Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025.
Les Échos du passé a été choisi pour représenter l’Allemagne dans la catégorie du meilleur film international pour l’édition 2026 des Oscars.
Il s’agit du deuxième long-métrage de la cinéaste Mascha Schilinski après Dark Blue Girl, sorti en 2017 et qui avait été inédit en France. Les Échos du passé est donc le premier film de la réalisatrice à sortir dans l’Hexagone.
Outre sa sélection à Cannes, Les Échos du passé a également été présenté dans de nombreux festivals par la suite tels que ceux de Toronto, Busan ou encore lors de la trentième édition du festival du cinéma allemand qui s’est tenu à Paris en octobre 2025.
Les Échos du passé permet une nouvelle fois à Mascha Schilinski de collaborer avec son chef opérateur fétiche, Fabian Gamper. Tous deux ont travaillé ensemble sur le premier long-métrage de la cinéaste, Dark Blue Girl (2017) mais aussi son court-métrage Die Katze (2015) ainsi que sur quelques épisodes de la série Division criminelle dont elle a signé la réalisation.
L’idée du film est venue à la réalisatrice un été alors qu’elle se trouvait avec sa scénariste Louise Peter dans la ferme de la région de l’Altmark dans laquelle se déroule Les Échos du passé. C’est en se demandant qui pouvaient être les personnes qui vivaient autrefois dans ce lieu et les vies qui avaient traversé ces deux murs que les deux femmes ont peu à peu développé l’idée qui allait ensuite donner naissance aux Échos du passé.
Pour élaborer l’image si particulière de son film, Mascha Schilinski et son chef opérateur, Fabian Gamper, se sont inspirés du travail de la photographe américain Francesca Woodman, notamment pour ces clichés de corps flous, presque fantomatiques. Une ambiance éthérée qui a toujours fasciné la cinéaste et dont elle a voulu recréer l’ambiance dans Les Échos du passé.
Le tournage du film n’a pas été de tout repos pour Mascha Schilinski puisqu’il ne devait pas excéder 34 jours malgré son sujet de départ et ses ambitions. Compte tenu du budget restreint, la réalisatrice, ses acteurs et son équipe technique ont dû faire au mieux pour se débrouiller en dépit des contraintes qui empêchaient notamment de faire un trop grand nombre de prises pour les scènes. Malgré ces différents inconvénients et une météo très capricieuse en raison de la pluie qui était presque toujours de la partie, Mascha Schilinski a pu mener son projet à terme grâce notamment aux habitants du village dans lequel le long-métrage a été tourné. Ces derniers ont ouvert leurs granges, prêté des objets anciens mais aussi partager des histoires avec les membres de l’équipe du film.