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petitbandit
118 abonnés
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3,0
Publiée le 11 novembre 2024
Trump et son univers impitoyable. Un film plus qu’intéressant avec des acteurs convaincants et une très bonne mise en scène . Comme il est impossible de vérifier la véracité de certains passages, on peut imaginer le parti pris à charge du réalisateur. Une ambiance de l’époque bien reconstituée aussi, À voir surtout qu’il a été réélu, cela donnant une dimension supplémentaire à l’ensemble
pas le film de l'année mais quand même un très bon film. Énorme coup de cœur pour Jeremy Strong dans le rôle de Roy ! Oscar d’un second rôle masculin ?
The Apprentice confirme la médiocrité du cinéma d’Ali Abbasi, réalisateur du surestimé Gräns (2018) et de Ankabut-e moqaddas (2022) où s’observait déjà une complaisance dans le filmage de la monstruosité humaine. Il s’agit cette fois de retranscrire l’ascension politique de Donald Trump sous l’influence de son mentor, Roy Cohn, un avocat d’affaires : le récit d’apprentissage, qui repose sur plusieurs règles d’abord explicitées puis mises en application telles que l’attaque comme stratégie d’approche ou la négation de toute vérité qui pourrait s’avérer incommodante, prétend disséquer le futur président des États-Unis et prend la peine, pour cela, d’ouvrir son corps sans pourtant accéder à son âme, moins encore à ses ambiguïtés morales. Le style caméra à l’épaule confère à l’ensemble des airs de faux documentaire auquel se heurtent des partis pris clinquants – montage agressif à la manière d’un clip, musique omniprésente – si bien que la démarche du réalisateur devient progressivement imprécise, sinon incohérente. Celui-ci cède, une fois de plus, aux reflets de son personnage idolâtré alors que le discours de fond exige, lui, sa démystification. La seule idée pertinente consiste à représenter Trump comme un consommateur avide de conseils, de passe-droits et de pouvoir : son supérieur symbolique, ledit Roy Cohn, se voit spoiler: dévoré de l’intérieur à la fois par la maladie mais également par son élève . Voilà donc une production superficielle et trop longue qui s’empare d’une figure monstrueuse dans l’unique but de tirer profit de son aura médiatique.
Sortir un film pareil à quelques semaines de l’élection présidentielle américaine, c’est une sacrée responsabilité.
On le trouverait presque sympa et drôle le jeune Donald de 30 ans qui cherche à se faire un nom à New-York. Le self-made-man un peu filou qui enchaine les bons coups sur des rythmes funkys, filmé avec des caméras d’époque. C’est ce qui se dégage du film et je trouve ça scandaleux. Ce faux biopic ne « balance » rien du tout. Il omet de sales histoires, et le réalisateur a l’air sacrément nostalgique de cette époque 80’s New-yorkaise mafieuse dans laquelle Mr Trump s’est forgé.
J’espère ne pas faire injure au travail réalisateur ainsi qu’aux acteurs en disant ça, mais je l’ai beaucoup plus vu comme un vrai documentaire plutôt qu’un réel biopic. J’ai été pris de fascination du début jusqu’à la fin. Le jeu d’acteur, l’écriture, les décors y est évidemment pour beaucoup.
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Excellent film pour la qualité de sa réalisation et surtout des trois acteurs principaux. Outre l'aspect et les tics, Sebastian Stan a repris la voix et la manière de scander les paroles de Trump, il est totalement bluffant.Jeremy Strong est incroyable dans ce personnage d'avocat véeux qui va au delà de l'arrogance. On est toujours génés dans un biopic de connaitre la distance à la réalité mais l'impression d'un homme pret à marcher sur tout y compris sa famille se construit scéne après scéne pour aller jusqu'à l'iécoeurant sur les scénes finales. Juste, on ne voit pas trop ceci pourquoi avoir inséré la séquence sur les retouches esthétiques qui n'apporte rien. Chapeau quand même aux Etats-Unis coté liberté d'expression, il parait impossible chez nous de sortir un portrait aussi acide d'un de nos présidents de son vivant..
TW vil dans le film. J'avais fait vœux d'oublier mon opinion sur Donald Trump le temps du visionnage de ce biopic. Je dois avouer que je l'ai trouvé presque attachant de par sa pugnacité, sa ténacité, et sa volonté. Mais dès que la "faiblesse" est apparue autour de lui dans le film, il est devenu méprisant et méprisable, dégoûtant, détestable. Une scène extrêmement dérangeante pour moi, dans le rapport mari/femme. Ce film a tenu sa promesse, me faire passer 2h agréables, mais mon opinion sur le personnage est restée la même !
Film quasi documentaire sur Donald Trump et sa vie avant d'entrer en politique. Très bon rythme. Ce film dépeint la personnalité de Trump, y compris dans sa relation avec ses amis, sa femme, sa famille. A voir.
C'est un film en deux parties finalement. La première partie raconte celle d'un homme en apprentissage et la seconde c'est le passage à la pratique. Les rôles s'inversent entre lui et son mentor. Des interprètes incroyables. Fiction ou pas , ça sent l'Oscar.
Un bon film, captivant. Excellente prestation de Jeremy Strong et de Sebastian Stan. Il incarne parfaitement Trump. Ce que j'ai aimé dans ce film c'est qu'il ne prend pas parti pour les anti ou les pro Trump. On voit son évolution de dauphin vers requin guidé par un avocat impitoyable et même si beaucoup de côtés négatifs de la personnalité de Trump sont mis en avant ce n'est pas utilisé pour imposer une idée globale qui desservirait le film, on reste sur une multiplication de moments descriptifs et cela n'a provoqué ni animosité, ni empathie envers le personnage et finalement c'est ce que j'ai aimé.
Je connaissais, comme tout le monde, Donald Trump, l’homme politique et l’homme des affaires, l’optimisateur fiscal borderline, l’homme des conquêtes sexuelles et de leur rétribution, l’hommes des mensonges aussi. On découvre ici son ascension et l’apprentissage de ses méthodes et les 3 fameuses règles : attaquer, nier les faits et se déclarer vainqueur même dans les défaites. Vous l’aurez compris, chez lui, peu importe les moyens, seul compte le résultat. Il a été à bonne école et il a dépassé son maître et mentor, Roy Cohn, qui voit sa créature lui échapper et se détourner de lui. « The Apprentice », c’est avant tout un superbe casting, Sebastian Stan et Jeremy Strong en tête, et un film monté avec des capitaux canadiens, danois et irlandais mais aucun producteur américain n’y a participé. De même qu’une fois produit, le film a du mal à être distribué aux USA. Est-ce un signe de ce que l’on peut faire ou non aux USA, le pays du capitalisme et de la liberté d’entreprendre ?
L’ascension d’un gars du Bronx ayant de grosses ambitions personnelles dans le monde de l’immobilier New-Yorkais ; faire mieux que son père, devenir un homme puissant quel qu’en soit le prix : Donald Trump. Sous l’aile d’un avocat véreux, il va se construire un réseau solide et devenir plus ignoble que son maître : la créature de Frankenstein dépassera voire dévorera son créateur. Souvent drôle mais surtout cynique, ce portrait d’une des personnalités les plus polémiques des 50 dernières années fait froid dans le dos ; mais ce qui est le plus terrifiant encore, c’est que ce biopic est prétexte à dépeindre un ultralibéralisme sans limite, érigé en religion, l’individualiste qui nie les masses au profit du puissant. La théorie du ruissellement, chère à Reagan, prend tout son sens ici comme chez nous. Avec ce film, présenté à Cannes et sortant en pleine campagne US, Ali Abbassi s’éloigne du biopic bien sage ; la réalité montrée comme telle tient de l’horreur. Le capitalisme libéral est clairement dénoncé, et cette dénonciation dépasse les frontières US et montrent au combien le capitalisme financier est délétère sur l’économie réelle. Le monde des puissants n’est pas très beau à voir : pression, dénonciation, menace, chantage,… tous les coups sont possibles pour arriver à ses fins ; et le peuple est nié, sans défense… Ali Abbassi décide même de ne pas le montrer. Sans aucun temps mort, ce film est chirurgical, cinglant et implacable. Le Trump de fiction pourrait paraitre excessif ; mais il a malgré tout du mal à se hisser à hauteur de l’original ; donc on ne peut qu’y croire ; jusque dans la scène de viol visant à montrer à quel point le pouvoir de ce type d’homme est démesuré, rien, ni personne ne doit résister. Les deux acteurs principaux sont au diapason avec un Donald Trump plus vrai que nature ; aux tics bien identifiables mais sans jamais sombrer dans la caricature. Edifiant. On serait curieux de voir l’ex président fulminer devant cette marionnette sur pellicule, grotesque, amoureuse de l’argent, du pouvoir et surtout de lui-même ; lui qui a voulu faire interdire la sortie du film aux EU durant la campagne présidentielle. Un biopic punchy, malaisant, qui va au-delà d’une charge contre l’homme : un brûlot contre un système. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Une plongée audacieuse dans la jeunesse de Donald Trump, focalisant sur son ascension dans le New York des années 70-80 et guidée par l’avocat sans scrupules Roy Cohn. Ali Abbasi choisit une approche originale en limitant le récit aux débuts de Trump, période où Cohn l’initie aux méthodes impitoyables du pouvoir. Sebastian Stan incarne Trump avec une justesse évitant la caricature, donnant un visage nuancé à ce personnage complexe. La force du film réside dans son atmosphère sombre et stylisée, rappelant la décadence d’une époque, que ce soit à travers des orgies baignées de lumières rouges ou des manoirs vides. La relation entre Trump et Cohn, pleine de fascination et de trahison, donne toute son intensité au film. Abbasi réussit à exposer la « logique de prédation » de la finance américaine, rendant le mentor attachant dans sa propre monstruosité. Mais le rythme s’essouffle légèrement en reléguant Cohn à l’arrière-plan dans sa seconde moitié, laissant un Trump en voie de succès mais trop proche de sa propre mythologie pour véritablement surprendre. Si le film échoue à révéler une face inédite de Trump, il livre une satire sombre et efficace, révélant le terreau cynique qui a forgé le personnage public qu’il deviendra.