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Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !
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GéDéon
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2,0
Publiée le 20 janvier 2023
Le troisième long-métrage de Michel Audiard, en tant que réalisateur, est un film complètement farfelu. Sorti en 1970, le scénario est celui d’une femme de ménage (Annie Girardot) qui fait chanter ses différents clients pour obtenir un magot. Les dialogues sont riches avec quelques scènes assez croustillantes. Malheureusement, sur la durée, le contenu manque de consistance. On retiendra une fois de plus l’excellente prestation de Bernard Blier en pervers lubrique, aux côtés de Mireille Darc et Sim. Bref, un délire absolu comme on n’en voit plus.
Audiard réalisateur, c’est Audiard qui met en scène ses mots. Or les mots ne peuvent à eux seuls faire un film. C’est le principal reproche qu’on peut faire à ce film qui essaie d’aller à l’essentiel dans son déroulement (1h16 au total) mais qui est trop souvent noyé dans son incessant verbiage même si celui-ci sait être parfois efficace (on est chez Audiard quand même !). Cependant, il ne fait pas toujours mouche et on sent, bien souvent, la recherche absolue du bon mot au-delà du simple dialogue utile dans l’intrigue. L’intrigue est, par ailleurs, plutôt mal fagotée. Longue à se mettre en place, elle est ensuite redondante et simpliste jusqu’à une résolution plutôt décevante. Le problème est que tout ici est un prétexte à servir les textes. Le film est plutôt sauvé par sa formidable brochette d’acteurs (Blier est toujours aussi impayable) que par ses dialogues et ses situations saugrenues (même si les acteurs sont parfois sous-exploités, à l’image d’une Annie Girardot qu’on finalement assez peu). Cela n’empêche pas quelques sourires mais c’est bien paresseux. On reconnaitra cependant le côté libertaire de l’ensemble, l’esprit anar et contestataire de l’ensemble. Pas mal de filles à poil au motif que Blier est un obsédé, la mise en scène de plusieurs Paris, une promenade sociale et une vision somme toute pessimiste de l’être humain qui est toujours, peu importe son rang, un potentiel « salopard » en puissance. Témoignage aussi d’une époque en pleine évolution, le film fait passer un moment mais il déçoit à la vue des noms sur l’affiche.
Film écrit et réalisé par Michel Audiard, avec à l'affiche Annie Girardot, Bernard Blier, Sim et Mireille d'Arc, "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... Elle cause!" fait partie de ces comédies françaises ayant pour unique objectif de vous divertir du début à la fin sans prise de tête, grâce à un scénario original et un humour typique de Michel Audiard. On y suit 3 personnages, tous différents et sans point commun apparent, si ce n'est qu'ils ont chacun embauché Germaine comme femme de chambre. Cette dernière, comme le titre l'indique, a la parole facile, et se débrouille pour s'enrichir en s'amusant...
Le film ne prétend pas être la comédie du siècle, mais saura vous divertir pendant 1h20. Nul besoin de réfléchir, il vous suffira de vous laisser porter par le scénario, rempli de surprises que l'on saura apprécier. Certes pas parfait, l'humour étant mieux construit à certains moments qu'à d'autres, ce film ne deviendra probablement pas votre film préféré, mais vous passerez un agréable moment que vous ne regretterez pas! A voir
Je pense qu'Audiart, avant le scénario, avait surtout, pleins de dialogues dans la tete. Blier et Darc pour les sortir. C'est jouissif pour les dialogues. Pour le reste, bof. Mais ça fait vraiment passer un bon moment dans ce Paris des années 60
A part le plaisir de contempler les tenues mémorables de Mireille d’Arc et de se replonger dans une pure ambiance années 70 le film n’a guère d’intérêt malgré les bons acteurs. Grosse déception.
Réalisé par un Michel Audiard inspiré qui en écrivit aussi les dialogues, ce film sorti en 1970 est un petit bijou d’humour qui multiplie les bons mots (« J’ai déjà vu des faux-culs. Mais vous, vous êtes une synthèse ! ») et les situations loufoques et irrévérencieuses. Plein d’inventivité, de retournement de situations et de séquences absurdes, cette comédie est portée par une flopée d’acteurs tous plus géniaux les uns que les autres : Bernard Blier, Annie Girardot, Mireille Darc et Sim en tête. Un film aussi court que son titre est long (1h15), qui nous fait simplement passer un excellent moment.
2 étoiles - Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !
Il y a de bons acteurs (Blier et Sim sont superbes) et il y a un scénario original. Mais, pour autant, cela ne suffit pas ... et quelques bons moments ne font pas un bon film. On est dans un vaudeville de comptoir, où l'on déguste du pinard qui tache. Ce film est une farce trop artificielle. J'ai vu, j'ai trouvé cela un peu long et je ne reverrai pas.
Un film avec un titre comme on n'oserait plus en faire de nos jours et des dialogues concoctés sur mesure par le maître Michel Audiard pour une pléiade d'acteurs qui cabotinent joyeusement. Une énorme farce, du pur cinéma burlesque qui dépasse les frontières du crédible et de l'absurde avec cette histoire de chantage à trois qui finit par se mordre la queue nous emportant dans un mouvement surréaliste comique. Le tout avec la fausse naïveté et la gouaille d'Annie Girardot, femme de ménage de son état, qui met tous les protagonistes en relation et leur fournit et distille les éléments à charge pour mieux les faire aller dans le mur. Des numéros d'acteurs savoureux, de l'étonnant Sim, au monument et irremplaçable Bernard Blier, avec le plaisir d'admirer une fois de plus le talent et la beauté de Mireille Darc sans compter tous les seconds rôles en parfaite harmonie dans ce film inclassable où la logique et la cohérence n'ont pas leur place. Un pur moment de détente et de plaisir.
Audiard n'a jamais été un grand réalisateur et s'est même souvent planté dans cet exercice. Mais ici il signe un coup de maître. Tout est bon depuis le développement des personnages, les dialogues cultes, les situations loufoques jusqu'à la dernière partie où l'humour noir le dispute à l'absurde pour notre plus grand plaisir. Blier est une fois de plus impérial, Sim étonnant (le numéro de la libellule est à tomber par terre). Les femmes sont au top avec une Mireille Darc rayonnante de beauté et de malice, mais aussi Catherine Samie dans le rôle de la copine et Micheline Luccioni dans celui de la prostituée occasionnelle. Girardot à défaut d'être géniale assure le boulot avec conviction et malice. Il y a un doigt d'érotisme, beaucoup d'irrévérence. Bref on se régale et le seul reproche que l'on peut faire à ce film c'est de ne durer que 75 minutes !
on dit qu'Audiard est plus un dialoguiste qu'un metteur en scène S'il est vrai que la mise en scène est classique cependant la scénario est bien construit et le film est assez drôle Une œuvre mineure certes mais plutôt réjouissante
Une comédie tout à fait réussie que ce métrage au titre fort long. Un côté un peu redondant certes, mais enfin, on s’amuse tout de même. Notamment car le casting est déjà très attrayant, avec des acteurs qui se font visiblement très plaisir avec leurs rôles et nous livrent des numéros d’acteurs enthousiasmants. Bernard Blier trouve un rôle de « méchant » pervers qui lui va comme un gant. Face à lui un Sim lui aussi bien à l’aise avec un personnage presque taillé sur mesure pour lui en fait, et le casting féminin est brillant. Girardot n’est finalement pas très utilisée même si le titre parle d’elle, et c’est Mireille Darc qui hérite du premier rôle féminin qu’elle porte avec un grand charme et une grande élégance et un piquant très plaisant. Belle rencontre d’acteurs en tous les cas que ce film. Le scénario est basé sur une idée très sympathique et fort bien utilisée. Après un début qui propose un étonnant regard social, on arrive dans le vif du sujet et là on a une comédie noire et méchante qui s’avère d’une efficacité évidente. Alors certes le concept amène le film à se répéter un peu, et comme dans la plupart des films d’Audiard il y a quelques idées lourdingues (les fantasmes de Blier…), mais enfin la recette prend et on se diverti avec un plaisir certains. D’autant qu’il y a finalement peu de comédie noire dans le cinéma français. Visuellement j’ai apprécié la première partie, qui s’occupe d’une description sociale surprenante et montre un Paris qui n’existe plus. Après dans sa deuxième partie le métrage s’éloigne un peu de cette intention entrant dans son intrigue et se passant surtout dans des intérieurs. La mise en scène est très correcte, et même si l’esthétique n’a jamais été le fort des métrages d’Audiard, ça reste de belle tenue. Niveau musical c’est faible en revanche, hormis la chanson interprétée par Sim, surprenante plus que réussie cependant. Enfin, Audiard réussit ici une comédie populaire comme il les affectionnait, et dopée à l’humour noir il faut avouer qu’elle se laisse voir avec une réelle délectation, et reste presque étonnement moderne. C’est méchant mais c’est maitrisé, alors je donne 4, prenant en compte les quelques défauts soulignés.
Il s'agit de Germaine la femme de ménage fort bien interprétée par Annie Girardot. C'est assez distrayant encore aujourd'hui et c'est l'occasion de revoir ou de connaitre les amis de Michel Audiard. C'est aussi l'occasion de reparler d'affaires ayant défrayé la chronique comme celle des ballets roses et de découvrir une voiture complètement oubliée. Mireille d'Arc est magnifique et les dialogues souvent brillants surtout prononcés par Bernard Blier. Bref, un film d'époque qui vieillit bien grâce à la mise en scène passe partout mais soignée du réalisateur. Il est aussi à remarquer que Audiard ,dont le mérite est grand, n'avait comme diplôme que son certificat d'études. Il s'est cultivé seul et aimait donner envie aux autres de faire de même, témoin le nom de quelques uns de ses auteurs préférés sur les plaques des rues dans ce film qui, hors les anecdotes et les moments de nostalgies du passé, n'est pas un chef d’œuvre.
Germaine (interprétée par la remarquable Annie Girardot) est femme de ménage ; elle se déplace quotidiennement chez trois clients : Francine : la productrice vedette de la télévision et future comtesse ; Alexandre Lethouard : employé de banque et Phalempin : éducateur s'occupant d'enfants déshérités. Chacun de ses employeurs est borderline :spoiler: Francine est ex ballet rose, le caissier a un trou de deux Millions dans sa comptabilité, et l'éducateur est un travestit dansant dans les cabarets.
Le scénario est très habile : il nous entraine dans une histoire hilarante ou spoiler: tout le monde fait chanter tout le monde . Le casting est on ne peut plus brillant : Sim est incroyable de vérité dans le rôle de Phalempin ; Mireille Darc, toujours aussi lumineuse dans celui de la future comtesse et enfin l'incomparable et excellentissime Bernard Blier dans le rôle d'Alexandre le caissier malhonnête et lubrique.
Humour noir et cynisme ne manquent pas dans ces formidables dialogues de Michel Audiard. Répliques comiques et hautes en couleurs : Francine dit à Phalempin : "J'ai déjà vu des faux-culs, mais vous faites une synthèse". Scènes épiques telle que Sim dansant et chantant " la jolie petite libellule".
Une excellente réalisation de Michel Audiard pour cette très bonne comédie.