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Katia (Jehnny Beth) a toujours été « différente ». Mais à trente ans passés, elle n’avait toujours pas mis un mot sur cette différence avant de découvrir, à sa grande surprise, au hasard de l’enquête que le journal où elle travaille comme documentaliste lui a confié, qu’elle coche toutes les cases de l’autisme.
Près d’un million de Français souffriraient de troubles du spectre de l’autisme (TSA), l’appelation désormais reconnue pour englober tous les troubles comportementaux, plus ou moins graves, chez l’enfant comme chez l’adulte, qui altèrent la communication et les interactions sociales. Le diagnostic en est souvent mal aisé, oscillant entre le trop et le pas assez.
Lola Doillon courait le risque de réaliser un film-dossier de l’écran, un film tout entier consacré à un sujet, ici l’autisme et son diagnostic tardif. Elle ne l’évite pas tout à fait en passant par tous les passages obligés et attendus : autisme et travail, autisme et famille, autisme et relations sociales…
Lola Doillon contourne toutefois en partie cet écueil en prenant son sujet à l’envers. "Différente" évoque autant l’autisme que la façon de vivre une histoire d’amour compliquée, comme le montre d’ailleurs l’affiche du film. La relation entre Katia et Fred est en effet au centre du film. C’est son évolution et ses rebondissements qui font avancer l’histoire et maintiennent l’attention. Katia et Fred s’aiment passionnément ; mais la condition de Katia rend leur relation impossible. S’installe un (petit) suspense : l’amour de Fred pour Katia sera-t-il suffisamment fort pour venir à bout de ce qui y fait obstacle ?
Le film est servi par son casting. Lola Doillon n’a pas choisi des stars. Jehnny Beth, dans le rôle principal, peut donner l’impression, dans les premières scènes, de surjouer les affections de son personnage, sursautant craintivement à chaque interaction, à chaque bruit inattendu. Mais la sincérité de son jeu réussit à nous convaincre. Thibaut Evrard avait la tâche plus facile, dans le rôle du bon bougre aimant mais dépassé.
J’ai lu des critiques acides, reprochant à "Différente" son classicisme et son didactisme. Je les ai trouvées bien sévères. Loin des caricatures à la "Rain Man", Différente donne des TSA une image autrement authentique. Et il le fait dans un film qui, sans être larmoyant, m’a profondément touché. Que demander de plus ?
Près d’un million de Français souffriraient de troubles du spectre de l’autisme (TSA), l’appelation désormais reconnue pour englober tous les troubles comportementaux, plus ou moins graves, chez l’enfant comme chez l’adulte, qui altèrent la communication et les interactions sociales. Le diagnostic en est souvent mal aisé, oscillant entre le trop et le pas assez.
Lola Doillon courait le risque de réaliser un film-dossier de l’écran, un film tout entier consacré à un sujet, ici l’autisme et son diagnostic tardif. Elle ne l’évite pas tout à fait en passant par tous les passages obligés et attendus : autisme et travail, autisme et famille, autisme et relations sociales…
Lola Doillon contourne toutefois en partie cet écueil en prenant son sujet à l’envers. "Différente" évoque autant l’autisme que la façon de vivre une histoire d’amour compliquée, comme le montre d’ailleurs l’affiche du film. La relation entre Katia et Fred est en effet au centre du film. C’est son évolution et ses rebondissements qui font avancer l’histoire et maintiennent l’attention. Katia et Fred s’aiment passionnément ; mais la condition de Katia rend leur relation impossible. S’installe un (petit) suspense : l’amour de Fred pour Katia sera-t-il suffisamment fort pour venir à bout de ce qui y fait obstacle ?
Le film est servi par son casting. Lola Doillon n’a pas choisi des stars. Jehnny Beth, dans le rôle principal, peut donner l’impression, dans les premières scènes, de surjouer les affections de son personnage, sursautant craintivement à chaque interaction, à chaque bruit inattendu. Mais la sincérité de son jeu réussit à nous convaincre. Thibaut Evrard avait la tâche plus facile, dans le rôle du bon bougre aimant mais dépassé.
J’ai lu des critiques acides, reprochant à "Différente" son classicisme et son didactisme. Je les ai trouvées bien sévères. Loin des caricatures à la "Rain Man", Différente donne des TSA une image autrement authentique. Et il le fait dans un film qui, sans être larmoyant, m’a profondément touché. Que demander de plus ?
Je pensais tout d'abord avoir à faire à une histoire d'amour un peu particulière. Il s'agit bien de cela mais c'est davantage autour de la spécificité de l'autisme dans sa découverte d'un diagnostic à l'age adulte.
Il fallait le dire en effet. J'aurai apprécié observer davantage l'intimité du couple et de cette histoire d'amour. Parce ce que finalement cela traite des difficultés pour un adulte avec des TSA dans une situation de travail et dans ses relations avec ses collègues. L'actrice est superbe dans son rôle. Il en fait juste assez et de manière juste. C'est déjà très fort. Le film a le mérite de mettre le doigt sur un problème de la société très actuel.
Il fallait le dire en effet. J'aurai apprécié observer davantage l'intimité du couple et de cette histoire d'amour. Parce ce que finalement cela traite des difficultés pour un adulte avec des TSA dans une situation de travail et dans ses relations avec ses collègues. L'actrice est superbe dans son rôle. Il en fait juste assez et de manière juste. C'est déjà très fort. Le film a le mérite de mettre le doigt sur un problème de la société très actuel.
Superbe, un film important et émouvant !
Les acteurs sont d’une grande justesse, le scénario fouillé.
Les acteurs sont d’une grande justesse, le scénario fouillé.
Ce film m'a beaucoup rappelé "la différence invisible" de Julie Dachez, qui y fait quelques apparitions.
Il s'agit des tribulations de Katia, une jeune documentaliste qui se découvre autiste sans déficit intellectuel (anciennement Asperger), qui trouve difficilement sa place dans son travail, sa vie sociale, sa famille et son couple. On est loin des autistes non-verbaux de Hors-Normes.
Si vous avez des connaissances sur l'autisme, ce film ne vous apprendra rien de plus. Je suis donc allé le voir sans a priori et j'en tire une expérience plutôt agréable, malgré les longueurs et les faiblesses scénaristiques. spoiler: Par exemple, je ne m'explique pas pourquoi le petit ami qui accepte sa différence fait l'impasse sur son autisme et accumule autant de maladresses
. La prestation de Jehnny Beth est crédible et les acteurs sont bons (mention spéciale à Mireille Perrier, dans le rôle de la mère).
Pas le film de l'année, mais un bon film.
Il s'agit des tribulations de Katia, une jeune documentaliste qui se découvre autiste sans déficit intellectuel (anciennement Asperger), qui trouve difficilement sa place dans son travail, sa vie sociale, sa famille et son couple. On est loin des autistes non-verbaux de Hors-Normes.
Si vous avez des connaissances sur l'autisme, ce film ne vous apprendra rien de plus. Je suis donc allé le voir sans a priori et j'en tire une expérience plutôt agréable, malgré les longueurs et les faiblesses scénaristiques. spoiler: Par exemple, je ne m'explique pas pourquoi le petit ami qui accepte sa différence fait l'impasse sur son autisme et accumule autant de maladresses
. La prestation de Jehnny Beth est crédible et les acteurs sont bons (mention spéciale à Mireille Perrier, dans le rôle de la mère).
Pas le film de l'année, mais un bon film.
Très beau film de Lola Doillon. Certainement le film que l’on attendait sur l’autisme tant il l’a traité avec la plus grande justesse . Repli sur soi, difficultés à communiquer,, à construire des relations. Tout y est avec la plus grande délicatesse. Le jeu de rôle est parfait .A ne pas manquer !!!!
En s'attachant à suivre une adulte qui se découvre un handicap, le scénario évoque habilement les "manifestations" variables d'une pathologie peu connue, résumée dans ce que la culture générale et les informations en véhiculent : de l'inapte total, mutique et potentiellement violent au surdoué monomaniaque façon Rainman.
Par sa subtilité, la finesse d'interprétation, l'affection qui dépasse les incompréhensions, la complexité des relations humaines honnêtement rendues sans quête d'émotion forcée ou de sensationnel, c'est une œuvre émouvante et réaliste qui s'appuie aussi sur les interventions de Julie Dachez et Fabienne Cazalis.
Par sa subtilité, la finesse d'interprétation, l'affection qui dépasse les incompréhensions, la complexité des relations humaines honnêtement rendues sans quête d'émotion forcée ou de sensationnel, c'est une œuvre émouvante et réaliste qui s'appuie aussi sur les interventions de Julie Dachez et Fabienne Cazalis.
ce film est une petite et en tant que autiste asperger . cela correspond totalement à nos vies . foncez y
c'est vraiment "martine est autiste" ; les seconds rôles sont dissonants et marchent pas du tout avec le rôle principal ( la mère, la collègue). Son mec a des réactions incompréhensibles des fois (
spoiler:
le numéro de strip tease, l'accélération du bateau
), juste pour faire des ressorts scénaristiques et lui faire taper des crises à l'écran.
), juste pour faire des ressorts scénaristiques et lui faire taper des crises à l'écran.
Focus sur une jeune femme brillante qui, pourtant rencontre bien des difficultés dans la vie quotidienne, dans ses interactions avec les autres y compris son ami de cœur. Elle se sent différente et finit par mettre un mot sur ses blocages : l'autisme. Poser le diagnostic ne suffit pas à résoudre le mal être d'autant que l'entourage panique...
Film salutaire qui a le mérite de mettre en avant ces maladies plus ou moins ignorées qui pénalisent lourdement les personnes concernées et embarquent toute la famille avec.
Jehnny Beth incarne pleinement cette fille souvent perdue au milieu des autres.
Film salutaire qui a le mérite de mettre en avant ces maladies plus ou moins ignorées qui pénalisent lourdement les personnes concernées et embarquent toute la famille avec.
Jehnny Beth incarne pleinement cette fille souvent perdue au milieu des autres.
Un très beau film, très juste sans chichi, très bien joué qui aborde et sensibilise sur le sujet de l'autisme. Un film qui devrait être diffusé dans les collèges et lycées pour sensibiliser sur la différence.
Film sensible et fin sur un sujet qui étonne par sa richesse. Une belle histoire qui vous emporte servie par de très bons acteurs et une réalisation juste. Un moment frais et optimiste qui fait du bien. A voir je recommande !
Vu en avant première, le film Différente ⭐️⭐️⭐️⭐️
Le 4eme film de Lola Doillon est un film rare sur l autisme qui prend au tripes. Je suis sorti de la projection et de l’échange qui en a suivi tout remué. l
Lors de l’avant-première un échange a permit de mieux comprendre la manière dont Lola Doillon a abordé le sujet. Comme la documentaliste du film en se renseignant, en rencontrant des femmes souffrant de ce trouble du spectre autistique. Certains spécialistes sont d’ailleurs présents dans le film. D’autres aussi jouent leur propre rôle ou celui de valide (80% des handicaps sont invisibles, il n’y a pas non plus une forme d’autisme mais plusieurs et il s’agit ici d’une histoire d’amour d’une personne qui se découvre atteinte de ce syndrome.
*spoiler* tout y est d’ailleurs et on plonge dans ce monde en même temps que l’actrice principale
Un film à regarder non pas comme une pure comédie ou un documentaire mais une belle histoire d’amour et d’acceptation.
Le 4eme film de Lola Doillon est un film rare sur l autisme qui prend au tripes. Je suis sorti de la projection et de l’échange qui en a suivi tout remué. l
Lors de l’avant-première un échange a permit de mieux comprendre la manière dont Lola Doillon a abordé le sujet. Comme la documentaliste du film en se renseignant, en rencontrant des femmes souffrant de ce trouble du spectre autistique. Certains spécialistes sont d’ailleurs présents dans le film. D’autres aussi jouent leur propre rôle ou celui de valide (80% des handicaps sont invisibles, il n’y a pas non plus une forme d’autisme mais plusieurs et il s’agit ici d’une histoire d’amour d’une personne qui se découvre atteinte de ce syndrome.
*spoiler* tout y est d’ailleurs et on plonge dans ce monde en même temps que l’actrice principale
Un film à regarder non pas comme une pure comédie ou un documentaire mais une belle histoire d’amour et d’acceptation.
Un bon film, bien rythmé, bien dosé dans les aspects dramatiques et comiques, et qui aborde la question de la difficulté pour une autiste à s'adapter dans tous les contextes relationnels et professionnels, avec justesse et pertinence, sans pathos exagéré ni outrance. On est loin de Rain Man, et j'applaudis vigoureusement l'idée-même du film, tout autant que sa réalisation, qui est franchement nécessaire pour faire connaître les troubles du spectre autistique dans ce fichu pays. Seule critique, 2 ou 3 courtes scènes dans lesquelles la réalisatrice cherche à mon avis à interpeller directement les pouvoirs publics sur le manque d'aides financières, le manque d'intervention du sacro-saint état, d'une façon qui m'a paru complètement téléphonée. Mais cela ne nuit pas du tout à l'ensemble du film qui m'a sincèrement tourneboulé.
L’aspect pédagogique du film est indéniable. Il s’accompagne de quelques moments touchants et/ou drôles. Mais tout cela est très scolaire, plus documentaire que cinématographique, assez caricatural et un peu surjoué. En résumé, on apprend des choses mais ça manque de cinéma et de subtilité.
Film magnifique, très bien écrit, intelligent, émouvant, tout en justesse. Aucune fioriture, Lola Doillon vise droit et juste dans son récit comme dans sa réalisation. L'actrice mérite le César de la meilleure interprétation féminine, l'acteur est formidable aussi. Je l'ai vu deux fois en salle, et le reverrai volontiers en streaming. Une excellente surprise !
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