The Apprentice
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laurie james
laurie james

23 abonnés 218 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2024
Le grand intérêt du film est de découvrir comment Donald Trump est passé de Donny le fils à papa, lourdaud sans grand talent mais fasciné par l’élite financière au personnage outrancier que l’on connaît aujourd’hui. Vous pourriez être frustré par le fait que le film s’arrête au moment où il le devient après avoir trahi tout le monde.
Le film comporte deux parties aux esthétiques bien distinctes.
A mesure que l’un prend de l’ampleur (Trump/Sebastian Stan) dans tous les sens du terme, l’autre rétrécit (Roy Cohn/Jeremy Strong). Les deux acteurs jouent à la perfection sur ce registre sans jamais en faire trop.
Il ne s’agit pas d’un film polémiste mais plutôt d’un questionnement sur ce qui fait ou non la grandeur de l’Amérique et comment un homme sans grande envergure initiale peut devenir un sinistre démagogue en appliquant quelques principes simplistes mais dévastateurs pour les autres.
Instructif et finement interprété.
Pamolico - blog
Pamolico - blog

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2024
Peu à peu, le Donald Trump que nous connaissons apparaît, métamorphosé par les conseils prodigués par Roy Cohn, avocat faiseur de roi. La bouche se tord, la mèche se fige sous la laque, le discours se gorge d'hyperboles, d'auto-satisfaction et de mépris tandis que le jeune premier fleur bleue des débuts disparaît. Sebastian Stan est véritablement autre dans ce long-métrage, se métamorphosant sous nos yeux et sous l’œil grainé de la caméra qui pare d'accroc le faste et le soyeux du marbre (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2024/10/17/the-apprentice-ali-abbasi/)
Jeanmi V.
Jeanmi V.

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2024
Quand on voit Trump aujourd'hui, , quand on entend ses discours, ses propos en général, on peut se rendre compte que ce film, c'est totalement lui. Incarné par un acteur formidable, qui reprend les moindres tics, les attitudes, qui fait simplement ressortir l'ego démesuré du personnage, bref, une incarnation parfaite. Une mention également pour le personnage de l'avocat, son mentor, à la fois complètement retors et finalement assez humain. Mieux qu'un simple biopic, on dirait vraiment que ça a été tourné en situation. Bravo.
Prad Bitt
Prad Bitt

9 abonnés 219 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2024
"The Apprentice" est un biopic pimpant et plein d'énergie qui relate la montée en puissance de Trump et sa relation d'affaires avec l'avocat sans scrupules Roy Cohn. Analyse d'un Golden Boy aux dents qui rayent le parquet pour ma part réussi et terriblement bien incarné par Sebastian Stan et Jérémy Strong.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Dans un monde où les œuvres engagées et contestataires se font plus rares et où la liberté d’expression semble parfois devenir chose du passé, faire une œuvre à charge contre l’ancien Président américain et magnat Donald Trump qui va possiblement diriger de nouveau la « plus grande démocratie » du monde est osé, une petite gageure assez courageuse même. Ou suicidaire... Et visiblement beaucoup d’acteurs, de producteurs et de cinéastes ont botté en touche. C’est le très versatile cinéaste danois d’origine iranienne, Ali Abasi, qui s’est acquitté de la tâche avec beaucoup d’efficacité. On l’a découvert avec le drame étrange avec des trolls (!) « Border » et il a été consacré avec l’immense thriller tourné en Iran « Les Nuits de Mashad », qui lui avait valu se première sélection cannoise en compétition officielle. Rebelotte avec ce biopic sur les jeunes années de Trump qui est tout autant une chronique des années où le capitalisme sauvage a, au choix, gangréné ou sauvé le pays. Et notamment la ville de New York où se déroule la majeure partie du long-métrage...

C’est Sebastian Stan qui a eu le courage d’accepter d’endosser le rôle principal du film qui a pris comme titre une émission de télé-réalité produite et tournant autour du magnat à la mèche orangée. Un choix audacieux pour un acteur qui se bonifie avec le temps et dont les choix sont de plus en plus passionnants hors du Marvel Cinematic Universe où il incarne Soldat de l’hiver. Loin de l’imitation gestuelle facile ou du mimétisme physique forcé et ridicule, il est un Donald Trump étonnamment crédible qui s’avère d’une naïveté confondante (et parfois touchante) par instants et un monstre d’égoïsme et de bêtise doté d’un dédain abyssal le reste du temps. Le portrait est à charge certes mais jamais excessif ou trop accablant, plutôt nuancé et instructif même. Et c’est la force du film : on y croit, c’est réaliste et le jeune Trump représenté ici porte toutes les semences de l’homme extrême et facétieux que l’on connaît aujourd’hui.

Stan n’est cependant pas seul à briller car le film fonctionne sur un habile duo qui représente la rencontre puis le pacte quasi faustien entre lui et l’avocat conservateur et corrompu (et aussi gay en cachette!) Roy Cohn. D’ailleurs, les séquences où ils se retrouvent ensemble sont de loin les meilleures. Un personnage tout aussi effrayant et malsain incarné par un Jeremy Strong (la série « Succession ») qui pourrait recevoir une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle tant sa composition est digne de louanges. Leur relation évoluant entre l’altruisme des débuts, régie par des intérêts mutuels ensuite puis virant à la répulsion réciproque sur la fin (du monstre égoïste et impitoyable qu’il a créé pour Cohn et dictée par la peur du SIDA contracté par son ancien protecteur pour Trump) est passionnante. C’est le cœur de « The Apprentice » et elle nous en apprend beaucoup sur le Trump d’aujourd’hui et son modus operandi politique et populiste.

Tout cela, le script qui accouche du film d’Abasi le résume en trois règles qui vont inaugurer la rencontre entre ces deux hommes puis clore le film. Trois manières de gagner et de régner qui résonnent d’une manière édifiante à l’heure où chaque jour on voit le candidat à l’élection haranguer les foules à coups de mensonges, d’attaques irraisonnées et de contestation de toute défaite. Une œuvre qui semble plus que dépeindre la réalité du passé sur le versant politique et qui doit broder pour les séquences plus privées mais dont on se doute qu’elles ne sont pas tant éloignées de la réalité. D’ailleurs, les moments dépeignant sa vie maritale avec Ivana Trump sont un peu moins intéressants et auraient pu être évacués du script pour se concentrer sur l’homme politique. Abasi filme également le New York des années 70 et 80 avec un grain d’image en parfait accord avec l’époque ce qui nous aide à nous replonger dans les années charnières de cette ville et de mieux comprendre comment Trump a pu y grandir en tant qu’entrepreneur mégalomane. Un bon film qui s’avère d’utilité publique à quelques semaines des élections.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 852 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2024
Plongée effrayante dans les arcanes de l’empire américain où l’on découvre l'ascension du jeune Donald Trump grâce à un pacte faustien avec l’avocat Roy Cohn.

Après son terrifiant (et bluffant) thriller politico-iranien (Les Nuits de Mashhad - 2022), Ali Abbasi fait sensation en s’intéressant au magnat de l'immobilier Donald J. Trump (avant qu’il ne devienne Président des États-Unis de 2017 à 2021). Ne vous y trompez pas, The Apprentice (2024) n’est absolument pas un biopic sur le très décrié personnage. Le film vient uniquement mettre en lumière, un moment bien précis de son existence, à savoir sa relation avec son mentor, l’avocat conservateur (et véreux) Roy Cohn, qui a su déceler en lui, son futur potentiel et ainsi, lui mettre le pied à l'étrier.

On suit ces deux protagonistes parfaitement détestables sur une période allant du début des années 70 à la fin des années 80, où le jeune Trump trouve en l’avocat (dans un premier temps) comme un père de substitution, avant de littéralement prendre le dessus et le vampiriser. Tandis que Cohn voyait en lui son prochain partenaire de jeux (au lit), on devine d’ailleurs entre eux la naissance d’une “bromance” homo-érotique (à sens unique).

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la façon avec laquelle le réalisateur est parvenu à retranscrire avec fidélité le New York d’antan. Le film à une certaine patine et cela joue énormément en sa faveur. Et pour cause, le réalisateur a accentué le grain de l’image (façon 16mm) pour représenter toutes les séquences situées dans les 70’s et un léger filtre façon VHS pour celles se déroulant dans les 80’s.

Côté distribution, là aussi le film fait très fort, en ayant choisi Sebastian Stan (Donald Trump) & Jeremy Strong (Roy Cohn) comme antagonistes principaux. Ils incarnent à merveille leur personnage, la prestation de Strong y est bluffante (son regard et sa démarche en disent long), quand celle de Stan marque les esprits et parvient à éviter la surenchère, voire la caricature (façon SNL), en interprétant un jeune loup aux dents longues et peu sûr de lui.

Ali Abbasi sublime son immersion dans l’horreur capitaliste en nous montrant de façon assez crue, la naissance d’un monstre.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2024
Un biopic réussi mais froid, centré sur l'ascension d'un personnage controversé sous le mentorat d'un personnage non moins controversé mais plus attachant paradoxalement.
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/10/the-apprentice-dali-abbasi-edifiant.html
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Trump dans sa jeunesse, au début des années 70, n'était pas le personnage vulgaire qu'il est ensuite devenu, connu de par tout le monde.
Débordant d'ambition, il veut principalement construire un hôtel de luxe au cœur de New York, tout en cherchant comment exonérer les investisseurs de taxes par de multiples magouilles, de la corruption, voire même du chantage.
Mais sa rencontre avec Roy Cohn, un avocat sulfureux de New York, va lui permettre d'apprendre tous les rouages nécessaires pour conquérir le pouvoir afin d'en devenir une personne sans aucune moralité.
Jusqu'à dépasser le maître qui décèdera en 1986 du SIDA alors qu'il s'était opposé publiquement à l'homosexualité.
Le Trump assez acceptable du début des années 70 fait place en 1986 à un individu dépourvu de toute morale et d'empathie pour qui ose se mettre en travers de sa route.
Les deux acteurs principaux sont époustouflants, le film présente une esthétique proche du clip, et il n'y a pas un seul temps mort sur deux heures.
Midnight on the cliffs
Midnight on the cliffs

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2024
The Apprentice est une époustouflante leçon de cinéma qui démontre qu'il est encore possible de faire un grand film dans une industrie qui préfère désormais produire du "contenu". Chaque détail est pensé, du grain de la caméra pour représenter les années 70 et 80 aux musiques choisies avec soin et toujours pertinentes. Bien plus qu'un biopic, c'est une fable sombre et sans concession sur le pouvoir corrupteur de l'argent et l'obsession de la réussite matérielle.

Si Sébastian Stan campe un Trump plus vrai que nature avec sa gestuelle, ses mimiques et ses tournures de phrases favorites, Jeremy Strong lui vole la vedette en créant un personnage plus nuancé qui s'humanise pendant que son protégé se déshumanise.

Bref, un film comme on n'en voit désormais plus que tous les dix ans. Ne ratez pas votre tour, le prochain est dans une décennie !
Anthonypierrin
Anthonypierrin

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2024
Vite, vite, un oscar pour ces deux acteurs ! Certes, l'histoire est connue, d'ailleurs le réalisateur ne cherche pas à créer un faux suspense. Simplement, il montre. Il montre l' ascension "Scarfacienne"' du grand Magnat Trump, et il le montre tellement bien qu'on ne s'ennuie pas une seconde devant ces deux heures de film. Cela grâce à des dialogues percutants, un montage énergique et un regard original et horrifique sur la création d'un "monstre". Alors, pro-Trump ? Anti-Trump ? On s'en fout, c'est juste un très bon film !
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2024
Du grand cinéma dans ce portrait parfait et intéressant !
Trump et son ascension sans aucune censure, juste génial !
Pas de chichi ou de faux-semblant, un vrai fil cash et filmé à l’ancienne avec un portrait où on voit ses qualités et ses defaults, sa folie des grandeur, sa décadence, sa débilité et sa cruauté pour les gens sans aucune limite, et ça fait du bien à voir !
Un très bon film avec une super bande son.
Je reste juste sur ma faim, car j’aurai préféré une fin où on le voit président comme la relation qu’il a avec sa femme aujourd’hui..
Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Le film lorgne par moment du côté du Parrain de Coppola, avec le frère ainé pas au niveau, le père dur, l'absence de scrupules etc. Mais Trump ne semble avoir aucun affect, un démon sans cœur contrairement à Michael Corleone. Le film ne lui accorde pas un seul point positif. La photographie est très réussie, bonne esthétique du film. Sensation de malaisance en sortant du film.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Fort, hyper bien joué. Les deux acteurs principaux sont époustouflants. Attention qq images choc mais le film est très fort.
Dom Nantes
Dom Nantes

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Beaucoup apprécié, un film qui fait froid dans le dos. Portrait d’un homme machiavélique, mysogine et sans pitié.
Si la fiction se rapproche de la réalité, ça fait peur.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 octobre 2024
Bon, voilà une fois de plus un film américain (ou, plutôt, un faux film américain puisque canado/danois/irlandais et réalisé par un danois d'origine iranienne) à côté duquel je passe en ne ressentant pas grand chose sauf de l'ennui. Divers problèmes nuisent à ce film, les principaux étant que le choix n'est jamais fait entre satire et réalisme, que l'image est toujours très laide et qu'on doit se "farcir" de la "musique" disco pendant 2 heures. Seul point positif : l'interprétation est plutôt réussie. Par contre, je doute malheureusement que ce film (qui va finir par sortir aux Etats-Unis malgré les efforts trumpistes pour empêcher sa sortie) puisse avoir une influence quelconque sur l'élection.
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