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fabienleouf
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2,5
Publiée le 13 février 2025
le film serait intéressant, l'histoire est pas trop mal mais ça se fatigue vite à un peu plus d'une heure de visionnage. franchement il traîne vraiment trop en longueur.
Ben un veuf qui n’arrive plus à chanter dans sa synagogue retrouve sa voix quand il rencontre son ancienne prof de musique qui rêve à plus de 60 ans de passer sa bat-mitzvah. Mélange de comédie et de drame, comme souvent dans le style, pour ce film sur les déboires d’un juif new-yorkais qui nous fait un remake de Harold et Maud. En dehors de l’image assez laide, j’ai trouvé ce film assez excluant, comme s’il n’était destiné spécifiquement qu’à une seule communauté.
"Carla et Moi" est une comédie qui suit Ben, un chanteur en crise de foi, et Carla, une femme âgée rêvant de réaliser sa bat-mitzvah. Ce duo improbable évolue dans un univers proche du style Woody Allen. Malgré quelques séquences intéressantes, l'humour peine à s'imposer et l'intrigue manque parfois de souffle et d'équilibre.
Ben (Jason Schwartzman) est chantre dans une synagogue. Il vient de perdre sa femme et sa voix. Sa mère, remariée avec une immigrée philippine convertie au judaïsme, se ronge les sangs pour lui. Son rabbin souhaite lui présenter sa fille. Mais Ben est étrangement attiré par Carla O’Connor, son ancienne professeure de musique au collège, de trente ans son aînée, qui prépare sa bat-mitsvah.
Nathan Silver n’est guère connu en France alors qu’il a déjà tourné neuf longs-métrages. Un seul était jusqu’à présent sorti en France, "C’est qui cette fille ?" (2016), qui m’avait laissé sur le bord du chemin. C’est que ce réalisateur creuse un sillon très américain, pour ne pas dire très new-yorkais, dont on pensait qu’il avait été essoré par l’auto-dérision décapante d’un Woody Allen : celui du Juif ashkénaze en pleine "midlife crisis", coincé entre sa mère et son Dieu.
Le titre original "Between the Temples" renvoie à une quête religieuse, celle de Ben dont la foi vacille, celle de Carla qui a décidé de se convertir au judaïsme. ce titre était intraduisible. les distributeurs français ont fait le pari culotté et transgressif d’un clin d’oeil au couple Sarkozy, qui tombe un peu à plat car, évidemment, de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni, il ne sera jamais question dans ce film.
Le scénario avance lentement et les presque deux heures du film peuvent sembler bien longuet. Son principal moteur est ses scènes de repas, filmés très serrés par une caméra qui rebondit d’un convive à l’autre, avec un léger temps de retard, comme si elle était constamment en retard d’un temps. Celui qui réunit Carla, son fils, légitimement curieux de la nature du lien qui unit sa mère à Ben et choqué d’apprendre la conversion de sa mère, sa belle-fille et ses deux petites-filles, est malaisant à souhait. Mais le meilleur est la longue scène finale, un dîner de shabbat évidemment, qui réunit la quasi-totalité des protagonistes (Ben, ses deux mères, son rabbin et sa fille, et Carla) avec des dialogues pétaradants.
Balourd, caricatural , surjoué, l’actrice est particulièrement insupportable avec sa voix perchée, je n’ai pas pu attendre la fin tellement ce film était pénible. À fuir …
"Carla et moi" part d'une situation bien connue : le quadragénaire en crise et qui va tenter un pas de côté pour reprendre sa vie en main ou tout au moins y retrouver goût. Ici le quadra est un chantre de Synagogue. C'est dire qu'il a dû mal à trouver sa voie après la mort de sa femme (une écrivain alcoolique, à l'érotisme téléphonée). Grâce au scénario, il va aussitôt retrouver son ancienne professeure de musique, désormais septuagénaire et tout aussi flottante que lui. Elle a décidé de renouer avec ses origines juives et de préparer sa bat-mitzvah avec son ancien élève. Se noue une relation amicale et tendre et teintée d'une affection amoureuses. Autant dire que les ingrédients permettaient un film drôle (tout juif new-yorkais cherche des répliques à la W. Allen) et subtile (tout juif new-yorkais cherche la mélancolie à la Noah Baumbach). Hélas ici, tout devient brouillon, bavard, hystérique même et au final sans charme.
Les retrouvailles entre un chantre qui ne parvient plus à assurer son service lors des cérémonies juives et son ancienne professeure de musique qui envisage de procéder prochainement à sa bar mitzvah sont le prétexte à une succession de péripéties tragi comiques dans le plus pur esprit (humour noir de la dérision, névroses diverses et mères envahissantes) auquel Woody Allen nous a habitués depuis longtemps - et avec nettement plus de réussite. Ici le scénario plutôt bien écrit est desservi par une mise en scène pleine d’ afféteries et artificielle qui s’avère sur la longueur assez épuisante. Cette sensation va culminer dans un repas qui regroupe à peu près tous les protagonistes dans une débauche de mouvements de caméra et de dialogues morcelés. Heureusement les deux comédiens Jason Schwartzman et Carol Kane par leur abattage et leur talent apportent de la finesse et de la subtilité à deux égarés qui en deviennent du coup attachants.
Cette histoire de bat-mitsvah (très) tardive, dans le milieu juif new-yorkais, est assez déconcertante et franchement inégale, capable d'offrir des scènes très audacieuses et iconoclastes mais aussi des moments fort longuets et dépressifs. Dans le registre archi-balisé du cinéma indépendant américain, mâtiné de comédie juive transgressive, Carla et moi ressemble à une rencontre entre le Harold et Maude d'Ashby et certains films de Woody Allen mais en mode étiré et avec un humour très particulier, qui est loin de faire mouche à tout coup. C'est surtout que Nathan Silver cherche à nous surprendre par des effets de mise en scène, sans véritablement convaincre du bien-fondé de ses inspirations. A contrario, certains passages sont rendus très agaçants par le manque de simplicité, notamment dans les scènes de groupe où les conversations se chevauchent et où la caméra batifole entre les gros plans de tous ses personnages. Une façon de montrer la gêne que suscite l'argument principal du film et le chaos qu'il engendre, mais qui a tendance à énerver les témoins que nous sommes. Cela n'empêche pas Carla et moi d'avoir quelques atouts, dont une certaine originalité dans son déroulement narratif, relativement imprévisible, et le jeu d'un Jason Schwartzman, très doué pour en faire peu mais exprimer beaucoup.
Malgré un synopsis alléchant et en dépit de certaines critiques enthousiastes, nous n’avons pas trouvé dans ce film l’humour juif-new-yorkais réputé ravageur et subtil, le scénario finement déjanté et les dialogues étincelants qu’on s’attendait à savourer. À la place, on a subi un film un peu trop long avec des scènes étirées parfois jusqu’à l’ennui, des images très virevoltantes, et trop peu d’humour. Les acteurs font des efforts pour s’intéresser au sujet mais semblent souvent hors-sujet. Dire qu’on ne rit pas serait exagéré mais ne vous attendez-pas à un Woody Allen des belles années !
ouh la la !!! une catastrophe ce film. ça parle tous en même temps. une mise en scène impossible. des dialogues sans intérêt. on a un peu frisé les clichés qu’on retrouve en fin de film. j’ai tenu jusqu’au bout mais c’était très dur. une dizaine de personnes a quitté la salle
Excellent film. Toute la culture juive newyorkaise est dans les personnages et dans l'histoire. On la retrouve dans chaque petit détail et à chaque moment du film.
L’idée originale n’était pas mauvaise et on aurait pu obtenir une comédie amusante. Malheureusement, le réalisateur a surchargé les dialogues au point de rendre le film verbeux et disons le insupportable. Sans doute Woody Allen aurait-il pu tirer un meilleur parti de ce scénario. l’autodérision est une pratique courante , mais en l’occurrence, elle génère un flux ininterrompu de discussions criardes et embrouillées, contraignant la pauvre spectateur à la fuite.