Avis : L’Usine, Le bon, la brute et le truand - Page 2
L’Usine, Le bon, la brute et le truand
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Thomas C.
1 critique
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4,5
Publiée le 15 janvier 2024
Une aventure militante et humaine hors du commun (3 salariés lambda qui bougent les pouvoirs !), un site industriel très photogénique, une musique précise et juste, ce film vaut vraiment la peine d'être vu et débattu.
Un très beau film qui fait du bien en redonnant confiance dans l'action et l'intelligence collective! De très belles images de l'usine et des machines à l'arrêt, les 3 héros sont beaux, drôles et émouvants... Merci!
Film illustrant la fraternité le courage et l’idéal de trois employés qui ont permis de sauver une entreprise engagée dans la préservation environnementale : la papeterie de la ChapelleDarblay et d’éviter un désastre social.
Quel film ! l’usine un acteur à part entière, cette musique décalée et transgressive, 3 héros malgré eux qui avant tout expriment la solidarité et l’engagement à leur territoire et aux gens, bref tout cela est magistralement mis en valeur par la réalisatrice.
Un documentaire d'une très grande qualité, dont l'histoire incarne un tournant majeur dans la construction des luttes écologiques et sociales. Les images et la musique sont très puissantes et donnent toute sa vie au personnage de l'usine. Les 3 héros du film sont incroyablement attachants et nous font passer par toutes les émotions qu'implique une lutte de cette envergure.
Superbe film, créatif, beau, intéressant, et surtout nécessaire, car il raconte une histoire qu'il faut connaitre, représentative de notre monde actuel. À aller voir absolument et après, on peut continuer à suivre l'évolution des événements qui y sont racontés dans la vraie vie car ça continue et c'est passionnant.
Un beau documentaire, qui met en valeur un beau combat. Bravo aux trois protagonistes pour leur courage, et à Marianne pour son approche cinématographique originale.
La vision de la lutte pour garder l'usine est totalement nouvelle et ouvre de nombreuses questions sur l'engagement collectif et le syndicalisme. Les images de cette usine vides sont très belles. Avoir absolument
Excellent film ! À voir absolument Comprendre ce qu'est un combat mené par amour de son outil de travail, par amour pour son travail, et voir cette magnifique amitié et cette magnifique fraternité qui se développent tout au long de cette grande aventure humaine... Un énorme merci à la réalisatrice !
Un film exceptionnel qui retrace la lutte de trois représentants du personnel pour sauver leur usine de papeterie en Normandie. Des images rares pour le collectif magnifié à travers la fraternité de ces trois drôles de personnages ! A voir absolument
La désindustrialisation, la lutte contre le démantèlement de l’outil de production, le combat contre le libéralisme sauvage, la conscience écologique dans les projets de transformation des sites, les plans de licenciement devenus dans le langage politiquement correct des plans de sauvegarde de l’emploi… Ces expressions, on les entend quasi-quotidiennement et, au-delà des mots, on ne sait plus vraiment ce qu’elles signifient.
« L’usine, le bon, la brute et le truand » nous montre très concrètement de quoi il s’agit, à travers la fermeture la Chapelle-Darblay, une usine de recyclage du papier, vouée à devenir un site de production d’hydrogène. Ce n’est pas seulement une usine qui ferme, c’est l’histoire d’une région, de familles… Un patrimoine en péri, en plus des emplois détruits.
Mais des salariés se battent contre le rouleau compresseur et, ce qui différencie « L’usine, le bon, la brute et le truand » d’un reportage télé est dans l’incarnation de Cyril, Julien et Arnaud, trois fortes têtes aux caractères très différents. Les deux premiers sont des ouvriers syndiqués à la CGT, le dernier est un cadre sans étiquette. Les trois donnent un visage à la lutte du pot de terre contre le pot de fer, ils se démènent pour trouver une solution de reprise et quand ils la trouvent, ils font face à l’absurdité administrative et politique des décideurs. Ils sacrifient leur temps à des réunions, des conférences de presse aux quatre coins de la France et ils réussissent à mobiliser grâce à leur énergie, à leur volonté et à leur saine colère.
Ce côté humain de la révolte fait de « L’usine, le bon, la brute et le truand » un vrai projet de cinéma, porté par la superbe réalisation de Marianne Lère Laffitte, qui filme les hommes au plus près, en proie à leurs doutes, portés par leur espoir. Des choix d’autrice forts et originaux, comme celui de la bande son - du chant lyrique. On sera aussi saisi de la façon presque charnelle dont la réalisatrice filme les machines.
Une belle histoire ? Oui, mais pas angélique et, à côté du combat pour la préservation du site de la Chapelle Darblay, le film documentaire montre bien que d’autres, dont les revendications sont aussi légitimes, échouent.
« L’usine, le bon, la brute et le truand » est un film humaniste, émouvant, inspirant… En un mot : fort, très fort et on ressort de la séance avec une énergie et une conscience sociale décuplées.
Excellent documentaire, grâce auquel on mesure (s’il en était besoin) à quel point les luttes sociale et écologique sont liées. La réalisatrice réussit à faire comprendre de façon sensible et drôle à quel point est féconde l’union des intelligences. Mais la réussite du film tient aussi au fait que c’est une histoire d’amitié, d’humanité. Amitié entre des hommes, amitié entre des hommes et des machines qui ne les broient pas mais les font exister. « L’usine » est le premier mot du titre : c’est en effet le premier personnage de l’histoire. L’endormie se dévoile peu à peu, au fil de plans qui en montrent la beauté. On peut contempler une usine et aspirer de tout son cœur qu’elle continue à faire vivre le paysage, et les gens. Ce film mérite d’être diffusé largement !