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Zamus
29 critiques
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3,0
Publiée le 23 juillet 2026
a voir pour la débilité ambiante redneck teintée d'humour noir de 99%des personnages. il y a quand même le talent de la mise en scène et des comédiens très bons, mais hélas le film reste moyen et nous laisse sur notre faim
Un Coen en solo créé un scénario à la Tarentino et emmène le spectateur, comme dans un thriller des années 1950, avec un privé (une !), sur une enquête de meurtre et de perversion qui devrait interdire le film aux moins de 16 ans. Excellent !
Ethan Cohen en solo encore une fois et encore une fois avec Margaret Qualley pour un polar gentiment rétro et un peu kitsch, apportant une touche de sulfureux et de comique, il n'arrive pas à sublimer ce style et à en apporter de l'originalité.
La détective privée Honey O'Donahue se rend sur les lieux d'un accident de voiture dont la principale victime était une potentielle cliente l'ayant contactée peu de temps avant sa mort. Se sentant coupable de ne pas l'avoir aidée, elle décide de mener l'enquête autour des circonstances troubles de sa disparition qui la dirigent sur la piste d'un pasteur-gourou local un peu trop proches de ses ouailles...
Deux Coen valent définitivement mieux qu'un, surtout un Ethan ! Alors que son frère Joel s'en est apparemment bien sorti avec "The Tragedy of Macbeth" pour montrer qu'il pouvait avoir sa propre patte en solo, il semble qu'Ethan, lui, ait beaucoup plus de mal à s'imposer avec son seul prénom à la réalisation. Au vu des retours critiques très tièdes, on reconnaît avoir fait l'impasse sur "Drive-Away Dolls" (avec déjà Margaret Qualley), premier long-métrage de ce qui annonce être une "lesbian B-movie trilogy", mais "Honey Don't!" avait pour lui les arguments de son trio d'acteurs principaux (Aubrey Plaza et Chris Evans en compagnie de Qualley) et de son pitch aux effluves enivrantes d'un "No Country for Old Men" pour nous donner envie de lui laisser la chance malgré une sortie cette fois directement par la case VOD en nos contrées...
Malheureusement, on en ressort fortement déçu, avec l'impression d'avoir vu une esquisse très mal maîtrisée d'une comédie noire qui aurait pu se transformer en or entre les mains du duo de frères. Ici, entre celles du seul Ethan (et de son épouse co-scénariste Tricia Cooke), "Honey Don't!" se perd dans une démultiplication de points de vue de personnages pensés comme singulièrement décalés (spoiler: non !) qui l'empêche tout bonnement de prendre son essor autour de son enquête principale pour une apparente série de saynètes sans fin où seules certaines fulgurances très "Coen-niennes" dans l'esprit, surtout côté violence absurde, parviennent à maintenir l'intérêt. Entre les mésaventures du pasteur empli de vices interprété par un Chris Evans en roue libre, la relation naissante entre l'enquêtrice (Qualley) et une officier de police (Plaza) ou un mystérieux stalker qui poursuit la nièce de la première, "Honey Don't!" semble vouloir se poser en objet politiquement incorrect, satire d'un mini-microcosme californien déviant, mais, faute de finesse, en devient une caricature facile (voire parfois vulgaire) des tares qu'il considère y sommeiller, bien loin de la plume acerbe que l'on est en droit d'atteindre d'un Coen.
Dommage car, in fine, dans ce pêle-mêle de destinées de protagonistes brisés, à la dérive et se laissant facilement happer par les desseins d'ombres encore plus grandes, la conclusion, plutôt réussie et pour le coup inattendue, aurait pu se poser en un ciment très intéressant pour l'ensemble si la qualité de l'écriture s'était révélée au niveau de cette idée. En l'état, "Honey Don't!" n'a vraiment que pour lui quelques sourires distillés ici et là et une excellente Margaret Qualley, au point de mériter clairement d'être la tête d'affiche d'un film réalisé par deux Coen et non pas par un seul.
Margaret Qualley y incarne Honey O'Donahue, une détective privée de Californie, qui enquête sur la mort de Mia Novotny. Sa mort a été maquillée en accident de voiture. Ses investigations la mènent au Temple des Quatre Chemins, dirigé par le révérend Drew Devli.
Déja sur Canal, le film est sympa, la fille d'Andy McDowell est très jolie et Captain America a un role assez différent. L'histoire est simple mais on ne s'ennuie pas.
Bon moment. Mise en scène et rythme dynamiques. On n’est pas là pour s’ennuyer. Ça part dans tous les sens mais seulement pour notre plus grand plaisir.
Excellent. Scènes de sexe, certes, mais brèves et humoristiques ou originales. Scénario riche et rapide qui tient la route, comédie meurtrière haute en couleurs qui évite avec succès le lourdingue, le pénible et le sordide. Un excellent moment. Et Margaret Qualley est une très belle femme qui tient parfaitement le rôle: un vrai plaisir, aucun faux pas, la regarder est un régal. Curieusement, il est possible que ce film où tous les hommes sont des abrutis plaise plus aux hommes qu’aux femmes. Au fond, ce décalage (aucun couple conventionnel) fait le charme de ce film où l’amour n’est pas absent.
Dans la famille Cohen, je demande le frère Ethan. Il nous livre un deuxième film en solo déjanté avec une détective privée qui se lance dans une enquête au coeur d'une église mystérieuse où avant de "servir" le seigneur, les fidèles du temple sont surtout au service de leur révérend ! Si le scénario est un peu léger en tentant de reprendre les codes de la série B, "Honey don't!" se regarde avec plaisir grâce à ses acteurs. Mais il n'arrive toutefois pas à la cheville de chefs d'ouvres comme "Fargo" réalisé par les frères Cohen.
Ce dernier film du frère Coen (Ethan) est inégal. Il démarre bien avec ce ton de comédie noire mélangeant polar et satire religieuse. Mais il donne l'impression de ne pas avoir été assez profondément dans le style. Et tombe parfois dans un brouillon de noirceur, absurdité et sensualité. Margaret Qualley est intéressante en détective privé