Film (fidèle au roman) qui montre la vie (très rude) des chasseurs de baleine au XIXe siècle. À l'époque, les voiliers sillonnaient les mers et lorsqu'on tombait sur une ou des baleines, on mettait de simples canots à l'eau pour les poursuivre et les harponner. Les scènes de tempête et de chasse sont incroyables de réalisme. Gregory Peck, que j'aime beaucoup, n'est pas vraiment crédible en capitaine Achab car trop policé et gentil, dommage. Le récit des baleines soi-disant tueuses d'humains a bien évidemment fait long feu depuis le XIXe siècle, quand on sait qu'elles ont été au bord de l'extinction, tout ça pour en faire de l'huile et éclairer les maisons...
Un très belle adaptation du roman de Herman Melville par John Huston, dans laquelle Gregory Peck excelle dans un rôle à contre-emploi. On peut également y noter une apparition d'Orson Welles.
Classique du cinéma et adaptation d’un classique de la littérature.
Malheureusement la mise en scène a clairement vieilli et nombreuses incohérences sont présentes. Mais la dernière partie du film rattrape un peu le truc, même si on aurait aimé voir la dualité entre le capitaine et son équipage développée.
Pas un très bon film. Les décors sont plutôt bons pour l’époque. Dès le début, la taverne dans un temps de pluie et orage crée l’ambiance. Les tons sombres et marrons de la photographie sont appropriés. Mais l’ensemble de la mise en scène est trop raide. Il manque un souffle épique réel. Par exemple le film est parsemé d’une voix off assez poétique et riche tirée du texte de Herman Melville, mais elle n’entre pas en résonance avec l’image et est comme plaquée dessus sans lien avec le reste.
Une adaptation assez directe du roman de Melville, qui prend malheureusement peu le temps d’introduire ses personnages et qui laisse de côté une grande partie de la complexité du livre. Ismaël raconte l’histoire, Starbuck est l’un des officiers, un homme protestant et raisonnable, tandis qu’Ahab apparaît comme un capitaine totalement possédé par sa vengeance contre Moby Dick.
Gregory Peck rend plutôt bien cette folie. Ahab a quelque chose d’un inquisiteur, avec son regard fixe et cette obsession qui finit par contaminer tout l’équipage. La pièce d’or clouée au mât, promise au premier qui apercevra la baleine, résume bien cette emprise : tous les hommes finissent par entrer dans sa quête.
Il y a pourtant de très belles scènes. L’attente interminable de Moby Dick lorsque le vent tombe est superbe, tout comme les feux de Saint-Elme qui font briller les armes. Le film est également très marqué par le protestantisme et par la figure biblique de Jonas, ce qui donne à l’affrontement avec la baleine une dimension presque mythologique.
J’ai aussi trouvé intéressante l’évolution de Starbuck. Il s’oppose à Ahab pendant une grande partie du voyage, mais finit malgré tout par être entraîné dans sa folie et participe à l’affrontement final. Comme dans le roman, l’obsession d’Ahab finit par absorber tout le monde.
Cela reste cependant beaucoup moins riche que Melville. Le film est sympathique et possède une vraie atmosphère, mais il simplifie énormément un livre qui est beaucoup plus religieux, philosophique et foisonnant.
Un bon film d’aventure, avec quelques très beaux moments et un Achab convaincant, mais une adaptation qui reste très loin de la démesure du roman. 3/5.
On a connu Huston plus inspiré. Tout cela reste très académique et, malgré l’intensité de Gregory Peck, on s’ennuie ferme dans cette adaptation mollassonne. Un grand film métaphysique sur Moby Dick reste à faire.
Ce film a tout simplement marqué mon enfance. J'étais émerveillé devant cette baleine. C'est un film magnifique avec une histoire prenante ! A voir et revoir.
Les discours brefs sont toujours les plus explicites, alors faisons court: ce film est une véritable splendeur, la réalisation d'un soin remarquable, sans parler de Gregory Peck qui est tout simplement majestueux et d'une véracité qui vous donne froid dans le dos. Un coup de chapeau à l'auteur de ce chef d'oeuvre!
Un film très réussi, malgré une grosse sardine grise qui ne fait pas aussi peu que la terrible baleine du roman. Il est empreint d'une terreur et d'une gravité quasi-religieuse qui n'entame en rien ses qualités de films d'aventure en mer.
Quand on a lu le chef d’œuvre de Melville, on ne peut qu’être déçu par cette mauvaise adaptation de l’ouvrage. Les grandes lignes de l’intrigue sont grosso modo respectées mais ça ne colle pas. On ne retrouve rien de ce qui fait la puissance de l’intrigue telle que déployée dans le roman. On ne retrouve pas le thème de l’obsession qui monte crescendo dans le livre, pour enfin aboutir en une orgiaque scène de massacre. Pas plus que les thèmes de la folie ou de la religion de manifestant sous ses diverses formes ou encore … Il aurait été impossible et présomptueux, certes, de vouloir rendre compte de la complexité de l’ouvrage ou de l’ensemble des sujets qui y sont déployés. Mais ici, rien n’y est exploré. Aucun des thèmes n’est profondément mis en en scène. Les angled ne sont pas terribles, les transitions non plus. Les acteurs sont moyens On est ici confronté à une piètre adaptation des lignes narratives du roman sans aucune profondeur et sans aucun interêt. C’est une version prémâchée du livre qui me fait penser à ces collections pour enfant qui font des résumés des classiques de la littérature pour les rendre plus digestes. C’est du niveau d’un Disney reprenant un récit célèbre. Au pire, c’est un navet, un petit caca cinématographique qui n’avait pas lieu d’être. Au mieux, c’est un bête film sur la vengeance et les grands cétacés mais auquel il manque et la queue et la tête… Un nanar, en somme !
Le poids des années n aura quasiment pas gâté cette spectaculaire adaptation de Moby Dick. Retranscrivant bien ce grand récit sur l obsession on y découvre un Gregory Peck terrifiant en capitaine Achab. On trouve aussi une reconstitution dure mais crédible du monde des baleiniers et avec l œil d aujourd hui une métaphore intéressante de l homme qui cause sa perte en croyant dominer la nature.