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loic Rencker
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4,5
Publiée le 20 octobre 2024
Semi-biopic centré sur l'ascension de Trump, celui ci est décrit comme il se doit, un héritier qui n'a rien de brillant, mais qui s'appuie sur l'entreprise de son père et sur l'aide de son mentor. Le film est sublimé par la prestation des deux acteurs principaux. Encore plus que Sebastian Stan, très convaincant ( mention spéciale pour la scène finale ) , c'est Jérémy Strong qui crève l'écran. Son interprétation est pleine de noirceur et la chute du personnage est touchante.
Sur ce site, ce film est répertorié drame. Pourtant, d’apparence et de contenu, il s’agit plutôt d’un biopic. Pas du tout flatteur pour l’homme d’affaires et d’Etat (passé et futur ?). Le spectateur d’ici, quand il sera a priori du côté de ceux qui n’aiment pas le personnage, sera ravi car bien servi en critiques, dénonciations et autres en mode pamphlet. La question, sauf à être féru de politique américaine, pouvant rester de savoir qu’est ce qui est fidèlement rapporté, qu’est ce qui est peut-être exagéré et sorti de son contexte ? En tout cas, si vous en doutiez, sachez que Donald Trump est un personnage antipathique. Mais bon, ça ne l’empêche pas de drainer un courant électoral significatif. Il nous faudrait peut-être un film documentaire là-dessus, ce « drame » (pour l’Amérique en tout cas) ne nous permettant pas de nous forger une opinion suffisamment autorisée et étayée.
La première heure est fulgurante et glaçante, Trump se construit: Ensuite le personnage se perd un peu et nous aussi, dommage entre affairisme et cynisme mais sans scénario.
Une vision pertinente des débuts du jeune Trump avec les influences qu’il recherche délibérément auprès d’un avocat véreux qui l’ initie aux techniques de manipulation. Les éléments pervers du futur president sont nombreux et bien exposés. Manque l’influence du père et bien d’autres aspects sexuels ou financiers de son histoire. Un prochain film?
Super interprétation des 2 principaux acteurs. On a un peu la nausée tant l’avidité de D. Trump le rend cynique et mégalomane. Il adopte les règles de son maître de manière caricaturale, et derrière l’ homme qui semble puissant, il y a un homme vide.
Alors que les États-Unis s'apprêtent à élire leur prochain président en 2024, The Apprentice d'Ali Abbasi offre un retour saisissant sur les débuts de Donald Trump. Le film nous immerge dans une époque où la soif de pouvoir était omniprésente, et met en lumière la relation trouble entre Trump et Roy Cohn, son mentor aussi fascinant que redoutable. Jeremy Strong livre une performance impressionnante en incarnant un Cohn manipulateur et impitoyable, tandis que Sebastian Stan campe un jeune Trump dont l’ambition éclate à l'écran.
Abbasi excelle dans la reconstitution des années 70 et 80, où chaque détail, des décors somptueux aux costumes soigneusement choisis, nous plonge dans cet univers de faste trompeur. La mise en scène est précise et joue habilement avec les tensions qui s'accumulent entre les personnages. La bande sonore, subtile mais évocatrice, renforce l’atmosphère et fait parfois écho aux films de gangsters comme Scarface, ajoutant une touche dramatique supplémentaire à ce récit d’ambition dévorante.
Au-delà de la simple biographie, The Apprentice soulève des questions actuelles sur la quête de pouvoir à tout prix, la corruption systémique, et le racisme qui gangrenait – et gangrène toujours – les rouages politiques. Abbasi ne se contente pas de raconter une histoire, il propose une réflexion critique sur le cynisme et l’avidité qui sous-tendent cette ascension vers les sommets. Ces thèmes sont d'une pertinence particulière alors que le pays se trouve à l’aube d’une nouvelle élection présidentielle.
Cependant, le film souffre de quelques longueurs, en particulier dans sa première partie. Le rythme ralentit par moments, et certaines scènes semblent étirées, affectant légèrement l’immersion. De plus, les libertés prises avec certains faits réels, bien qu’efficaces pour dramatiser l’histoire, pourraient déstabiliser les spectateurs en quête d’exactitude historique. Ces moments rompent parfois l’équilibre entre l’authenticité et la fiction, sans pour autant nuire à la force globale du film.
En définitive, The Apprentice n’est pas simplement un retour sur les débuts de Trump, mais une plongée captivante dans les mécanismes du pouvoir. Les performances, particulièrement celle de Jeremy Strong, sont un atout majeur du film, tout comme la mise en scène soignée d'Ali Abbasi. Pour ceux qui s'intéressent à l’histoire politique des États-Unis et à la formation d’une des figures les plus polarisantes de notre époque, The Apprentice est un film incontournable, à voir absolument à l'approche de cette nouvelle échéance électorale.
Ce film s'apparente plus à un film promotionnel contre Trump financé par le parti démocrate qu'à une oeuvre de cinéma. Le cinéaste n'arrivant pas à critiquer réellement la carrière professionnelle de Trump s'attaque bassement à sa vie privée que personne ne connait par définition. Un film à charge donc dommage les acteurs sont plutôt bons.
Je ne comprends pas … je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas vraiment aimé ce film …. Qui a la base avait tout pour me plaire et que j’attendais, depuis sa présentation à Cannes. ´j’avais beaucoup aimé les deux précédents opus de son réalisateur, très éclectique : Border surtout. On retrouve dans the apprentice la figure du monstre, on y retrouve un grand acteur Jeremy Strong, on espère un portrait au vitriol de Trump, on attend de la férocité, Et moi je n’ai ressenti que du malaise ( était ce le but) Malaise de ne pas apprendre quoi que ce soit, malaise devant un film ou aucune parcelle d’humanité ne surnage ( personne à sauver) une réalisation habile et un grain de photos très années 90, mais qui lasse. Des acteurs brillants mais qu’on n’a pas envie d’aimer. Le visage J Strong est un supplice à regarder dès la moitié du film. Bref, j’ai eu un peu de mal à aller jusqu’au bout et je me surprenais à n’avoir aucun plaisir à regarder ce spectacle assez répugnant qui aurait pu me revolter mais qui m’a juste semblé poisseux. Peut être une autre vision à la télé dans une autre humeur ?
C'est un film provocateur, cinglant et utile. En pleine campagne présidentielle américaine, sortir un film sur les jeunes années d'un des deux candidats est une provocation utile. Ali Ababasi explique les origines du personnage menteur, tricheur et outrancier qu'est devenu Donald Trump. Il montre son désir de réussir à tout prix, son cynisme, la dureté des relations familiales et, surtout, l'importance de Roy Cohn dans sa vie. C'est très bien document, très réaliste avec une touche de romanesque. Le choix de tourner avec un 8-64 mm Canon donne un grain rétro au film. Difficulté technique qui dut être importante pour l'équipe de tournage mais qui se révèle efficace puisqu'elle donne l'illusion de regarder un documentaire des années 80. Autre choix intelligent d'Ali Abbadie : il n'y a pas de critique ouverte de Donald Trump. Il filme ses années d'apprentissage. Le regard critique ne vient pas de lui mais du spectateur qui voit l'homme glisser vers l'immoralité. Un film punk très réussi.
Très bon film à prendre comme un documentaire. L’acteur joue parfaitement bien. J’étais déçue que le film s arrête aussi vite. J’espère que beaucoup d’américains le visionneront .
"The Apprentice" est un biopic officieux de Donald Trump. Sa sortie aux États-Unis fait polémique au moment de la campagne présidentielle. Le film dresse un portrait très sombre de l’ancien président, le montrant sous un aspect qui dégoûte de l'être humain. Il est accusé de viol, de racisme, d'homophobie, d'être un fils indigne et un mauvais père. Bref, un homme profondément antipathique. Cependant, les accusations présentées doivent être prises avec des pincettes, car elles ne sont pas toutes prouvées.
L'évolution du personnage est fascinante. Il passe d'un homme timide mais un peu arrogant à un requin des affaires sans morale. Sa surconfiance l'amène à perdre pied avec la réalité. On voit comment il commence à mal mal gérer ses affaire. Tel Icare, en cherchant à toucher le soleil, il se brûle les ailes. Sebastian Stan est fantastique dans ce rôle, capturant les différentes facettes de Trump. Le film s'attarde aussi sur son mentor, Roy Cohn, un personnage tout aussi fascinant que Trump, donnant une plus grande compréhension.
Visuellement, le film est extrêmement immersif. Ali Abbasi a filmé les années 1970 en 16 mm et a utilisé le format VHS pour les années 1980, ce qui donne une sensation authentique de vivre les époques dépeintes. C'est d'autant plus appuyé par la bande originale grandiose. Cette attention au détail permet de vivre ce film presque comme un documentaire afin de mieux comprendre l'environnement dans lequel Trump a évolué et de rentrer dans sa tête.
Quel homme formidable, charismatique, avec du sexe à pile .. c'est ce que je pensais, jusqu'à voir ce film! Ambiance New yorkaise, cocktail sexe and the beatch, Donni débute dans le monde des grands. Sous la supervision de l'homosexuelle Roy Kohn, notre futur sauveur apprend à devenir un Killer, un "serial" "KILLER". L'image evolue avec la mentalité du personnage,es deux heures passent comme une lettre à la poste! ✉️ Si vous avez comme moi le gêne du killeur- allez voir ce film, et pour aussi apprendre à aimer sa femme à la manière républicaine!
Ce film s'inscrit dans la lignée des projets où nous suivons un personnage avec une évolution tellement drastique que le spectateur finit par changer son opinion sur le protagoniste. Il est possible de citer les séries “Tapie” ou “The loudest voice”.
Ici, le film est très bon et nous présente une montée au pouvoir d'un jeune Donald Trump dans l'apprentissage d'une totale domination. Concrètement, le scénario est bien écrit mais manque d'un léger détail et la mise en scène est intelligente et naturaliste.
Effectivement, pour le spectateur, il est facile de se sentir impliqué dans le film au vu de la réalisation. Ali Abbasi a choisi de réaliser son film pratiquement comme un documentaire ; par conséquent, la caméra suit le protagoniste à l'instar d'un reportage de manière fluide et réaliste filmé à l'aide d'une caméra-épaule. Sans compter le fait qu'il y ait des grains sur l'image donnant une sensation d'archivage. Dans son ensemble, la direction photographique n'essaye pas de tricher et montre le vrai New-York, un New-York sans paillette avec une imagerie relativement sale accompagné d'une musique entraînante faisant écho aux pensées de Trump et de son ambition.
En clair, la mise en scène utilise tous les moyens possibles pour rendre l'aventure de Trump prenante par la caméra. Quoi qu'il en soit, la sensation de suivre cet homme est totalement réussie.
Concernant le scénario en lui-même, il est difficile de savoir si cela est fidèle à l'histoire et à la véritable montée au pouvoir de Donald Trump. Cependant, cela n'enlève en rien l'excellente narration dont le film fait preuve. En effet, le film est prenant et gagne rapidement l'attention et l'intérêt du public. La narration est telle que l'empathie pour le personnage joué par Sébastian Stan est présente et s'estompe au fur et à mesure du film au vu des péripéties et de ses actions. C'est une véritable réussite sur le plan de l'intrigue. D'autant plus que le développement est complet et relativement cohérent. Par ailleurs, le film manque tout de même de repère temporel afin de placer le récit dans l'Histoire et les personnages secondaires pourraient être légèrement plus visibles (malgré une omniprésence de Donald Trump).
Très succinctement, le scénario est lucide et raconte un éventail de choses claires oscillant aussitôt vers le drame, aussitôt vers la comédie. Malgré quelques détails, l'ensemble est très complet.
Ali Abbasi raconte avec justesse un pan d'un futur président des États-Unis ; il est important de voir ce film pour la culture ainsi que pour voir l'humain derrière l'homme et surtout de découvrir comment l'humain est devenu monstre.
Dans les années 80 un golden boy, avec déjà sa mèche et sa bouche en cul-de-poule, s’affranchît de son père pour construire un empire immobilier tout à sa gloire. Conseillé par un homme de l’ombre, joué par un Jeremy Strong au sommet de son art, qui lui apprendra la corruption, la malversation et le mensonge et façonnera le Trump que l’on connaît aujourd’hui. On a un peu l’impression d’assister à la naissance de Dark Vador ou la Trump Tower aurait remplacé l’Etoile Noir.
« The Apprentice » est un film qui ne risque pas de plaire à Donald Trump, puisqu'il dresse un portrait peu flatteur de l’homme d’affaires. Le film retrace l’ascension du futur magnat de l’immobilier dans le New York des années 70-80, avec en toile de fond l'influence inquiétante de son mentor, l'avocat Roy Cohn. Ce biopic, bien documenté, met en lumière l’évolution de Trump, de jeune homme ambitieux à une figure écrasée par un égo démesuré et un mépris flagrant pour ses pairs, sa famille, et même sa femme. Entre réalisme glaçant et scènes éclairantes, le film dévoile une vision terrifiante de l’homme derrière la réussite, laissant peu de place à l’admiration.