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2,0
Publiée le 11 septembre 2025
Après la mort d'une jeune femme dans un apparent accident de voiture, une détective se demande pourquoi elle avait demandé à la voir. Une enquête dans une petite ville américaine où les incidents commencent à s'enchaîner... Après "Drive-Away Dolls", Ethan Coen, toujours en solo, retrouve Margaret Qualley dans un film qui n'est malheureusement pas plus inspiré. Je pourrais écrire la même chose à propos des deux films. On délaisse le road-trip pour ce coin paumé, mais c'est tout aussi décousu et inefficace. L'histoire, qui est logiquement ouverte pour tirer profit du casting, arrive à se perdre dans des choses inutiles avec même de trucs évoqués qui passent la trappe comme par magie tandis que le fond de l'intrigue est prévisible. Comme je le dis souvent, spoiler: le casting est souvent un spoiler à lui tout seul... Les personnages sont plus grotesques qu'amusants à l'image de Chris Evans en tant que fanatique religieux pervers. Trop de scènes de sexe au détriment d'un scénario vide et finalement inintéressant. Bref, une comédie noire policière ni drôle ni distrayante.
Vu en streaming... Même si l'histoire se déroule de nos jours on apprécie le style esthétique qui est saupoudré d'un côté seventies plutôt sympa. Les personnages sont bien croqués, certains hauts en couleurs, d'autres plus caricaturaux, mais l'intrigue se met en place tranquillement avec un humour (très) léger voir même à peine assumé ou carrément poussif et peu subtil. Très vite on note un manque de rythme, un rythme trop monocorde tandis que les enjeux peinent à se mettre en place. La dimension lesbienne est évidemment présente, mais heureusement à moindre mesure comparée à la lourdeur de "Drive-Away Dolls" (2024). Puis alors que l'heure passe et que l'intrigue avance à tâton le film s'accélère, se précipite même avec deux twists énormes dans sa surprise et sa soudaineté. En 25 minutes le film se découvre une double lecture qui est à la fois sans conclusion véritable et en une fin ouverte qui ne mène strictement à rien. Tout ça pour ça, mais surtout on aura rarement eu une sensation d'arnaque aussi frustrante avec un scénario avec des trous béants. Ainsi, malgré un casting investit qui semble y croire, on confirme après le film précédent, que Ethan Coen n'a ni talent ni créativité sans son frère Joel... Site : Selenie
Difficile de dire quels serait le verdict si les frères Dardenne se mettaient à œuvrer séparément, mais pour ce qui est des Coen, le résultat, sous nos yeux ébahis, frise la catastrophe. Honey don't!, deuxième volet de la trilogie lesbienne d'Ethan Coen, n'est pas loin de ressembler à une parodie des films des deux frères, ratée et insipide, dans les grandes largeurs. Passé un générique prometteur, le film s'embarque dans une intrigue, ou plusieurs, totalement inintéressante dans une petite ville américaine sans attraits, où le sexe et le meurtre semblent être les seules distractions locales. Hormis son héroïne, incarnée par une Margaret Qualley volontaire et plus cool qu'un détective de Chandler, les personnages sont bien falots, tous caricaturaux et unidimensionnels. On se demande d'ailleurs ce que certains viennent faire dans cette galère. Le cinéaste cherche à l'évidence à établir une connivence avec son public, comme pour lui rappeler le bon vieux temps où les films des frères Coen décevaient rarement et réussissaient à mixer idéalement insolite, densité et virtuosité. Ne reste plus ici qu'un squelette du long métrage espéré, parfois gênant dans l'excès de certaines scènes et, hélas, jamais véritablement drôle, même au deuxième degré.
La détective privée Honey O'Donahue se rend sur les lieux d'un accident de voiture dont la principale victime était une potentielle cliente l'ayant contactée peu de temps avant sa mort. Se sentant coupable de ne pas l'avoir aidée, elle décide de mener l'enquête autour des circonstances troubles de sa disparition qui la dirigent sur la piste d'un pasteur-gourou local un peu trop proches de ses ouailles...
Deux Coen valent définitivement mieux qu'un, surtout un Ethan ! Alors que son frère Joel s'en est apparemment bien sorti avec "The Tragedy of Macbeth" pour montrer qu'il pouvait avoir sa propre patte en solo, il semble qu'Ethan, lui, ait beaucoup plus de mal à s'imposer avec son seul prénom à la réalisation. Au vu des retours critiques très tièdes, on reconnaît avoir fait l'impasse sur "Drive-Away Dolls" (avec déjà Margaret Qualley), premier long-métrage de ce qui annonce être une "lesbian B-movie trilogy", mais "Honey Don't!" avait pour lui les arguments de son trio d'acteurs principaux (Aubrey Plaza et Chris Evans en compagnie de Qualley) et de son pitch aux effluves enivrantes d'un "No Country for Old Men" pour nous donner envie de lui laisser la chance malgré une sortie cette fois directement par la case VOD en nos contrées...
Malheureusement, on en ressort fortement déçu, avec l'impression d'avoir vu une esquisse très mal maîtrisée d'une comédie noire qui aurait pu se transformer en or entre les mains du duo de frères. Ici, entre celles du seul Ethan (et de son épouse co-scénariste Tricia Cooke), "Honey Don't!" se perd dans une démultiplication de points de vue de personnages pensés comme singulièrement décalés (spoiler: non !) qui l'empêche tout bonnement de prendre son essor autour de son enquête principale pour une apparente série de saynètes sans fin où seules certaines fulgurances très "Coen-niennes" dans l'esprit, surtout côté violence absurde, parviennent à maintenir l'intérêt. Entre les mésaventures du pasteur empli de vices interprété par un Chris Evans en roue libre, la relation naissante entre l'enquêtrice (Qualley) et une officier de police (Plaza) ou un mystérieux stalker qui poursuit la nièce de la première, "Honey Don't!" semble vouloir se poser en objet politiquement incorrect, satire d'un mini-microcosme californien déviant, mais, faute de finesse, en devient une caricature facile (voire parfois vulgaire) des tares qu'il considère y sommeiller, bien loin de la plume acerbe que l'on est en droit d'atteindre d'un Coen.
Dommage car, in fine, dans ce pêle-mêle de destinées de protagonistes brisés, à la dérive et se laissant facilement happer par les desseins d'ombres encore plus grandes, la conclusion, plutôt réussie et pour le coup inattendue, aurait pu se poser en un ciment très intéressant pour l'ensemble si la qualité de l'écriture s'était révélée au niveau de cette idée. En l'état, "Honey Don't!" n'a vraiment que pour lui quelques sourires distillés ici et là et une excellente Margaret Qualley, au point de mériter clairement d'être la tête d'affiche d'un film réalisé par deux Coen et non pas par un seul.
Honey Don't! est dans la même veine (ignoble) que le rétrograde Drive Away Dolls, qui confond les visages des femmes avec leurs Roberts, qui congratule à chaque intervention de Chris Evans (le spoiler: mâle dominant en train d'arnaquer des femmes naïves), qui voit toujours les femmes non hétéros comme des [spoiler]obsédées incontrôlables (elles sont visiblement obligées de se tâter pour se dire "Bonjour !", à leur première rencontre... Oui, "on en est là"). L'histoire est vite dépeinte, ne résultant qu'enspoiler: "une femme meurt, scène de huc avec Chris Evans, une enquêtrice qu'elle avait contactée se met à la recherche d'indices pour savoir qui est le meurtrier, scène olé olé avec Chris Evans, mais le gourou du coin spoiler: clamse aussi de façon étrange, scène olé olé avec... ah ben non, du coup", puisque ce n'est pas elle qui intéresse notre réalisateur-dinosaure trop heureux de faire de l'humour des cavernes sur les femmes. On n'oubliera pas non plus de mentionner cette résolution d'un suspens monstrueux (ironie) dont le coupable est (évidemment) spoiler: la copine de l'enquêtrice puisqu'on ne nous a présenté officiellement que trois personnages paumés dont une femme "française" qu'on ne peut pas accuser en tant que spectateur, car on n'a rien compris à ce qu'elle a baragouiné tout le long de ses dialogues (et non, si vous vous le demandiez : y'a pas de sous-titres à ces moments, puisque la VOSTFR considère que l'on doit comprendre ce qu'elle raconte... Damned, y'a-t-il un orthophoniste dans la salle ?! Donc, ça ne pouvait être que spoiler: la copine, car elle aimait des femmes et les tuait ensuite, car son père la battait quand elle était petite, et que maintenant elle est folle... Alors, heureusement que l'enquêtrice s'empresse de dire qu'elle aussi, elle était battue par son père, et qu'elle n'est pas devenue zinzin (si l'on considère que [spoiler]toucher une femme inconnue devant tout le monde est sain d'esprit...)... Sauf que, du coup, on en déduit que c'est une condition, une généralité, dans ce film, d'être non hétéro parce que Papounet tapait sa petite fille ?[/spoiler] Peur et rejet des hommes, Freud, tout ça, m'voyez... La seule différence concrète que l'on a pu noter depuis l'infect Drive Away Dolls, qui regardait déjà les femmes grâce au feu de sa torche en peau de bêtes, c'est qu'on ne se coltine plus les transitions visuelles "à la PowerPoint", ce n'est pas si mal. Mais à présent on rêve de beugler, quand Monsieur Coen aura l'idée de faire un troisième film "humoristique" : Ethan Don't !!!
Comédie policière débridée toute en tension, un film plutôt moite et dark comme on les aime. J'adore les deux actrices principales Margaret Qualley et Aubrey Plaza, excellentes. (vu en avant-première)
« Honey Don’t » souffre d’une mise en scène excessivement artificielle qui cherche constamment à en mettre plein la vue, mais qui ne sert rarement le récit. Si l’on peut concéder l’existence de quelques séquences visuellement travaillées et esthétiquement notables, le rendu global sonne creux et superficiel. À cela s'ajoute une vulgarité gratuite qui finit par lasser. On sent très vite la volonté de copier le style de Quentin Tarantino, mais l'imitation reste laborieuse et n'arrive jamais à la cheville de son modèle. N'est pas Tarantino qui veut, et ce pastiche un peu lourd manque cruellement de la subtilité.
Comédie noire coécrite et réalisée par Ethan Coen, Honey Don't ! est un film moyen. L'histoire se déroule en Californie et nous fait suivre Honey O'Donahue, une détective privée enquêtant sur la mort d'une femme. Alors que celle-ci semble être le fait d'un accident de voiture, la détective découvre qu'il s'agit d'un assassinat maquillé et va mener des investigations la menant dans une paroisse dirigée par un révérend impliqué dans un vaste trafic de drogue. Ce scénario s'avère hélas peu palpitant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. Une durée relative se faisant tout de même ressentir. La faute à une intrigue assez simpliste et stéréotypée, peu intéressante et malheureusement gâchée par son obsession pour le progressisme. C'est d'ailleurs l'effet recherché par son réalisateur puisque ce métrage est le deuxième volet, après Drive-Away Dolls, d'une trilogie de films lesbiens de série B. Et c'est tout ce qu'il a à offrir. Tout le propos ne tourne qu'autour de l'homosexualité, mêlé à de la violence. Et si les scènes de violence cherchant à être originales et à sortir du lot sont plutôt bonnes, elles sont trop peu nombreuses et tout le reste n'est qu'une succession de séquences sexuelles fades. Le ton se voulant léger malgré la gravité des faits fonctionne plus ou moins. Son humour macabre parvient à décrocher quelques rires et sourires, mais ils restent contenus. L'ensemble est porté par des personnages beaucoup trop caricaturaux pour être attachants, notamment le révérend qui est franchement pénible. Des rôles interprétés par une distribution comprenant Margaret Qualley, Aubrey Plaza, Chris Evans, Charlie Day, Kristen Connolly ou encore Billy Eichner. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant aucune véritable émotion, hormis un peu d'amusement de façon sporadique. La faute notamment à des dialogues sans relief. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est soignée et comporte quelques bonnes idées. Pour autant, elle est presque trop sobre et manque de folie. Néanmoins, elle évolue dans des environnements appréciables. Ce visuel convenable est accompagné par une bonne bande originale aux titres appréciables s'accordant bien avec les situations et les images. Reste une fin correcte venant mettre un terme à Honey Don't ! qui, en conclusion, est un long-métrage vite oubliable et dispensable.
Ethan Cohen en solo encore une fois et encore une fois avec Margaret Qualley pour un polar gentiment rétro et un peu kitsch, apportant une touche de sulfureux et de comique, il n'arrive pas à sublimer ce style et à en apporter de l'originalité.
Je l’ai vu au festival de Cannes à la séance de minuit. L’ambiance était survoltée, des acclamations dans la salle et le silence absolu quand le film a débuté. C’est un film noir tourné à Albuquerque en plein soleil. L’héroïne est détective, elle est ravissante et intelligente et elle aime les filles. C’est plein d’humour, agréable à regarder, violent et sexy, parfois jubilatoire comme un film de Tarentino ou des frères Coen.
Il fallait s'y attendre, film nul avec un scénario ridicule du déjà vu et les acteurs ou même l'histoire sonne faux. J'espère que ma critique sera validé.
L’histoire n’est pas passionnante pour dire le moins… néanmoins la galerie des personnages est réjouissante. Une déception toutefois lorsque l’on s’attarde au pontentuel du casting…
Nouveau film d'Ethan Cohen avec Margarett Qualley, Aubrey Plaza et Chris Evans : une histoire légère et sympathique mais qui fait très vide. Nous retrouvons les mêmes problèmes que dans Drive Away Dolls, de beaux plans, de bons acteurs mais une histoire vide de sens... dommage !