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1,0
Publiée le 16 décembre 2024
Une retraite d'influenceurs tourne mal lorsqu'un stalker découvre leur havre de paix à la campagne... "Don't Watch!" prend son temps, c'est vrai, mais beaucoup trop. Il y a au mieux un court-métrage là-dedans et vouloir aller au-delà est une très mauvaise idée. Il faut attendre près d'une heure pour que ça s'anime un peu et ce qui se passe avant est particulièrement ennuyeux. Des discussions sans intérêt, des relations basiques à base de tromperies ou de traumatismes qui refont surface, des occupations futiles et des personnages agaçants. Cela ne sert même pas à faire monter la tension ou à construire l'épilogue. C'est juste du remplissage et c'est vraiment pénible. Quant à la tuerie, j'ai vu pire, mais le mal est déjà fait. Bref, ce film est le néant incarné.
Au milieu de l’été, Alex, influenceuse à succès, invite quelques amis (influenceurs) dans sa maison de campagne. Isolés au milieu de nulle part, ils ne tardent pas à avoir la visite d’un fan particulièrement inquiétant…
Réalisé 6 mois seulement (! !!) après avoir démarré le tournage de La Damnée (2024), son premier long-métrage, Abel Danan est déjà de retour derrière la caméra. Pourquoi tant de précipitation ? Après un premier film particulièrement ennuyeux et assommant, on aurait pu espérer qu’il s’améliore avec le second mais il n’en sera absolument rien. Toujours réalisé avec un micro budget et en un temps record, on imagine aisément que l’écriture a elle aussi été bâclée et torchée à la va vite. Il n’y a qu’à voir la caractérisation des personnages inexistante et le scénario complètement à la ramasse.
Pendant 85 minutes, le film ne cesse de brasser du vent, c’est prodigieux à quel point l’ensemble s’avère foncièrement mauvais. L’absence de direction artistique se fait elle aussi constamment ressentir, on est devant l’exemple typique de ce qu’il ne faut pas reproduire en termes d’acting tellement c’est affligeant.
Don't Watch ! (2024) aussi appelé "Killer Influence" est un slasher d’une rare fainéantise spoiler: (le tueur intervient au bout de 45 min inter’minables’, après s’être coltiné de longs tunnels de dialogues insignifiants). Armez-vous de patience et d’une bonne dose de courage, c’est tellement ennuyeux et d’une rare vacuité (on comprend mieux comment le réalisateur à pu enchaîner le tournage de 2 films consécutifs en un si court laps de temps, y a un tel niveau de je-m'en-foutisme, c’est pas croyable). Je ne comprends même pas comment ce film a pu obtenir un distributeur aux States (Samuel Goldwyn Films), alors qu’en France, personne n’en a voulu en dehors d’une plateforme de VOD.
Un conseil, fiez-vous à son titre : « Don't Watch !», vous vous épargnerez du temps de cerveau disponible et surtout, vous préserverez votre santé mentale.
Grand prix du 7e Festival International du Film Fantastique de Menton 2023 https://www.festival-film-fantastique.com/ "Don't Watch" : Quand l'horreur se mêle à l'influence digitale ️
Comment exprimer l'horreur de ces moments où la haine en ligne déborde des écrans ? Abel Danan, dans son dernier film "Don't Watch" (2023), nous plonge dans un conte macabre qui explore cette question brûlante. Des influenceurs, adulés par leurs fans, partent filmer à la campagne pour offrir du contenu toujours plus captivant. Mais leur escapade vire rapidement au cauchemar lorsque l'un d'eux est hanté par une présence terrifiante. Ce week-end champêtre se transforme alors en un voyage infernal où la frontière entre réalité et fiction s'efface dangereusement.
S'inscrivant dans la lignée de cinéastes ayant scruté les rapports troubles avec les réseaux sociaux, Abel Danan propose une vision unique, celle d'une génération Z où la frontière entre vie numérique et réelle se dissout. À travers des personnages d'influenceurs campés par des influenceurs eux-mêmes, comme Ouidad Elma, Danan explore avec une maîtrise horrifique les méandres de nos obsessions digitales. Dans une ambiance empruntant à l'esthétique du cinéma d'épouvante et au désespoir esthétisé, le réalisateur fait écho aux préoccupations contemporaines.
Au-delà du simple divertissement, "Don't Watch" nous invite à réfléchir sur les états d'âme d'une jeunesse imprégnée par les écrans, transformée en malédiction moderne. Avec une réalisation soignée et une photographie saisissante, ce film nous plonge dans les méandres de la terreur numérique et laisse une empreinte troublante dans l'esprit du spectateur. Un véritable tour de force cinématographique à ne pas manquer !
Un slasher qui prend son temps, mais se concentre sur les relations toxiques entre jeunes adultes de cette génération pour ensuite culminer dans de la violence, avec une esthétique soignée, des plans hommages aux belles références du genre, et surtout une musique incroyable et tout avec un budget ridicule… Un bon moment !