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Perchman.fr
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2,5
Publiée le 1 janvier 2026
Comédie policière de série B assumée, Honey, Don’t ! se regarde avec un certain plaisir mais laisse un goût d’inachevé. Ethan Coen imprime immédiatement sa patte avec un univers cartoonesque, des personnages hauts en couleur et un humour noir parfois savoureux. Le casting est clairement l’un des grands atouts du film : Margaret Qualley crève l’écran et s’impose comme le véritable moteur du récit. Chris Evans s’amuse dans un rôle absurde qui lui sied étonnamment bien, tandis qu’Aubrey Plaza apporte sa touche de cynisme habituelle. Malgré ces qualités, le film souffre d’un scénario fragile, notamment dans le développement de ses protagonistes, qui restent souvent en surface. La mise en scène, bien que propre, manque de singularité et d’audace, surtout venant d’un cinéaste de cette trempe. On sent un potentiel bien plus grand que ce que le film exploite réellement. Honey, Don’t ! est divertissant, parfois drôle, mais peine à marquer durablement les esprits.
Ce film d'action-comédie n'a malheureusement pas réussi à captiver pleinement. L'intrigue manquait de profondeur, rendant le rythme parfois lent. Si certaines scènes d'action étaient bien réalisées, elles ne parvenaient pas à compenser le manque d'originalité. Les dialogues, bien qu'occasionnellement amusants, manquaient souvent de mordant. En somme, une œuvre qui reste assez quelconque dans son genre.
Honey Don’t! surprend agréablement par son ton décalé et son esthétique rétro parfaitement assumée. Le film ne cherche pas la profondeur à tout prix, mais propose un divertissement malin, porté par une héroïne charismatique et une mise en scène élégante. L’humour discret, parfois absurde, fonctionne bien et donne au récit une vraie personnalité. Sans être mémorable, l’ensemble reste efficace, plaisant à suivre et suffisamment original pour marquer l’esprit. Un film honnête, stylé, et clairement au-dessus de la moyenne.
Un excellent scénario qui n'est pas sans rappeler l'ambiance de "The Nice Guys". Entre l'interprétation fabuleuse des acteurs et une dynamique particulièrement léchée, tous les ingrédients étaient réunis pour passer un moment mémorable. Je recommande vivement cette découverte !
Il fallait s'y attendre, film nul avec un scénario ridicule du déjà vu et les acteurs ou même l'histoire sonne faux. J'espère que ma critique sera validé.
Le second film de la trilogie de B-movies lesbiens d'Ethan Coen avait du potentiel avec une galerie d'acteurs talentueux, mais l'intrigue n'ayant aucun sens se perd dans des gags absurdes pour atterrir sur une fin décevante.
Du sang, du sexe et de l’humour avec tous les codes des frères Cohen mais sans Joel Cohen. Une fin et un Chris Evans inattendu dans cet étrange cocktail. Ce n’est pas le film de l’année mais les 89 minutes sont agréables à regarder. 3/5.
Pas d'histoire, pas de fin, pas de continuité, juste une succession de scènes. Cohen voulait sans doute faire un po...o lesb.., dans ce cas c'est plutôt réussi .
Honey Don't! est dans la même veine (ignoble) que le rétrograde Drive Away Dolls, qui confond les visages des femmes avec leurs Roberts, qui congratule à chaque intervention de Chris Evans (le spoiler: mâle dominant en train d'arnaquer des femmes naïves), qui voit toujours les femmes non hétéros comme des [spoiler]obsédées incontrôlables (elles sont visiblement obligées de se tâter pour se dire "Bonjour !", à leur première rencontre... Oui, "on en est là"). L'histoire est vite dépeinte, ne résultant qu'enspoiler: "une femme meurt, scène de huc avec Chris Evans, une enquêtrice qu'elle avait contactée se met à la recherche d'indices pour savoir qui est le meurtrier, scène olé olé avec Chris Evans, mais le gourou du coin spoiler: clamse aussi de façon étrange, scène olé olé avec... ah ben non, du coup", puisque ce n'est pas elle qui intéresse notre réalisateur-dinosaure trop heureux de faire de l'humour des cavernes sur les femmes. On n'oubliera pas non plus de mentionner cette résolution d'un suspens monstrueux (ironie) dont le coupable est (évidemment) spoiler: la copine de l'enquêtrice puisqu'on ne nous a présenté officiellement que trois personnages paumés dont une femme "française" qu'on ne peut pas accuser en tant que spectateur, car on n'a rien compris à ce qu'elle a baragouiné tout le long de ses dialogues (et non, si vous vous le demandiez : y'a pas de sous-titres à ces moments, puisque la VOSTFR considère que l'on doit comprendre ce qu'elle raconte... Damned, y'a-t-il un orthophoniste dans la salle ?! Donc, ça ne pouvait être que spoiler: la copine, car elle aimait des femmes et les tuait ensuite, car son père la battait quand elle était petite, et que maintenant elle est folle... Alors, heureusement que l'enquêtrice s'empresse de dire qu'elle aussi, elle était battue par son père, et qu'elle n'est pas devenue zinzin (si l'on considère que [spoiler]toucher une femme inconnue devant tout le monde est sain d'esprit...)... Sauf que, du coup, on en déduit que c'est une condition, une généralité, dans ce film, d'être non hétéro parce que Papounet tapait sa petite fille ?[/spoiler] Peur et rejet des hommes, Freud, tout ça, m'voyez... La seule différence concrète que l'on a pu noter depuis l'infect Drive Away Dolls, qui regardait déjà les femmes grâce au feu de sa torche en peau de bêtes, c'est qu'on ne se coltine plus les transitions visuelles "à la PowerPoint", ce n'est pas si mal. Mais à présent on rêve de beugler, quand Monsieur Coen aura l'idée de faire un troisième film "humoristique" : Ethan Don't !!!
Difficile de dire quels serait le verdict si les frères Dardenne se mettaient à œuvrer séparément, mais pour ce qui est des Coen, le résultat, sous nos yeux ébahis, frise la catastrophe. Honey don't!, deuxième volet de la trilogie lesbienne d'Ethan Coen, n'est pas loin de ressembler à une parodie des films des deux frères, ratée et insipide, dans les grandes largeurs. Passé un générique prometteur, le film s'embarque dans une intrigue, ou plusieurs, totalement inintéressante dans une petite ville américaine sans attraits, où le sexe et le meurtre semblent être les seules distractions locales. Hormis son héroïne, incarnée par une Margaret Qualley volontaire et plus cool qu'un détective de Chandler, les personnages sont bien falots, tous caricaturaux et unidimensionnels. On se demande d'ailleurs ce que certains viennent faire dans cette galère. Le cinéaste cherche à l'évidence à établir une connivence avec son public, comme pour lui rappeler le bon vieux temps où les films des frères Coen décevaient rarement et réussissaient à mixer idéalement insolite, densité et virtuosité. Ne reste plus ici qu'un squelette du long métrage espéré, parfois gênant dans l'excès de certaines scènes et, hélas, jamais véritablement drôle, même au deuxième degré.