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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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1,5
Publiée le 3 novembre 2024
On m'a vendu un biopic polémique et caustique, réalisé par un cinéaste hors du sérail -un danois d'origine iranienne- et je me retrouve devant un produit formaté de type Netflix. Le film n'a aucune personnalité, ne propose aucun de vue, et ce ne sont pas quelques impertinences à la fin qui relèvent le niveau. Je n'aime pas les biopics en général, qui ignorent l'intime et ne font guère que du Wikipédia. Le film de Ali Abbasi, évoquant les années 70 et 80 de Donald Trump, c'est à dire juste avant sa construction de la Trump Tower et juste après, n'échappe pas au conformisme. Empêtré, comme tout biopic, dans sa reconstitution d'époque, avec bande musicale adaptée, le film se divise clairement en deux parties. Une première, où le trentenaire Trump, dans ses petits souliers, requiert les services de l'avocat cynique et crapuleux Roy Cohn, présenté comme son mentor. Dans le rôle de Cohn, Jeremy Strong joue parfaitement ce qu'on lui demande de jouer: un type infect sans modération. La seconde partie coïncidera avec la réussite immobilière de Trump, entre audace et corruption, et son nouveau visage d'affairiste arrogant et parvenu.
Abbasi nous propose un portrait schématique et réducteur d'un homme puissant et appelé à le devenir davantage; son récit, pourvoyeur de "punchline" généralement grossières-de Cohn ou de Trump-, progresse en chemin balisé, ne nous épargne pas la rencontre avec la première épouse Ivana; et, si certains moments m'ont fait pensé à Scorsese, c'est précisément parce qu'ils sont terriblement en dessous de ce qu'aurait proposé un Scorsese en termes de manichéisme et d'ambivalence, d'arrivisme, de délitement conjugal, etc, etc... Que raconte le film d'Abbasi que nous ne sachions déjà? Quelques anecdotes qui n'ajoutent rien, ou ne retranchent rien, à l'image et à la mentalité déjà bien connues et commentées de Trump. La faiblesse du film - qui n'est franchement pas un brulot ou un pamphlet- se mesure en définitive à son caractère absolument inoffensif pour Trump à la veille des élections de 2024.
Ali Abbasi aborde le réel en horreur, une œuvre où se manifestent l'égoïsme à outrance et les monstres que la réalité engendre. Sa caméra ausculte son personnage, et comme son monstre, ne dissimule rien de son narcissisme, son racisme, sa misogynie, son homophobie, son manque de reconnaissance et d'empathie.
Le travail photographique traverse les époques, capturant chaque décennie comme un miroir des dérives de ses « créatures », sublimé par des comédiens principaux qui incarnent à la perfection la monstruosité d’un individualisme sans limites.
Frankenstein à New York. Un avocat d'une noirceur absolue:malhonnête, menteur, maître chanteur, odieux, et homo (un comble au pays du politiquement correct) prend sous sa coupe le jeune et plutôt honnête Donald Trump, qui a des problèmes avec son papa, très vite l'élève dépasse le maître. Biopic à charge contre Trump d'un réalisateur iranien. C'est caricatural à l'excès, les images sont laides, la musique énervante, Hollywood est vraiment prêt à tout pour éviter que Le Donald soit à nouveau président !! seul point positif l'excellente interprétation des 2 acteurs pricipaux
J'ai aimé le grain visuel 70s du film, S.Stan est très bon dans le rôle de l'homme orange, le casting est bon en général, la reconstitution de ces années est plutôt bonne, bref un bon film même si je trouve qu'il y a quelques redondances dans le déroulé scénaristique de ce dernier.
Le film décrit avec brio l’ascension absolument sordide de cet affreux personnage. On comprend mieux sa personnalité et ses choix quand on voit d’où il vient et auprès de qui il s’est formé. Le mérite du film est de ne pas caricaturer Trump et son mentor en laissant toute l’ambivalence et l’ambiguïté s’installer. C’est aussi un magnifique film sur NYC, les années Sida et les années Reagan. La reconstitution de l’époque et du climat est remarquable. Les acteurs sont fabuleux et Sebastian Stan parvient à donner vie et parfois de l’humanité à un Donald Trump dénué de tout scrupule. Une excellente interprétation toute en finesse et intelligence. Je suis ressorti de la séance perturbé par tant de cynisme et de conflictualité.
Réalisation ultra nerveuse, interprétation époustouflante, peut être encore plus pour le rôle de l'avocat" pygmalion; bref les jeunes années de Trump nous laisse sans voix, car nous connaissons ( hélas) la suite, qui pourrait à nouveau se répéter...
"The Apprentice" est une réussite. Le film retrace l'ascension de Donald Trump, personnage pour lequel on ressent tantôt de la compassion tantôt de l'aversion. Son mentor, l'avocat Roy Cohn, y est à la fois impitoyable et fabuleux. Les performances des acteurs sont impressionnantes. Le tout très bien rythmé, je recommande.
Au début, on se surprend à voir de la nuance dans ce long métrage à l'allure de téléfilm d'Ali Abbasi. Y est dépeint un Donald Trump naïf et benêt, presque attachant, novice tant en matière de femmes que d'affaires. Jusqu'à ce que les enseignements de son mentor Roy Cohn portent leurs fruits. Là, plus question de nuance, Donald devient pire que le pire des démons, comme si des journalistes de Libé s'étaient glissés derrière la caméra. On a même droit aux blagues convenues sur son physique, c'est dire le niveau. Que ce film sorte une poignée de semaines avant les élections américaines n'a probablement aucun rapport avec quelconque propagande ou agenda politique, fort heureusement.
Superbe film sur une ascension d’un fil à papa minable qui va loin. Acteurs ultra compétents sans pathos ni facilité. C’est direct, sans fard et ça sonne juste. Un excellent moment de cinéma comme on l’aime.
Incroyable film. Une très bonne surprise. Ressemblance troublante de l'acteur avec Donald Trump, le personnage qu'il interprète. Scénario bien écrit, pas de longueur, très bien rythmé. Bon choix de musiques au bon moment. Ce sera probablement mon film préféré de l'année (sur une quinzaine).
Quelle vie! Quel parcours. Ce film permet de mieux connaître Trump. Un homme qui ne laisse pas indifférent. Ce film m'a permis de voir que c'est un homme qui a toujours confiance en lui. Il ose Tout. Un businessman qui a franchi plusieurs fois la ligne de la légalité pour arriver à ses fins.
Pour ce second biopic, après M AZNAVOUR, autre ambiance. On nous embarque au temps où New York s'enfonçait dans l'insécurité et la violence. Quelle jubilation de voir le jeune Donald Trump faire ses armes auprès de son machiavel, un avocat cynique et calculateur qui pourtant s'attache à lui au point de devenir son mentor. Donald ne boit pas, paraît sous la coupe paternelle, comme un grand enfant capricieux et terriblement volontaire, qui avance un menton obstiné. Est-ce son incapacité à douter de lui-même, son évident manque de finesse, son côté "raw" qui séduit l'épicurien juriste ? Donald Trump tirera apparemment beaucoup de ce compagnonnage On comprend au terme du film et par une mise en scène clinique véritable clin d'oeil à Frankenstein, que "la créature" engendrée par son maître va enfin prendre son envol, Le film s'inspire d'interviews réelles de l'époque et crée un étonnant vertige avec l'actualité, quand les élections présidentielles américaines sont si proches. Une séance "retour vers le futur"
Un film aussi impressionnant que glaçant par sa brillante, réalisation et son esthétique travaillé. L’acteur principal se font à merveille dans le costume de Donald Trump et nous fait revivre avec émotion et surprise les premiers coup bas du jeune prince de l’immobilier américain.