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alchimissste
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3,0
Publiée le 16 août 2026
En me documentant sur le film, j’ai appris que les villes coréennes sont particulièrement bruyantes. La réalisatrice s’est appuyée sur cet élément pour créer une véritable sensation d’angoisse, le bruit devenant presque un personnage à part entière du film. J’ai beaucoup aimé la fin, avec un final qui laisse véritablement sans voix. En revanche, le film est assez inconstant et comporte quelques longueurs, avec des passages parfois ennuyeux.
Malgré tout, je salue l’idée originale qui porte le film et ce climat d’insécurité omniprésent. Une proposition intéressante, même si elle ne m’a pas totalement convaincu.
Ça y est, nous y sommes. 2026 marque le retour du film de fantômes asiatique après plus d'une décénie d'absence dans nos salles. La configuration surprend légèrement, tant le bois dont est fait Noise semble venir des forêts les plus hantées du Japon. La recette de ces films cultes (Ju-On The Grudge, Ringu, Dark Water) est invoquée avec un aplomb total, bien que le film de fantômes ne soit pas totalement étranger à la Corée (2 Sœurs, Phone, Into The Mirror). La poésie propre à ce cinéma réside dans la manifestation abstraite de maux très concrets dans des espaces souvent limités. Ce cinéma d'horreur donne une voix aux injustices intimes, domestiques et dramatiques et Noise honore ce sujet. Également, cette sinistre poésie prend souvent le spectateur à revers en donnant vie à des mécaniques très plastiques, à l'opposé de ce qu'un Hollywood obsédé de bonsieuseries s'obstine à produire depuis toujours. Je n'entrerai pas dans les détails de ce film, mais si les références citées vous plaisent, foncez le voir car, à défaut d'être parfait, il n'est pas impossible que ce Noise vous entende.
Noise, un immeuble où chaque bruit devient une menace
Avec Noise, Kim Soo-jin installe son horreur dans un décor d'une grande banalité, un immeuble résidentiel où les murs semblent absorber autant les secrets que les sons. L'intrigue suit Ju-young, une jeune femme malentendante partie à la recherche de sa sœur disparue. Son enquête l'entraîne dans un environnement où les voisins vivent dans une inquiétude permanente, persuadés qu'une présence invisible circule entre les appartements. Le film s'appuie alors sur une réalité bien connue en Corée du Sud, celle des conflits liés aux nuisances sonores dans les immeubles collectifs, pour bâtir un thriller psychologique qui glisse progressivement vers le fantastique.
La grande réussite du film réside dans sa capacité à transformer l'architecture elle-même en source d'angoisse. Les couloirs, les cages d'escalier, les plafonds ou les portes entrouvertes deviennent des espaces d'attente où le danger peut surgir à tout instant. On utilise la mise en scène, le hors champ, le raccord dans le mouvement. on fait monter la tension progressivement et pourtant y a très peu de choses qui font réellement peur ici. Seule l'ambiance, ou une silhouette, un monstre au plafond. On regrette juste de ne pas comprendre trop la fin est-ce un démon, un fantôme ? Quelqu'un qui perd la tête ? Il y a ce bruit de craquement et de dents qui claquent ! Ils nous hantent bien après la séance !
Cette économie d'effets fonctionne précisément parce que le film préfère nourrir l'imagination plutôt que tout montrer. Le spectateur finit par observer chaque recoin du décor avec la même méfiance que les personnages, jusqu'à considérer le moindre bruit comme un signal de danger.
Cette tension trouve également sa force dans le contexte social qui traverse discrètement tout le récit. En Corée du Sud, où une grande partie de la population vit dans des ensembles résidentiels, les nuisances sonores constituent un véritable sujet de société. Noise reprend cette réalité pour montrer comment la promiscuité peut transformer les rapports humains, alimenter la méfiance et isoler des voisins pourtant séparés par quelques centimètres de béton. L'horreur ne repose donc pas uniquement sur une éventuelle présence surnaturelle, mais aussi sur la perte progressive d'un sentiment essentiel, celui de pouvoir encore considérer son propre logement comme un refuge. C'est cette proximité entre une peur très concrète et une menace plus insaisissable qui confère au film une identité particulière et laisse une impression durable une fois la projection terminée.
Belle découverte que ce long-métrage bien flippant avec un travail très intéressant sur le son !
Certes, l'intrigue met un peu de temps à démarrer, mais l'atmosphère (notamment sonore, évidemment) devient de plus en plus oppressante au fur et à mesure que le film avance et que le mélange entre des éléments surnaturels et les tensions entre voisins se révèle mortellement explosif...
La fin est particulièrement originale et très réussie, même si elle n'explicite pas tout et demande au spectateur de tirer ses propres conclusions sur ce qui s'est vraiment passé dans cet immeuble plein de secrets.
Bonne petite surprise. Alors c’est pas le film de l’année mais il a une ambiance qui captive. Pas tres long, mais certaines difficulté a garder le fil de l’intrigue qui s’eparpille quelque peu arrivant la fin. Bon travail sonore egalement.
Ju-Young, malentendante, découvre que sa soeur à mystérieusement disparue. En cherchant des réponses, elle se heurte à des voisins obsédés par le silence et à une atmosphère de plus en plus oppressante…
Traiter des conflits liés aux nuisances sonores entre voisins était une idée intéressante sur le papier, mais dans les faits, c’est clairement un pétard mouillé. Noise (2024) n’est rien d’autre qu’une grosse désillusion. L’ensemble s’avère tellement apathique et assommant qu’il m’a fallu 2 visionnages pour le regarder dans son entièreté (sans sombrer dans un profond sommeil).
C’est excessivement long (le temps ressenti avoisine le double, si ce n’est plus), faussement flippant (des jump scares à foison, comme pour mieux masquer la vacuité du scénario) et un climax confus (ou alors c’est moi qui ne savait plus ce que je regardais, à force de m’emmǝrder).
Traitant notamment du sujet des troubles de voisinage, un premier long horrifico-coréen assez déceptif, se résumant un peu trop à une succession de jump scares sonores (plus ou moins réussis) et qui se repose sur un scénario faillible et déjà-vu, en particulier dans son dernier tiers. 4,5/10.
De bonnes idées sur le thème des nuisances sonores entre voisins, mais un scénario qui ne tient malheureusement pas du tout en haleine. Le côté horreur ne m'a pas convaincu, c'est assez répétitif, les personnages n'étant pas assez approfondis et trop en surface. Trop de pistes pour pas grand chose, une révélation décevante. Une déception. Mon blog : cinephile critique
Un petit film coréen en VO ah ah j'adore cela, ils savent y faire depuis longtemps donc un peu hâte d'aller le voir. Sauf que pour une fois j'ai été un petit chouia déçu du résultat final. Disons que l'idée de ce petit appartement, des visions, de jouer sur les bruits plus que sur le visuel, ok cela change et cela donne une ambiance assez pesante mais il m'a manqué justement ses nuits avec cette tension. Faire monter le stress de l'héroïne au fur et à mesure...bon le positif reste que le décors de cette barre d'immeuble avec des voisins plus que chelou et le final fait que cela passe tout de même bien. Le final est oppressant et quasi inattendu mais chuuuut je n'en dirais pas plus!!! NOTE :
Ce premier film traite des nuisances sonores du voisinage, de la difficulté de vivre ensemble dans lequel beaucoup pourront se reconnaitre. Avec son atmosphère, ce presque huis clos dans une résidence délabrée utilise le bruit comme métaphore de nos silences, où le son persistant se communique par le poids de nos grimaces et de nos angoisses, de nos regrets et de nos secrets.
Très similaire au Backroom, tout ce qui s'y déroule peut être interprété sous le même angle de vue, mettant avant tout en scène cette déformation de la réalité dans laquelle on cherche à rester connecté, éveillé, en remplissant le vide par sa propre tourmente.
D'un autre côté, tous les handicaps du film n'apportent que peu de choses, le phénomène étant tout aussi intense pour d'autres personnages. De plus, ce bruit si dérangeant ne semble perturber que quelques résidents, car même un personnage qui va crier la nuit dehors ne suscitera aucune réaction.
On peut noter des personnages peu développés, peu intéressants dans leur rapport à l'émotion, surtout pour les deux sœurs, avec une histoire qui ne fait qu'évoquer des thèmes sociaux, mais qui se disperse dans plusieurs directions, plusieurs fausses pistes de mystère, rendant le tout un peu fouilli, un peu confus dans ces enjeux et révélations. Sans oublier une police totalement inefficace.
Intéressé pour partager des podcasts, parler et analyser les films et séries ? illusionsperdues99@-G-mail-com
La bande-annonce m’avait intriguée, le concept semblait prometteur et malgré les mauvaisss critiques, j’ai décidé d’aller le voir. Conclusion : j’ai été déçu. Tout va trop vite. Trop d’informations s’enchaînent, parfois sans réelle logique, ce qui empêche de mettre en place une ambiance angoissante. On a l’impression que le film est un puzzle de petite scènes courtes, avec des pièces mal accolées, placées dans un film de 1h33.
Durant la première partie on se demande surtout si on est dans un thriller psychologique avec une crise de démence et/ou un voisin psychopathe, ou si le film est plutôt dans le genre fantastico-horrifique une entité quelconque hante les lieux. L'atmosphère est très anxiogène et stressant, avec des décors ternes sorte d'immeuble insalubre voir même ghettoïsé, mais surtout, logiquement, par l'importance des bruits et des sons qui impose une immersion auditive qui aura été rarement aussi striante et terrifiante ; attention il ne serait pas étonnant de se boucher les oreilles sur quelques passages ! La musique est tout aussi impactante, elle est cohérente avec les sons inquiétants et énigmatiques de l'immeuble, et souvent les deux s'entremêlent. Le film est surtout une expérience psycho-sensorielle intense et glauque qui n'est pas spécialement surprenante dans ses rebondissements mais reste assez énigmatique pour nous tenir en haleine jusqu'à une fin qui est tout à la fois, attendue, un peu décevante donc mais sur des éléments qui sont toujours efficaces. Site : Selenie
Noise avait tout pour me plaire sur le papier. Une disparition mystérieuse, des bruits inquiétants dans un immeuble, une légende urbaine… Les premières minutes installent une vraie tension et donnent envie de percer le mystère. Malheureusement, plus le film avance, plus il s’enferme dans une narration très abstraite.
Le film mise davantage sur le sous-entendu que sur les explications. Tout est très suggéré, très métaphorique, avec une approche presque onirique qui laissera chacun libre de son interprétation. Un choix qui pourra séduire certains, mais qui m’a surtout laissé sur le bord de la route.
L’ambiance reste néanmoins le gros point fort. Le sound design est excellent et participe énormément à cette sensation d’oppression permanente. Chaque bruit devient une source d’angoisse et le film réussit à instaurer un vrai malaise sans avoir besoin d’abuser des jumpscares.
En revanche, le rythme est beaucoup trop lent. Les scènes s’étirent, l’histoire peine à avancer et le côté horrifique se révèle finalement assez limité. À force de vouloir rester mystérieux, le scénario finit aussi par devenir tiré par les cheveux et laisse énormément de questions sans réponse lorsque le générique arrive.
Une proposition originale et atmosphérique, portée par une excellente ambiance sonore, mais qui m’a laissé avec davantage de frustration que de fascination.