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En sélection officielle au dernier festival de Cannes, le long-métrage d’Ali Abassi n’a pas fait grand bruit, repartant bredouille de la Croisette. Pourtant, le film a de nombreuses qualités à faire valoir. D’abord, par le portrait qu’il dresse de Donald Trump, sans concession, d’un homme prêt à tout pour devenir quelqu’un, dans un pays où la réussite économique est érigée en valeur première, et permet toutes les outrances. Le récit ne s’intéresse qu’à une courte période de la vie de Trump, mais il s’agit de celle qui l’a fait devenir ce qu’il est aujourd’hui. Et, évidemment, en toile de fond, on projette les faits et gestes de ce jeune arriviste sur ce qu’il est devenu, ces dernières années, en tant que président des États-Unis. Mais, ce qui étonne dans le film d’Abassi, c’est la découverte de son mentor, l’avocat Roy Cohn, qui est présenté comme l’homme qui a totalement façonné l’homme d’affaire et futur président. L’interprétation faite par Jeremy Strong de ce personnage hors du commun est absolument démente. Il s’agit d’une des prestations les plus virtuose vue cette année sur grand écran. Mais peut-être que l’acteur sera oublié des prochains Oscars, au vu du sujet ultra politique et polémique du long-métrage. En tout cas, il vole presque la vedette à Sebastian Stan, qui réalise une prestation également très convaincante, puisqu’il incarne Trump avec un mimétisme saisissant. Avec ces deux prestations remarquables, un récit haletant et une mise en scène enfiévrée, Ali Abassi nous propose une plongée glaçante dans les origines de la lente dérive démocratique américaine.
Depuis le début des années 2010, il semble que l'on puisse dire, sans trop se tromper, que peu de personnalités politiques auront été aussi clivantes que Donald Trump. En peu de temps, quelques mois/années, l'homme à la chevelure jaune s'est hissé avec brio à la tête du Parti Républicain, a balayé ses oppositions, obtenu une célébrité importante via son utilisation efficace des outils de communication modernes, et est parvenu, contre toutes attentes, à devenir le 45e président des Etats-Unis - imprimant une marque indélébile dans l'histoire récente de son pays, et même du monde, si on compte ses initiatives diplomatiques encore très actuelles. Connu pour son implication dans nombre de scandales, raillé pour ses innombrables frasques, perçu comme une menace pour la "démocratie" américaine - je mets les guillemets car, soyons honnêtes, elle n'a de démocratique que le nom - Trump et/ou ce qu'il représente, symbolise pourtant tous les excès de l'Amérique contemporaine. A ce titre, il ne laisse personne indifférent. C'est certainement le but du bonhomme : Peu importe comment on en parle, l'important, c'est qu'on en parle ! Ses idées à part, pourtant, qui est-il vraiment ? De la série Netflix "Trump : un rêve américain", ressortait beaucoup l'idée d'un personnage - c'est un personnage - à forte personnalité, ayant du "génie" en lui ; pas un idiot, donc ; n'importe qui ne devient pas président de la première puissance mondiale. Son portrait se voulait nuancé ; tel est le but d'un documentaire. Mais le spectateur moyen devait cependant en ressortir avec un sentiment plus positif à son égard, un sentiment allant à l'encontre de l'image communément propagée par les grands médias d'information. Trump n'est pas juste un huluberlu, c'est quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Il est entouré et ne laisse rien au hasard ; c'est un homme puissant. Et s'il y a bien un point sur lequel The Apprentice vise juste, c'est celui-ci. Résumé succinct des principaux épisodes de sa vie, le film d'Ali Abbasi est un excellent divertissement usant de Trump - campé par un Sebastian Stan transformé pour le rôle - comme d'un prétexte pour se plonger dans l'univers écœurant des ultrariches, ces gens pétés de thunes qui se foutent du monde et se croient au dessus des lois. The Apprentice raconte en fait tout ce qui dépasse l'imagination du commun des mortels. L'ascension de Donald Trump dans ce milieu du luxe à en crever et du superflu fourni une base parfaite pour mener une réflexion sur le caractère corrupteur du pouvoir. Naturellement, tout est absolument déconnecté de toute réalité terrestre ; tout est hors sol. A l'exception de quelques scènes ou la situation de souffrance des petites gens surgit, comme éclatant tel le bouton d'une fleur dont les pétales s'ouvriraient brusquement, The Apprentice ne déraille jamais de sa cible première : Montrer le n'importe quoi de ce milieu, et la lente mais non moins certaine dérive du principal intéressé, progressivement grignoté par l'appât du gain et du pouvoir. Il ne passe pas de l'état de "gentil" à "méchant" ; il n'y a pas de gentils à proprement parler dans The Apprentice ; seulement des gens aliénés par leur fric et des considérations déplorables. Trump évolue donc - d'un petit bourgeois fils à papa très relativement dans les clous, il devient un véritable criminel en col blanc méprisant les lois, qui utilise les êtres humains comme s'ils étaient ses choses. Le tableau a de quoi faire frémir ; c'est l'arrière cuisine des hautes sphères. L'Être humain est donnée négligeable, seul compte le profit et le pouvoir. Ecraser, dominer autrui afin de parasiter ce qui peut l'être, mais le faire en proclamant que c'est au nom d'un bien supérieur, d'une juste cause, telle est un peu la morale de cette "victoire à la Trump". Il n'est pas qu'un représentant de sa caste, il en est la personnification.
Un film intéressant et édifiant sur la personnalité et le mode de pensée sans scrupules de Trump. C'est instructif et cela fait peur pour l'Amérique et pour noys
J'ai été très curieux de connaître comment Trump à commencer à devenir ce qu'il est maintenant. Le film relate parfaitement comment il a réussi à devenir Millionnaire et grâce à qui et comment ça c'est passé. La réalisation est excellente et l'acteur qui joue Trump assure parfaitement. Je le conseil fortement
J'ai rattrapé de justesse "The Apprentice", avant qu'il ne quitte les salles. Car il faut admettre, c'est un très gros bide : à peine plus de 4 millions de dollars de recettes internationales (pour un budget de 16), et moins de 200 000 entrées en France.
En même temps je comprends la chose. Les pro-Trump n'ont pas envie de soutenir un film qui crache sur leur idole, les anti n'ont pas envie de voir 2h centrées sur Donald Trump. Car évidemment c'est un pamphlet anti-Trump que nous avons là.
Pour ceux qui n'auraient pas saisi, le titre est déjà une petite ironie. Puisque Donald Trump avait participé pendant plusieurs années à l'émission TV The Apprentice, en se faisant afficher comme un homme d'affaire émérite et implacable. Le responsable de l'émission s'est d'ailleurs récemment excusé, et a avoué que cette image avait été façonnée de toute pièce pour les besoins du show... Mais je m'égare.
Si le film a une structure presque classique de biopic, il part d'une excellente idée : évoquer la montée en puissance de Donald Trump dans les années 70/80, sous l'aile de l'avocat sulfureux Roy Cohn.
Cela démarre comme un pacte faustien, Roy Cohn apparaissant comme le diable incarné. D'ailleurs Jeremy Strong est incroyable, et phagocyte l'écran à chaque apparition. Physique sec, peau bronzée, yeux globuleux et perçants, langage fleuri, spasmes, tactiques sournoises : un salaud que l'on adore détester ! Sauf que ce n'est évidemment pas un retour de bâton à la Faust que l'on aura, mais une véritable vampirisation du duo par Trump, qui devient lui-même une flamboyante figure néfaste et infecte à mesure que son mentor s'efface.
Face à Jeremy Strong, Sebastian Stan ne démérite pas, on sent même qu'il s'éclate. Loin de la caricature, il joue au départ un Trump humain, limite attachant, semblant paumé dans le milieu des affaires. Qui va peu à peu muer en le type infâme que nous connaissons tous (la ressemblance est saisissante, chapeau aux maquilleurs !).
Trump en prend plein la tronche (attendions-nous le contraire ?), pour autant le film gère bien la limite entre la grosse farce (dans laquelle il ne tombe jamais) et le drame sérieux. Beaucoup d'effets de montage ou de mise en scène sont clairement aussi humoristiques que flippant sur le capitalisme américain.
Sur la mise en scène justement, on est quand même assez loin du biopic balisé. C'est filmé caméra à l'épaule façon documentaire, ce qui n'a rien de gratuit et est bien utilisé à plusieurs reprises. Ali Abbasi se permettant régulièrement des juxtapositions ou transitions osées ! Tandis que l'image épouse son époque, on passe du grain 70's au filtre VHS 80's.
J'ai aussi bien apprécié la BO. On mélange des tubes de l'époque, et une musique originale étonnante, qui tantôt se veut rythmée et entraînante, tantôt sinistre et faustienne.
Ni biopic ni farce, "The Apprentice" est un très bon aperçu du personnage d'ogre capitaliste que constitue Donald Trump, qui sait ménager humour et horreur.
En même temps je comprends la chose. Les pro-Trump n'ont pas envie de soutenir un film qui crache sur leur idole, les anti n'ont pas envie de voir 2h centrées sur Donald Trump. Car évidemment c'est un pamphlet anti-Trump que nous avons là.
Pour ceux qui n'auraient pas saisi, le titre est déjà une petite ironie. Puisque Donald Trump avait participé pendant plusieurs années à l'émission TV The Apprentice, en se faisant afficher comme un homme d'affaire émérite et implacable. Le responsable de l'émission s'est d'ailleurs récemment excusé, et a avoué que cette image avait été façonnée de toute pièce pour les besoins du show... Mais je m'égare.
Si le film a une structure presque classique de biopic, il part d'une excellente idée : évoquer la montée en puissance de Donald Trump dans les années 70/80, sous l'aile de l'avocat sulfureux Roy Cohn.
Cela démarre comme un pacte faustien, Roy Cohn apparaissant comme le diable incarné. D'ailleurs Jeremy Strong est incroyable, et phagocyte l'écran à chaque apparition. Physique sec, peau bronzée, yeux globuleux et perçants, langage fleuri, spasmes, tactiques sournoises : un salaud que l'on adore détester ! Sauf que ce n'est évidemment pas un retour de bâton à la Faust que l'on aura, mais une véritable vampirisation du duo par Trump, qui devient lui-même une flamboyante figure néfaste et infecte à mesure que son mentor s'efface.
Face à Jeremy Strong, Sebastian Stan ne démérite pas, on sent même qu'il s'éclate. Loin de la caricature, il joue au départ un Trump humain, limite attachant, semblant paumé dans le milieu des affaires. Qui va peu à peu muer en le type infâme que nous connaissons tous (la ressemblance est saisissante, chapeau aux maquilleurs !).
Trump en prend plein la tronche (attendions-nous le contraire ?), pour autant le film gère bien la limite entre la grosse farce (dans laquelle il ne tombe jamais) et le drame sérieux. Beaucoup d'effets de montage ou de mise en scène sont clairement aussi humoristiques que flippant sur le capitalisme américain.
Sur la mise en scène justement, on est quand même assez loin du biopic balisé. C'est filmé caméra à l'épaule façon documentaire, ce qui n'a rien de gratuit et est bien utilisé à plusieurs reprises. Ali Abbasi se permettant régulièrement des juxtapositions ou transitions osées ! Tandis que l'image épouse son époque, on passe du grain 70's au filtre VHS 80's.
J'ai aussi bien apprécié la BO. On mélange des tubes de l'époque, et une musique originale étonnante, qui tantôt se veut rythmée et entraînante, tantôt sinistre et faustienne.
Ni biopic ni farce, "The Apprentice" est un très bon aperçu du personnage d'ogre capitaliste que constitue Donald Trump, qui sait ménager humour et horreur.
Film de monstres dont les choix esthétiques sont aussi repoussants que les personnages. Couleurs laides, montage syncopé. !e cynisme du coach et celui de Trump sans limite. If faut réussir par le mensonge la çalomnie, les menaces. Tout cela révélateur d’un système politique gangrené. Aux EU certes mais pas seulement, C’est tellement obscène que l'on est subjugué. Ce type de film sera t’il d'une queconque utilité, pour l’information qu'il distille où sur le résultat des élections américaines. Personnellement je ne le pense pas.
Glauque, comme le triste personnage dont il est question. Beaucoup de longueurs mais pas inintéressant, et incroyablement bien interprété.
Quel film ! Waou! Tres belle interprétation de Sebastian Stan en Donald Trump qui au fil des minutes atteint le summum du cynisme , de la froideur . La réal est top , on plonge dans les 70´s à New York, certains plans sont filmés comme un docu, ce qui rend le film encore plus crédible. À voir sans hésiter.
Belle interprétation de Donald trump. on retrouve le sourire. la démarche et son arrogance.
Son avocat et mentor est aussi excellent. et l élève surpassera le maître. leçon bien comprise.
les 3 règles apprises sont sa ligne de vie et si dans quelques semaines il n 'est pas élu .on sait d 'avance quelle réglè il appliquera spoiler: revendiquer la victoire et ne jamais reconnaitre la défaite
Son avocat et mentor est aussi excellent. et l élève surpassera le maître. leçon bien comprise.
les 3 règles apprises sont sa ligne de vie et si dans quelques semaines il n 'est pas élu .on sait d 'avance quelle réglè il appliquera spoiler: revendiquer la victoire et ne jamais reconnaitre la défaite
Cette comédie satirique est d'abord un film d'ascension, qui nous raconte comment un mec au départ assez ordinaire (à ceci près qu'il est fils de millionnaire) va connaître un incroyable succès. Sebastian Stan incarne (sobrement) un jeune Donald Trump plus entreprenant avec les femmes que dans le monde des affaires. C'est son maléfique maître à penser, Roy Cohn (formidable Jeremy Strong), qui va lui mettre le pied à l'étrier,
spoiler:
avant que l'élève ne s'émancipe de son maître
.
Du coup, dans la première partie, le "héros" (Trump) apparaît plutôt sympathique, un peu ridicule parfois, un peu présomptueux (souvent). Même sa rencontre avec sa future première épouse ne sort guère de l'ordinaire. Il tombe fou amoureux de ce mannequin indépendant d'esprit. On nous propose une vraie "love story" à l'américaine... avant que cela ne dérape.
Dans la seconde partie émerge le Trump que l'on connaît aujourd'hui : spoiler: menteur, insultant, misogyne
. C'est peut-être la partie qu'attend le plus le public, mais je trouve que ce n'est pas la plus intéressante. (en tout cas pas la plus innovante). C'est filmé de manière efficace, par le réalisateur des "Nuits de Mashhad".
.
Du coup, dans la première partie, le "héros" (Trump) apparaît plutôt sympathique, un peu ridicule parfois, un peu présomptueux (souvent). Même sa rencontre avec sa future première épouse ne sort guère de l'ordinaire. Il tombe fou amoureux de ce mannequin indépendant d'esprit. On nous propose une vraie "love story" à l'américaine... avant que cela ne dérape.
Dans la seconde partie émerge le Trump que l'on connaît aujourd'hui : spoiler: menteur, insultant, misogyne
. C'est peut-être la partie qu'attend le plus le public, mais je trouve que ce n'est pas la plus intéressante. (en tout cas pas la plus innovante). C'est filmé de manière efficace, par le réalisateur des "Nuits de Mashhad".
Toujours intéressant de découvrir les dessous des personnalités puissantes de notre société. On ne saura où commence la romance dans cette histoire inspiré de faits réels où les personnages principaux sont pourtant bien nommés. Le point de vue choisit par le scénario est malin pour bien mettre en évidence les différences entre un homme qui perd pied dans la mégalomanie et l'autre qui reste très pragmatique. Dommage que le manque de subtilité cinématographique soit si fort avec des scènes très explicites (viol, chirurgie) sans que cela soit nécessaire à l'intrigue.
Bien intéressant
On comprend beaucoup de choses de Donald Trump, sa folie, son obsession du business , son manque de morale et de probité…
Sa personnalité influençable …
Le film est très bien réalisé .
On comprend beaucoup de choses de Donald Trump, sa folie, son obsession du business , son manque de morale et de probité…
Sa personnalité influençable …
Le film est très bien réalisé .
La vie de Donald Trump de 1973 à 1985? . Film instructif pour ceux qui ignoraient encore cette partie de sa vie.
L interprétation de Trump est magistrale et le film raconte fidèlement Comment Trump a appris à utiliser et à escroquer tout le monde. La Trump Tower soutenue par les banques frileuses alors qu il était en etat notoire de cessation de paiements est tout simplement une histoire écoeurante. Sa vie avec Ivana et ..la fin le sont tout autant.les usa sont vraiement un pays de blaireau pour avoir élu un type pareil.
On ne s ennuie pas une seconde durant 2heures.j aurai souhaité que le film continue jusqu a l attaque du capitole.
L interprétation de Trump est magistrale et le film raconte fidèlement Comment Trump a appris à utiliser et à escroquer tout le monde. La Trump Tower soutenue par les banques frileuses alors qu il était en etat notoire de cessation de paiements est tout simplement une histoire écoeurante. Sa vie avec Ivana et ..la fin le sont tout autant.les usa sont vraiement un pays de blaireau pour avoir élu un type pareil.
On ne s ennuie pas une seconde durant 2heures.j aurai souhaité que le film continue jusqu a l attaque du capitole.
Le visage du Mal/Male qui permet de comprendre «d’où Il parle » Ce pourrait être grotesque si c’était une personne lambda mais c’est effrayant. On rit (jaune), on pourrait s’amuser si c’était juste qu’une farce. Les interpretations sont bluffantes, la musique dingue… Une réussite. .
Véritablement excellent d'avoir ainsi narré les années de formation de Donald Trump, dans un New-York des années 70 et 80 qui a tout du Far-west pour ceux qui rêvent de s'enrichir sans avoir d'états d'âme... Les deux acteurs principaux jouent superbement les deux personnages de l'élève qui en vient à dépasser le maître, en s'appropriant avec encore plus d'amoralité les principes qu'il lui a inculqués.. La réalisation nous fait revivre les années 70 et 80 avec un certain réalisme et au gré d'un rythme soutenu. A voir sans retenue.
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