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BLS Moviedebrief
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3,0
Publiée le 27 décembre 2024
"«Rêver d’ailleurs» Voir un film saoudien, Mention spéciale à « Un certain regard » à Cannes n’est pas bien fréquent. Là nous sommes dans un village en 1996, dans le désert, avec femmes-burkas et hommes bas du front. Norah, promise à un homme local, est en quête d’ailleurs et s’évade en lisant des magazines sous le manteau. Un instituteur, artiste, vient au village. Elle veut qu’il dessine secrètement son visage… Histoire touchante bien qu’un peu simpliste et au rythme lent. On est transporté dans un monde d’interdits où la femme n’a pas son mot à dire. Est-ce mieux en 2024, là-bas?"
Premier film saoudien que je visionne, et je trouve cela encourageant, car pour.moi le.cinema peut-être une source d'inspiration pour essayer d installer des progrès sociétaux tout en respectant les codes religieux. Ce film est un long poème, la rencontre de 2 personnages l un instituteur venant de la grande ville, et l une jeune fille orpheline, coincée dans ce village perdu ou la mentalité de ses habitants sont assez rétrogrades et réve de la grande ville. La rencontre se fait à travers la musique et le dessin qui en islam est péché, et c est au travers de ces arts que se découvre 2 âmes sœurs. Un film émouvant et parfois rugueux comme le paysage de ce hameau.
Un instituteur, Nader, est affecté dans un minuscule village au milieu du désert saoudien. Il y a la charge d’apprendre à lire et à écrire à quelques gamins dépenaillés. Pour encourager l’un d’entre eux, particulièrement doué, il dessine son portrait. Le dessin arrive entre les mains de sa sœur aînée, Norah, une orpheline élevée par sa tante, qui rêve d’émancipation, mais dont l’avenir est hypothéqué par un mariage arrangé avec un jeune garçon de la tribu. Norah, au mépris des règles qui le lui interdisent, se met en tête de demander à Nader de dessiner son portrait.
L’Arabie saoudite s’ouvre lentement au monde. Elle lance une vaste campagne médiatique pour attirer les touristes, notamment sur le site d’Al Ula, au cœur du pays, près duquel "Norah" a été tourné. D’ailleurs la projection à laquelle j’ai assisté était précédée d’une publicité vantant les attraits du royaume saoudien. Les images de ce clip lêché contrastaient avec le rigorisme strict de "Norah", dont l’action se déroule en 1996. À l’époque, la séparation des sexes ne connaissait aucune dérogation : les femmes n’étaient autorisées dans l’espace public qu’à condition d’être totalement voilées, de la tête au pied. Pas question de dévoiler son visage, de conduire, encore moins de chanter ou d’être dessinée. Les choses évoluent depuis 2016 et le tournant pris par le nouvel homme fort du royaume, le prince Mohammed ben Salmane alias MBS.
"Norah" se targue d’être le premier film saoudien programmé au festival de Cannes. Il y a en effet été sélectionné dans la section « Un certain regard ». C’est un film beau et simple, qui raconte une belle et simple histoire. L’enjeu en est ce portrait de Norah que Nader va essayer de dessiner en cachette des habitants du village, avec la complicité d’un sympathique épicier indien. Le film se déroule dans quelques décors à peine : l’épicerie de Madhur, la salle de classe de Nader, la chambre de Norah, l’espace ouvert du village, battu par le vent du désert, aux airs de faux western.
"Norah" se termine par une image puissante dont le but manifeste est d’impressionner durablement le spectateur tout en lui délivrant un message libérateur. Dans le même style, on lui préfèrera "Wajda" (2012), un autre film saoudien, le premier dit-on, qui racontait l’émancipation d’une fillette qui s’était mise en tête, malgré l’interdiction qui lui était opposée, de faire du vélo.
Norah vit dans un village isolé d’Arabie saoudite. L’arrivée d’un instituteur et artiste va bouleverser cette femme en quête de libertés et susciter en elle l’espoir de retrouver sa famille. Mais ce lien qui les uni va vite susciter colère et indignations. C’est drôle par moment, et surtout profondément touchant.
Une quête de liberté dans un milieu aux croyances limitantes. Témoignage poignant d'un bout de notre monde où l'ignorance est plus forte que l'ambition et le savoir.
On pense beaucoup aux films saoudiens, rares, que sont "Wadjda" (2013) et "The Perfect Candidate" (2020). Mais a contrario; "Norah" se déroule dans les années 90, en province clairement arriérée et si ça ne paraît pas si loin, cette trentaine d'années écoulées démontrent une évolution quasi nulle vu de notre occident. Ce qui frappe ce n'est d'ailleurs pas le pouvoir des hommes sur les femmes, car on s'y attend et on le sait, par contre on est éberlué de voir ces vieux saoudiens engoncés dans leurs traditions, us et coutumes arriérés et passéistes repoussant les arts sous toutes ses formes, les sciences sous toutes ses formes. On imagine un voyage dans le temps que ces hommes ne seraient pas du tout dépaysés s'ils étaient basculés à l'époque de Mahomet ! Le film reste délicat et subtil même si on perçoit une certaine auto-censure dans le récit choisit, car il y a trente ans on sait que l'instit comme Norah auraient dû à subir des conséquences bien plus "physiques". Un premier long métrage un peu trop sage mais joliment conté avec en prime la jolie révélation Maria Bahrawi dont on peut penser pourtant, qu'on en entendra malheureusement plus parlé... Site : Selenie.fr
Un joli film saoudien sur la tolérance et les vertus de l'art. Le récit est limpide et le style classique. Cette œuvre estimable et superbement interprétée a bien mérité sa mention décernée par le jury Un Certain Regard du Festival de Cannes.
On se rend bien compte à travers ce film à quel point ça doit être difficile d'être cinéaste en Arabie Saoudite ! Film attachant, sans grande surprise, on a tout de même un peu de mal à croire au niveau d'arriération dans les campagnes (plutôt les déserts) saoudiens, notamment chez la jeune génération ; et le thème du gars de la ville qui vient troubler la quiétude paysanne et semer l'émoi chez une jeune fille n'est pas très original ; mais ça donne un éclairage tout de même intéressant. On sent bien à quel point le cinéaste est contrecarré dans ses ambitions, par auto-censure ou censure, néanmoins on perçoit toute de même son message.
Un autre monde qui ne fait pas rêver même si le rêve aide à y vivre, un monde fermé où les femmes sont cachées et n'ont pas le droit à la parole... L'art est un divertissement comme la culture mais n'est pas permis par peur de l'ouverture sur le monde extérieur.... Quel dommage et comme c'est dur cet enfermement, film très bien fait avec douceur
Norah est une jeune femme vivant dans un petit village rural en Arabie Saoudite. Très influencée par la culture occidentale, qu'elle découvre dans des magazines interdits, elle souhaite plus que tout quitter le village et rejoindre la ville. L'arrivée d'un mystérieux instituteur au village lui donne l'espoir d'une porte de sortie alors que tout le monde décide de son mariage à venir. En salle le 16 octobre.
spoiler: "Norah" est une œuvre assez spéciale, dont le regard est d'une douceur froide. J'ai aimé le traitement des personnages : tous sont crédibles et leurs positionnements politiques et sociaux ne tombent pas dans le piège de l'exagération. Le réalisateur n'en fait pas des archétypes. La fin du film est ponctuée de nombreuses ellipses qui nous emmènent vers un futur lointain avec beaucoup d'émotions de mon côté. J'ai été touché par la découverte du portrait, entièrement dessiné grâce aux yeux de Norah. J'ai un souci avec le scénario par contre. Je ne comprends pas comment l'instituteur peut avoir été envoyé par le grand-père de norah. Dommage.
Un film tout en pudeur et en délicatesse, que ce soit la musique, les images ou les sentiments développés par les personnages..j’ai beaucoup aimé le scénario et son message sur la bêtise de certaines traditions religieuses, notamment, le déni de toute œuvre d’art ( poésie dessin)...Les acteurs habitent le scénario, très lent et profond( la profondeur d’un film va souvent avec la lenteur, la production américaine en atteste)…...Il y a deux ou trois belles pensées littéraires ( il y a deux sortes d’hommes, ceux qui voient la lumière et ceux qui voient l’obscurité), j’ai oublié la seconde...Bref du cinéma qui apporte une réelle émotion, pour ceux qui aiment prendre leur temps...Je conseille.
Dans un village isolé d’Arabie Saoudite, un jeune instituteur apprend à lire et à écrire à des enfants. Il rencontre Norah, jeune femme promise à un mariage qu’elle rejette.
Le jeune instituteur fait le portrait de Norah. Serait-ce la plus belle déclaration d’amour ?