Honey Don't! est dans la même veine (ignoble) que le rétrograde Drive Away Dolls, qui confond les visages des femmes avec leurs Roberts, qui congratule à chaque intervention de Chris Evans (le
mâle dominant en train d'arnaquer des femmes naïves), qui voit toujours les femmes non hétéros comme des [spoiler]obsédées incontrôlables (elles sont visiblement obligées de se tâter pour se dire "Bonjour !", à leur première rencontre...
Oui, "on en est là"). L'histoire est vite dépeinte, ne résultant qu'en
"une femme meurt, scène de huc avec Chris Evans, une enquêtrice qu'elle avait contactée se met à la recherche d'indices pour savoir qui est le meurtrier, scène olé olé avec Chris Evans,
mais le gourou du coin
clamse
aussi de façon étrange, scène olé olé avec... ah ben non, du coup", puisque ce n'est pas elle qui intéresse notre réalisateur-dinosaure trop heureux de faire de l'humour des cavernes sur les femmes. On n'oubliera pas non plus de mentionner cette résolution d'un suspens monstrueux (ironie) dont le coupable est (évidemment)
la copine de l'enquêtrice
puisqu'on ne nous a présenté officiellement que trois personnages paumés dont une femme "française" qu'on ne peut pas accuser en tant que spectateur, car on n'a rien compris à ce qu'elle a baragouiné tout le long de ses dialogues (et non, si vous vous le demandiez : y'a pas de sous-titres à ces moments, puisque la VOSTFR considère que l'on doit comprendre ce qu'elle raconte... Damned, y'a-t-il un orthophoniste dans la salle ?! Donc, ça ne pouvait être que
la copine, car elle aimait des femmes et les tuait ensuite, car son père la battait quand elle était petite, et que maintenant elle est folle... Alors, heureusement que l'enquêtrice s'empresse de dire qu'elle aussi, elle était battue par son père, et qu'elle n'est pas devenue zinzin (si l'on considère que [spoiler]toucher
une femme inconnue devant tout le monde est sain d'esprit...)... Sauf que, du coup, on en déduit que c'est une condition, une généralité, dans ce film, d'être non hétéro parce que Papounet tapait sa petite fille ?[/spoiler] Peur et rejet des hommes, Freud, tout ça, m'voyez... La seule différence concrète que l'on a pu noter depuis l'infect Drive Away Dolls, qui regardait déjà les femmes grâce au feu de sa torche en peau de bêtes, c'est qu'on ne se coltine plus les transitions visuelles "à la PowerPoint", ce n'est pas si mal. Mais à présent on rêve de beugler, quand Monsieur Coen aura l'idée de faire un troisième film "humoristique" : Ethan Don't !!!