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JSCooper
11 abonnés
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4,0
Publiée le 28 août 2026
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, "The Apprentice" (2024) d'Ali Abbasi s'attaque à un sujet brûlant : la jeunesse de Donald Trump dans le New York effervescent des années 1970 et 1980. Loin du simple pamphlet politique ou de la caricature facile, le réalisateur irano-danois livre une œuvre d'une grande acuité psychologique, doublée d'une tragédie moderne sur l'ivresse du pouvoir.
La grande réussite du long-métrage repose sur le face-à-face extraordinaire entre Sebastian Stan et Jeremy Strong. Ce dernier livre une prestation magistrale et terrifiante dans la peau de Roy Cohn, l'avocat véreux et mentor sans scrupules. Face à lui, Sebastian Stan accomplit un véritable tour de force : il évite le piège de la simple imitation "Guignols" pour dépeindre avec finesse la métamorphose de son personnage, passant du jeune héritier complexé et maladroit au prédateur financier impitoyable. Le film propose ainsi une autopsie fascinante de la "fabrique d'un monstre", réécrivant le mythe du pacte faustien et de Frankenstein où la créature finit par écraser son créateur en appliquant avec cynisme ses propres préceptes. Cette fresque est solidement complétée par la belle prestation de Maria Bakalova, très touchante en Ivana Trump, et par une audace visuelle immersive dont la texture granuleuse en 16 mm puis vidéo VHS capte parfaitement l'atmosphère des deux décennies.
Le long-métrage souffre néanmoins de quelques limites. Sur le plan narratif, il affiche un manque de véritables révélations inédites, se contentant d'illustrer des épisodes déjà bien documentés de la biographie du magnat. De plus, le récit opère un virage psychologique un peu abrupt dans sa dernière partie, où Trump devient soudainement une figure brutale et unidimensionnelle, perdant la subtilité d'écriture qui faisait la force du début. Enfin, par moments, le film verse dans une charge pamphlétaire un peu démonstrative (notamment à travers certaines scènes intimes crues et controversées) qui manque parfois de recul.
Ces réserves n'entachent en rien la puissance du spectacle. Porté par un duo d'acteurs au sommet et une mise en scène percutante, "The Apprentice" est un biopic politique brillant, captivant et remarquablement incarné.
Ce film aurait-il suscité autant d'intérêt si son personnage principal n'était pas pour la deuxième fois président des États-Unis ? Bien sûr que non, bien que l'histoire se tienne en soi. C'est donc l'histoire d'une horrible baudruche aussi creuse que cynique et boursouflée. Mais est-ce un portrait fiable ?
A vrai direspoiler: , le jeune Donald Trump est presque touchant lorsqu'on le voit démarrer sa carrière au bas de l'échelle de l'entreprise immobilière de son très désagréable père. Il paye de sa personne en allant récupérer les loyers de résidences bas de gamme, au porte à porte. Il supporte les repas familiaux entre une mère dévorante et un père cassant. Nous découvrons le frère aîné raté, Freddy, mais pas les sœurs et c'est dommage. Donald est d'abord un bon frère et un bon fils qui fait tout pour s'attirer la reconnaissance de son irascible paternel, avant de progressivement prendre de l'assurance. Comment ? En se plaçant sous les ailes d'un mentor très spécial, Roy Cohn, joué par Jeremy Strong : un avocat de type "tous les moyens sont bons, l'essentiel est de gagner, gagner, gagner !" Et quand on perd, de dire qu'on a gagné, gagné, gagné, gagné. Ce Roy Cohn est montré comme le professeur de vie particulier de Trump. Et tout ce que Trump dit ou fait est censé être inspiré de ce ténébreux personnage aux allures de mafieux. Est-ce véridique ? Si oui, il est phénoménal qu'une telle personnalité se soit hissée, à deux reprises, au sommet de l’État américain. A moins que les qualités déployées ne soient au contraire des pré-requis.
Le tempo du film est rapide et donne l'impression d'être plongé ou replongé dans l'actualité de l'époque, avec la petite jouissance voyeuriste de se trouver aussi au cœur des domiciles privés de la célébrité Trump.
Le versant amoureux et sexuel de Donald Trump est aussi abordé, et on le voit non seulement très pressant, très en appétit, parfois violeur, mais aussi capable d'être amoureux. Son versant paternel est plus succinct et n'est pas terrible. Son goût pour l'aménagement intérieur est hideux.
Je pense que plus on en connait sur Trump, plus on apprécie le film.
Bien joué Ali Abbasi, il était à deux doigts de nous le rendre sympathique le mégalo président des States ! Parce qu’en effet, à ses débuts, le Donald avait soif de réussite mais ne faisait pas encore partie de ce monde de requins et aussi naïf était-il, il n’apparaissait pas désagréable. Le métrage nous montre donc son ascension fulgurante et surtout l’évolution de son caractère, on comprend pourquoi il est devenu le fou furieux que l’on connaît aujourd’hui, il a appris dans les arcanes du pouvoir et s’en est servi pour devenir ce qu’il est, quitte à écraser tout le monde autour. C’est très bien réalisé, la bande son est chouette et ça se laisse très bien suivre. Le gros point fort reste sans aucun doute le casting, Sebastian Stan a parfaitement chopé les mimiques de Trump et Jeremy Strong est excellent également dans son second rôle primordial pour l’intrigue. Comme souvent c’est peut-être un poil trop long mais le moment est agréable et l’on en apprend pas mal sur la genèse du phénomène Trump.
The Apprentice est un film d'Ali Abbasi sorti en 2024.
Ce long métrage, scénarisé par Gabriel Sherman, montre de façon éloquente comment Donald est devenu Trump sous le parrainage de son avocat (Roy Cohn), ou quand un monstre vient créer un monstre encore plus monstrueux. Ce début d'ascension du milliardaire américain est très bien raconté, grâce une réalisation simple mais inventive (changement de format d'image selon que l'on se trouve dans les années 1970 ou 1980). Le duel Sebastien Stan (Trump) / Jeremy Strong (Cohn) est de haute volée, les deux acteurs livrant de grandes performances (tellement proches de la réalité que Trump aurait aimé voir ce film interdit...). La folie du personnage est bien retranscrite, avec des scènes qui font froid dans le dos (spoiler: notamment le viol de Ivana par Trump ). La relation a sa famille est également bien exploitée, montrant à quel point Trump finit par mépriser tout et tout le monde (spoiler: en particulier son père et son frère aîné, malgré le décès de ce dernier ).
Une réalisation intéressante, qui fait réfléchir sur la manière dont cet homme d'affaires d'apparence lambda est devenu un "killer". Un très bon film, qui fait peur tant il semble proche du réel.
The Apprentice nos révèle principalement que Donald Trump a l’époque était personne à part un Fils À Papa. On y voyait également le personnage qu’il était également à l’époque et que malheureusement il n’a pas beaucoup changé à l’heure d’aujourd’hui
J'étais très curieux de découvrir ce film et je n'ai pas été déçu... J'adore l'ambiance et le choix du réalisateur d'avoir "vieilli" l'image, on se plonge plus facilement dans les jeunes années d'un Trump en "gestation". L'ambiance et la bande nous immergent encore mieux dans ces années là. On découvre d'abord un jeune homme certes imbus et ambitieux mais un peu attachant. L'évolution du film nous montre comment ce monstre s'est construit progressivement et c'est l'aspect le plus intéressant je trouve, on comprend comment il a été "lancé" vers ces dérives et que son immoralité et sa vanité n'ont cessé de croitre au fil des ans... On devine que la fin du film ne marque que le début vers des dérives qui ne cesseront de s'amplifier... La bête est devenue incontrôlable !
supers acteurs, avec une mention spéciale pour Strong, bon film très intéressant surtout au vu du personnage Trump et ce qu'il est devenu en 2025.....très édifiant.
On est tout de suite plongé dans l’histoire, je vois le film en deux parties l’une ou Donald est un novice, un agneau qui découvre les rouages par cet avocat sans scrupule qui est incroyable. La seconde l’inverse l’agneau devient un véritable prédateur. Sebastian et Jeremy sont parfaits. Je comprends pourquoi le véritable Donald n’a pas apprécié le film .
Un biopic célèbre souvent un personnage hors du commun, de préférence talentueux ou aimable (mais pas toujours). Avec Trump on est face à un délinquant bête, narcissique, pathologiquement egomaniaque et prêt à tout pour le pouvoir et l'argent. On regarde donc l'histoire de ses débuts en se disant que le fait qu'il ait pu être ensuite élu deux fois malgré son casier judiciaire et ses nombreuses transgressions donne une idée de l'état actuel de la démocratie aux USA. A part ça on ne peut que saluer la performance de Jeremy Strong en Roy Cohn, le mentor du jeune Trump.
Il ne faut rien louper des dialogues, ils sont savoureux. L'ambiance New York 70' est vraiment puante, on s'y croirait. L'usage de la caméra mobile est très pertinente, comme dans une bonne vieille série. J'ai passé un super moment devant l'ascension de Trump au côté notamment du mafieux Roy Cohn.