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tuco-ramirez
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4,5
Publiée le 14 mars 2025
Voilà une rom’com iranienne !!! Incroyable non !!! Tourné en Europe ou dans tout autre pays libre, cette idylle entre deux septuagénaires alliant leurs solitudes respectives au cours d’une soirée en appelant beaucoup d’autres nous aurait ému par la tendresse des liens entre ces deux têtes grises. Mais nous sommes en Iran, et le spectateur est progressivement happé par la peur de voir surgir la police ou une voisine, car ces deux là bravant bon nombre d’interdit risque la dénonciation et une condamnation par le régime des Mollahs. Maryam Moghadam et Behtash Sanaeesha usent du registre de la romance et de la comédie pour mieux dénoncer la cruauté de la dictature iranienne ; donc derrière la romance, c’est bien un film éminemment politique que l’on est appelé à voir. Par petites touches, ces deux amoureux en devenir transgressent de nombreux interdits les mettant en danger : boire du vin, inviter un homme pour une femme seule, écouter de la musique et danser avec un homme non marié, évincer le voile et se montrer tête nue,… Des actes banaux pour nous européens mais courageux en Iran qui montrent aussi au combien la liberté est un bien précieux et rare. Une des preuves incontestables du caractère politique de leur film est que les deux cinéastes se sont vus privés de leur passeport et assigner à résidence alors que leur film était présenté au festival de Berlin au cours duquel il a reçu le prix de la critique internationale. Mais c’est aussi un beau film universel sur la rencontre amoureuse entre deux personnes âgées qui n’y croyait plus ; ce n’est donc pas uniquement un prétexte pour déployer un propos engagé, rarement rencontre de ce type n’a été filmée avec autant de pudeur et de malice. Pour toutes ces raisons ce film est un moment suspendu de ce début d’année cinématographique, d’une précision chirurgicale et d’une profondeur insoupçonnée. A voir absolument et en faire la promotion TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Le cinéma Iranien démontre une nouvelle fois toutes ses qualités, ici à travers l'histoire touchante de Mahin, 70 ans, qui vit seule à Téhéran, et qui décide, bravant tous les interdits, de réveiller sa vie amoureuse en provoquant une rencontre avec Faramarz, chauffeur de taxi.
Alors qu'il semble dérouler un récit intime, en ne se concentrant que sur deux individus, le film porte en filigrane un message politique fort et beaucoup plus large contre la République islamique d’Iran.
Un film sur la solitude, consécutive à l'âge et à l'isolement qui en découle, mais aussi et surtout à un régime totalitaire qui prive de libertés aussi basiques que les rencontres hors mariage.
Les deux acteurs sont formidables et irrésistibles. Ils parviennent à créer une belle complicité entre leurs deux personnages. Chacun de leurs gestes est extrêmement délicat et chacune de leurs répliques jouée avec beaucoup de pudeur.
Qu'il est beau et émouvant d'assister aux premiers émois d'une nouvelle relation, à la naissance de sentiments, peu importe l'âge. C'est là l'innamoramento, comme le chantait une artiste célèbre...
Néanmoins, le scénario et la mise en scène sont là pour nous rappeler constamment que ce bonheur est fragile : une voisine qui croit avoir entendu une voix d'homme, une musique jouée trop fort susceptible d'alerter le voisinage, une porte d'entrée vitrée à travers laquelle n'importe qui pourrait surprendre les deux tourtereaux... Une ombre plane et tout est fait pour que l'on ne puisse jamais totalement se réjouir et profiter de ce moment suspendu avec la même sérénité et la même insouciance que les protagonistes.
Le tournant que prend le film sur son dernier quart d'heure surprend et, même s'il renforce tout ce qu'il cherche à dénoncer, l'on ne peut s'empêcher de se demander s'il était nécessaire.
Jugé vulgaire et indécent, accusé de faire la promotion d’un libertinisme pervers, le long-métrage a provoqué les foudres de la République islamique d’Iran qui a interdit aux deux réalisateurs d'exercer leur métier et de quitter le territoire, dans l'attente de leur procès...
Un film fort politiquement et une aventure humaine brillante. Deux septuagénaires amoureux comme des ados sincères et maladroits qui font fi des contraintes et passent outre les conventions pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Deux âmes seules se rencontrent et brisent leur solitude. Cette histoire, simple et banale, est pourtant presque impossible dans la tyrannie des mollahs. Chaque scène raconte un interdit, une absurdité de ce régime.
Tendre et sombre à la fois, ce film s’oppose avec conviction à un régime qui brise physiquement autant que psychologiquement des personnes qui ne demandent qu’à vivre.
Sur le fond, ce film est beau, mais sur la forme, il est ennuyeux. Si le réalisateur avait choisi deux comédiens de 50 ans, le film aurait été 10 fois mieux. Dommage..
Impossible d'oublier le personnage de Mahin après avoir vu ce film, et notamment son dernier plan. Cette femme septuagénaire indépendante, douce mais aussi volontaire et débrouillarde, dont les enfants et amies vivent désormais loin et que la solitude commence à faire souffrir. Elle va alors forcer le destin à sa façon dans un pays ou une telle liberté n'est pas permise. Un film et des personnages très touchants, dans lequel on s'attarde sur les détails et les dialogues qui font le sel de cette relation inattendue, cette soirée volée au temps qui passe et aux interdits de la culture iranienne.
On aurait aimé l’aimer encore plus ce gâteau iranien. Et durant quatre-vingt-dix pour cent du film, on adore malgré quelques petites scories. Mais qu’est-ce qu’on est frustré et un peu déçu par cette fin tragique. Certains y verront une logique, une fatalité ou un épilogue déchirant d’émotion mais on aurait largement préféré sortir de la salle le sourire aux lèvres, dans la continuité tendre et douce du reste du long-métrage. Une fin qui n’est pas ratée, loin s’en faut, juste contraire à ce qu’on attendait d’elle. Ou, plus précisément, en opposition avec ce qu’on aurait souhaité à ces deux protagonistes auxquels on s’était fortement attaché pendant une heure et demie. Malheureusement, si les films se terminaient tous comme on le prévoyait ou le voulait, on s’ennuierait ferme. Il faut cependant avouer que celle-ci dénote tout de même du reste du film et qu’elle n’a pas à proprement parler de raison d’être ainsi...
Ce pincement au cœur de spectateur touché mis à part, comme cela fait plaisir de voir un film iranien de cette trempe. Loin des films politiques et engagés de Jafar Panahi ou des suspenses au cordeau d’Asghar Farhadi, « Mon gâteau préféré » (réalisé à quatre mains par Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha) est une petite douceur entre drôlerie et romantisme. La première partie est faite d’instants croquignolets qui nous présente par petites vignettes amusantes et intéressantes la vie de Mahin, une septuagénaire veuve vivant à Téhéran. La seconde partie du film (et son cœur battant) nous montre la rencontre soudaine et amoureuse de celle-ci avec un homme qu’elle va emmener chez elle, où ils vont vivre une nuit inoubliable. C’est simple, c’est juste, c’est touchant et nos deux interprètes sont magnifiques.
Il y a certes quelques pans de dialogues parfois inutilement étirés et qui ralentissent un peu le joli tempo de cette nuit pas comme les autres. On trouvera aussi la mise en scène très statique et purement illustrative mais « Mon gâteau préféré » est tellement agréable et mignon qu’on ne s’en formalisera pas outre mesure. Sous ses airs légers, le film n’en demeure pas moins éminemment politique en envoyant quelques piques bien senties au régime iranien. Sans forcer, il en montre souvent l’absurdité et la bêtise obscurantiste avec brio. On vibre pour cette rencontre amoureuse sur le tard où les deux tourtereaux semblent vouloir rattraper le temps qu’il leur reste et l’optimiser au maximum. Un film beau et lumineux dont on ne comprend donc pas trop le choix narratif final, loin d’être une évidence.
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La vieillesse et la solitude sont un sujet en soi. Lorsque s'y greffent les interdits et les particularismes de la société iranienne, c'est tout une histoire. Mahin, veuve et septuagénaire, ne voit plus guère ses copines -amusante et truculente scène d'ouverture entre femmes- et encore moins ses enfants expatriés. Elle a l'audace de proposer à un vieux chauffeur de taxi, tellement seul lui-même, de passer la soirée avec elle en espérant nouer une tendre relation. Les réalisateurs Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha rassemblent deux solitudes et c'est touchant. La rencontre entre Mahin et le cordial Faramarz ouvre la séquence centrale et prépondérante du film et d'une relation naissante prometteuse. La conversation qui s'ébauche, le temps de quelques heures, éclaire de mornes existences, va jusqu'à insinuer la question sensuelle du troisième âge, sujet tabou dans toutes les société et encore davantage en Iran, et invoque une espérance en dépit du joug imposé par le régime des mollahs. Le film navigue entre le drame humain universel -le vieillissement et l'isolement- et la critique sociale et politique, laquelle, sans être un brûlot, suggère parfaitement les prohibitions morales et coutumières de l'Iran. Les deux comédiens sont très bons, qui évoquent en toute modestie et simplicité les tourments de leur personnage. Le film est une chronique douloureuse er attachante.
Vu au festival du film politique de Carcassonne. Cette rencontre amoureuse entre septuagénaire est une vraie réussite, et un bol d’air frais aux comédies romantiques. Le duo d’acteurs est parfait et nous transporte immédiatement entre traditions, cultures et sentiments. On suit avec plaisir, sourire aux lèvres, les premiers instants amoureux en huis clos qui se déroulent presque en temps réel et qui donnent lieu à de beaux moments de grâce et de poésie. Même si on sent assez vite où le film va aller, on se laisse porter par la la réalisation qui laisse la part belle à l’interprétation du casting. Une belle surprise.
La liberté de parole et d'acte que Mahin affiche dès le début du film relativise de façon un peu troublante (par rapport à ce que l'on croit en savoir) la pression imposée par la loi islamique.
Contrairement au synopsis officiel, elle n'est pas un héroïne qui brave tous les interdits, elle assume tranquillement et courageusement ses aspirations, en bravant surtout sa solitude et les a priori concernant la sexualité des anciens, la "date de péremption" (≠ "interdits").
Ses coquetteries sont charmantes, entre le changement de tenue et ses préparatifs culinaires.
Le film montre bien l'amertume de la solitude de Mahin et de Faramarz, mais reste trop sibyllin sur le manque de contacts épidermiques qu'ils ressentent.
Dans ce monde socio-politique totalement corseté qu'est l'Iran, "Mon gâteau préféré" est une bulle de liberté et d'audace. Tendresse et sensualité se déploient, sans geste, seulement au travers de sourires et d'étincelles dans les yeux des protagonistes. Dommage que la fin, qui s'étire inutilement, ne soit pas à la hauteur du reste !
Beau film iranien, très naturel, sur une femme et un homme de 70 ans qui se rencontrent et qui vivent une folle journée d'amour et d'ouverture à l'autre. Bien filmé. Fin assez inattendue et plutôt émouvante.