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Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !
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Lilali_111
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3,0
Publiée le 24 mars 2026
Ce film, sans prétention, mise sur une intrigue simple mais efficace : une femme de ménage trop bavarde se retrouve au cœur d’un enchaînement de chantages entre ses patrons. Les situations caucasses s’enchaînent, toujours bien menées, avec quelques scènes particulièrement réussies. Certaines approximations au montage sont visibles, sans pour autant gâcher le plaisir. Reste que ce n’est pas le genre de comédie qui marque les esprits : on aurait aimé plus d’humour, et même si Audiard est aux commandes, ses répliques cinglantes, habituellement si percutantes, manquent un peu à l’appel. En résumé, sans être une grande comédie, c’est un divertissement agréable, parfait pour une soirée légère.
Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! - l’ambiance générale est sympathique mais ne mène nulle part. Beaucoup de dialogues pour un scénario décousu et manquant d'intérêt. Avec Audiard, Poiret, j'espérais mieux ! Le film ne dure que 1 h 10...c’est déjà long 2,6/5
Réalisé et scénarisé par Michel Audiard, on peut s'attendre à un film bavard, à fortiori au vu du titre. Effectivement ça n'arrête pas de jacter, autour d'une femme de ménage (Annie Girardot) qui papote avec ses 3 clients. Une animatrice TV, au secret passé sulfureux, promise à épouser un comte. Un caissier de banque qui a commis des méfaits. Un éducateur d'enfant qui joue les travestis le soir. Notre femme de ménage va subtilement les manipuler pour qu'ils se fassent chanter l'un-l'autre. Le principe est amusant, mais parait laborieux au départ, si bien que l'on ne comprend pas trop où Audiard veut en venir, si ce n'est de la gaudriole verbale. Tandis que la protagoniste n'en sera pas vraiment une, apparaissant finalement effacée. Heureusement, l'ensemble est court (à peine 1h15). Et Michel Audiard propose quelques idées amusantes de mise en scène, allant jusqu'à explorer l'humour noir. Avec des transitions décalées, ou les délires visuels du caissier de banque lubrique, incarné par un très amusant Bernard Blier. Face à lui, un pétillante Mireille Darc en vedette sophistiquée. Par contre il faut avouer que certaines blagues passent assez mal aujourd'hui. Les "plaisanteries" sur le caissier qui veut violer sa femme de ménage. Ou son "hobby" tournant autour des violences conjugales...
Si le cinéma de Michel Audiard était un vin, ce cru 1970 serait un petit gris de pays : il n’a pas la noblesse des grands millésimes comme Les Tontons Flingueurs, mais il se boit avec un plaisir nostalgique indéniable. Ce qui sauve le film et lui donne tout son sel, c'est avant tout son irrévérence. Audiard s'amuse comme un enfant terrible à dynamiter les piliers de la société française de l'époque.
Porté par une Annie Girardot pleine de malice, le film brille par ses dialogues. Chaque réplique est une petite bombe artisanale qui explose au visage du spectateur avec une précision chirurgicale. On savoure ce "parler vrai" qui a presque disparu du cinéma contemporain.
Cependant, le passage d'Audiard derrière la caméra montre ses limites. La mise en scène reste purement fonctionnelle : la caméra est sagement posée, captant les joutes verbales sans jamais chercher à créer du cinéma par l'image. On frôle parfois le théâtre filmé, ce qui est dommage pour un médium visuel. De plus, le rythme n'est pas toujours prenant. Le film est construit comme une suite de sketches où Germaine circule d'un client à l'autre. Si certaines rencontres sont hilarantes, d'autres tirent en longueur et créent des ventres mous dans le récit. Le spectateur finit par attendre la prochaine saillie verbale pour se réveiller d'une intrigue qui, au fond, reste assez mince.
Où il est démontré qu’être le meilleur des dialoguistes ne fait pas obligatoirement de vous un bon metteur en scène, et disposer d’une distribution éclatante (Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc, Sim, Darras...) un bon directeur d’acteurs.
Très bon moment de cinéma avec un scénario pas piqué des hannetons. C'est joyeux malgré quelques cadavres. On rigole malgré de nombreuses malversations. Et on a droit à des acteurs tous excellents dans leur rôle, et bien entendu, quand on connait le pedigree du réalisateur/dialoguiste, on a droit à quelques répliques qui sont devenues cultes : "chez les prostituées, avec la tête qu'il a, il doit payer une surprime". Et bien d'autre encore. A voir par les amateurs de comédie, et les fans de Michel Audiard, Blier, Darc ou Girardot.
LE CINEMA DE PAPA. Les dialogues de comptoir. Dézinguer les situations pour exprimer la bonne parole. Cinéma populaire, bordélique, agaçant, convenu, le glissement progressif du plaisir. L'aisance du dialoguiste Audiard ce manque sous le poids des années. Bertrand Blier a du aimé.
Mettant en lien trois personnes qui n'ont a priori rien a voir ensemble, mis a part leur femme de ménage, Audiard met en scène le paris populo des années 70 et livre une histoire d'arroseur arrosé. Bernard Blier est très bon en petit employé de banque escroc et obsédé. Avec une bonne réalisation et de bons dialogues, cette comédie tourne bien mis a part quelques scènes qui traînent un peu en longueur. Agréable
Il faut remettre ce film dans con contexte. Il a cinquante ans. Des très grands acteurs français. Une très grande Annie Girardot. Une belle comédie parisienne. En 1970, l'époque parisiènne avec sa banlieue tranquille. Une comédie de boulevard avec quatre protagonistes. Une pièce de boulevard, Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc et Sim. Le film reste à voir et à revoir grace aux dialogues atypiques parisiens, les titis, les paroles à Michel Audiard. Ce film ne perd pas le nord et reste continuellement d'actualité. En somme, il ne vieillit jamais.
Toujours un bonheur de voir cette brochette incroyable d'acteurs pour la grande majorité disparus. Des dialogues truculents et une histoire drôle. Du bonheur franchouillard à l'état pur. Toujours un grand plaisir à voir et revoir.
Par ses indiscrétions, une femme de ménage compromet ses trois employeurs. Le rôle d'Annie Girardot est mineur et finalement pas le plus amusant. Mireille Darc, dans un traditionnel numéro de charme, et surtout Bernard Blier, en employé de banque obsédé et libidineux, sauvent le film, l'une par sa sensualité fantaisiste, l'autre par son invariable talent à dire les textes d'Audiard, d'une médiocrité générale. Comme attendu, la mise en scène d'Audiard est inexistante et illustre la liberté sans contrainte artistique ou technique avec laquelle il raconte son histoire. Constamment loufoque, scabreuse et vulgaire, la comédie consiste en un cocasse chantage en chaîne où chacun rançonne son voisin jusqu'à l'absurde. On l'aura compris, plus qu'un récit structuré, ce sont de petits numéros d'acteurs qui entretiennent l'intérêt. Ils ne fonctionnent réellement que lorsque le dialoguiste Audiard est inspiré.
«Pis d’abord je vous ai interdit cent fois de me causer pendant que je me rase, ça m’embrouille les psychomoteurs. »
Après le cartoonesque « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » et l’insupportable « Une veuve en or », Michel Audiard s’associe à nouveau à Jean-Marie Poiré. Au casting, quelques têtes habituées des audiardises (l’exceptionnel Bernard Blier, une Mireille Darc toujours réduite à un rôle de sex bomb, Dominique Zardi et Robert Dalban en apparitions) mais aussi d’autres : une Annie Girardot qui incarne la gouaille parisienne chère au réalisateur, scénariste et dialoguiste, Sim (étonnant de précision), Jean-Pierre Darras toujours un peu trop théâtral et Jean Le Poulain, lui aussi plus en verve sur scène mais dont la présence au cinéma est un régal. Comme souvent, ce sont les interprètes qui donnent vie au récit et aux tirades de Michel Audiard, assez en forme sur ce « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause » (alorts qu’en vrai, elle boit et elle fume un peu quand même).
L’histoire se déroule dans un Paris en pleine métamorphose (thème récurrent chez Audiard en caméo ingé son à la demi-heure) mais le scénario et les dialogues sont uniquement burlesques, sans références méprisantes voire même avec quelques considérations éthiques. Là où « Les enfants du bon Dieu » peinait dans sa dernière demi-heure, là où la « Veuve » sombrait dans le n’importe quoi dès la première minute, ce « Elle cause » est à la fois drôle, fin, équilibré bien qu’un peu théâtral.
Une comédie légère et incontournable portée par une interprétation soignée.
(En revanche, ne lisez pas le résumé sur ce même site, il a été rédigé par quelqu'un qui n'a pas vu le film.)
Réalisée par Michel Audiard, une comédie sympathique mais laborieuse, qui brille plus par ses dialogues et son casting (mention spéciale à Annie Girardot), que pour son scénario bien mince.
Avec Audiard je m'attendais à rire régulièrement dans ce film déjà vu il y a longtemps. Hélas j'ai trouvé l'ensemble très daté et démodé, et on rit très peu. La libellule de Sim a pris un sacré coup de vieux. Je pense qu'Audiard était nettement plus en verve comme dialoguiste (Tontons flingueurs, 20.000 dollars au soleil...) que comme réalisateur.
Je n'ai pas mis 5 étoiles par ce que le terme chef d'oeuvre est quand- même un peu excessif mais franchement on n'est pas loin. Une histoire marrante, bien imaginée, des situations hautement comiques, une mise en scène à crever de rire, des acteurs "prodigieusement prodigieux ", j'ai dû le voir 5 fois et à chaque fois, je marche à fond. Ah et puis j'allais oublier: les dialogues du maître Audiard que je pourrais entendre à longueur de temps sans jamais m'en lasser. Finalement, même dans la mise en scène et la direction d'acteurs, Audiard excelle. A voir et à revoir inlassablement.