Rental Family - Dans la vie des autres
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RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Spectateur de la vie des autres à travers la fenêtre de son appartement perdu dans la fourmilière urbaine, Philip, un acteur américain extradé au Japon depuis sept ans, tente d'échapper au vide de son existence en courant les castings de petits rôles médiocres (son moment professionnel le plus glorieux là-bas étant une pub lunaire pour un dentifrice).
Un jour, il est recruté pour faire le figurant au milieu d'une étrange cérémonie funéraire où le défunt s'avère... bel et bien vivant ! Il découvre alors que l'événement est organisé par une agence chargée de concrétiser les désirs profonds de ses clients (un mariage, une expiation de leurs fautes, ou, dans le cas de cet enterrement, un besoin de se sentir en vie et aimé) au sein d'un mirage de mise en scène parfaitement orchestrée.
Perplexe, Philip accepte néanmoins de participer à un essai pour cette agence et va peu à peu trouver une forme d'épanouissement personnel insoupçonnée grâce aux sourires provoqués par ces bulles d'illusions délivrées sur commande.

Là où un comédien américain errant dans des limbes existentielles au Japon titillait forcément d'emblée nos souvenirs de "Lost In Translation", "Rental Family" s'en éloigne assez rapidement (les deux héros n'ont que très peu en commun au final hormis leurs solitudes respectives) avec l'arrivée dans l'équation de cette agence (inspirée d'autres japonaises bien réelles) qui va permettre à son acteur de soulager ses propres peines dans les situations improbables engendrées par ses "missions".
Entre une petite fille pour laquelle il épouse le rôle d'un père absent et une ancienne gloire du cinéma asiatique atteinte de démence devant laquelle il enfile les habits d'un faux journaliste chargé de l'interviewer (d'autres prestations sont aussi abordées, de façon bien plus légère), le film va en effet merveilleusement bien jouer sur les grands yeux bleus tristes de cocker de Philip -et, punaise, Brendan Fraser les fait si bien !- subitement animés par une nouvelle flamme à leur contact, floutant de plus en plus la frontière entre l'objectif professionnel et les vides émotionnelles personnelles bien réels que ces rencontres factices comblent chez l'acteur.

Évidemment pensé pour que son héros s'y perde lui-même et se confronte ensuite à l'éclatement de cette bulle que l'on sait par définition temporaire, "Rental Family" parvient à éviter l'écueil du trop-plein de bons sentiments (tant craint devant ce virage habituel de feel good movie) grâce à la sobriété salvatrice à travers laquelle Hikari, également co-scénariste, délivre un plus que joli rebond aux vies que Philip bouscule, d'abord par sa seule présence source d'un réconfort illusoire (mais bien tangible pour ceux qui le ressentent), puis dans un rôle plus interventionniste lorsque l'écrin de l'échappatoire pensé par d'autres ne peut plus contenir la force et la vérité des liens qui s'y sont créés.

Dans cette mosaïque de destinées endolories et emportées par les contradictions de la production de ces moments de vie préfabriqués (jusque dans les employés de l'agence, le film ne perd de vue aucun de ses personnages), "Rental Family" redonne le goût de vivre à son héros en ravivant les battements de son coeur de façon si juste qu'ils ne peuvent que faire palpiter le nôtre avec eux.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Mythe ou réalité, au japon, on peut louer un frère, un père, une maîtresse, une fille, comme on loue une voiture…..Brendan Fraser va donc être loué dans diverses familles….Une occasion de découvrir la beauté de Tokyo et la beauté des gens qui l’habitent….IL va être un papa, un frère, un fils, vous avez compris le principe et c’est important pour suivre le film…..Ce qu’il faut retenir, deux ou trois répliques de grande classe, vous ne pourrez les rater et des émotions très réalistes, des émotions à la fois simples et enrichissantes….Le cinéma japonais depuis trois semaines est en verve, il exulte même…..Un vent rafraîchissant et créatif dont il faut profiter….Ce serait dommage de passer à côté de ce cinéma…..
FaRem

10 571 abonnés 11 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2026
« Parfois, l'histoire qu'on se raconte devient la vérité. » Installé au Japon, Phillip Vanderploeg n'a pas vraiment de succès dans sa carrière d'acteur jusqu'à ce qu'il rencontre un patron d'une entreprise assez spéciale qui lui propose de jouer différents rôles auprès de véritables personnes. Un mari, un ami ou un père, tout ce que le client désire. Un business qui fait écho à une pratique bien réelle au Japon et à une société malade qui se cache derrière des faux-semblants. Chaque contrat met en lumière un problème au niveau de l'orientation sexuelle, de la solitude, de l'adultère ou de la pression parentale. Étant étranger à cela, et on lui rappelle suffisamment qu'il n'est qu'un "gaijin", Phillip prend son travail vraiment à cœur. Une sensibilité touchante qui fragilise la frontière entre son travail et les sentiments qu'il développe au contact de ces gens. Hikari capte bien cette vulnérabilité chez ces personnes qui ont besoin de quelqu'un pour reprendre confiance en eux, pour combler un manque ou pour simplement avoir le sentiment d'exister aux yeux de quelqu'un. Brendan Fraser incarne bien la tendresse, la bonté et l'empathie de son personnage, et même si "Rental Family" fait parfois preuve d'un sentimentalisme trop appuyé, c'est un film sympathique et attendrissant, mais aussi triste dans le fond.
Cinemadourg

905 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
A Tokyo, un comédien américain en perte de repères accepte un emploi atypique au sein d'une société proposant des liens familiaux de substitution, jusqu'à voir sa mission professionnelle se transformer en quête existentielle, à mesure que fiction et vérité se confondent.
Par ce biais, le récit nous invite à une immersion singulière au coeur de l'intimité de la vie japonaise...
Brendan Fraser est bouleversant dans la peau de cet homme un peu perdu et isolé au pays des cerisiers en fleurs, nous offrant une composition d'une justesse rare, tout en retenue et en fragilité.
La mise en scène capte avec délicatesse les solitudes urbaines, les silences, les regards, et cette pudeur propre à la culture nippone.
Voilà une comédie dramatique en forme de feel-good movie d'une pure humanité, qui touche sans jamais forcer l'émotion, explorant la notion de connexion avec les autres avec une élégance morale remarquable.
Un moment cinéma revigorant, lumineux, bienveillant, apaisant, émouvant et inspirant.
SUBLIME !
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2026
Sur un sujet similaire à Rental Family, le long métrage autrichien Peacock usait d'un sens de l'absurde très efficace dans une satire des relations humaines, dans notre monde moderne, avec un vrai mordant pour une vision acerbe de l'hypocrisie de tout un chacun et de la prépondérance de l'image que l'on renvoie, quitte à ce qu'elle soit insincère. Le film de Hikari est tout autre, sur une corde sensible et sentimentale qui n'évite pas toujours le chantage à l'émotion et ne cherche pas à expliquer comment ces agences de location de proches, d'amis ou de membres de famille fictifs font désormais partie du panorama japonais. Pas d'exploration sociologique, donc, dans le scénario, mais une veine empathique renforcée par un regard charmant sur les traditions culturelles japonaises et sur ses paysages somptueux, tant à Tokyo qu'en pleine nature. spoiler: De fait, Rental Family s'intéresse surtout à son héros, un gaijin tonique et sympathique, mais solitaire et mélancolique, qui reprend goût à la vie en aidant les autres, tout en mentant et prétendant, ce qui n'est sans doute que péché véniel.
Il vaut mieux prendre le film au premier degré dans sa fonction de Feel Good Movie et ne pas y chercher une morale qui serait supérieure à la simple humanité. Pour ce faire, la présence rassurante d'un comédien aussi expressif et attachant que Brendan Fraser permet d'apprécier le film pour ce qu'il est, doué d'une humilité et une gentillesse avérées.
Mordor
Mordor

9 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2026
Vu en avant première,Un film émouvant, et beau à la fois ,des images époustouflants pour ceux qui aiment le Japon et Tokyo, un brendan fraser très touchant....
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Rental Family est un film gentil. Ultra bienveillant, qui vous apportera beaucoup de douceur et de tendresse. Oui, le scénario est prévisible, mais mettez un peu de fantaisie dans votre vie, accrochez des méduses roses en plastique à vos fenêtres, mettez des oreilles de chats ridicules, enfilez les kilomètres en claquettes avec un vieux foufou, et partagez le moment présent. Avec votre famille, vos amis, ou les inconnus de votre salle, peu importe, c'est bien le message du film : dans une société toujours plus pressée, stressée, procédurière, désenchantée, les gens se renferment, et regrettent les moments ratés. Dans Rental Family, une entreprise japonaise surfe sur l'antipathie humaine, et propose de fournir des comédiens qui jouent un proche disparu, un ami, un journaliste qui écrirait vos mémoires... Disons-le de suite : dans ce rôle, Brendan Fraser est parfait. Ce grand nounours maladroit à la bouille adorable créé un binôme inattendu avec chaque personnage "local" qu'il croise, et le mélange d'anglais et japonais qu'il apporte au film est un beau mix de cultures (à chaque fois qu'une phrase change de langue, c'est qu'elle suit une idéologie plutôt américaine ou japonaise... Oui, le film sait être fin). La mise en scène est soignée (les décors, les cerisiers en fleurs, le Festival du Chat, cet arbre aux racines impressionnantes...), les histoires touchent profondément (que cela soit spoiler: le petit vieux qui n'a plus qu'une seule quête, le geek dépressif, le mariage blanc qui cache un secret, et évidemment cette gamine, à qui l'on donnerait tout, et sur qui on mise gros pour une fin attendrissante...
Et on mise juste, vous êtes un caillou si la fin ne vous touche pas). Il y a aussi quelques gags sympas (quand "les avocats et le chef de la police" se retrouvent... Leurs mines sont impayables). Rental Family est un film qui panse les plaies modernes, l'isolement, la détresse émotionnelle, les coups de blues, ce qui en fait un film-doudou aussi réconfortant que beau, dans lequel Brendan Fraser et Shannon Mahina Gorman vous feront fondre en un sourire complice. Allez, venez prendre votre câlin.
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2026
"Parfois, l'histoire qu'on se raconte devient la vérité."

Co-écrit et réalisé par la cinéaste japonaise Hikari (37 Seconds), le film nous plonge dans le Tokyo actuel, mégalopole où tout va trop vite et où chacun semble vivre dans sa bulle. Parmi ses très nombreux habitants, Philip Vanderploeg, un acteur américain ayant émigré au Japon il y a de cela 7 ans, et se sentant perdu dans son quotidien.

Jusqu'au jour où une agence de "location de familles" veut le rencontrer pour lui proposer un emploi pour le moins atypique : jouer le rôle de proches de substitution pour des clients de tous âges, pour les aider à aller de l'avant dans leurs existences respectives.
Un emploi qui va impacter autant ses clients que Philip lui-même.

M'ayant rappelé, de par son ambiance et certaines de ses thématiques, des films comme «Lost in Translation» ou encore «Departures», voilà un bon petit feel good movie comme on en fait plus vraiment ces dernières années.

Emprunte d'une certaine mélancolie, cette production nippo-américaine part d'un concept véridique (ces agences "vendeuses d'émotions") pour nous parler de ce vide qui peut habiter en chacun de nous, et comment nous luttons chacun à notre manière pour le combler.
Ces rencontres planifiées, ces histoires scénarisées, elles vont permettre à chacune des personnes qui font appel à notre protagoniste américain de se sentir considérées, écoutées, et en un sens vivantes à nouveau.

La force principale de cette comédie dramatique est d'avoir confié le rôle principal à Brendan Fraser qui, de par sa bonhomie et cette bienveillance rassurante qu'il dégage m'a fait m'accrocher de suite à son personnage et par extension à son histoire.
Celle d'un "gaijin" solitaire, dont les différents rôles qu'il va incarner vont redonner un sens à sa propre vie, parce que résonnant avec ce qu'il garde en lui depuis de trop nombreuses années.

Ou quand la "fiction" devient le miroir de notre propre existence, et une possible réponse à nos angoisses et nos regrets.

Un film à dimension humaine, auquel certains pourront peut-être reprocher un sentimentalisme trop appuyé, mais qui personnellement m'a vraiment fait passé un bon moment.

Alors certes, il m'a manqué une étincelle supplémentaire (peut-être un peu plus d'inattendu et de profondeur au sein d'une structure restant finalement assez attendue) pour être véritablement conquis par cette œuvre assez atypique de par son sujet.

Mais voilà un film réellement attachant, emprunt d'espoir et d'humanité, qui m'a donné ce que je pouvais en attendre. Et de nos jours, c'est devenu plutôt rare pour être souligné. 7-7,5/10.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 456 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Dans une société comme le Japon où certains sujets sont tabous (l’homosexualité, la monoparentalité, la fin de vie…), certains mensonges sont plus faciles à créer que certaines vérités à partager. C’est un autre angle que « La Petite cuisine de Mehdi », sorti en fin d’année dernière, qui traitait des mêmes tabous dans une autre culture. « Rental Family », sous des apparences superficielles, réserve de nombreuses surprises et un paquet d’émotions. C’est cette profondeur de scénario que j’ai aimée ; c’est un traitement tellement différent du film français « Une famille à louer » sorti en 2015. Par contre, par bien des aspects, et en premier lieu ces improvisations en costume de personnages prêts à tout pour la réussite de leur « mission », cela fait penser à « l’Arnacoeur » (2010). L’interprétation par un casting japonais, qui tourne autour de Brendan Fraser, est top. L’acteur principal, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur en 2023, lui, est saisissant : il ne joue pas chaque personnage, il est chacun d’eux.
Un petit bémol sur l’affiche française du film, qui fait ressortir une scène de celui-ci. Je préfère l’affiche américaine qui est un pur montage mais avec chacun des personnages principaux du film, beaucoup plus représentative du kaléidoscope de séquences et de sensations.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
vu en avp au festival du film international de La Roche sur Yon 2025. un beau film, plein de sentiment et de messages vertueux. c'est touchant et ca se regarde avec plaisir
Antoine F.
Antoine F.

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2026
Un acteur mis sur la touche, dont le principal fait d’armes consiste à avoir souri dans une publicité pour dentifrice, se voit offrir l’opportunité d’endosser des rôles bien réels, au cœur de vies authentiques. Il remplacera un père ayant déserté le foyer ; se glissera dans la peau d’un journaliste chargé de brosser le portrait d’un écrivain oublié au crépuscule de son existence ; fera office d’époux, le temps d’une cérémonie, pour une jeune femme qui ne peut se résoudre à révéler son homosexualité à sa famille…

Sur le papier, la promesse est belle. À l’écran, c’est une autre histoire.

Rental Family promène Brendan Fraser dans un Japon de carte postale, lisse à en devenir irréel, vidé de toute aspérité. Il traverse des décors chatoyants, croise une poignée de silhouettes sans chair ni épaisseur, et conserve d’un bout à l’autre ce regard de saint-bernard égaré qui semble être son unique registre.

Derrière un vernis façon conte de fées sous cellophane, le film dégouline de bons sentiments jusqu’à la nausée. L’émotion est indiquée, soulignée, surlignée... mais jamais ressentie. Alors la séance s’étire, interminable, et l’agacement remplace peu à peu la patience. Les minutes craquent comme nos mâchoires à force de bâiller.

Quand le générique arrive enfin et que les lumières se rallument, c’est moins une fin qu’une libération. Reste le souvenir d’un sujet magnifique, sacrifié sur l’autel d’une mise en scène pataude et infantilisante, où le simulacre d’émotion ne parvient jamais à toucher juste.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2026
Le ton trop feel good instauré par la réalisatrice et un Brendan Fraser tendre comme de la guimauve et qui en fait des tonnes, gâchent le potentiel du sujet. Il en résulte un film sympathique qui sait se monter drôle et même émouvant quitte à tourner au tir larme un peu facile.
Eric T
Eric T

6 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Un film absolument savoureux par ses interprétations parfaites, le Japon en toile de fond, la morale de l'histoire et Brandon Fraser.
Je ne suis pas loin de dire que cet acteur, au début de carrière grand public, trouve aujourd'hui des rôles qui exploitent enfin son immense talent. Une perle rare.
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2026
Dérive de la société de consommation,
De la solitude,
Malgré tout L'humain est un être social, qui a besoin d'aimer et de ces relations, se créer des liens forts, permettant de réaliser nos rêves.
Ce film montre que l'évasion est toujours possible et souvent touchante, qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans le regard des autres.
beau film, à voir !
Mathieu Lecoq
Mathieu Lecoq

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4,5
Publiée le 6 février 2026
Brendan Fraser est bouleversant dans Rental Family. Une plongée tragi-comique dans un Tokyo intime où l'on loue des proches pour combler le vide. C'est tendre, juste et d'une humanité folle. La confirmation éclatante de la renaissance de l'acteur. Un bijou à ne pas rater !
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