Après le parcours remarqué de Vermines dans plusieurs grands festivals internationaux, Sébastien Vaniček attire l'attention de plusieurs studios américains. Alors qu'il refuse plusieurs propositions de mise en scène sur des scénarios déjà écrits, un message de Ghost House Pictures et New Line Cinema change la donne : on lui propose de développer sa propre vision d'un nouvel Evil Dead. Une liberté créative totale qui convainc immédiatement le réalisateur français.
Contrairement au remake réalisé par Fede Alvarez en 2013 ou aux aventures d'Ash dans les films originaux, Evil Dead Burn est pensé comme un nouveau récit autonome. Les producteurs ont expliqué à Vaniček que chaque nouvel opus pouvait fonctionner indépendamment des autres, sans obligation de continuité directe. Le film s'inscrit ainsi dans la franchise comme une nouvelle variation de l'univers Evil Dead, à l'image d'Evil Dead Rise avant lui.
Dès les premières discussions avec les ayants droit de la saga, Sébastien Vaniček impose une condition : retrouver son collaborateur Florent Bernard, déjà coscénariste de Vermines. Grand admirateur de la franchise, Bernard participe à l'élaboration d'une première proposition d'une quinzaine de pages. Ensemble, les deux auteurs choisissent d'explorer un thème rarement central dans la saga : la fin de l'amour et ses conséquences.
Pour Sébastien Vaniček, il était essentiel qu'Alice ne ressemble pas à une « final girl » traditionnelle. Le personnage reste terrifié tout au long du récit et ne devient jamais une héroïne invincible multipliant les punchlines. Le réalisateur souhaitait au contraire une protagoniste profondément humaine, dont la force naît davantage de sa résilience émotionnelle que de ses exploits physiques.
Le réalisateur rêvait de travailler avec Souheila Yacoub bien avant Evil Dead Burn. Impressionné par sa présence physique sur scène dans la pièce Tous des oiseaux, il avait déjà envisagé de lui confier un rôle dans Vermines. L'actrice étant alors engagée sur d'autres projets, notamment Dune : Deuxième Partie, leur collaboration a finalement vu le jour grâce à ce nouvel opus de la franchise horrifique.
Bien que produit par Hollywood, Evil Dead Burn revendique fortement ses origines françaises. Le personnage principal est français, plusieurs chansons francophones ponctuent le récit et même le générique de fin fait appel à la rappeuse Chilla. Pour Sébastien Vaniček, l'objectif était d'associer l'efficacité du cinéma de genre américain à une sensibilité culturelle et narrative typiquement française.
Le film a été tourné en Nouvelle-Zélande, où Souheila Yacoub a dû enchaîner pendant plusieurs mois des séquences particulièrement physiques. L'actrice, ancienne sportive de haut niveau, a réalisé un maximum de cascades elle-même et a terminé le tournage couverte de bleus. Certaines scènes, notamment un spectaculaire plan-séquence utilisé pour la promotion, ont nécessité jusqu'à une douzaine de prises extrêmement chorégraphiées.
Sébastien Vaniček s'est amusé à détourner plusieurs symboles emblématiques de la saga. Si la célèbre tronçonneuse n'est jamais reproduite à l'identique, le film multiplie les armes improvisées issues du quotidien, dans l'esprit des précédents opus. Le réalisateur a même parcouru des magasins de bricolage avec Florent Bernard afin d'imaginer les objets les plus improbables susceptibles de servir à combattre les Deadites.