Honey O'Donahue, détective privée, enquête sur des décès suspicieux survenus dans la petite ville de Bakersfield, en Californie. Ces événements semblent liés à une communauté religieuse menée par un révérend égocentrique. Honey veut aussi soutenir sa nièce qui traverse une période difficile. Elle sollicite l'aide d'une policière avec qui elle noue une relation passionnelle.
Ce long-métrage semble confirmer ce que l’on pensait : depuis qu’ils ont décidé de tourner chacun de leur côté à l’aune des années 2020, les frères Coen ont divisé leur talent par deux. Joel Coen nous a gratifié d’une relecture peu palpitante d’un classique du théâtre shakespearien avec son hermétique « La tragédie de Mac Beth » tandis que son frère Ethan s’est lancé dans une comédie queer et girly avec le sympathique mais parfaitement oubliable « Drive-Away Dolls ». Et ce dernier continue dans la même veine en travaillant avec sa femme Tricia Cooke et en reprenant une des actrices de son premier film en solo, Margaret Qualley. Voilà donc « Honey don’t » et c’est peut-être le pire film des trois œuvres en solo de l’une des fratries pourtant les plus prestigieuses, prolifiques et respectées du septième art. Deux frères à qui l’on doit quand même « O’Brother », « Fargo » et « No Country fro Old men »...
Dans ce mélange de comédie et de polar, rien ne va ou presque et impossible de reconnaître la moitié à l’œuvre sur les chefs-d’œuvre cités plus haut. Si on ne peut nier la prestance et le talent de Qualley dans le rôle principal, tout ce qui gravite autour de cette Honey ne fonctionne pas ou mal. Sauf peut-être le générique du début! Celui-ci, original et flatteur à l’œil, demeure peut-être ce que « Honey don’t » a de mieux à offrir. C’est dire! Sinon, on le droit à une heure et demie de moments déployant un arsenal d’humour et de suspense. Malheureusement, ceux voulant être drôles et décalés ne sont que tristesse et tombent la plupart du temps à plat tandis que ceux orientés vers le suspense se noient dans une intrigue dont on peine encore à saisir les tenants et les aboutissants.
Plus le film avance et une fois la projection terminée, on a presque pitié pour Ethan Coen. Comment lui et son épouse ont-ils pu écrire un scénario d’une telle indigence? C’est bien simple, « Honey don’t » ne va nulle part, entre une fausse piste inutile, des personnages qui tombent comme un cheveu sur la soupe et jamais approfondis, des excès de violence sans queue ni tête et un twist final complètement idiot, on peine à saisir la finalité de ce long-métrage parfaitement inutile et triste à voir. De plus, tout cela est mal monté et articulé. Le film dure moins de quatre-vingt-dix minutes mais parvient à nous ennuyer et il a le don pour choisir les décors et les lieux de tournage les plus moches et vilains qui soient. Si Joel Coen tourne en solo et que c’est raté, ça fera un carré d’as de mauvais films signe que, peut-être, les frangins feraient mieux de se rassembler!..
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Sur le papier c’était alléchant, casting, réalisateur, et au final déçu de la mise en scène et du scénario complètement raté, c’est mou mais vraiment mou dommage.
Vu au festival de Cannes 2025. Ethan Cohen a écrit et tourné sans son frère ce film de détective aux accents de militantisme anti patriarcal et anti religieux. Le résultat est plutôt jouissif, dans sa réalisation moderne (générique de début) et rythmée. Les dialogues sont très drôles, et Ethan Cohen ose pas mal de choses... Le scénario n'est pas très original, mais on prend quand même plaisir à voir aussi les acteurs s'en donner à coeur joie.
Comédie policière de série B assumée, Honey, Don’t ! se regarde avec un certain plaisir mais laisse un goût d’inachevé. Ethan Coen imprime immédiatement sa patte avec un univers cartoonesque, des personnages hauts en couleur et un humour noir parfois savoureux. Le casting est clairement l’un des grands atouts du film : Margaret Qualley crève l’écran et s’impose comme le véritable moteur du récit. Chris Evans s’amuse dans un rôle absurde qui lui sied étonnamment bien, tandis qu’Aubrey Plaza apporte sa touche de cynisme habituelle. Malgré ces qualités, le film souffre d’un scénario fragile, notamment dans le développement de ses protagonistes, qui restent souvent en surface. La mise en scène, bien que propre, manque de singularité et d’audace, surtout venant d’un cinéaste de cette trempe. On sent un potentiel bien plus grand que ce que le film exploite réellement. Honey, Don’t ! est divertissant, parfois drôle, mais peine à marquer durablement les esprits.
Ce dernier film du frère Coen (Ethan) est inégal. Il démarre bien avec ce ton de comédie noire mélangeant polar et satire religieuse. Mais il donne l'impression de ne pas avoir été assez profondément dans le style. Et tombe parfois dans un brouillon de noirceur, absurdité et sensualité. Margaret Qualley est intéressante en détective privé
Deuxième film de Ethan Coen. Après le premier film où j’avais découvert et adoré Margaret Qualley. On la retrouve avec Aubrey Plaza qui était et Chris Evans. Un casting de qualité qui donne envie de voir le film.
Pour l'histoire qui était très intéressante avec des intrigues qui finissent par être liées mais la fin est traitée d'une façon très expéditive.
C’était aussi un film très chaud beaucoup plus chaud que le premier. Notamment avec Margaret Qualley et Aubrey.
Pour Margaret Qualley en comparaison du premier film. Elle a un personnage beaucoup plus sérieux. Mais elle est très convaincante. Pour Aubrey Plaza et Chris Evans, je m'attendais à plus de temps d'écran.
J’ai bien hâte de voir le troisième pour conclure cette trilogie faite par Ethan Coen.
Malheureusement, le film n'est ni sorti au cinéma ni en VOD et en DVD Blu-Ray en France. Par chance j’ai pu me le procurer la version anglaise du film en Blu-Ray.
Vu aux USA, je trouve que Maraguaret Qualley est un peu trop lisse pour ce rôle, un scénario un peu biscornu, une actrice « francaise » pas du tout française . Y a pore
Margaret Qualley incarne ici une détective privée, Honey O’Donahue, dans une Amérique contemporaine qui paraît suspendue dans le temps, prise dans la petite ville poussiéreuse, républicaine et accablée par le soleil de Bakersfield, en Californie centrale.
Pour être honnête je l’ai vu en séance de minuit à Cannes mais je me suis endormie à plusieurs moment du film… Non pas qu’il soit mauvais, mais Cannes c’est fatiguant ! Mon avis ne peut donc pas être très objectif…