Derniers Avis : Rental Family - Dans la vie des autres - Page 7
Rental Family - Dans la vie des autres
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Pascal l.
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3,0
Publiée le 8 février 2026
Ça m'a fait penser à ce film dans lequel une famille, que l'on pense au départ composée d'une grand-mere entourée de ses enfants et petits enfants, n'est qu'une composition d'individus (dont certains des escrocs) : une affaire de famille. spoiler: La société japonaise serait-elle basée sur le mensonge et les faux-semblants ? C'est un peu l'impression qui se dégage du film-ci. L'americain de service pose même la question "ces clients ne devraient pas faire appel à un psy" ? En effet.
L'acteur principal tient là un rôle en or mais, peut être est-ce le doublage, fallait-il qu'il soit à ce point sirupeux ? Le film vaut pour l'originalité du sujet et la découverte. L'ambiance, la musique, les décors aussi participent du dépaysement. Le jeu des acteurs fait perdre une bonne étoile néanmoins.
Un acteur mis sur la touche, dont le principal fait d’armes consiste à avoir souri dans une publicité pour dentifrice, se voit offrir l’opportunité d’endosser des rôles bien réels, au cœur de vies authentiques. Il remplacera un père ayant déserté le foyer ; se glissera dans la peau d’un journaliste chargé de brosser le portrait d’un écrivain oublié au crépuscule de son existence ; fera office d’époux, le temps d’une cérémonie, pour une jeune femme qui ne peut se résoudre à révéler son homosexualité à sa famille…
Sur le papier, la promesse est belle. À l’écran, c’est une autre histoire.
Rental Family promène Brendan Fraser dans un Japon de carte postale, lisse à en devenir irréel, vidé de toute aspérité. Il traverse des décors chatoyants, croise une poignée de silhouettes sans chair ni épaisseur, et conserve d’un bout à l’autre ce regard de saint-bernard égaré qui semble être son unique registre.
Derrière un vernis façon conte de fées sous cellophane, le film dégouline de bons sentiments jusqu’à la nausée. L’émotion est indiquée, soulignée, surlignée... mais jamais ressentie. Alors la séance s’étire, interminable, et l’agacement remplace peu à peu la patience. Les minutes craquent comme nos mâchoires à force de bâiller.
Quand le générique arrive enfin et que les lumières se rallument, c’est moins une fin qu’une libération. Reste le souvenir d’un sujet magnifique, sacrifié sur l’autel d’une mise en scène pataude et infantilisante, où le simulacre d’émotion ne parvient jamais à toucher juste.
Il y a la beauté de cet univers urbain surchargé, le traitement des lumières (un des sens de Hikari en japonais, est « lumière ») Je lis que c’est gentillet, pas assez sociologique, dégouline de bons sentiments, manque de trouble… Eh bien c’est profondément réconfortant, ça fait du bien dans le cynisme ambiant, et je soutiens comme d'autres que ce film est délicat et subtil. Il évite l’écueil des feel good movies où spoiler: cet acteur tomberait amoureux de la mère pour devenir un vrai père substitutif pour la petite.
Je lis « arc de rédemption prévisible » : Prenons « un jour sans fin » qui explorait comment un homme cynique, misanthrope, découvre, par essais et erreurs, l’empathie, ce qu’on éprouve à écouter, aider les autres, à acquérir des compétences utiles à son prochain… et le sens de l’amour. Ce film malgré sa longueur, son aspect lourdement démonstratif, bien loin d’un cours de philo, reste profondément marquant pour moi sur le sens à donner à sa vie. Brendan Fraser évoque Bil Murray par son expression pataude et lunaire. Mais Philippe ici dégage d’emblée une profonde bonté, un mot qui n’a plus cours. C’est son cheminement qui l’amène à retrouver un authentique lien aux autres malgré sa posture professionnelle. N’est ce pas ce que fait par exemple, un professeur, un soignant ? Mais Philippe n’est pas un coach, pas un psychologue : c’est un être qui a un instinct immédiat de ce dont ses clients ont besoin et le leur donne avec une générosité qui va bien au-delà de sa rémunération contractuelle. Car la solitude de Philippe est celle de ses clients. Effet miroir infini dans toute société du paraître. En apportant de la chaleur affective dans la vie des autres, il remédie au manque dans la sienne. Tout le monde manipule parfois, ses proches ou ses connaissances, pour des buts personnels ou pour le « bien » de l’autre, il faut être dans le déni pour ne pas l’admettre bien que tout le monde s’en défende. Ici dans le film : il y a ceux qui rentrent sciemment dans la supercherie (les commanditaires) et les « manipulés » (qui l’ignorent). Le plus beau est qu’au final tout le monde est changé par les « rôles », qu’ils en aient connaissance ou non… spoiler: La femme de l’agence qui critiquait Philip se voit très ébranlée dans ses certitudes et en vient à faire refuser des prestations, douteuses pour la dignité des femmes.
Le directeur finit par comprendre que les écarts de son employé dans les limites de son rôle aient pu se justifier. Et ce que j’ai trouvé le plus génial du film, il a lui-même recours à sa propre agence pour combler le vide se sa propre vie.
Je lis que cela ne creuse pas pourquoi la société nippone a créé ce genre d’agences : pour moi cela révèle beaucoup, en creux, sur la pression sociale et la solitude de cette population qui doit se conformer à des codes rigides. Ce film nous renvoie à des questionnements sur les apparences que nous donnons à nos vies, nos rôles affectifs et sociaux – Quel est notre « rôle » joué, dans la vie des êtres qui nous entourent ? Le truchement d’une personne à qui on ferait jouer un rôle pour nous, pourrait nous amener à mieux réaliser quels sont nos attentes et nos besoins. C’est ce qui se produit en thérapie par le jeu de rôles, ou quelle place le patient assigne à son insu au thérapeute. Plus couramment c’est aussi ce qui peut se produire au début de toute relation – Certaines relations qu’on pense authentiques peuvent être transactionnelles : affection / sécurité, amitié / peur d’être face à soi… Et puis ma thématique favorite dans toute histoire, film ou livre… c’est le dilemme moral, le choix éthique qui s’impose (« Les Misérables » reste exemplaire) Dans une perte mondialisée d’humanisme, face au ressenti de solitude de plus en plus universel, oui ce film a du cœur, sa foi en l’autre me réconcilie avec les possibles. Au final, ce « bon » film pas du tout simpliste, m’a profondément fait du bien.
Phillip Vanderploeg (Brendan Fraser), un acteur américain, vivote depuis sept ans, seul à Tokyo, en jouant le Blanc de service dans des films, des séries ou des publicités. Il est recruté par une agence de « location de proches » qui, pour quelques heures ou pour quelques jours, met à disposition des acteurs ou des actrices pour donner le change et remplacer un proche absent. Deux missions lui sont confiées dans lesquelles il va s’investir au-delà de ce qui est attendu de lui : se faire passer pour le père d’une gamine que la mère célibataire veut inscrire à une école élitiste et tenir compagnie à un vieille gloire du cinéma oubliée de tous.
Mitsuyo Miyazaki alias Hikari est une réalisatrice d’origine japonaise installée de longue date en Californie. Elle tenait un matériau cinématographique exceptionnel que Werner Herzog avait déjà utilisé dans un documentaire : ces agences de « location de proches » qui prospèrent sur l’impérieuse nécessité de sauver la face au Japon en feignant une réussite sociale qu’on n’a pas toujours.
De telles structures peuvent donner lieu à des quiproquos comiques, des situations tragiques ou des réflexions éthiques. Avec beaucoup d’habileté, "Rental Family" joue sur tous ces terrains à la fois. Il le fait grâce à un scénario remarquablement écrit sans un seul temps mort et avec son lot de rebondissements surprenants (je pense notamment au directeur de « Rental Family »). Il joue sur la morphologie de son acteur principal, Brendan Fraser, son quintal, ses presque deux mètres sous la toise, pour lequel tout, des seuils de portes aux appartements riquiqui, semble étriqué au Japon. Il bénéficie d’un autre atout inattendu avec l’étonnante Mari Yamamoto à laquelle je prédis une brillante carrière.
Mais hélas, "Rental Family" baigne dans une ambiance mièvre, tire-larmiste, qui prend le spectateur en otage. On peut s’y laisser prendre avec le plus grand bonheur. Mais un éclair de lucidité nous forcera à reconnaître que ce film est trop émouvant pour être totalement honnête.
Un très beau film sur la place que chacun se trouve dans nos sociétés en perte de sens et de lien social. Hikari filme le Japon à hauteur d’homme, le casting est juste, Brendan Fraser assez impressionnant en géant perdu dans un pays dont il commence à peine à comprendre le rythme 7 ans après y être arrivé. Il lui faudra jouer les parents, amis, marié… pour qu’il se découvre réellement. Comme le dit Roméo Elvis « en savoir plus sur moi ça passera par les autres »
Quel acteur autre que Fraser sait toucher nos cœurs avec autant de simplicité ? Les "feelgood movies" se font rares et celui-ci nous donne un peu de paix intérieure, à la japonaise.
"Parfois, l'histoire qu'on se raconte devient la vérité."
Co-écrit et réalisé par la cinéaste japonaise Hikari (37 Seconds), le film nous plonge dans le Tokyo actuel, mégalopole où tout va trop vite et où chacun semble vivre dans sa bulle. Parmi ses très nombreux habitants, Philip Vanderploeg, un acteur américain ayant émigré au Japon il y a de cela 7 ans, et se sentant perdu dans son quotidien.
Jusqu'au jour où une agence de "location de familles" veut le rencontrer pour lui proposer un emploi pour le moins atypique : jouer le rôle de proches de substitution pour des clients de tous âges, pour les aider à aller de l'avant dans leurs existences respectives. Un emploi qui va impacter autant ses clients que Philip lui-même.
M'ayant rappelé, de par son ambiance et certaines de ses thématiques, des films comme «Lost in Translation» ou encore «Departures», voilà un bon petit feel good movie comme on en fait plus vraiment ces dernières années.
Emprunte d'une certaine mélancolie, cette production nippo-américaine part d'un concept véridique (ces agences "vendeuses d'émotions") pour nous parler de ce vide qui peut habiter en chacun de nous, et comment nous luttons chacun à notre manière pour le combler. Ces rencontres planifiées, ces histoires scénarisées, elles vont permettre à chacune des personnes qui font appel à notre protagoniste américain de se sentir considérées, écoutées, et en un sens vivantes à nouveau.
La force principale de cette comédie dramatique est d'avoir confié le rôle principal à Brendan Fraser qui, de par sa bonhomie et cette bienveillance rassurante qu'il dégage m'a fait m'accrocher de suite à son personnage et par extension à son histoire. Celle d'un "gaijin" solitaire, dont les différents rôles qu'il va incarner vont redonner un sens à sa propre vie, parce que résonnant avec ce qu'il garde en lui depuis de trop nombreuses années.
Ou quand la "fiction" devient le miroir de notre propre existence, et une possible réponse à nos angoisses et nos regrets.
Un film à dimension humaine, auquel certains pourront peut-être reprocher un sentimentalisme trop appuyé, mais qui personnellement m'a vraiment fait passé un bon moment.
Alors certes, il m'a manqué une étincelle supplémentaire (peut-être un peu plus d'inattendu et de profondeur au sein d'une structure restant finalement assez attendue) pour être véritablement conquis par cette œuvre assez atypique de par son sujet.
Mais voilà un film réellement attachant, emprunt d'espoir et d'humanité, qui m'a donné ce que je pouvais en attendre. Et de nos jours, c'est devenu plutôt rare pour être souligné. 7-7,5/10.
Excellent film, qui explore un aspect déroutant de la vie japonaise, avec le point vue extérieur d’un acteur américain. C’est très intéressant et prenant, avec des rebondissements tout à fait savoureux. Je le recommande !
RENTAL FAMILY – Dans la vie des autres de Hikari, avec Brendan Fraser, est un film super sympa et assez émouvant, porté par une vraie douceur et une belle humanité. Le Tokyo montré à l’écran est magnifique, presque apaisant, et participe beaucoup à l’atmosphère du film. Dommage que la fin soit un peu trop étirée, là où une conclusion plus sèche aurait gagné en impact.
Rental Family est un film gentil. Ultra bienveillant, qui vous apportera beaucoup de douceur et de tendresse. Oui, le scénario est prévisible, mais mettez un peu de fantaisie dans votre vie, accrochez des méduses roses en plastique à vos fenêtres, mettez des oreilles de chats ridicules, enfilez les kilomètres en claquettes avec un vieux foufou, et partagez le moment présent. Avec votre famille, vos amis, ou les inconnus de votre salle, peu importe, c'est bien le message du film : dans une société toujours plus pressée, stressée, procédurière, désenchantée, les gens se renferment, et regrettent les moments ratés. Dans Rental Family, une entreprise japonaise surfe sur l'antipathie humaine, et propose de fournir des comédiens qui jouent un proche disparu, un ami, un journaliste qui écrirait vos mémoires... Disons-le de suite : dans ce rôle, Brendan Fraser est parfait. Ce grand nounours maladroit à la bouille adorable créé un binôme inattendu avec chaque personnage "local" qu'il croise, et le mélange d'anglais et japonais qu'il apporte au film est un beau mix de cultures (à chaque fois qu'une phrase change de langue, c'est qu'elle suit une idéologie plutôt américaine ou japonaise... Oui, le film sait être fin). La mise en scène est soignée (les décors, les cerisiers en fleurs, le Festival du Chat, cet arbre aux racines impressionnantes...), les histoires touchent profondément (que cela soit spoiler: le petit vieux qui n'a plus qu'une seule quête, le geek dépressif, le mariage blanc qui cache un secret, et évidemment cette gamine, à qui l'on donnerait tout, et sur qui on mise gros pour une fin attendrissante... Et on mise juste, vous êtes un caillou si la fin ne vous touche pas). Il y a aussi quelques gags sympas (quand "les avocats et le chef de la police" se retrouvent... Leurs mines sont impayables). Rental Family est un film qui panse les plaies modernes, l'isolement, la détresse émotionnelle, les coups de blues, ce qui en fait un film-doudou aussi réconfortant que beau, dans lequel Brendan Fraser et Shannon Mahina Gorman vous feront fondre en un sourire complice. Allez, venez prendre votre câlin.
Brendan Fraser convaincant comme gaijin au grand coeur au pays du soleil levant. Esthétiquement, le film est très beau, de grands plans fixes sur ce qui fait la beauté du Japon éclairent le spectateur. Le seul bémol provient de l'American touch qui plane constamment sur ce film et qui, selon moi, parasite un peu l'essence mêmespoiler: du film.
Un film que j’ai beaucoup aimé. Le concept de base est vraiment intéressant et original. Le fait de suivre plusieurs histoires en parallèle apporte pas mal de richesse au récit. Il y a beaucoup de moments touchants, parfois très simples mais qui marchent super bien. Brendan Fraser est très bon, hyper juste et attachant, il porte vraiment le film. Les relations entre les personnages sont naturelles et crédibles. Visuellement, il y a de très beaux plans du Japon, ça apporte une vraie douceur à l’ensemble. La mise en scène est assez calme, ça laisse respirer les émotions. Je me suis vraiment laissé porter du début à la fin. Un film humain et touchant, qui m’a marqué.