Plus qu'un simple survival animalier ! Orca est un "humaniste" qui remet l'homme en question ! La bande-original est une belle réussite, la mise en scène est efficace... dommage que le film est devenu un peu kitch (surement à cause de certains décors)...
Orca est à voir absolument. Dans cette catégorie de films diabolisant un animal réputé dangereux, Orca s'apparente à ce que fut Wollfen pour les loups. Il personnifie l'animal, lui prêtant une âme et de souvenirs. Il renverse habilement les codes traditionnels en humanisant la bête victimisée (on lui vole son bébé qui meurt sous ses yeux) qui dès lors n'a plus qu'une idée : se venger. L'autre force du scénario est de faire de son ennemi héréditaire un pêcheur sans scrupules. Peu à peu l'un et l'autre vont comprendre que leur sort est intimement lié, faisant des ravages au-delà de leur seul affrontement..Ce qui achève de faire d'Orca un oeuvre presque littéraire (on pense à Moby Dick évidemment) avec un vrai souffle épique quand Les dents de la mer jouait crânement mais divinement la seule carte de l'horreur aveugle, de la mort qui s'empare de vous sans prévenir... Bref, même s'il a vieilli, Orca mérite toujours et amplement le détour !.
Un pâle remake des dents de la mer, l'orque se substituant au requin. Si charlotte rampling s'en sort avec les honneurs,on peut vraiment déplorer la performance décevante ( une fois n'est pas coûtume)d'un Richard harris peu crédible.Le scénario et son dénouement cousus de fil blanc, ne laisse place à aucune surprise majeure et contribue à faire de ce film une déception.
On aurait pu craindre un ersatz des dents de la mer mais il n'en n'est rien. Ici le requin est remplacé par un orque et il ne tue plus par simple plaisir mais par vengeance. De plus l'animal dans l'histoire n'est peut etre pas celui qu'on croit : ici c'est l'hommme avec tout l'egoisme et la betise qu'il peut avoir. Un Film emouvant.
Ce film qui a un peu mal vieilli est très ancré dans les années 70. Ici un pêcheur tue malencontreusement un orque femelle et son fétus. Le pêcheur est alors prit en chasse par l'orque mal. Il s'identifie à son prédateur ayant lui même perdu sa femme et son enfant dans un incident de voiture impliquant un ivrogne. Il est alors prit de remords mais il va être obligé d'affronter son destin. Ce film à l'ambiance particulière et très poétique propose traitement psychologique intéressant qui nous fait s'interroger sur notre impact sur notre environnement et comment peu ton ensuite réparer se qui ne peut plus l'être. Film qui marque mais qui ne déchaînera pas les passions!
Vu quand j’étais petit, ce film m’a laissé un excellent souvenir et je le préférais de loin aux Dents de la mer, sans doute parce qu’il prend ici la défense de l’animal. Revu récemment, force est d’admettre que le long-métrage de Michael Anderson est moins bon que celui de Spielberg. Il s’agit d’une tentative d’exploiter le filon devenu juteux en débutant par un premier quart d’heure très proche du film de Spielberg. Mais rapidement, les intentions des auteurs bifurquent et tentent de livrer une version écolo de Moby Dick, avec dans la peau du chasseur l’excellent Richard Harris. Son duo avec Rampling fonctionne plutôt bien. On appréciera également la plastique de Bo Derek dans son premier rôle à l’écran. Certaines scènes sont très efficaces (comme le trauma initial) et les amoureux des animaux devraient apprécier le discours moins réducteur que celui de Spielberg. Pour autant, la réalisation est un peu trop pépère et certains dialogues demeurent lourdement explicatifs (je ressors mes fiches sur la vie des orques). En tout cas, on est loin du nanar qui est souvent décrit par les cinéphiles mal lunés.
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4,5
Publiée le 15 juillet 2020
Étonnamment bon film de mammifère tueur de haute mer qui n'est produit que deux ans après un certain film réalisé par Steven Spielberg sur un tueur prédateur Jaws. Un bon casting est particulièrement en faveur de ce film. Richard Harris est vraiment une ancre très précieuse pour le film (jeu de mots) tandis que Charlotte Rampling était un autre casting solide qui aide à apporter de véritables côtelettes à ce qui peut être considéré comme juste un autre de ces arnaques Jaws. En fin de compte il s'agit de vengeance dans l'esprit d'un épaulard mâle après que le capitaine Harris ait accidentellement tué sa compagne enceinte en essayant de la capturer avec un harpon. Rampling est une scientifique marin possédant une connaissance approfondie des baleines. Les bouffonneries de la baleine incluent l'arrachage de l'assistant de Rampling et deux des pêcheurs de Harris sur l'eau. Une attaque plutôt surprenante mais efficace contre une maison de location avec vue sur la mer et la baleine mordant la jambe moulée de Bo Derek dans peut-être sa scène la plus mémorable. En parlant de Bo elle n'est pas très utilisée. Avec Pirhana, je pense qu'Orca est l'un des meilleurs films aquatiques de poissons/mammifères tueurs émergents à apparaître après Jaws. Il y a eu tellement de pommes pourries qui sont sorties des séquelles de Jaws mais je pense que Orca est l'un des rares efforts décents. L'épaulard a démantelé le requin au début sauvant Carradine (seulement pour le tuer plus tard ironie au plus sombre) dans le processus un message amusant qui parle haut et fort concernant la tentative de marteler la poitrine vers Jaws. Les baleines animatroniques sont incroyablement réalistes...
Intéressant thriller en forme de contrepoint de Jaws. Surprenant et didactique. Quelques belles scènes et images chocs. Mais tout cela a bien vieilli et se traîne un peu. On est tout de même bien loin du film de Spielberg. Mais on peut voir.
Difficile de ne pas penser aux "Dents de la Mer" sorti 2 ans plus tôt. La trame est plus élaborée cependant. Mais Morricone ne nous offre pas vraiment d'équivalence avec la musique extraordinaire , devenue mythique , de , en contrepartie. Richard Harris est excellent. Vu en juillet 2025, ce film n'a pas trop vieilli. Enfin, l'orque bien présente visuellement de bout en bout, contrairement au requin de Spielberg volontairement invisible, donne tout son poids au scénario. C'est ce qui différencie aussi ces 2 thrillers captivants, basés sur un scénario similaire.