281 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
77 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
15 critiques
3
11 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CREOTIVEMEDIA
118 abonnés
385 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 2 septembre 2026
Vladimir de Fontenay adapte le roman de David Vann en privilégiant une approche intime et dépouillée, portée par la relation fragile entre un père et son fils. Tom décide d’emmener son garçon de treize ans vivre pendant une année sur une île isolée du Grand Nord. Loin de la civilisation et du quotidien, il espère que cette expérience leur permettra de se rapprocher et de retrouver quelque chose qu’ils semblent avoir perdu.
Le décor est immédiatement saisissant. Face à une nature immense et majestueuse, les deux personnages paraissent minuscules. L’île devait être un refuge, presque une promesse de nouveau départ, mais l’isolement transforme progressivement cette expérience en véritable épreuve. Le froid, les difficultés matérielles et l’absence de contact avec le monde extérieur font disparaître les échappatoires habituelles.
Il ne reste bientôt plus qu’un père et son fils face à eux-mêmes.
C’est dans cette confrontation que le film trouve sa force. Tom veut reconstruire une relation, mais partir au bout du monde ne suffit pas à effacer les blessures ni les incompréhensions. Plus les conditions deviennent difficiles, plus les fragilités de chacun apparaissent. La nature ne répare rien par magie : elle oblige simplement les personnages à affronter ce qu’ils auraient peut-être préféré éviter.
Swann Arlaud apporte à Tom une vulnérabilité particulièrement intéressante. Derrière la volonté du père de reprendre le contrôle se dessine un homme beaucoup moins solide qu’il ne voudrait le montrer. Face à lui, Woody Norman incarne avec justesse un adolescent partagé entre l’attachement qu’il porte encore à son père et les tensions provoquées par cette situation extrême.
Vladimir de Fontenay utilise intelligemment les paysages du Grand Nord. Ils ne constituent jamais un simple décor spectaculaire. L’immensité extérieure contraste constamment avec l’enfermement psychologique des personnages. Plus l’espace autour d’eux semble infini, plus leur relation paraît étouffante.
Le film interroge également le fantasme du retour à une vie sauvage. Quitter la société, se débarrasser du superflu et recommencer ailleurs peut sembler séduisant. Mais l’isolement ne fait pas disparaître les problèmes que l’on emporte avec soi. Au contraire, il peut les rendre impossibles à ignorer.
La mise en scène prend le temps d’installer cette tension et de laisser les silences occuper une place importante. Le danger ne vient pas uniquement des conditions climatiques ou de l’environnement hostile : il naît aussi de ce qui se joue entre ces deux êtres incapables de toujours trouver les mots pour se comprendre.
Sukkwan Island devient alors moins un récit de survie traditionnel qu’un drame familial sous tension, où survivre signifie également préserver un lien qui menace de se briser.
Un film âpre, sensible et profondément humain, porté par ses interprètes et par une nature aussi magnifique qu’impitoyable. Une expérience de survie qui se transforme progressivement en confrontation intime entre un père, son fils et tout ce qu’ils n’ont jamais réussi à se dire.
Un père, tentant de se rapprocher de son fils, va l’amener à vivre avec lui sur une île isolée pendant un an. Passé l’émerveillement des premiers jours, les difficultés et les tensions commencent à apparaître. Le duo formé par Swann Arlaud et Woody Norman fonctionne très bien mais le propos sur la solitude et le retour à la vie sauvage est assez convenu.
Tom s’installe avec son fils Roy sur une ile déserte dans le Grand Nord. La vie coupée du monde est difficile pour Roy pas vraiment ravi d’être ici. Plus le temps passe, plus les conditions de vies se durcissent. Le film explore les souvenirs, l’imaginaire, et une relation père fils difficile. Swann Arlaud n’est pas dans son meilleur rôle, le film est un peu ennuyant malgré quelques moments de tensions et rebondissements surprenant.
Une histoire magnifique entre un père et son fils, même si le postulat de départ n'est pas crédible ( la mère qui accepte que son fils parte un an avec un père instable), dans des paysages superbes. Les acteurs sont excellents, la fin est poignante et surprenante, un excellent film.
Into the wild vu d un autre oeil....Beau film , assez dérangeant , qui nous entraîne dans les illusions d un homme finalement égoïste. Des moments rudes dans des paysages incroyables et des moments poétiques . Un final surprenant.
Ne connaissant rien du roman à l'origine de ce film, je n'avais aucune attente à part de beaux paysages. Malgré quelques longueurs, le récit est captivant, la mise en scène maîtrisée, les acteurs très convaincants. Très bonne surprise.
Film assez déstabilisant dans lequel on a du mal à rentrer. Assez invraisemblable dans ses situations (une éventration qui se guérit en quelques jours). L'interprétation de S Arlaud est très bien mais les tenants et les aboutissants du film ne sont révélés qu'à la toute fin.
La désolation à tous les niveaux. Le réalisateur rate presque tout dans son film. Swann Arlaud est ennuyeux et a l'air gêné d'être là. C'est presque drôle, pathétique.
Au-delà de la relation père-fils, de l'histoire d'un homme qui cherche à reconstruire ce qu'il a gâché et perdu, sa famille, c'est aussi un film qui interroge en profondeur. Peut-on vraiment vivre seul à l'écart des hommes en pleine nature sauvage ? On prend conscience de notre interdépendance, qu'aussi magnifique et grandiose que soit la nature vierge, elle est également cruelle et implacable, que Dieu n'y est d'aucune utilité car en cas de danger vital seuls nos semblables peuvent réellement nous sauver. On ne peut survivre sur terre sans l'entraide humaine.
Heureusement la fin apporte la réponse a des incohérence de l'histoire. Sinon pas très bien filmé , réactions des personnages pas toujours compréhensible et pas de grand intérêt au final.
Adaptation du Roman éponyme , que je n'ai pas lu , de David Vann porté à l'écran par Vladimir de Fontenay donc je ne saurai dire s'il lui est fidèle où non par contre je saurai dire que le film est prenant et d'une rare intensité entre fantasme et réalité . La clef du Drame , surprenante pour ceux qui n'ont pas lu le livre , sera délivrée à la toute fin du Récit . Swann Arlaud est parfait dans la peau de ce père vacillant .
Un film magnifique adapté d’un roman lui même sublime . Une adaptation à la fois fidèle et personnelle ce qui est extrêmement rare . Le scénario , la distribution ,le jeu , le « décor » , l’image sont d’une qualité exceptionnelle. J’ai tout simplement adoré.
Un film magnifique, radical et sans happy end malvenu. La musique est également excellente. Avec un twist en toute fin remettant en cause ce que l'on pensait avoir compris.