La cinéaste japonaise Hikari m'avait déjà fait forte impression avec "37 seconds". La bonne surprise est renouvelée avec "Rental Family", film tout en tendresse et émotions. On y retrouve toute la sensibilité de la cinéaste dans l'écriture de ses personnages dont on s'attache facilement. L'histoire est belle, très "feel-good", qui nous tire larmes et rires sans jamais tomber dans la mièvrerie ni dans le pathos. L'ambiance et le rythmle japonais fait le reste. Une très belle douceur à voir sans hésitation.
Vu en avant-première, ce petit film sympathique s'attaque par le biais de la comédie dramatique au manque et à la solitude. Louer dans une agence de comédiens un père, un amant ou quiconque peut servir un dessein, peut entrainer des conséquences. La réalité peut venir frapper de plein fouet l'illusion du jeu et finir par le dépasser. Brendon Fraser est très bien dans son personnage dont la moralité vient souvent frapper son métier, mais à l'arrivée, le film pétri de bons sentiments, ne restera pas dans les annales...
On aime Brendan Fraser dans ce rôle qui lui va si bien, il donne du relief au film qui n'aurait pas eu la même saveur sans lui. Pas incontournable, mais un mélo bien mené et qui se regarde.
Sans tomber dans le mélo pur, mais en en embrassant pas mal de cliché, HIKARI livre une épopée humaine touchante et sincère, qui n'évite pas de nombreuses facilités du genre, mais permet tout de même de livrer un joyeux et doux moment d'émotion
J'ai vraiment été très agréablement surpris par ce film réalisé par Hikari, alias Mitsuyo Miyazaki (aucun lien), car je n'en attendais rien, tout simplement si ce n'est une dramédie bien mielleuse et on verra que ce n'est pas que ça ! La réalisatrice nous plonge ici dans la vie de Philipp, un américain vivant au Japon. Il tente sans succès d'être acteur puis décroche un jour un job dans un boite proposant des locations d'amis en tout genre. Ainsi, il va se retrouver père de substitution, journaliste, gendre, ami d'un geek etc. et on va bien-sûr s'intéresser plus particulièrement aux situations les plus délicates. Eh oui, comment ne pas trop s'investir lorsque l'on joue ce genre de rôle ? C'est la question que propose, entre autres, le film en tentant d'humaniser un peu ce métier au travers du héros. Alors, par moments, ça fait un peu trop l'américain qui apporte la solution aux japonais mais il faut plutôt le voir comme une source de regard extérieur plutôt que de le réduire à son simple statut d'américain. Après tout, la réalisatrice maîtrise son sujet et le fait d'apporter ce regard américain permet au public occidental de s'identifier un peu plus facilement au héros qui est également un peu perdu dans ce genre de coutumes. Car ce genre de service n'est pas si courant de l'autre côté du Pacifique, du moins en Europe ou je n'en n'ai en tout cas jamais vraiment entendu parler (mis-à-part le fait de louer un ami pour une journée mais, encore une fois, c'est une pratique plutôt isolée). Bref, ainsi la réalisatrice nous décrit également un Japon profondément en crise sociale, le pays ayant - comme beaucoup de pays asiatiques d'ailleurs - des exigences folles concernant la vie professionnelle mais surtout le paraitre, ne laissant alors que peu de place aux différences, l'important étant de rentrer dans le rail. Ainsi, un mensonge, aussi cruel soit-il (comme cette histoire de père), est préférable pour permettre à une jeune fille d'intégrer une école prestigieuse. Ce n'est pas la faute de la mère, c'est la société, toujours plus exigeante, qui la pousse à agir comme ça. Je ne m'y attendais pas mais c'est cette histoire qui m'a le plus touché. Alors que je pensais qu'on allait aboutir sur un discours superficiel sur l'attachement, les valeurs familiales, l'honnêteté etc., on a en réalité quelque-chose de plus profond, plus cruel aussi et ainsi sûrement plus réaliste. En revanche, le film tombe paradoxalement à d'autres moments dans l’écueil du débordement de bons sentiments, spoiler: notamment lorsque Phillip amène ses collègues et patron à changer complètement leur stratégie jusqu'à rentrer dans ses combines pour le protéger. C'est soudain bien trop gentillet et naïf, cassant presque tout l'aspect dramatique sincère que le film avait réussi à apporter jusque-là. Ce n'est en revanche pas le cas de Brendan Fraser qui parvient à rester particulièrement sincère et touchant du début à la fin dans un rôle pourtant pas si évident (un acteur qui interprète un acteur jouant différents rôles). Bref, "Rental Family" fera donc certainement pleurer dans les chaumières mais laisse fort heureusement apparaitre par moments une sincérité qui est la bienvenue.
Film à voir impérativement si vous êtes intéressé par la nouveauté, l'originalité, d'un sujet -si vous avez lu le synopsis, ce sera malheureusement moins original (puisque ce synopsis déflore tout ce qui se passe et tout ce qu'on peut en déduire). Film à voir surtout pour le côté acting : en effet, la prestation de Brendan Fraser est une pure création (on s'en doutait depuis le film The Whale) -cet art de paraître à la fois terrifié et exalté, supplanté de toute façon par l'empathie (quasi maladive) du personnage. Unique. Un vrai plaisir pour le spectateur.
C'est d'ailleurs cet acteur qui mérite tous les louanges, car on ne constate pas de prise de risque du réalisateur : rien de tragique ne se passe, d'où peu d'émotions chez le spectateur amateur d'émotions (les méchants critiques disent que c'est un feel good movie) ; aucune mention, aucun développement (qu'on espérait un peu) du phénomène hikikomori au Japon (cette maladie qui pousse les gens à rester enfermés chez eux). Donc, tout est bien au fond (alors qu'on joue avec le feu).
Ce sujet d'un proche qu'on peut louer, d'un rôle à jouer, d'une émotion à faire naître, pousse quand même le spectateur à réfléchir. Réfléchir, imaginer, n'est-ce pas l'essentiel pour un film, après l'émotion ? Car ce sujet qui semble fou vient d'un pays qui est loin d'être fou, qui d'ailleurs (à ce qu'on dit) n'a pas de psy. Réfléchir sur l'empathie, la solitude, la vérité, le fake, le bien, le mal. Sur la vérité qui peut faire mal. Sur le fake qui peut faire du bien. Sur les gens qui ont besoin qu'on leur rappelle qu'ils existent. Et sur les autres.
Dès le départ on sent qu’il va se passer quelque chose avec ce petit film bourré de charme. Il y a une part de dépaysement indéniable qu’un pays comme le Japon exerce forcément sur le spectateur occidental. Et en prenant le point de vue d’un personnage principal américain, l’immersion est encore plus prégnante. Le postulat de départ ô combien original nous cueille également dès les premières séquences tout comme la bouille de ce Philip incarné par Brendan Fraser. Avec cette histoire de société qui loue des personnes pour jouer tel ou tel rôle, il y avait matière à divers types de développements dont celui de la comédie bien grasse, ce que « Rental Family » n’est pas du tout. On évite aussi le film purement atmosphérique voire contemplatif à la « Lost in Translation ». Au final, le second long-métrage de la japonaise Mitsuyo Miyazaki oscille entre légèreté parfumée de quelques notes d’humour et une émotion douce comme celle propre au feel-good movie.
Et « Rental Family » peut se targuer d’en être un. Car le film nous fait du bien et son petit cocon nippon nous enroule durant près de deux heures. Il est clair que le film semble hésiter dans sa première partie dans la direction à prendre justement, à doser la cocasserie du script avec ses potentialités plus dramatiques. Mais il parvient, petit à petit, à trouver le juste milieu et nous asséner joliment une belle leçon, sur la vie, la famille et les apparences. La narration pourra parfois sembler hésitante quand le script hésite à approfondir ses intrigues et personnages secondaires. Mais, de la même manière, tout devient plus évident et fluide à mesure que le film avance. Le discours, la morale, les différents personnages et les péripéties de cet acteur raté se découvrant une passion pour ces rôles dans la vraie vie s’imbriquent parfaitement, comme un joli puzzle.
Et puis il y a Brendan Fraser. Redécouvert comme par magie grâce à l’un des comebacks les plus improbables et surprenants de récente mémoire, récipiendaire d’un Oscar pour « The Whale », il est parfait dans ce rôle. Sa bonhommie et son air résilié collent impeccablement à son personnage. Dans son regard on voit un monde. Il émeut de manière naturelle, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Les seconds rôles japonais sont au diapason et les petites histoires incrustées dans la trame générale sont toutes charmantes. « Rental Family » regorge de moments charmants et touchants fondus dans une mise en scène discrète et sensible. Les plans sur les foyers d’un immeuble vus par les yeux du protagonistes sont particulièrement réussis tout comme ceux qui mettent bien en valeur la capitale japonaise sans tomber dans le cliché. Voilà donc une œuvre mignonne, apaisante et qui nous touche en plein cœur, un vrai film pour effacer les idées noires.
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Une plongée dans la société japonaise vue par un occidental, film profond traitant des valeurs de la société et de la solitude. Curieusement boudé par la critique presse mais les spectateurs ont vu juste.
Un sujet casse-gueule très bien traité, avec beaucoup de subtilité. Les personnages sont émouvants, avec des personnalités complexes très bien travaillées.. Le film est parsemé de pointes d’humour parfaitement compréhensibles pour des européens. Bref un film feel good très fin recommandé à tous
Rôle de gentil neuneu étonnant pour ce grand dadais costaud de FRASER ! Il apporte plein d’humanité à un personnage improbable. Appelé à jouer des rôles : spectateur d’obsèques, homme à marier, père pour inscrire enfant à l’école, journaliste interviewer de senior,… il mélangera l’aspect professionnel à la bienveillance malgré lui… Etonnant et sympa !
Rental Family est une comédie déjantée, originale et profondément émouvante. Le film trouve un équilibre surprenant entre humour absurde et émotion sincère, en abordant des thèmes qui résonnent fortement avec notre quotidien. Brendan Fraser est tout simplement phénoménal : il explore plusieurs facettes de son jeu avec une justesse impressionnante et porte le film sur ses épaules avec beaucoup de sensibilité. Le reste du casting est remarquable et parfaitement investi. J’aurais toutefois aimé une mise en scène plus audacieuse et marquante pour accompagner la richesse du propos. L’histoire personnelle du protagoniste méritait également d’être davantage approfondie afin de renforcer l’impact émotionnel. En revanche, l’immersion est totale grâce à l’architecture et aux décors japonais, qui offrent un véritable dépaysement. Rental Family reste une belle surprise, touchante et humaine, portée par une énergie singulière.
Film pétri de bons sentiments, collés les Américains savent faire. Le film est très balisé et ne surprend jamais malheureusement. Reste le Japon, toujours fascinant.
Un debut original du fait du melange de la culture japonaise et d'un américain vivant dans ce pays. Mais l’intérêt décroît jusqu’à la fin et devient meme un peu ennuyeux. Et assez lent.