Avis : Rental Family - Dans la vie des autres - Page 4
Rental Family - Dans la vie des autres
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AlloC2Flo
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4,5
Publiée le 24 février 2026
Loin des productions hollywoodiennes, ce film nous fait voyager bien au delà des paysages japonais : il nous transportent dans l'univers cinématographique nippon. C'est bien amené, équilibré, d'une fraicheur & légèreté qui fait défaut à de nombreuses productions françaises. Une histoire intéressante, parlant d'un vrai phénomène de société, avec un acteur, Brendan Fraser, jouant presque son propre rôle. Séduisant, ce Rental family vaut le coup d'être vu.
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Sur un sujet similaire à celui traité par Werner Herzog dans son faux documentaire Family Romance, LLC. (2019), à savoir la location de proches afin de compenser un membre de la famille défaillant, Rental Family fonce tête baissée dans le sentimentalisme mièvre tel qu’Hollywood le conçoit aujourd’hui, contraint Brendan Fraser aux yeux de cocker une heure quarante durant, explicite à outrance sa lucidité et son humanité débordante au sein d’un pays marqué, au contraire, par spoiler: l’hypocrisie et les faux-semblants . Un tel choix tonal dissone, se méprend sur spoiler: la rétention sensible du Japonais – perçue tel un handicap – que viendrait corriger le bon gros géant américain , en dit finalement davantage sur son pays à lui et son obsession d’exporter un soft power que sur le Japon, capté de manière touristique et opportuniste.
Ce film nous fait découvrir une pratique japonaise pour le moins originale. Brendan Fraser ("The Whale") est installé depuis 7 ans sur l'île, et après des succès dans des publicités, il doit se résoudre à adopter une carrière qui consiste à jouer différents rôles dans des familles de location. Tour à tour proche d'un défunt, fan d'un cinéaste, c'est lorsqu'il devient papa de substitution que sa moralité va vaciller. Analyse très fine et pudique des dérives de la société japonaise, on est ému devant ce jeu de sentiments. Brendan Fraser est impeccable et même si c'est un peu trop larmoyant à mon goût, l'ensemble est réjouissant dans ce voyage au "pays du soleil levant".
Un « gaijin » installé à Tokyo qui a du mal à trouver des rôles accepte la proposition d’une entreprise de jouer le « blanc de service » auprès de personnes esseulées. Et oui au Japon quand on a pas de famille ou quand elle ne convient pas on peut la louer. Un film feel good, peut-être un peu trop, qui nous parle de solitude mais aussi qui pose un regard sur les crispations de la société nippone vis à vis de l’homosexualité ou de la monoparentalité. J’aime le Japon, même quand il est montré sous forme de cartes postales, comme ici.
“Rental Family - Dans la vie des autres”, un drame touchant de simplicité
Il est évident de voir des inspirations de Fabrice Caro ou de la vie japonaise dans ce film. Très clairement, “Rental Family” est une capsule culturelle. De ce que montre le film et transmet comme émotion et valeur, “Rental Family” est un excellent film avec une gestion des genres pertinente, un scénario touchant et une mise en scène immersive.
Le scénario présente un Monsieur Tout-le-monde qui est victime d’une situation invraisemblable loin de la vie d’un Monsieur Tout-le-monde. La narration plonge le spectateur dans une autre culture et sur un autre continent ; pour autant Hikari ne rentre pas dans les clichés de l’étranger et du décalage culturel. La narration est très bienveillante et prenante. La plupart des personnages sont très attachants et très bien développés ; le scénario est surprenant car elle se focalise sur plusieurs intrigues, elles finissent par se relier à la finalité.
En bref, l’histoire est feel-good avec des protagonistes touchants et humains. Le tout est intéressant avec des messages démagogiques mais transmis de la meilleure manière.
En ce qui concerne la mise en scène, il y a plus de simplicité, peut-être un manque de prise de risque ou de personnalité. La réalisation est tout de même d’une grande qualité avec un cadrage très immersif et une utilisation des décors très pertinente. En fait, le vrai bon point de cette réalisation est la musique. Effectivement, elle colle parfaitement à l’ambiance japonaise et la photographie du film.
En soit, la réalisation n’a rien d’extravagante mais elle produit de belles images et surtout une musique qui vise juste.
Concrètement, le film est complètement à découvrir au vu de ses thèmes et de sa moralité.
Ça m'a fait penser à ce film dans lequel une famille, que l'on pense au départ composée d'une grand-mere entourée de ses enfants et petits enfants, n'est qu'une composition d'individus (dont certains des escrocs) : une affaire de famille. spoiler: La société japonaise serait-elle basée sur le mensonge et les faux-semblants ? C'est un peu l'impression qui se dégage du film-ci. L'americain de service pose même la question "ces clients ne devraient pas faire appel à un psy" ? En effet.
L'acteur principal tient là un rôle en or mais, peut être est-ce le doublage, fallait-il qu'il soit à ce point sirupeux ? Le film vaut pour l'originalité du sujet et la découverte. L'ambiance, la musique, les décors aussi participent du dépaysement. Le jeu des acteurs fait perdre une bonne étoile néanmoins.
RENTAL FAMILY – Dans la vie des autres de Hikari, avec Brendan Fraser, est un film super sympa et assez émouvant, porté par une vraie douceur et une belle humanité. Le Tokyo montré à l’écran est magnifique, presque apaisant, et participe beaucoup à l’atmosphère du film. Dommage que la fin soit un peu trop étirée, là où une conclusion plus sèche aurait gagné en impact.
À Tokyo, Philipp, acteur américain, enchaine les castings sans décrocher de rôle jusqu’au jour où il décroche une mystérieuse mission. Cette rencontre va offrir un tournant surprenant à sa carrière. Dans Rental Family, le personnage principal plonge dans la vie des autres avec sincérité. C’est amusant et renversant.
Brendan Fraser convaincant comme gaijin au grand coeur au pays du soleil levant. Esthétiquement, le film est très beau, de grands plans fixes sur ce qui fait la beauté du Japon éclairent le spectateur. Le seul bémol provient de l'American touch qui plane constamment sur ce film et qui, selon moi, parasite un peu l'essence mêmespoiler: du film.
Le genre d'histoires qu'on a déjà vu dans des films américains des milliers de fois. Mais le fait que ça se passe au Japon ajoute une dimension plus intéressante. Il est assez touchant, même si l'émotion, les actions qui y mènent et la fin sont à 100% prévisibles. Malgré tout, c'est un film qui se regarde avec détente et plaisir.
Philip, acteur raté et solitaire, décroche un emploi pour le moins insolite à Tokyo : jouer des rôles de proches pour de parfaits inconnus. Un concept qui paraît improbable et pourtant bien réel au Japon.
RENTAL FAMILY est un drame doux et profondément humaniste, qui explore la solitude et l’attachement à des relations factices. Chaque nouvelle rencontre agit comme un miroir pour Philip, qui se retrouve souvent confronté aux blessures et aux manques de ses « clients ». En s’immisçant dans la vie des autres pour les aider, les moments partagés et l’attachement qu’il développe finissent par déteindre sur lui, l’aidant peu à peu à aller mieux.
Le film avance par petites vignettes, enchaînant les situations avec légèreté et tendresse, sans jamais sombrer dans le misérabilisme. On est naturellement touché par la relation qu’il noue avec une petite fille dont il devient le père de substitution. Mais l’arc le plus marquant reste sans doute sa rencontre avec un acteur vieillissant, hanté par l’oubli et la disparition.
Le récit évoque aussi le poids du regard des autres dans la société japonaise, et cette nécessité de plaire à ses proches, quitte à leur mentir pour préserver les apparences.
Porté par Brendan Fraser, lui-même marqué par une carrière cabossée et un retour inattendu, le film trouve une résonance particulière. L’acteur joue avec une grande pudeur et, aidé par sa carrure de gros nounours, dégage une empathie immédiate pour son personnage.
Alors oui, ça n’invente rien, c’est plein de bons sentiments et la trajectoire reste assez prévisible. Mais ça fonctionne. Le bien-être que redécouvre Philip est contagieux. RENTAL FAMILY est un petit film feel-good, sans prétention, qui cherche simplement à faire du bien et « mission accomplie » : on en ressort le cœur gonflé et le sourire aux lèvres.
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