Note moyenne
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Ai vu « Sukkwan Island » de Vladimir de Fontenay d’après le roman éponyme de David Vann. Tom (Swann Arlaud) propose à son fils Roy (Woody Norman) qui vit avec sa mère (Alma Pöysti) , de partir à l’aventure sur une île dépourvue de tout confort dans le grand Nord, pendant une année entière. Après quelques jours paradisiaques et la construction d’une relation entre le père et le fils, la nature devient de plus en plus hostile. Le réalisateur filme parfaitement le parallèle entre le décor qui s’avère de plus en plus difficile (froid, vent, neige, glace…) et la relation entre les deux personnages. Evidemment comme il n’y a principalement que deux rôles dans ce long métrage, le scénario tombe très vite dans des scènes anecdotiques qui frôlent le documentaire et les scènes obligées dans ce genre de film d’aventure extrême qui ne nous surprennent plus tant elles sont attendues et prévisibles (les animaux sauvages, les accidents, la faim.)… L’on pense beaucoup à « The revenant » d’Alejandro Gonzalez Inarritu avec Di Caprio qui lui valut d’ailleurs un Oscar. Le film s’enlise assez vite dans les congères et tourne un peu à vide. Le montage aurait mérité d’être foncièrement resserré, car les deux heures paraissent ne jamais finir. Les deux acteurs sont impliqués et intenses, mais il manque une vraie dimension contemplative à la Terrence Mallick pour que le film donne toute sa dimension. Moi qui aime beaucoup les romans de Pete Fromm qui relate très bien le sentiment de solitude dans une nature majestueuse, je m’attendais à retrouver cet univers. Ce huis clos attendu manque d’onirisme, de poésie, de magnificence pour nous toucher réellement, d’autant plus que certaines facilités scénaristiques n’aident pas le spectateur à l’identification.
Film absolument sublime et très fort ! Extrêmement bien réalisé, l’image est de grande qualité. Si vous êtes contemplatif, allez y !
Ce film est extrêmement déconcertant, pour celui qui n'a pas lu le bouquin : c'est mon cas. Grosso modo c'est l'histoire de Tom ( Swann Arlaud) qui veut renouer les liens avec son fils Roy ( Woody Norman) en l'emmenant vivre dans une île déserte en plein Nord. Sans téléphone et sans télé !?!
La démarche de Tom n'est pas sans rappeller, celle du héros de « Into the wild » de Sean Penn (2007). Lui aussi, issu d'un milieu citadin, voulait rejoindre la Nature « pour vivre » avant de rencontrer son destin...Ici le face à face entre le père et son fils s'éternise -un peu à la façon des saisons qui passent - et on se demande qu'est ce que veut réellement Tom.
Le dénouement arrive à la fin et on se dit « Tout ça pour ça » ?
La démarche de Tom n'est pas sans rappeller, celle du héros de « Into the wild » de Sean Penn (2007). Lui aussi, issu d'un milieu citadin, voulait rejoindre la Nature « pour vivre » avant de rencontrer son destin...Ici le face à face entre le père et son fils s'éternise -un peu à la façon des saisons qui passent - et on se demande qu'est ce que veut réellement Tom.
Le dénouement arrive à la fin et on se dit « Tout ça pour ça » ?
Le père qui débarque et part en voyage pendant un ans juste pour son propre plaisir, je n'ai pas de mots assez forts pour exprimer mon dégoût ! On est en 2026 si c'est ça la vision de la paternité, les femmes on raison d’être en colère !
c'est à pleurer, faire un si beau film avec un scénario raté, très vite on n'y croit plus, inviter un ado de cet âge dans cette aventure, les problèmes du père et puis la cata, C'est vraiment dommage
Un vrai drame survenu à un homme fragile psychologiquement ( ça peut arriver à n’importe qui à un moment)…..Peu de personnages, ( Swann Arlaud, le père, Woody Norman, le fils) qui vont vivre quelques mois en huit clos sur une île déserte ( choix de vie) et dans l’austérité du grand Nord. Cela se passe je crois dans les pays scandinaves. Bref il est question de survie….Le film est très concret, rencontres avec des ours, nourriture, pêche, délires de solitude, on pourrait parfois croire à un roman de Jack London ( le Grand Nord rend fou). Ce film ressemble à un grand fantasme aventurier après un dépit amoureux, c’est le synopsis…..Alors fantasme ou réalité, vous le saurez en restant voir le générique de fin…..Je conseille vraiment
Rien ne tient debout dans ce film.... tout est prévu d'avance. Sauf la fin, mais qui ne sauve pas le film d'un ennui béant!
De très beaux visuels, une histoire simple mais bien racontée, hélas la fin casse tout le positivisme du film et gâche en partie l'expérience.
Dommage.
Dommage.
un film d’une grande intensité émotionnelle.
C’est une œuvre poignante, dure mais profondément humaine.
Un très beau film que je recommande fortement.
C’est une œuvre poignante, dure mais profondément humaine.
Un très beau film que je recommande fortement.
Malgré des critiques moyennes, Sukkwan Island de Vladimir Fontenay, m’attirait : une histoire de père divorcé obtenant de passer un an avec son fils sur une île reculée de Norvège. Swann Arlaud incarne avec justesse - et en anglais - ce père un peu disjoncté qui met en danger sa vie et celle de son fils. Mais, plaqué sur celui du livre éponyme de David Vann inspiré de sa propre histoire, le scénario ne m’a pas totalement convaincu.
Un jeune adulte souhaite retourner sur l'île déserte où il a passé un hiver avec son père. Une pilote d'hydravion l'y accompagne.
Quelques années plus tôt, encore adolescent, le jeune Roy (Woody Norman) accepte d'aller passer une année avec son père, Tom (Swann Arlaud), dans le chalet que celui-ci vient d'acheter à mille lieues de toute terre habitée.
Qui l'a lu se souvient du choc qu'il a ressenti à la lecture de "Sukkwan Island". C'était en 2010 un livre publié par un éditeur quasi-inconnu, Gallmeister, et qui en assit la notoriété. Il obtint le prix Médicis étranger et se vendit à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
Il est surprenant qu'il ait fallu plus de quinze ans pour le porter à l'écran. Cette adaptation est signée d'un réalisateur français, Vladimir de Fontenay remarqué en 2018 pour son premier film "Mobile Homes". Il est allé tourner au nord de la Norvège ce film avec une équipe cosmopolite (un Français, un Britannique et l'actrice finlandaise d'"Amours à la finlandaise" et des "Feuilles mortes").
Le résultat est déconcertant. La raison en est peut-être le souvenir plus ou moins précis que chaque lecteur avait gardé du livre et le fameux choc de la page 113. Ce choc - dont on ne dira rien à ceux qui ne l'ont pas lu - est remis en cause dès la première scène du film qui questionne notre mémoire du livre autant que la liberté prise par son adaptation. Tout s'éclaire à la fin qui replace le livre dans la biographie de son auteur et du drame qu'il a vécu en 1980. Mais ce cheminement, bigrement malin, est beaucoup trop alambiqué pour le lecteur du livre qui se souvient simplement d'une robinsonnade qui tourne mal, d'un tête-à-tête entre un gamin de treize ans et un père inapte qui, au fur et à mesure, révèle sa dangerosité.
Le film aurait dû, à l'instar du film, assumer la radicalité de ce duo. Dès qu'il quitte l'île déserte, sa sauvage beauté, ses hivers glacés, ses deux seuls habitants, il perd en intensité.
Quelques années plus tôt, encore adolescent, le jeune Roy (Woody Norman) accepte d'aller passer une année avec son père, Tom (Swann Arlaud), dans le chalet que celui-ci vient d'acheter à mille lieues de toute terre habitée.
Qui l'a lu se souvient du choc qu'il a ressenti à la lecture de "Sukkwan Island". C'était en 2010 un livre publié par un éditeur quasi-inconnu, Gallmeister, et qui en assit la notoriété. Il obtint le prix Médicis étranger et se vendit à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
Il est surprenant qu'il ait fallu plus de quinze ans pour le porter à l'écran. Cette adaptation est signée d'un réalisateur français, Vladimir de Fontenay remarqué en 2018 pour son premier film "Mobile Homes". Il est allé tourner au nord de la Norvège ce film avec une équipe cosmopolite (un Français, un Britannique et l'actrice finlandaise d'"Amours à la finlandaise" et des "Feuilles mortes").
Le résultat est déconcertant. La raison en est peut-être le souvenir plus ou moins précis que chaque lecteur avait gardé du livre et le fameux choc de la page 113. Ce choc - dont on ne dira rien à ceux qui ne l'ont pas lu - est remis en cause dès la première scène du film qui questionne notre mémoire du livre autant que la liberté prise par son adaptation. Tout s'éclaire à la fin qui replace le livre dans la biographie de son auteur et du drame qu'il a vécu en 1980. Mais ce cheminement, bigrement malin, est beaucoup trop alambiqué pour le lecteur du livre qui se souvient simplement d'une robinsonnade qui tourne mal, d'un tête-à-tête entre un gamin de treize ans et un père inapte qui, au fur et à mesure, révèle sa dangerosité.
Le film aurait dû, à l'instar du film, assumer la radicalité de ce duo. Dès qu'il quitte l'île déserte, sa sauvage beauté, ses hivers glacés, ses deux seuls habitants, il perd en intensité.
Un film vraiment extraordinaire. Une pure claque !
Je ne peux que recommander d’aller le voir.
Il aborde certes un sujet très difficile mais vous en sortirez grandis.
Je ne peux que recommander d’aller le voir.
Il aborde certes un sujet très difficile mais vous en sortirez grandis.
Un film de sensations. Visuelles, sonores. Parfois jouissives, parfois douloureuses, toujours grisantes. Swann Arlaud est formidable, très crédible en père français perdu dans ses illusions. A ne pas manquer !
Du bon cinéma… pour un sujet qui ne l’est pas tellement !
Du bon cinéma parce que Swan Arlaud construit un personnage très convainquant, tellement différent de ce qu’on lui connaît ; parce que la caméra aux lumières froides nous emmène dans des paysages nordiques somptueux ; parce que la mise en scène est très réussie ; parce que le retournement final est une excellente idée pour permettre au roman et à la réalité de se rejoindre dans le film.
Mais comment se sentir concerné par l’idée même d’emmener un enfant un an sur une ile déserte, alors qu’il y a tellement de sujets brûlants aujourd’hui ? La narration révèle que ce fantasme égoïste de Tom domine ses élans d’amour paternel… Même si le scénario du film a quelque peu adouci le roman, et rendu le personnage de Tom moins rugueux - aimable même par moments, son incapacité à assumer ce qu’il entreprend, son irresponsabilité, son glissement vers la folie même sont des plus pénibles. Il n’y a pas grand-chose à sauver de cette paternité désespérée !
Du bon cinéma parce que Swan Arlaud construit un personnage très convainquant, tellement différent de ce qu’on lui connaît ; parce que la caméra aux lumières froides nous emmène dans des paysages nordiques somptueux ; parce que la mise en scène est très réussie ; parce que le retournement final est une excellente idée pour permettre au roman et à la réalité de se rejoindre dans le film.
Mais comment se sentir concerné par l’idée même d’emmener un enfant un an sur une ile déserte, alors qu’il y a tellement de sujets brûlants aujourd’hui ? La narration révèle que ce fantasme égoïste de Tom domine ses élans d’amour paternel… Même si le scénario du film a quelque peu adouci le roman, et rendu le personnage de Tom moins rugueux - aimable même par moments, son incapacité à assumer ce qu’il entreprend, son irresponsabilité, son glissement vers la folie même sont des plus pénibles. Il n’y a pas grand-chose à sauver de cette paternité désespérée !
Grosse claque, paysages époustouflants, atmosphère étouffante, une tension grandissante, Swann Arland génial. Film déchirant mais qui propose des scènes qui vous marquent et vous suivent. Un moment de cinéma qui capte les conséquences de la folie avec une terrible justesse.
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