En fait, ce que peu d’européens savent, c’est que Pablo Escobar avait décidé d’avoir son propre zoo dans une hacienda au cœur de la Colombie, l’Hacienda Nápoles qu’il avait fait construire dans la commune de Puerto Triunfo, près du Río Magdalena, ce qui l’avait amené en 1981 à faire importer clandestinement de nombreux animaux sauvages depuis l’Afrique, dont 3 hippopotames. Bien entendu, le troupeau s’est petit à petit agrandi. A la mort de Pablo Escobar, les animaux de son zoo ont été répartis dans les divers zoos du pays, à l’exception des hippopotames, trop difficiles à transporter. Laissé dans la nature, le troupeau, devenu le seul troupeau sauvage d’hippopotames en dehors de l’Afrique, s’est encore agrandi au point de donner naissance à des problèmes de hiérarchie entre les mâles. En effet, dans un troupeau d’hippopotames, il ne peut y avoir qu’un seul mâle dominant, d’où des combats entre mâles, combats dont les perdants sont tués ou contraints à l’exil avec une femelle. L’un de ces perdants a descendu le Rio Magdalena pour se retrouver à Puerto Barrio, à des dizaines de kilomètres de son troupeau d’origine, dans une ville où personne ne connaissait l’existence des hippopotames. Pris pour un monstre, ce pauvre animal, appelé Pepe, a été abattu. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-pepe/