Beaucoup de films traitent de la 2ème guerre Mondiale, et celui est particulièrement intéressant, vraisemblablement un des meilleurs films où Jugnot est le personnage principal. Ce cher Batignole est un exemple de Justes, ceux qui sauvaient les Juifs des Nazis. En conséquent, il est parti de sa boucherie pour finir finalement en Suisse, afin de protéger les enfants cachés et sa vie. On découvre la motivation d'un homme qui, après avoir servi à l'arrestation de Juifs, décide de sauver ce qui reste de la communauté juive. Emouvant et sentimental, bien qu'il n'yait pas d'action.
Jugnot parfait en héro malgré lui, et Jean Paul Rouve, l'ancien Robin des Bois, se révèle extraordiannaire dans son rôle de collabo' perfide ! Le trio de gamins formés par Daphné Baiwir, Violette Blanckeart et Jules Sitruck est fantastique, les films de guerre donnent rarement la parole aux enfants, et, comme dans La Vie est Belle, l'émotion est au rendez vous, autant que l'espiéglerie enfantie, c'est très touchant. Le petit Jules que l'on voit partout en ce moment a déjà tourné avec les plus grands (Villeret, Jugnot, ... ), et j'espère voir un peu plus les deux rouquines qui jouent vraiment très bien !
Un film d'une très grande humanité. Gérard Jugnot joue avec une simplicité exceptionnelle. C'est émouvant, drôle et surtout de qualité malgré un scénario relativement banal mais dont la prestation des acteurs suffit amplement à satisfaire.
Un film de plus qui nous montre la lâcheté, la veulerie et les profiteurs sous l'occupation et qui n'apporte rien de nouveau. Un boucher parisien égoïste, plus lâche que méchant, retourne sa veste, plus par obligation que par conviction, et sauve trois enfants juifs en les aidant à rejoindre la Suisse, bien qu'à sa place, le garçon, Samuel, étant tellement insupportable et désagréable que je ne sais pas si j'aurais pris tant de risques pour lui. Les acteurs sont excellents.
Un très gentil film sur la déportation et la fuite des juifs. Une fuite éperdue qui affiche des airs de grande vadrouille, mais sans comédie ni grande tragédie. Un petit film historique en somme, qui ne fait rien pour s'élever ou se rabaisser. La famille appréciera, l'amateur de TV films aussi.
On peut dire que Gérard Jugnot s'est impliqué corps et âme dans ce projet.Il en est le réalisateur, l'acteur principal, le scénariste et le producteur, rien que ça.Malheureusement, Jugnot est un acteur avant tout et si sa prestation est plutôt bonne, le reste du film est un peu trop léger pour qu'il soit pris au sérieux.On ne sait pas vraiment si c'est une comédie ou un drame, on se demande parfois si l'on doit rire ou pleurer, deux choses qui sont difficilement faisables car le film peine franchement à nous communiquer la moindre émotion.Les acteurs relèvent un peu le niveau et Jean-Paul Rouve est étonnant dans son rôle de collabo, on regrette d'ailleurs qu'il ne soit pas assez présent (en même temps, on lui a pas vraiment laissez le choix).Les jeunes acteurs sont très bons et éclipsent certains seconds rôles manquants cruellement de profondeur(la femme et la fille ne servent à rien!).Ce film a eu un effet semblable aux choristes, même joie de vivre, même acteur principal et toujours des enfants dans les seconds rôles, seulement voilà, tout cela manque cruellement de profondeur et d'âme.Sans surprise mais à voir pour ses acteurs, ce "Monsieur Batignole" laisse tout de même planer un petit sentiment de décéption même si l'on ne s'attendait pas au Nirvana.
Rouve, Jugnot, Sitruk y sont excellents. Jugnot signe un film sincère dans la tradition des films pro-resistant. Sobriété et efficacité avec une dose d'émotion, d'optimiste et de rappel de l'Histoire.
La grande idée de Jugnot dans ce film est d'avoir fait du petit juif non pas un gamin adorable qui a peur et qui est reconnaissant, mais un emmerdeur qui n'arrêtes pas de contredire, voir de vouloir du mal à Mr Batignole. Celui ci a une dette envers lui et il s'en sert pour obtenir ce qu'il veut. Paradoxalement, le film parie moins sur l'émotion (est ce qu'on a vraiment peur de ce qui va arriver au gamin ?) que sur la psychologie. Et d'abord celle de ce Batignole, d'abord présenté comme un français moyen près à tout pour plaire à sa famille et pour entrer dans le rang, même collaborer avec les nazis. Cependant, sa haine apparente pour l'informateur joué par Jean Paul Rouve, un peu caricatural, révèle en lui une bonne nature. Mis devant le fait accompli de devoir soit dénoncer, soit cacher un juif, il finira, d'abord avec parcimonie pour payer sa dette, ensuite parce que c'est, semble t'il, sa vraie nature, enfouie jusque là dans les conventions sociales et familiales, par prendre des risques et à devenir un vrai résistant. Une belle histoire, un peu édifiante et flatteuse pour l'image du français moyen, pas toujours subtile (le cauchemar, le meurtre du collabo), mais un film correct.
Sympa, comme toujours avec Jugnot, et comme toujours, le sujet ne montre que les gentils et les méchants en oubliant comment et pourquoi on en est arrivé là.