit progressivement par trouver les bonnes couleurs.
Pas de quoi crier au chef-d'oeuvre donc, mais l'ensemble se regarde sans déplaisir, rendant au passage un bel hommage à ces combattants de l'ombre tentant de sauver un patrimoine artistique mondial inestimable.
Honnête et plaisant.
Site CINEMADOURG . free . fr
Cette sorte de "Monuments Men" (2014) à la française se révèle être un drame historique ayant la profondeur d'un téléfilm moyen de France Télévisions, mais réussissant par moments le petit exploit d'émouvoir le spectateur, surtout dans la seconde moitié du film.
La réalisation manque franchement d'ampleur et le scénario passe parfois un peu trop vite sur les zones d'ombre de cette incroyable aventure.
Heureusement, Kad Merad tient solidement la toile et cette histoire de famille finit progressivement par trouver les bonnes couleurs.
Pas de quoi crier au chef-d'oeuvre donc, mais l'ensemble se regarde sans déplaisir, rendant au passage un bel hommage à ces combattants de l'ombre tentant de sauver un patrimoine artistique mondial inestimable.
Honnête et plaisant.
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Un film qui rend hommage à pousser héros de l'ombre. Certains y ont payé de leur vie. Pour sauver les œuvres françaises du Louvre. C'est un film chargé en émotions. Je le recommande pour les amateurs du genre surtout qui est inspiré de fait réelle. C'est un film magnifique, superbe. Les mots me manquent pour le qualifier. Je le recommande fortement
bon film où ont passe dans tous les émotions la peur la joie la tristesse du coup un bon p'tit film sur l'histoire de la seconde guerre mondiale se n'est pas le meilleur de cette année dans se genre mais il fait le travail
Le sujet est inspirant et peu connu, en plus tiré d’une histoire vraie : de quoi tenter les spectateurs, moi la première... Par contre, bien que les acteurs soient bien dans leur rôle, la façon de filmer (tout en gros plan) m’a déçue en rendant de nombreuses scènes brouillon et peu lisibles...
un film émouvant, ou l'amour est omniprésent au sein d'une famille dans la difficulté de la guerre. Sans oublier les actes d'héroïsme qui font chaud au cœur.
Très bon film avec un jeu d acteurs de très bon niveau.
Nous apporte un éclairage sur un événement méconnu.
Un bon moment de cinéma.
Nous apporte un éclairage sur un événement méconnu.
Un bon moment de cinéma.
Je suis allé voir Les Héros du Louvre sans trop d'attentes et je suis ressorti ému aux larmes.
C'est une belle et VRAIE histoire, celle qu'on ne nous raconte jamais. Paris 1939, ces gardiens du Louvre qui risquent tout pour sauver des milliers d'œuvres et les emmener en zone libre. C'est humain, c'est ne suis pas spécialement fan de Kad Merad d'habitude, mais là je l'ai trouvé bouleversant. Attachant, juste, lumineux dans le rôle de Babi. Et tous les acteurs sont formidables - Marie Gillain, le reste de la troupe, rien à dire.
Un film qui rend hommage aux héros de l' le voir.
C'est une belle et VRAIE histoire, celle qu'on ne nous raconte jamais. Paris 1939, ces gardiens du Louvre qui risquent tout pour sauver des milliers d'œuvres et les emmener en zone libre. C'est humain, c'est ne suis pas spécialement fan de Kad Merad d'habitude, mais là je l'ai trouvé bouleversant. Attachant, juste, lumineux dans le rôle de Babi. Et tous les acteurs sont formidables - Marie Gillain, le reste de la troupe, rien à dire.
Un film qui rend hommage aux héros de l' le voir.
Un nanar dans la lignée de la papa mobile....
C'est dommage car cela aurait pu être intéressant mais le mélange de comique et de pseudo réalisme ne fonctionne pas.
Il vaut mieux attendre que ça passe à la télé.
C'est dommage car cela aurait pu être intéressant mais le mélange de comique et de pseudo réalisme ne fonctionne pas.
Il vaut mieux attendre que ça passe à la télé.
Les Héros du Louvre est de ces films qui rappellent que le classicisme n’est pas nécessairement une prudence mais peut être une manière de croire encore au cinéma. Élie Chouraqui assume le romanesque, le lyrisme, la grande Histoire traversée par les destins minuscules, sans cette distance ironique devenue presque obligatoire dans une partie du cinéma contemporain. Il filme la mémoire comme une matière vivante et fait du Louvre bien davantage qu’un décor prestigieux. Sauver les œuvres revient ici à sauver quelque chose de l’homme lui même, une trace de beauté face à la barbarie. Cette idée aurait pu être pesante, elle devient au contraire le moteur émotionnel d’un film généreux qui n’a jamais honte de vouloir bouleverser. Kad Merad y est remarquable de simplicité et d’humanité, avec cette faculté assez rare de rendre héroïque un personnage sans jamais fabriquer artificiellement un héros. Et puis, progressivement, un visage s’impose. Celui de César Chouraqui. On ne le voit décidément pas assez au cinéma. Il possède une qualité que la technique seule ne peut produire : la caméra l’aime. Sa beauté est profondément cinématographique parce qu’elle n’est jamais figée. Elle change selon la lumière, l’angle, le silence. Il y a dans son visage quelque chose de classique, presque intemporel, mais traversé d’une légère mélancolie qui empêche cette beauté de devenir simplement décorative. Chouraqui n’a d’ailleurs pas besoin de beaucoup jouer pour exister à l’écran. Un regard retenu, une hésitation, une manière d’occuper le cadre suffisent. À une époque où tant d’interprétations semblent vouloir prouver qu’elles sont des interprétations, cette économie devient particulièrement précieuse. Certaines apparitions de César Chouraqui font même retrouver au film une idée très ancienne de la photogénie, au sens presque originel du terme, lorsque le cinéma révélait dans un visage quelque chose que l’œil seul n’avait pas nécessairement perçu. Les Héros du Louvre est ainsi un très beau film de mémoire, de transmission et de résistance par la beauté, porté par un formidable Kad Merad et traversé par la présence magnétique d’un César Chouraqui que le cinéma français gagnerait vraiment à filmer beaucoup plus souvent
Il y a dans Les Héros du Louvre quelque chose qui devient presque rare dans le cinéma français contemporain, une foi absolument assumée dans le romanesque, dans la puissance du récit et surtout dans la capacité du cinéma à faire surgir l’émotion sans éprouver le besoin de s’en excuser. Élie Chouraqui ne filme pas l’Histoire comme une matière froide qu’il faudrait reconstituer avec la précision distante d’un archiviste, il la filme comme une mémoire encore vivante, traversée par les visages, les corps, les peurs, les élans amoureux et les fidélités familiales, et c’est précisément ce qui donne au film sa singularité. Derrière l’évacuation des chefs d’œuvre du Louvre à l’approche de l’Occupation, épisode historique réel dont Chouraqui tire une histoire profondément familiale, se dessine une réflexion beaucoup plus ample sur ce que signifie sauver une civilisation lorsque celle ci menace de sombrer. Sauver un tableau n’est alors jamais seulement sauver un tableau, c’est protéger une trace de l’humanité contre la barbarie, préserver une beauté fragile face à ceux qui voudraient s’approprier le monde, et le très beau geste du film consiste justement à mettre sur le même plan la sauvegarde des œuvres et celle des êtres qui les transportent. Il y a là quelque chose de presque renoirien dans cette confiance accordée aux personnages, dans cette idée que la grande Histoire ne prend véritablement sens qu’à hauteur d’homme. Kad Merad est remarquable parce qu’il comprend parfaitement cette dimension. Dans le rôle de Babi Maklouf, le grand père d’Élie Chouraqui, il débarrasse son jeu de tout effet démonstratif pour retrouver cette qualité qui caractérise ses meilleurs rôles dramatiques, une présence immédiatement humaine, chaleureuse, populaire au sens le plus noble du terme. Il ne joue jamais le héros comme une statue déjà consciente de sa postérité, il joue un homme qui avance, qui protège, qui aime, qui a peur et qui fait simplement ce qui doit être fait. C’est précisément cette absence de monumentalité dans son interprétation qui finit par rendre le personnage monumental. Mais l’une des très belles réussites du film se trouve également dans le couple formé par César Chouraqui et Julia de Nunez, qui incarnent Jacques et Yvette, les futurs parents du cinéaste. Leur présence apporte au récit une vibration différente, presque un film dans le film, comme si au milieu du fracas de l’Histoire Chouraqui faisait soudain apparaître la possibilité d’un mélodrame amoureux. Julia de Nunez possède cette photogénie très particulière que le cinéma sait parfois révéler davantage encore que la photographie, un mélange de présence et de mystère, de fragilité apparente et de détermination intérieure. Face à elle, César Chouraqui joue avec une retenue qui évite précisément au sentiment amoureux de devenir une simple mécanique scénaristique. Leur duo constitue à mes yeux l’un des cœurs secrets du film parce qu’il fait entrer le désir, la jeunesse et la promesse d’un avenir dans un monde qui semble précisément vouloir abolir tout avenir. Et lorsque l’on sait que ces personnages sont les propres parents du réalisateur, incarnés notamment par son fils César, une vertigineuse mise en abyme généalogique apparaît derrière le récit. Le cinéma devient alors littéralement une machine à ressusciter les morts, à permettre à un fils de regarder ses parents redevenir jeunes et à un petit fils de redonner un corps à son grand père. C’est peut être là que Les Héros du Louvre dépasse à mes yeux le simple film historique pour devenir un véritable film de transmission. On pourrait évidemment lui reprocher son classicisme, son goût du sentiment ou cette manière de parfois préférer l’émotion à la distance, mais ce serait précisément lui reprocher ce qui constitue sa nature profonde. Le cinéma de Chouraqui ne cherche pas l’ironie postmoderne, il croit aux visages, aux familles, aux héros ordinaires et à cette idée très ancienne mais toujours bouleversante selon laquelle une image peut conserver quelque chose de ceux qui ne sont plus là. Les œuvres du Louvre que les personnages tentent de sauver deviennent ainsi le miroir du film lui même, car Chouraqui accomplit avec le cinéma ce que Babi accomplissait avec les tableaux, il protège de l’oubli. Voilà pourquoi l’émotion fonctionne si puissamment. Elle ne vient pas seulement des péripéties ou de la musique, elle vient de cette conscience permanente que derrière la fiction existe une mémoire familiale que le cinéma transforme en mémoire collective. Les Héros du Louvre n’est peut être pas un chef d’œuvre au sens où l’entend une certaine cinéphilie obsédée par la perfection formelle, mais il possède quelque chose que je trouve parfois plus précieux encore, une sincérité sans cynisme, une générosité presque désarmante et une véritable croyance dans les pouvoirs élémentaires du cinéma. Kad Merad en constitue le magnifique centre de gravité, César Chouraqui et Julia de Nunez en sont le battement amoureux et Élie Chouraqui, derrière sa caméra, en est évidemment la mémoire. Un film ample et intime à la fois, populaire sans être méprisant envers son spectateur, profondément humain, profondément français aussi dans son rapport à l’art et à la transmission, et surtout un film qui ose encore penser que l’émotion n’est pas l’ennemie de l’intelligence. Bien au contraire. Il arrive même qu’elle en soit la forme la plus immédiate
Il y a des films dont on perçoit les imperfections tout en sachant presque immédiatement qu’elles pèseront finalement assez peu face à ce qu’ils parviennent à provoquer. Les Héros du Louvre appartient à cette catégorie rare, celle des films qui ne cherchent pas à dissimuler leur désir d’émouvoir et qui assument pleinement une certaine idée, aujourd’hui presque suspecte, du grand cinéma populaire. Élie Chouraqui part d’une matière profondément intime, l’histoire de son propre grand-père, gardien du Louvre engagé dans la mise à l’abri des œuvres pendant la Seconde Guerre mondiale, pour faire se rencontrer la petite et la grande Histoire. Et c’est précisément là que le film trouve sa nécessité, dans cette façon de rappeler que l’Histoire n’est jamais seulement constituée de dates, de décisions politiques ou de grandes figures, mais aussi d’individus ordinaires soudain placés devant l’extraordinaire. Le film aurait facilement pu sombrer dans le prestige académique de la reconstitution historique. Or Chouraqui préfère la circulation, le mouvement, les corps, les visages. Le patrimoine cesse alors d’être un décor pour devenir un enjeu moral. Que protège-t-on lorsque l’on sauve une œuvre d’art au moment même où les hommes sont menacés ? Une toile vaut-elle quelque chose devant une vie humaine ? Le film répond moins par un discours que par une intuition profondément humaniste. Sauver l’art, c’est aussi préserver ce que les hommes ont été capables de produire de plus beau lorsque l’Histoire révèle parallèlement ce dont ils sont capables de pire. C’est peut-être cette absence de cynisme qui me touche le plus. Les Héros du Louvre croit encore à l’héroïsme, à la transmission, à la famille, à la mémoire et même, horreur suprême pour une certaine modernité critique, à l’émotion. Il ne cherche pas constamment à prendre ses distances avec ce qu’il raconte. Oui, la musique souligne parfois. Oui, certaines situations sont ouvertement construites pour bouleverser. Oui, Chouraqui préfère quelquefois l’élan au sous-entendu. Mais depuis quand l’émotion assumée constitue-t-elle en soi une faute de cinéma ? Car lorsque le film atteint juste, l’émotion absolue est au rendez-vous. Et cette émotion n’est pas seulement sentimentale. Elle naît de la rencontre entre l’intime et le collectif, entre une famille et un patrimoine, entre la fragilité des êtres et l’étrange permanence des œuvres. Je ne qualifierais pas Les Héros du Louvre de chef-d’œuvre. Il lui manque sans doute cette rigueur formelle, cette part d’ambiguïté ou cette évidence mystérieuse qui font basculer un très bon film dans une autre dimension. Mais je préfère infiniment un cinéma généreux qui prend le risque d’en faire trop à un cinéma tellement préoccupé par sa propre distinction qu’il finit par ne plus rien faire ressentir. Et surtout, ce film fait du bien. Formule simple, peut-être, mais qui n’a rien d’insignifiant. Faire du bien sans être insignifiant, émouvoir sans renoncer à l’Histoire, célébrer l’héroïsme sans le transformer entièrement en mythologie, l’équilibre est beaucoup moins facile qu’il n’y paraît. J’aurais donc, en temps normal, mis quatre étoiles sur cinq. Mais devant certaines critiques négatives dont la sévérité me paraît franchement disproportionnée, je revendique exceptionnellement la subjectivité la plus totale du spectateur et lui accorde une cinquième étoile. Pas pour prétendre que le film est parfait, mais parce que le cinéma n’est pas un concours de perfection et qu’un film capable de transmettre avec une telle sincérité le goût de l’art, de la mémoire, de la famille et du courage mérite parfois que l’on abandonne un instant la calculette critique.
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