Avis : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! - Page 2
Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !
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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2007
Des répliques qui font mouche, des personnages hauts en couleurs, un système de transactions de plus en plus hilarant, cette comédie est un chef d'oeuvre à découvrir!
Après deux premiers essais au poste de réalisateur, Audiard rassemble une nouvelle fois ses meilleurs amis de chez Gaumont et sort son troisième film, le plus célèbre de sa carrière. Le titre ancré dans son style et le premier rôle de Girardot attire les spectateurs et promet un excellent spectacle d'humour. Ceci dit, après avoir vu le film, on s'aperçoit qu'Audiard et son équipe de scénaristes ne sont pas allés bien loin. Le problème vient de la place du personnage de Girardot. Le spectateur pense d'abord que c'est elle qui provoque les troubles et tente de les résoudre. Mais en fait elle se retire totalement en second rôle, se transformant alors en témoin qui ne fait que de rêver d'une vie à Monte Carlo et à discuter avec ses maîtres. Ce sont alors Sim, Darc et Blier qui font déchaîner les actions. Le talent de dialoguiste de Audiard n'est plus à remettre son cause ; mais le rythme du film et la diction rapide des dialogues cachent alors une histoire médiocre sans la dissimuler complètement. On ne hurle pas de rire, on rigole seulement à quelques répliques ou situations, c'est tout. Audiard n'a pas le talent de Lautner, de Mocky ou d'autres qui exploitaient à fond le burlesque. Seuls le dialoguiste le plus populaire du cinéma français, et non pas le réalisateur, resteront des emblèmes.
Je vous avoue que certains films d'Audiard me sortent un peu par le nez (Le Cri du cormoran ...) mais je me suis laissé aller devant celui-ci, léger et semblant échapper aux parfois trop "lourd" texte de l'auteur. De plus, quelle joie, Sim, fais partie du délire ! Comme souvent, la fin part en cacahuète mais heureusement le générique arrive alors assez vite. J'ajouterais que j'ai trouvé le film fort peu vieillit
Une comédie tout à fait réussie que ce métrage au titre fort long. Un côté un peu redondant certes, mais enfin, on s’amuse tout de même. Notamment car le casting est déjà très attrayant, avec des acteurs qui se font visiblement très plaisir avec leurs rôles et nous livrent des numéros d’acteurs enthousiasmants. Bernard Blier trouve un rôle de « méchant » pervers qui lui va comme un gant. Face à lui un Sim lui aussi bien à l’aise avec un personnage presque taillé sur mesure pour lui en fait, et le casting féminin est brillant. Girardot n’est finalement pas très utilisée même si le titre parle d’elle, et c’est Mireille Darc qui hérite du premier rôle féminin qu’elle porte avec un grand charme et une grande élégance et un piquant très plaisant. Belle rencontre d’acteurs en tous les cas que ce film. Le scénario est basé sur une idée très sympathique et fort bien utilisée. Après un début qui propose un étonnant regard social, on arrive dans le vif du sujet et là on a une comédie noire et méchante qui s’avère d’une efficacité évidente. Alors certes le concept amène le film à se répéter un peu, et comme dans la plupart des films d’Audiard il y a quelques idées lourdingues (les fantasmes de Blier…), mais enfin la recette prend et on se diverti avec un plaisir certains. D’autant qu’il y a finalement peu de comédie noire dans le cinéma français. Visuellement j’ai apprécié la première partie, qui s’occupe d’une description sociale surprenante et montre un Paris qui n’existe plus. Après dans sa deuxième partie le métrage s’éloigne un peu de cette intention entrant dans son intrigue et se passant surtout dans des intérieurs. La mise en scène est très correcte, et même si l’esthétique n’a jamais été le fort des métrages d’Audiard, ça reste de belle tenue. Niveau musical c’est faible en revanche, hormis la chanson interprétée par Sim, surprenante plus que réussie cependant. Enfin, Audiard réussit ici une comédie populaire comme il les affectionnait, et dopée à l’humour noir il faut avouer qu’elle se laisse voir avec une réelle délectation, et reste presque étonnement moderne. C’est méchant mais c’est maitrisé, alors je donne 4, prenant en compte les quelques défauts soulignés.
Annie Girardot, la femme de ménage rêvant d’une vie de princesse à Monté-Carlo. Bernard Blier, l’employé de banque pervers au comportement des plus étranges. Mireille Darc, la célèbre et sexy présentatrice à la télévision. Sim, le prêtre éducateur qui la nuit, se déguise en libellule. Ça vous dit quelque chose tout ça? Hein? « Elle Boit Pas […] mais elle cause ! » dites-vous? Bien joué, c’est ça ! Alors autant vous le dire d’entrée de jeu: si vous cherchez un truc construit et fin, ce n’est pas ici que vous trouverez. En revanche, si vous cherchez un truc délirant, sans queue ni tête, vous avez frappé à la bonne porte. Car là, il faut dire les choses telles qu’elles sont: le père Audiard s’est vraiment lâché. En effet, son film est une pochade qui nage dans le n’importe quoi assumé du début à la fin. On pige que dalle à l’histoire qui se passe devant nos yeux. On pige que dalle sur le pourquoi du comment des échanges de pognon entre Blier, Darc et Sim. Mais après tout on en a rien à foutre étant donné qu’on se marre. On se marre devant le refus permanent d’Audiard de tout prendre au sérieux. On se marre devant le numéro des acteurs, surtout celui de Bernard Blier, qui s’en donne vraiment à cœur et qui fait le zouave autant que possible. Franchement, écouter Blier déclamer du Audiard, c’est comme bouffer une entrecôte avec des frites, le tout arrosé avec de la sauce à l’échalote, c’est un vrai putain de régal ! On marche sur la tête de la première à la dernière minute, on a droit à des dialogues bien fendards. C’est du Audiard quoi.
Le film souffre de passages un peu creux dommage car il y a des petites scènes réussites avec de bon dialogues. Il y aussi les contrastes du passage des années 60 à 70.
Bon film d'Audiard même si il ne fait pas partie de ceux que je préfère, les répliques sont bonne comme souvent grâce aux talent d'Audiard pour les dialogues et ceux des très bons acteurs qui les récitent tel qu'Annie Girardot ou Bernard Blier..
LE CINEMA DE PAPA. Les dialogues de comptoir. Dézinguer les situations pour exprimer la bonne parole. Cinéma populaire, bordélique, agaçant, convenu, le glissement progressif du plaisir. L'aisance du dialoguiste Audiard ce manque sous le poids des années. Bertrand Blier a du aimé.
A part le plaisir de contempler les tenues mémorables de Mireille d’Arc et de se replonger dans une pure ambiance années 70 le film n’a guère d’intérêt malgré les bons acteurs. Grosse déception.
Michel Audiard à la réalisation. Des dialogues comme toujours savoureux pour un film qui, au final, se révèle tout de même un peu léger. Reste le plaisir d'assister aux déboires d'une Annie Girardot toujours fidèle à elle-même et d'un Bernard Blier excellent dans son rôle de vieux pervers. Mireille Darc, quant à elle, est véritablement à croquer.
2 étoiles - Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !
Il y a de bons acteurs (Blier et Sim sont superbes) et il y a un scénario original. Mais, pour autant, cela ne suffit pas ... et quelques bons moments ne font pas un bon film. On est dans un vaudeville de comptoir, où l'on déguste du pinard qui tache. Ce film est une farce trop artificielle. J'ai vu, j'ai trouvé cela un peu long et je ne reverrai pas.
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2,5
Publiée le 17 mars 2026
On connait tous le dialoguiste à succès Michel Audiard, mais moins quand il est derrière la camèra : avec "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !" (1969), c'est chose faite, bien que ce titre à rallonge soit dèjà son troisième long-mètrage! Le scènario de cette femme de mènage qui colporte les secrets de ses diffèrents employeurs n'est en fait qu'un prètexte pour que s'exprime sa verve! C'est une comèdie farfelue dans la tradition du cinèma populaire des annèes Pompidou que l'on pourrait facilement nègliger s'il y avait pas tous ces bons acteurs de jadis! Et il y en a! Annie Girardot marche dans les terrains vagues de Courbevoie et rêve de Monte Carlo tandis que Bernard Blier y plante ses pommes de terre ! Une èpoque! Suite du même tonneau, "Elle cause plus...elle flingue" (1972), avec cette fois une Girardot en princesse d'un bidonville de Champigny-sur-Marne! Plutôt sympa et nostalgique...
Un film avec un titre comme on n'oserait plus en faire de nos jours et des dialogues concoctés sur mesure par le maître Michel Audiard pour une pléiade d'acteurs qui cabotinent joyeusement. Une énorme farce, du pur cinéma burlesque qui dépasse les frontières du crédible et de l'absurde avec cette histoire de chantage à trois qui finit par se mordre la queue nous emportant dans un mouvement surréaliste comique. Le tout avec la fausse naïveté et la gouaille d'Annie Girardot, femme de ménage de son état, qui met tous les protagonistes en relation et leur fournit et distille les éléments à charge pour mieux les faire aller dans le mur. Des numéros d'acteurs savoureux, de l'étonnant Sim, au monument et irremplaçable Bernard Blier, avec le plaisir d'admirer une fois de plus le talent et la beauté de Mireille Darc sans compter tous les seconds rôles en parfaite harmonie dans ce film inclassable où la logique et la cohérence n'ont pas leur place. Un pur moment de détente et de plaisir.