Il y a des films "à avoir vu au moins une fois". À voir une fois pour l'histoire qu'ils racontent, la performance d'un acteur, la mise en scène, la musique, la photo ou même "juste pour cette scène". Puis il y a ce film qu'il faut avoir vu pour toutes ces raisons à la fois :)
Malgré l'atmosphère oppressante omniprésente dans le film, le roman de David Vann la décrivait beaucoup plus. Difficile de rendre compte de l'enfermement intérieur d'un fils, avec un père incompréhensible. On peut néanmoins reconnaître que cet enfer de glace est crédible, avec deux acteurs habités. La bonne idée du film est de l'avoir replacé dans son contexte.
Lecteur des romans de David Vann, je pensais que Sukkwan Island serait impossible à adapter. Et j'ai presque raison et presque tort après avoir vu cette adaptation. Si les 3 premières minutes ruinent totalement le film pour celui qui a lu le livre, on comprend par les cartouches en fin de film du parti pris du réalisateur et on peut pardonner (un peu) ce montage qui selon moi, ruine vraiment tout le film. Le positif, il y en a .On reste sur la trame du roman, toutefois une déception sur le père. Il est bien plus sympathique que dans le roman et donc on a du mal à le haïr ou à sympathiser avec le fils. Toutefois, tout est bien joué et les acteurs sont très bons, il est toujours très difficile de rendre les "impressions" d'un livre quand celui ci n'est pas fait que de dialogues. Alors si je suis mitigé par le résultat, ma note est donc moyenne, je suis quand même impressionné par le tour de force de cette adaptation. Et si on a pas lu le livre ? Je pense alors que l'on peut rester en surface et trouver l'ensemble un peu trop "artificiel". Lire le livre après le film sera moins un choc, plus de 10 ans après l'avoir lu il me hante toujours, mais le film n'est que la moitié du livre, et présente un point de vue totalement différent. C'est aussi un bon point pour le réalisateur que d'avoir un peu contourné le point de vue.
En plus des images sublimes de de paysage estival puis hivernal que nous offre ce grand nord. On est plongé dans les affres de ce père qui essaye de reconnecter, réparer par le biais de son fils, l échec de son mariage. Cette histoire vu par cet ado de 14 ans, basculé, sûrement trop vite dans ce monde d’adultes est abordée avec beaucoup de finesse qui ouvre sur une réflexion très intéressante. Extrêmement touchant
Belle surprise ! Un film au scénario original et étonnant ! La projection vous emmène dans une retraite au bout du monde dans des paysages époustouflants !
Suis allé voir ce film pour Swann Arlaud, et une fois encore il a un très beau rôle. C'est la relation entre père et fils qui est passionnante, car ils ne se connaissent pas vraiment. La nature est somptueuse, cette île est vraiment très isolée, et l'histoire est base essentiellement sur ces 2 personnes. Mais notre attention est maintenue tout du long, sans problème. Bravo encore Swann
Un film assez long, où le scénario n’arrive pas a tenir l’attention, du fait du manque de rebondissement et d’inspiration. Sans grand intérêt et assez ennuyeux.
Interminable, malgré un bon jeu d’acteurs et des paysages grandioses, on s’ennuie. Tout est attendu, déjà vu et la première scène spoile la fin …. Je ne vois aucun intérêt à ce film…
Loin d’être un simple récit d'aventure dans le Grand Nord. Le film nous plonge dans l'isolement total d'une île où la nature est filmée avec une dualité fascinante : elle est aussi majestueuse et belle qu’austère et impitoyable. On suit Tom, interprété par un Swann Arlaud magistral, dont la fragilité mentale craquelle à mesure que l'hiver approche. L’immersion dans sa tête est totale, nous faisant basculer d’un espoir de réconciliation et de complicité avec son fils à un drame absolu. Ce huis clos glaçant et complexe explore avec finesse les limites de la transmission et de la survie. Une claque visuelle et émotionnelle qui reste en tête bien après le générique. Il faut accepter le rythme très lent et les creux du récit comme contrepartie.
Assez bluffant mais malheureusement un peu long. J’ai lu le roman il y a très très longtemps mais l’effet surprise est toujours là. Le jeune acteur est très bien et Swann Arnaud parfait comme d’habitude.
S'inspirant largement du chef d'œuvre de David Vann, voici un magnifique film sur un père qui cherche à renouer avec son jeune fils, en passant quelques mois sur une île déserte de l'Alaska. C'est excellemment interprété et filmé dans de superbes paysages dont la beauté tranche singulièrement avec le drame qui se joue peu à peu. Et l'adaptation est certes moins dramatique que le roman mais d'une belle intelligence, prenant en compte l'histoire de l'auteur. A voir.
Un film est à la fois dur et très beau. La direction d acteur et l attention particulière donné a l image renforcent l’émotion du récit. La relation père-fils est hyper touchante malgré sa dureté. Une expérience marquante.
Ai vu « Sukkwan Island » de Vladimir de Fontenay d’après le roman éponyme de David Vann. Tom (Swann Arlaud) propose à son fils Roy (Woody Norman) qui vit avec sa mère (Alma Pöysti) , de partir à l’aventure sur une île dépourvue de tout confort dans le grand Nord, pendant une année entière. Après quelques jours paradisiaques et la construction d’une relation entre le père et le fils, la nature devient de plus en plus hostile. Le réalisateur filme parfaitement le parallèle entre le décor qui s’avère de plus en plus difficile (froid, vent, neige, glace…) et la relation entre les deux personnages. Evidemment comme il n’y a principalement que deux rôles dans ce long métrage, le scénario tombe très vite dans des scènes anecdotiques qui frôlent le documentaire et les scènes obligées dans ce genre de film d’aventure extrême qui ne nous surprennent plus tant elles sont attendues et prévisibles (les animaux sauvages, les accidents, la faim.)… L’on pense beaucoup à « The revenant » d’Alejandro Gonzalez Inarritu avec Di Caprio qui lui valut d’ailleurs un Oscar. Le film s’enlise assez vite dans les congères et tourne un peu à vide. Le montage aurait mérité d’être foncièrement resserré, car les deux heures paraissent ne jamais finir. Les deux acteurs sont impliqués et intenses, mais il manque une vraie dimension contemplative à la Terrence Mallick pour que le film donne toute sa dimension. Moi qui aime beaucoup les romans de Pete Fromm qui relate très bien le sentiment de solitude dans une nature majestueuse, je m’attendais à retrouver cet univers. Ce huis clos attendu manque d’onirisme, de poésie, de magnificence pour nous toucher réellement, d’autant plus que certaines facilités scénaristiques n’aident pas le spectateur à l’identification.