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2,0
Publiée le 11 octobre 2013
Ce film a beaucoup trop de faiblesses pour n'être autre chose qu'une pâle copie de Les Dents de la Mer. On sent une volonté de vouloir recréer une atmosphère identique, présentant l'orque comme un animal encore plus puissant que le requin blanc (ce qu'il est en soit), un véritable égal de l'homme. Cependant, le film se perd dès le début dans des explications sans aucun sens pour planter le décor, avant de lancer véritablement l'histoire. Une histoire qui se révèle être au final une sorte de remake de Mobby Dick, dans une thématique plus moderne. Malheureusement, à vouloir trop présenter l'orque comme un adversaire dangereux, le film finit par l'anthropomorphiser et on se retrouve avec une orque qui agit comme un humain (spoiler: allant jusqu'à hurler à mort la perte de son enfant ). C'est bien dommage, car même si l'orque est un animal extrêmement intelligent, il ne peut éprouver des émotions humaines qui sont, par définition, le propre de l'Homme. Enfin bref, une histoire qui tente de se diversifier en surfant sur un succès et qui échoue lamentablement. Niveau casting, la présence de Richard Harris ou Charlotte Rampling ne suffit pas à sauver le naufrage à ce niveau. La mise en scène est globalement très moyenne, avec un montage parfois un peu brutal, mais on peut lui reconnaître le fait d'avoir opter pour l'utilisation d'orques en captivité pour des prises sous-marine devenant très réalistes. Sauf quand l'utilisation d'une maquette devient nécessaire. Et si le film a très mal vieilli depuis, il n'en reste pas moins crédibles, même si pour le coup, certaines scènes font vraiment bizarre (spoiler: genre, la maquette de l'orque qui se bloque dans les gravier au lieu de rouler ). La musique d'Ennio Morricone nous propose un seul thème magnifique qui a lui seul réussit à donner une certaine dimension dramatique au film, mais à ceci près qu'elle se répète trop rapidement et qu'elle ne fait pas vraiment musique de film d'horreur mais plus film d'aventure. Un comble ! Du coup, aucune ambiance ne réussit à être installée durant le film et on se contente de suivre l'histoire comme elle vient.
Film d'aventure qui fait penser à la fois à "Moby Dick" ou encore aux "Dents de la Mer", "Orca" se distingue par une mise en scène percutante, car elle propose quelques moments bien spectaculaires. Mais ce long-métrage est plaisant à suivre aussi parce qu'il dégage pas mal d'émotions, en grande partie dû à la très belle BO d'Ennio Morricone. Je noterai également la bonne prestation de Richard Harris et des effets spéciaux très réussis pour l'époque. Bref, une excellente surprise en ce qui me concerne.
ORCA est ma première rencontre cinématographique dans une salle obscure, le revoir plus de 40 ans plus tard, m'a donné l'opportunité de le regarder avec une perspective plus aguerrie. Mon regard d'enfant posé, pour se substituer à celui d'une adulte redécouvrant un film dont la sonorité résonne encore aujourd'hui. Je découvre avec stupeur son classement à l'échelle d'une aventure dans le cadre de l'épouvante et de l'horreur. Diffusé en 1977, deux ans après "Les dents de la mer" ! Deux images étaient restées gravées dans ma mémoire, la femelle harponnée et son bébé tombant à même le sol du chalutier, la douleur et la colère de l'épaulard face à la perte subite et terrible de sa compagne. Deux moments forts en émotion ! Plus encore aujourd'hui qu'hier, je ne me rappelais nullement qu'elle agonisait ! A travers, l'histoire du capitaine Nolan, dénué de toute morale et d'humanité où la capture d'un orque deviendra son Graal. Refusant d'écouter les recommandations de la jeune scientifique Rachel Beford. Sans se soucier des conséquences de ses actes, guidé par le seul appât du gain. Micael Andernson est allé plus loin que l'on pouvait l'imaginer. Dénonçant ainsi, la capture de mammifères marins au mépris des lois de la nature et de la biodiversité. L'homme est présenté comme un prédateur sans scrupule. C'est alors un affrontement sans merci qui s'annonce entre l'Orque et Nolan. Je remercie la chaîne ARTE d'avoir diffuser le film, une immersion dans ma plus tendre enfance ! Un casting 5 étoiles ! A voir absolument !
très bien çe film , c'est moby dick et les dents de la mer réunis. charlotte rampling fait office de herman melville féminin. très bonne ambiance et bonne analyse de la psychologie humaine , tout ça à travers un suspens haletant.
On va dire que c'est un film fantastique puisqu'on attribue à l'orque des comportement humanoïdes (admettons !). Si Richard Harris se débouille plutôt bien, Charlotte Rampling non contente de se réveiller en pleine nuit avec un maquillage impeccable, est complètement transparente dans ce film. L'histoire est trop linaire et sans réelles surprise, les attaques de l'orque sont tellement soft qu'on ne voit rien. (je sais le réalisateur n'a pas voulu faire gore, mais quand même). Le début se regarde assez bien puis quand vient ce dialogue débile dans l'église on se dit que ça va commencer à craindre. Effectivement, voilà que surgit un indien, porteur bien évidemment de sagesse ancestrale et dont on se demande pourquoi il s'embarque dans une expédition suicidaire. C'est rempli d'invraisemblances (Harris qui nage dans l'eau glacé sans problèmes d'hypothermie). Le comportement des personnages est énigmatique. A sauver éventuellement quelques belles images diverses et variées. (Les curieux auront reconnu Bo Derek dans un petit rôle bien sage)
Un film écologiste absolument farfelu et hautement improbable par son côté qui prête trop d'émotions humaines aux animaux, qui tient autant des "Dents de la mer" pour l'inexorable traque de l'orque vedette que de "Moby Dick" pour la folie du capitaine magnifiquement campé par Richard Harris face au charme d'une Charlotte Rampling toute jeune. Une photographie plutôt jolie mais une mise en scène assez pataude et lourde. Trop romantique pour être un minimum réaliste.
L'opportuniste Dino De Laurentiis n'avait pas seulement tâché de marquer le succès de Star Wars à la culotte (remember Flash Gordon), il avait aussi tenté le coup précédemment avec les Dents de la Mer, témoin cet Orca... qui, pour le coup, s'avère plutôt bien exploité. Même s'il exagère fortement sur la théorie anthropomorphique pour soutenir son propos et son histoire, le film, recourant plus aux images naturelles qu'à des effets mécaniques, confronte l'humain à la vengeance de la nature dans une parabole appuyée mais aux scènes efficaces, avec des acteurs convaincants. Peut-être suspect d'une trop grande générosité, mais d'une charge symbolique marquante.
Ca sent "Les dents de la mer" à plein nez dès les premières minutes : la mer, un grand prédateur, le combat. Sauf que dans ce cas les rôles sont inversés, Quand à la grande conférence, elle nous dévoile immédiatement la suite, intelligence du prédateur, monogamie, esprit de vengeance. Les bases étant posées, plus aucune surprise n'attend le spectateur par la suite. On passera les "effets spéciaux" très spéciaux, les mauvais raccords et le jeu très légers des acteurs...
Un magnifique film sur une histoire originale d’une vengeance animale envers un homme. Vu en master 4K qui sublime les images sous marine et de l’orque. On le compare aussi à un dent de la mer mais il est à part entière. Et la musique de Morricone est magnifique.
En 1977, le cinéaste Britannique Michael Anderson (« Les briseurs de barrages », « Le tour du monde en 80 jours » etc...) nous propose un film d'aventure maritime particulièrement intéressant et efficace. On y découvre un petit port de Terre Neuve, où un capitaine et son équipage se sont mis en tête de capturer un grand épaulard pour le vendre ensuite à un parc aquatique. Malgré les mises en garde d'une scientifique locale, bien consciente de la dangerosité du projet, le bateau prend finalement la mer. Bien vite, la capture vire au carnage et une femelle, sur le point de donner naissance à un bébé, est mise à mort par accident. C'est là que « papa orque » entre en scène et fait bien comprendre à la race humaine qu'elle n'est pas chez elle au milieu des flots glacés de l'atlantique nord. Bien sûr, on ne peut que penser au célèbre « Jaws » de Steven Spielberg, qui sortira sur les écrans deux ans plus tard. Les scènes d'attaques marines sont tout à fait comparables, tout comme la tension nerveuse qui monte crescendo jusqu'à l'inévitable affrontement final. Les deux œuvres sont d'ailleurs très comparables et « Orca » n'a rien à envier à sa célèbre petite sœur. Il faut dire que le casting est impeccable avec un duo Richard Harris – Charlotte Rampling qui fonctionne très bien... et la splendide Bo Derek dans un petit rôle « à croquer » (héhé). A voir, revoir, ou re-revoir sans hésiter.
Grotesque ! Même pour l'époque. Chaque attaque de la bête manque cruellement de réalisme. Des orques qui hurlent comme des humains... La mort de la femelle reste dans l'histoire du navet cinématographique. Regarder ce film est une perte de temps.
Orca, un film produit par Dino de Laurentis excellemment bien fait et qui n'a pas mal vieilli. Magnifiquement servi par la musique d'Ennio Morricone. Effets spéciaux réussis avec un véritable épaulard et des vrais bateaux et deux magnifiques actrices (Charlotte Rampling et Bo Derek) pour ajouter à notre plaisir. Une chasse à l'homme prenante. Le seul défaut de ce film sont les hurlements débiles des épaulards et également le doublage qui fait souvent inutilement brailler le personnage de Nolan (interprété par richard Harris).