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Cathpout14
38 abonnés
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4,0
Publiée le 6 octobre 2024
A voir absolument, pour l'intelligence et l'humour, pour le montage très original et la beauté mise en avant, surtout - mise en avant : toute l'humanité qui ressort de chaque situation et expérience, et qui met un grand coup de pied dans la fourmilière des médias mainstream qui entretiennent la peur et la violence. Voilà c'est dit. Bravo pour ce très chouette film.
Faire un documentaire drôlatique sur l'Afghanistan post 11 septembre, le pari pouvait paraitre osé, et pourtant le résultat est tout simplement formidable. Il y a un côté feel good dans l'escapade de ces têtes brûlées et de ce froussard qui tient la caméra, où tout parait trop surréaliste pour être vrai. Et historiquement ce film est assez précieux, tant il montre en quelques images l'impréparation américaine.
Documentaire qui a le grand mérite de nous proposer un voyage en Afghanistan après l'arrivée de la coalition en 2001.
Il nous donne à voir un pays maltraité par les contingences historiques, mais au potentiel humain formidable.
Le ton du film ( passionnant ) mêle bonne humeur et tension dans cette équipe composée de deux journalistes et d'un touriste ( ils seront accompagnés d'un chauffeur et d'un traducteur afghan)
Ce dernier sera au final l'auteur de Riverboom ( du nom d'une rivière Afghane, prise par les crues qui contraindra les protagonistes à passer une nuit dans leur voiture)
Claude part en Afghanistan avec deux compères, Serge et Paolo, un an après l'invasion américaine. Après la perte de ses parents, il a du mal à faire son deuil. Décidés à faire le tour du pays pour envoyer au Figaro des chroniques hebdomadaires, ils rencontrent les populations locales mais aussi des notables impliqués dans les jeux de pouvoir dans le pays. En salle le 25 septembre.
spoiler: "Riverboom" a été une séance très inégale pour moi. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le film à cause des images d'archive d'une qualité médiocre et du concept documentaire autobiographique assez particulier. La première partie a été soporifique et j'ai eu la bonne surprise d'entrer soudainement dans le récit et d'aimer le spectacle. Le ton humoristique employé par le narrateur est d'une fraîcheur très agréable, piquant à souhait ! J'ai été touché par l'histoire personnelle du réalisateur, la relation à ses parents et au deuil, que le voyage et l'aventure dangereuse fait évoluer. Les personnages sont attachants.
Ce documentaire est un petit bijou d'authenticité. Claude avec sa caméra à 3 francs 6 sous nous plonge dans une aventure surprenante et touchante au coeur d'un Afghanistan qui se déchire de toute part.
Un retour dans un passé pas si lointain en Afghanistan. Un pays complexe , à la fois hostile et accueillant. Il fallait être Suisse et fou pour le traverser en 2002 déjà. Un format de film original. Pas du grand ciné mais j’ai passé un bon moment car j’aime les histoires vraies!!
Un documentaire certes, façon road-movie (« film de route » qu’il faut dire), sur un pays successivement ravagé par la guerre tout court et la guerre civile ensuite. Mais pas seulement : une leçon de géopolitique aussi. Avec un regard caustique de reporters suisses à l’éducation protestante, tantôt luthérienne, tantôt calviniste. Toute la Suisse, quoi ! Ils arrivent à nous faire sourire d’allusions empreintes à leurs propres histoires sociales et familiales. Sur la fin, le sujet change un peu de registre pour évoquer plus précisément des souvenirs douloureux d’un membre du groupe, sur un mode narratif onirique. Sur le plan technique, on pardonne en raison des conditions de tournage sur le vif. Le son du caméscope est particulièrement médiocre. Il faut dire que le support a vingt ans d’âge. Présenté comme ayant été, à l’époque du retour de l’équipe en Suisse, perdu par le technicien qui devait les numériser. Des pépites finalement retrouvées qui ont permis ce montage. Il n’est pas dit que ce soit la vérité. Mais peu importe, le documentaire est là avec son originalité propre. Les festivals qui l’ont favorablement accueilli et primé parfois ne s’y sont pas trompés.
Beaucoup de mal à comprendre l'engouement sur la proposition. . Sur YouTube on appellerait ça juste un vlog. De là à en faire un film.. et récompensé en plus ! A part 2/3 clichés bien trouvés, tout le reste est un roadtrip linéaire qui ne va jamais plus loin dans son voyage que pour chercher "la bonne image". Franchement c'est mauvais et les problématiques afghanes méritaient mieux
Un film surréaliste! les situations sont tellement étranges qu'on est vraiment fascinés par cette histoire rocambolesque. C'est vif, drôle et très instructif. A voir sans hésiter.
Ce film se situe entre le document Arte, le film de vacances tourné en super 8 et les reportages d’Antoine de Maximy ! L’humour passe bien et est salvateur dans le contexte de ce périple. A voir
plein d'humour et sans prise de tête, un super voyagecen Afghanistan. on y rencontré des gens adorables, des chefs de guerre, et ces journalistes un brin dilettante, mais qui ont informé les français sur la guerre en Afghanistan. chouette road movie
Un typographe lausannois se retrouve embrigadé avec un journaliste genevois et un photographe florentin dans un road trip sous tension dans l’Afghanistan de l’après 11 Septembre. Conçu avec des photos et des vidéos d’archives ce documentaire novateur est à la fois un carnet de bord intime, un buddy movie et un témoignage du chaos afghan. Et le tout enrobé d’humour par un jeune suisse englué dans un trauma originel, projeté sur un terrain de guerre et devenant réalisateur dès l’instant où il achète une petite caméra numérique dans un bazar de Kaboul. Un film qui a fait boom dans mon cœur.
Riverboom, c’est l’histoire de trois reporters qui n’avaient pas prévu de se retrouver embarqués ensemble dans une folle équipée en Afghanistan. Quelques mois après les attentats du 11 septembre 2021, le photographe suisse Claude Baechtold accepte l’invitation du journaliste du Figaro, Serge Michel, spécialiste du Moyen-Orient, pour particpier à un reportage au long cours en Afghanistan, pour voir si la Pax Americana se déroule bien comme prévu. Accompagnés de Paolo Woods, un photographe de guerre qui n’a peur de rien, les deux Suisses vont démarrer un road-trip très « rock and roll » à travers un pays ravagé par la guerre et les rivalités entre groupuscules ethniques.
Riverboom est un formidable documentaire, à mi-chemin entre le récit d’aventures et le voyage journalistique, racontant de l’intérieur toutes les péripéties vécues par trois lascars, qui n’avaient, au départ, pas prévu de partager 50 jours sur les petites routes cabossées et dangereuses d’Afghanistan.
Embarqués volontaires dans une même galère en terres inconnues, nos trois « Tintin reporters » vont être confrontés à des situations incroyables, tant humaines, que matérielles, filmant, interrogeant et photographiant au passage tout ce qu’ils peuvent : paysages magnifiques, villages ravagés par la guerre, autochtones adultes comme enfants aux vêtements colorés et aux visages éblouis par l’objectif…
Plus d’une fois, les trois compères se retrouveront dans des situations plus que périlleuses, notamment lorsque leur voiture va se retrouver coincée au bord d’une rivière, contraints, par l’orage, à passer la nuit dans leur voiture, à la merci des voleurs.
Plutôt que de jouer la carte du sérieux et de l’émotion, mais sans jamais négliger la dimension pédagogique, pour permettre au spectateur de se replonger dans le contexte de l’époque, Riverboom se présente comme documentaire drôle et rythmé, bourré d’anecdotes et de surprises. Durant 1h30, nous voilà donc embarqués dans un 4×4 avec ces trois gus devenus très potes au fil des jours, dans un improbable périple où l’on peut courir dans un champ de cannabis ou sauter sur une mine à tout instant… mais avec le sourire !
Claude Baechtold a sur trouver le ton juste pour raconter le chaos qui peut régner dans ce pays, avec une forme de détachement et d’humour adéquate, mêlant au passage son histoire personnelle (il ne s’est jamais remis de la mort accidentelle de ses deux parents) à celle de l’Afghanistan.