Note moyenne
3,4
2024 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
48 critiques
4
103 critiques
3
86 critiques
2
51 critiques
1
31 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Parfois, l'efficacité d'un film de genre repose davantage sur sa maîtrise des fondamentaux que sur sa volonté de réinventer une formule connue. Evil Dead Burn s'inscrit pleinement dans cette logique. Le récit prend rapidement la forme d'un huis clos où le deuil, les conflits familiaux et la possession démoniaque se répondent jusqu'à rendre chaque échange plus tendu que le précédent. Cette progression fonctionne parce que les personnages restent ancrés dans des émotions identifiables. La peur ne naît pas uniquement des créatures, mais aussi des liens affectifs qui se délitent sous les yeux du spectateur. La maison devient progressivement un espace où chaque pièce semble enfermer un nouveau rapport de force, donnant au film un rythme soutenu sans multiplier inutilement les détours narratifs.
Parfois, un bon casting ne suffit pas à faire une buzz nécessaire. Pourtant, ici on ne s'ennuie pas et on retrouve tous les ingrédients habituels du genre. La langue française est partout en intra et extradiégétique (chanson, dialogue). Les démons parlent mille langues et ça n'échapera pas aux experts, même si on trouve expédié l'ensemble de l'origin story autour du livre maudit et la fameuse arme pouvant tuer n'importe lequel des démons. (Certes, ils ont déjà été introduits au début de la franchise !)
La photographie est jolie et les effets spéciaux à la hauteur du genre. En somme, le film ne cherche pas à sortir des sentiers battus. Le film Passenger sorti en 2026 a beaucoup plus de force dans sa narration et ses idées déjà très banalisées par le genre.
Cette fidélité aux codes constitue finalement la principale qualité du long métrage comme sa principale limite. Les objets du quotidien deviennent naturellement des armes improvisées, la menace ne laisse que peu de répit et les affrontements conservent une vraie lisibilité. Le spectateur retrouve ainsi ce qu'il attend d'un Evil Dead, sans que le scénario ne cherche constamment à surprendre ou à déconstruire les conventions du genre. Ceux qui espèrent une relecture profonde de la mythologie risquent donc de rester sur leur faim. En revanche, les amateurs d'un cinéma d'horreur frontal, généreux dans son spectacle et suffisamment rythmé pour maintenir la tension jusqu'au bout devraient y trouver un divertissement solide, porté par une héroïne crédible et une ambiance qui ne relâche pratiquement jamais la pression.
Parfois, un bon casting ne suffit pas à faire une buzz nécessaire. Pourtant, ici on ne s'ennuie pas et on retrouve tous les ingrédients habituels du genre. La langue française est partout en intra et extradiégétique (chanson, dialogue). Les démons parlent mille langues et ça n'échapera pas aux experts, même si on trouve expédié l'ensemble de l'origin story autour du livre maudit et la fameuse arme pouvant tuer n'importe lequel des démons. (Certes, ils ont déjà été introduits au début de la franchise !)
La photographie est jolie et les effets spéciaux à la hauteur du genre. En somme, le film ne cherche pas à sortir des sentiers battus. Le film Passenger sorti en 2026 a beaucoup plus de force dans sa narration et ses idées déjà très banalisées par le genre.
Cette fidélité aux codes constitue finalement la principale qualité du long métrage comme sa principale limite. Les objets du quotidien deviennent naturellement des armes improvisées, la menace ne laisse que peu de répit et les affrontements conservent une vraie lisibilité. Le spectateur retrouve ainsi ce qu'il attend d'un Evil Dead, sans que le scénario ne cherche constamment à surprendre ou à déconstruire les conventions du genre. Ceux qui espèrent une relecture profonde de la mythologie risquent donc de rester sur leur faim. En revanche, les amateurs d'un cinéma d'horreur frontal, généreux dans son spectacle et suffisamment rythmé pour maintenir la tension jusqu'au bout devraient y trouver un divertissement solide, porté par une héroïne crédible et une ambiance qui ne relâche pratiquement jamais la pression.
Je n'ai pas vu les autres films de la franchise Evil Dead mais celui-ci après une scene d'introduction qui met dans l'ambiance garde un bon rythme tout long du film.
Même si le scénario est assez basique on arrive a se laisser un peu surprendre sur certaines horreurs qui peuvent arriver aux personnages.
Même si le scénario est assez basique on arrive a se laisser un peu surprendre sur certaines horreurs qui peuvent arriver aux personnages.
Aucun film n’a jamais aussi bien retranscrit l’ambiance d’un repas de famille à Noël en parlant politique. C’était HYPER généreux visuellement, avec des idées de mise en scène gore terrifiantes et grandioses. J’ai beaucoup apprécié le sous-texte sur la violence conjugale, qui donne, je trouve, une autre dimension au film au-delà du gore et de l’horreur. Le film souffre quand même, à mon sens, d’une scène d’ouverture assez banale pour un Evil Dead et de quelques petites longueurs, avec une histoire globalement bien menée mais qui aurait mérité d’être approfondie. Nos Frenchies ont du talent !
Evil Dead Burn" est un film d'horreur français qui m'a vraiment impressionné, notamment grâce à sa bande-son exceptionnelle. La musique est tout simplement géniale, elle contribue parfaitement à l'ambiance oppressante et immersive du film. En général, les films d'horreur français ne brillent pas toujours, mais je suis fier que celui-ci soit une réussite dans ce genre.
Le film est rempli de tension du début à la fin, et l'acteur qui joue le rôle du père livre une performance remarquable, très juste et intense. Les scènes s'enchaînent avec une rapidité surprenante.
Sur le plan des effets spéciaux, "Evil Dead Burn" surpasse largement les trois premiers films de la franchise, offrant des visuels plus travaillés et plus impressionnants. Pour moi, il est même un soupçon au-dessus de "Evil Dead Rise", ce qui est un exploit en soi.
Evil Dead Burn est un film d'horreur français qui réussit à allier tension, qualité d'interprétation et effets spéciaux de haut niveau, le tout avec une bande-son remarquable. Une vraie réussite à découvrir, qui est équivalente qualitativement aux meilleurs films d'horreurs américain.
Le film est rempli de tension du début à la fin, et l'acteur qui joue le rôle du père livre une performance remarquable, très juste et intense. Les scènes s'enchaînent avec une rapidité surprenante.
Sur le plan des effets spéciaux, "Evil Dead Burn" surpasse largement les trois premiers films de la franchise, offrant des visuels plus travaillés et plus impressionnants. Pour moi, il est même un soupçon au-dessus de "Evil Dead Rise", ce qui est un exploit en soi.
Evil Dead Burn est un film d'horreur français qui réussit à allier tension, qualité d'interprétation et effets spéciaux de haut niveau, le tout avec une bande-son remarquable. Une vraie réussite à découvrir, qui est équivalente qualitativement aux meilleurs films d'horreurs américain.
Un scénario décousu, vide d’âme
2 étoiles pour les effets spéciaux qui relèvent le niveau film.
Amateurs de gore et de sensations fortes seront servis, pour les cinéphiles qui recherchent des similitudes avec celui des années 90, passez votre chemin.
2 étoiles pour les effets spéciaux qui relèvent le niveau film.
Amateurs de gore et de sensations fortes seront servis, pour les cinéphiles qui recherchent des similitudes avec celui des années 90, passez votre chemin.
Franchement… comment ce film peut-il récolter autant de bonnes critiques (Spoil: Réalisateur français) ? Le scénario, la mise en scène, et même parfois le jeu des acteurs… je ne comprends pas comment on peut trouver ça presque excellent. Tout est classique, voire fade. C’est le genre de film gore complètement vide, sans substance et surtout sans véritable sens. Un film d’horreur… ou tout simplement une horreur cinématographique.
Je pense que le simple fait que ce soit estampillé Evil Dead biaise les critiques.. Il faut aimer parce que tout le monde aime .. SAW, à côté, est un chef‑d’œuvre. Mieux vaut privilégier des films comme Evanious, par exemple. Pour moi (Voir 3/5 pour les plus simple d'espris qui aime par simple fait que c'est gore) est la note logique. Du gore pour du vide, les scènes attendues , l'intro est inaudible et sans réel sens et rien de plus enfaite ..
Je pense que le simple fait que ce soit estampillé Evil Dead biaise les critiques.. Il faut aimer parce que tout le monde aime .. SAW, à côté, est un chef‑d’œuvre. Mieux vaut privilégier des films comme Evanious, par exemple. Pour moi (Voir 3/5 pour les plus simple d'espris qui aime par simple fait que c'est gore) est la note logique. Du gore pour du vide, les scènes attendues , l'intro est inaudible et sans réel sens et rien de plus enfaite ..
Depuis le remake de 2013 la désormais saga la plus emblématique de l’épouvante gore à su renouvelée considérablement sa qualité technique et artistique faisant passer les premiers volets (même si je les ai encore jamais vu) pour des récits d’école.
spoiler:
Ici pour la première fois nous passons réellement dans le cœur d’une famille endeuillée dont les parents sont dès le début, très louche. En plus du deuil provoquant chez ces parents une haine profonde envers leur belle-fille, cette dernière reste la victime physique que personne ne connaissait et cet ensemble d’évènements conduit aussi facilement qu’efficacement à la libération du nouveau démon ayant pour la peine, un cocktail privilégier. Niveau jeu on est clairement dans le haut level surtout pour le duo Souheila Yacoub & Erroll Shand qui est viscéral depuis la presta de Alyssa Sutherland dans « Rise ». La violence visuelle livrée par Erroll est clairement magique et sa possession est une master classe, incarnant en plus la violence sur les femmes. Visuellement je n’aurai jamais à remettre en cause la saga tant le premier remake à placer haut la barre et s’est constamment renouvelée en imaginaire sadique. Pour dire simple et je l’avais déjà dit sur le volet précédent, « Evil Dead » est aujourd’hui la réf ultime des effets du gore pour l’épouvante, indirectement avec « Conjuring » pour le numérique et qualité photo. Sur le plan moral et récit, utiliser le deuil d’une famille et le charactère toxique des parents comme porte d’entrée des démons est une idée canon car pour une fois, on « change de cible » et c’est pas plus mal. Morale de violence féminine, d’épouse moralement en emprise par son maris fortement caractériel, autant dire qu’on à le cocktail est explosivement parfait pour le sadisme surnaturel. Quand à Maude Davey, son humour décaler fait « mieux » passer son Alzheimer "programmer" mais ce perso reste un symbole fort et rend hommage à toute les grand-mère et grand-père ayant connu ou connaissant la même destinée (les scènes colérique et d’humour sont réelles). Il est rare qu’un récit d’épouvante laisse un tel boulevard pour un démon mais cela permet nombre de scènes fortes et même symbolique (le baiser entre le couple en transmission démoniaque est le plus clair)
. Qu’adviendra-t-il du prochain volet apparemment déjà dans les tuyaux ? Quelles atrocités auront nous ? Un français sera-t-il de nouveau aux manettes pour nous faire rêver et mettre à l’honneur un savoir-faire magnifique ? Rien que le fait d’avoir une équipe en partie tricolore sur un tel film est clairement honorable. Merci à Sam Raimi et ses sbires de tant faire de cette saga une anthologie du genre avec surtout, de vrais effets mettant toujours à l’honneur, le savoir faire fait mains.
. Qu’adviendra-t-il du prochain volet apparemment déjà dans les tuyaux ? Quelles atrocités auront nous ? Un français sera-t-il de nouveau aux manettes pour nous faire rêver et mettre à l’honneur un savoir-faire magnifique ? Rien que le fait d’avoir une équipe en partie tricolore sur un tel film est clairement honorable. Merci à Sam Raimi et ses sbires de tant faire de cette saga une anthologie du genre avec surtout, de vrais effets mettant toujours à l’honneur, le savoir faire fait mains.
Bien réalisé, bien tourné, mais je trouve que ça manque d'effet de surprise. Peut-être un peu trop prévisible à mon sens.
spoiler: Très bonne séquence dans la voiture.
spoiler: Très bonne séquence dans la voiture.
Le seul point positif du film ce sont les minis scènes un peu marrantes avec la grand mère.
Sinon à part ça c’est absolument catastrophique.
L’histoire est nulle et n’a ni queue ni tête. J’avais l’impression que c’était juste gore et degeulasse gratuitement tout le long.
C’était anormalement long, je me suis vraiment ennuyé.
Sinon à part ça c’est absolument catastrophique.
L’histoire est nulle et n’a ni queue ni tête. J’avais l’impression que c’était juste gore et degeulasse gratuitement tout le long.
C’était anormalement long, je me suis vraiment ennuyé.
Âmes sensibles s'abstenir, le film s'adresse avant tout aux amateurs d'horreur gore. Brutal et sanglant, la réalisation se montre particulièrement créative dans ce registre.
L'histoire est très classique : un vieux livre maudit, des incantations qu'il ne fallait surtout pas prononcer et une malédiction qui se déchaîne... Rien de très original mais une formule qui fonctionne toujours.
La mise en scène est soignée avec des plans dynamiques et des scènes gores inventives.
Le rythme alterne entre séquences sanglantes, mystère et quelques touches d'humour qui viennent ponctuellement alléger l’atmosphère glauque et pesante.
Au final c’est un film qui devrait ravir les amateurs du genre. Pour les autres, le manque d’originalité de l’intrigue risque de laisser le gore prendre toute la place au point de devenir lassant.
L'histoire est très classique : un vieux livre maudit, des incantations qu'il ne fallait surtout pas prononcer et une malédiction qui se déchaîne... Rien de très original mais une formule qui fonctionne toujours.
La mise en scène est soignée avec des plans dynamiques et des scènes gores inventives.
Le rythme alterne entre séquences sanglantes, mystère et quelques touches d'humour qui viennent ponctuellement alléger l’atmosphère glauque et pesante.
Au final c’est un film qui devrait ravir les amateurs du genre. Pour les autres, le manque d’originalité de l’intrigue risque de laisser le gore prendre toute la place au point de devenir lassant.
Déjà le premier film était terriblement effrayant avec du sang de partout. Et celui la et dans la continuité mais je dirais encore plus sanglant. Qu'est ce que c'est bon ! Franchement vivement un troisième films
Si vous aimez un film bien gore ou vous pouvez grimacer en voyant contre votre gré l’anatomie du corps humain, ce film est fait pour vous.
Bon on reste sur un Evil Dead traditionnel, du sang et des organes à Gogo, spoiler: une famille qui se réduit de plus en plus au fur et à mesure du film
.
Parcontre , si vous avez du mal spoiler: avec les chiens qui se font blesser ou attaquer, passez votre chemin car une scène du milieu du film se montre violente vis à vis du chien de la famille
.
Mais parcontre, que de Jumpscare, le plus décevant c'est que la plupart d'entre eux sont prévisibles : spoiler: un visage apparaissant dans le trou d'une porte, un démon surgissant devant une fenêtre
....
Mais parcontre un Jumpscare m’à réellement fait sursauter car je ne m’y attendais pas spoiler: , celui ci se passe dans les 20 dernières minutes
du film, mon cœur a battu la chamade, un des Jumpscare les plus effrayants que j'ai vu .
En bref si vous aimez les films ou vous aimez sursauter et si vous n'êtes pas sensible au sang, allez le voir !
Bon on reste sur un Evil Dead traditionnel, du sang et des organes à Gogo, spoiler: une famille qui se réduit de plus en plus au fur et à mesure du film
.
Parcontre , si vous avez du mal spoiler: avec les chiens qui se font blesser ou attaquer, passez votre chemin car une scène du milieu du film se montre violente vis à vis du chien de la famille
.
Mais parcontre, que de Jumpscare, le plus décevant c'est que la plupart d'entre eux sont prévisibles : spoiler: un visage apparaissant dans le trou d'une porte, un démon surgissant devant une fenêtre
....
Mais parcontre un Jumpscare m’à réellement fait sursauter car je ne m’y attendais pas spoiler: , celui ci se passe dans les 20 dernières minutes
du film, mon cœur a battu la chamade, un des Jumpscare les plus effrayants que j'ai vu .
En bref si vous aimez les films ou vous aimez sursauter et si vous n'êtes pas sensible au sang, allez le voir !
Bien sanglant, bien gore
MIAM !!
Ca écrase, ça brule, ça tape
A voir si vous avez le coeur bien accroché !
MIAM !!
Ca écrase, ça brule, ça tape
A voir si vous avez le coeur bien accroché !
Avec Evil Dead Burn, Sébastien Vaniček s'empare de l'une des franchises les plus cultes du cinéma d'horreur et lui insuffle une identité résolument personnelle. Sans renier l'héritage de Evil Dead, le cinéaste français propose une relecture brutale, viscérale et profondément ancrée dans le drame familial.
Tout commence comme un huis clos funéraire. Alice rejoint la demeure isolée de sa belle-famille pour rendre un dernier hommage à son mari disparu. Mais ce repas de deuil vire rapidement au cauchemar lorsque les membres de la famille succombent les uns après les autres à une force démoniaque. Prisonnière d'une maison devenue un véritable enfer, Alice comprend que certains serments survivent à la mort et que le passé réclame toujours son dû.
Le scénario réussit à mêler efficacement horreur surnaturelle et tragédie intime. Derrière les scènes de possession et les effusions de sang se cache une réflexion sur le deuil, la culpabilité et les liens toxiques qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Cette dimension émotionnelle apporte une véritable épaisseur au récit, sans jamais ralentir son efficacité horrifique.
Souheila Yacoub livre une performance impressionnante d'intensité. Son interprétation d'Alice, tiraillée entre douleur et instinct de survie, donne au film un ancrage émotionnel solide. À ses côtés, Hunter Doohan et Luciane Buchanan participent à faire monter une tension qui ne retombe pratiquement jamais.
Visuellement, Sébastien Vaniček impressionne par sa mise en scène nerveuse et inventive. Les séquences de possession sont filmées avec une violence graphique assumée, tandis que les effets pratiques et les maquillages rendent hommage aux origines de la saga. L'atmosphère oppressante de cette maison isolée renforce constamment le sentiment d'étouffement et de paranoïa.
Sans chercher à copier les précédents films, Evil Dead Burn retrouve l'esprit sauvage qui a fait la réputation de la franchise tout en y injectant une sensibilité contemporaine. Le résultat est un film d'horreur aussi spectaculaire qu'émotionnel, capable de satisfaire les amateurs de gore comme ceux qui recherchent un véritable récit.
Un chapitre particulièrement réussi de la saga, où la terreur naît autant des démons que des blessures du passé. Sébastien Vaniček signe un Evil Dead brutal, maîtrisé et remarquablement mis en scène.
Tout commence comme un huis clos funéraire. Alice rejoint la demeure isolée de sa belle-famille pour rendre un dernier hommage à son mari disparu. Mais ce repas de deuil vire rapidement au cauchemar lorsque les membres de la famille succombent les uns après les autres à une force démoniaque. Prisonnière d'une maison devenue un véritable enfer, Alice comprend que certains serments survivent à la mort et que le passé réclame toujours son dû.
Le scénario réussit à mêler efficacement horreur surnaturelle et tragédie intime. Derrière les scènes de possession et les effusions de sang se cache une réflexion sur le deuil, la culpabilité et les liens toxiques qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Cette dimension émotionnelle apporte une véritable épaisseur au récit, sans jamais ralentir son efficacité horrifique.
Souheila Yacoub livre une performance impressionnante d'intensité. Son interprétation d'Alice, tiraillée entre douleur et instinct de survie, donne au film un ancrage émotionnel solide. À ses côtés, Hunter Doohan et Luciane Buchanan participent à faire monter une tension qui ne retombe pratiquement jamais.
Visuellement, Sébastien Vaniček impressionne par sa mise en scène nerveuse et inventive. Les séquences de possession sont filmées avec une violence graphique assumée, tandis que les effets pratiques et les maquillages rendent hommage aux origines de la saga. L'atmosphère oppressante de cette maison isolée renforce constamment le sentiment d'étouffement et de paranoïa.
Sans chercher à copier les précédents films, Evil Dead Burn retrouve l'esprit sauvage qui a fait la réputation de la franchise tout en y injectant une sensibilité contemporaine. Le résultat est un film d'horreur aussi spectaculaire qu'émotionnel, capable de satisfaire les amateurs de gore comme ceux qui recherchent un véritable récit.
Un chapitre particulièrement réussi de la saga, où la terreur naît autant des démons que des blessures du passé. Sébastien Vaniček signe un Evil Dead brutal, maîtrisé et remarquablement mis en scène.
Un film de morts-vivants comme on en voit rarement. Les effets spéciaux sont impressionnants et les scènes sont particulièrement réussies. Même si le scénario n’est pas le plus original ni le plus marquant du genre, le mélange d’horreur gore, d’ambiance satanique et de tensions familiales fonctionne très bien. Un film efficace qui offre un excellent moment aux amateurs du genre.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse