Le Mélange des genres
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199 critiques spectateurs

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Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2025
Mariée à Jean-Jacques (Vincent Elbaz), flic comme elle, Simone (Léa Drucker) a infiltré un mouvement féministe dans le cadre d’une enquête qu’elle mène sur l’assassinat par sa femme d’un homme accusé de violences domestiques. Alors que sa couverture est sur le point de tomber, elle accuse un quidam de l’avoir violé. Le quidam, Paul (Benjamin Lavernhe), marié à une actrice connue (Julia Piaton), est un homme doux et déconstruit. L’accusation qui pèse sur lui bouleverse radicalement sa vie.

J’ai fort mal résumé "Le mélange des genres". C’est une film à l’intrigue particulièrement rocambolesque qui pourrait, sembler fort peu crédible alors qu’elle réussit paradoxalement à l’être. Pris au pied de la lettre, c’est un film policier alors qu’il s’agit en fait d’une comédie pleine d’ironie.

Le couple Michel Leclerc/Baya Yasmi – dont on apprend qu’il vient de se séparer – a écrit un dernier film ensemble dans la veine des précédents. Le plus célèbre fut "Le Nom des gens" en 2010 qui valut à Sara Forestier le César de la meilleure actrice. Mais les suivants furent tout aussi réussis. J’ai une tendresse particulière pour "La Lutte des classes" où Edouard Baer et Leila Bekhti jouaient un couple de bobos gauchistes contraints de mettre sous le boisseau leurs convictions politiques au nom de l’éducation de leur enfant.

Dans "Le Mélange des genres", Michel Leclerc, comme Caroline Fourest dans un récent essai, interroge le Vertige #MeToo. Le nœud du film est une fausse accusation de viol et ses conséquences en chaîne. Le sujet pourrait sembler fort sérieux voire dramatique. Mais Michel Leclerc choisit de le traiter sous l’angle de la comédie. Et le résultat est particulièrement réussi.

Car on rit beaucoup dans "Le Mélange des genres", grâce notamment à Benjamin Lavernhe qui en rajoute au risque de basculer dans l’excès, dans le rôle du mâle déconstruit, et grâce aussi, en miroir, à deux autres personnages : Vincent Elbaz dans celui du mâle alpha pas déconstruit du tout et Judith Chemla dans celui de la féminazie hystérique.

On rit. Et en plus on rit intelligemment. Car Michel Leclerc est tout en finesse. Si bien sûr son cœur penche à gauche, du côté des féministes, du côté de la lutte contre la patriarcat (tout est dit dans une réplique – un peu trop – cinglante de Paul qu’il lance au groupuscule masculiniste qui est prêt à l’aider face aux fausses accusations portées contre lui : « Je préfère perdre avec elles que gagner avec vous »), "Le Mélange des genres" a l’intelligence de laisser s’exprimer des points de vue différents. Les féministes qu’ils filment ne sont pas sans défaut, la virilité douce incarnée par Benjamin Lavernhe prête souvent à rire (ainsi de la façon dont il se fait remplacer dans la série où il était censé tourner).

Dans une programmation très abondante ce mois-ci, mais pas exceptionnelle, le bordel intelligent du "Mélange des genres" surprend et surnage.
Emile C.
Emile C.

4 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2025
Un film de genre, c'est le cas de le dire. Quel genre ? la comédie politique. On aimerait en voir plus souvent, surtout quand la comédie l'emporte. C'est très bien joué en plus. Une femme flic infiltrée chez des féministes entraîne dans ses mensonges un comédien lunaire. Qui est le plus agaçant dans cette affaire ? Les hommes, les femmes, les flics, les militantes, les militants, les archaïques, les déconstruits, les machos, les menteuses, les humains tout simplement ? Chacun en prend un peu pour son grade, en toute légèreté, et la société évolue comme elle peut. Réjouissant.
Jackpopopote
Jackpopopote

30 abonnés 144 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 avril 2025
Genres mélangés
Une belle brochette d’actrices / acteurs pour ce film avec Lavernhe, Drucker, Elbaz, Piaton, Chemla entre autres avec pour sujet le très d’actualité mélange des genres.
On se retrouve avec un homme déconstruit par excellence qui fait office d´imbécile heureux, des flics aussi idiots qu’incompétents et des associations extrémistes aussi ignares que violentes…
On secoue le tout mais malheureusement la pulpe reste en bas!
On ne comprend pas quel est le but de cette comédie. Soit c’est maîtrisé et volontaire mais ce n’est pas drôle. Soit il s’agit d’un laisser aller total et ça vire à l’absurde. Tous les personnages sont caricaturés à l’excès et tout perd de sa crédibilité. Et c’est sans parler de l’allégorie pondu en conclusion…
C’est du genre raté finalement …!
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 avril 2025
Ce n'est pas un coup de maître cette fois ci pour Michel Leclerc. J'aime pourtant son cinéma engagé (Le Goût des Gens, La Lutte des Classes, Les Goûts et les Couleurs...) mais ici, l'intrigue ne fonctionne pas, peut-être parce que, à vouloir faire de ses personnages des caricatures d'eux-mêmes, tout devient une mécanique sans âme, où tout est exacerbé par un rôle à jouer plus que par une psychologie qui pourrait créer la surprise.
Le synopsis est d'emblée bancal et peu crédible: une policière (Léa Drucker) infiltre un groupe féministe dans le cadre d'un meurtre. Peu à peu, elle se laisse convaincre par leurs idées, elle qui, jusqu'alors était très soumise au patriarcat et à son mari, flic macho et son supérieur hiérarchique, évidemment! (Vincent Elbaz). Elle va impliquer, par hasard, Paul (Benjamin Lavernhe) un gentil féministe, dans son enquête. A partir de là, tout s'enraye.
On aurait aimé pour traiter ce sujet un film à la mode de Jean Pierre Bacri ou d'Agnès Jaoui. Ce n'est pas le cas, dommage.
Seul le personnage de Sofia joué par Melha Bedia, une féministe pleine de bonne volonté mais assez maladroite sauve le film. Elle seule résiste aux ficelles de cette trame manquant de naturel.
sierob
sierob

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2025
Sans aller chercher au x ième degré, comme le font certaines critiques, ce film nous entraine dans un quiproquo où les situations sont hilarantes. D'accord, les problèmes soulevés sont profonds mais très bien tournés. Drucker et Lavernhe sont excellents. A voir.
Sylvain P

387 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2025
Une vraie comédie sur un sujet sérieux, est-ce possible? Eh bien oui. Michel Leclerc pose son tendre regard de boomers sur #MeToo et malgré quelques maladresses vite pardonnées la sauce prend. Car les personnages sont plein de failles et de bonne volonté. On est ici toujours dans un registre léger, inutile d'y chercher de la philosophie politique. Léa Drucker est encore une fois formidable, bien entourée par Melha Bedia, Judith Chemla, Julia Piaton qu'on voit décidemment partout en ce moment, et Benjamin Lavernhe.
muriel M.
muriel M.

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2025
Mais que ça fait du bien un film ou la parole circule. Un film qui, dans le monde actuel, redonne de l’espoir. Oui, les choses peuvent changer. Oui les hommes et les femmes peuvent se parler.
Le film est drôle et benjamin Laverhne est exceptionnel de finesse et de drôlerie.
Les hardies, le groupe de féministes, sont justes et très à tranchantes. Sans parler de Melha Bedia qui est juste fantastique!
Michel leclerc continue de scruter la société en riant. C’est réjouissant!
Justine
Justine

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2025
Plutôt déçue au vu des critiques récentes que j ai lu. Le jeu des acteurs était bon, Léa Drucker que j aime beaucoup jouait bien, mais c était gentillet, convenu. A fortiori, j ai trouvé que ça faisait cliché, l homme au foyer qui était invisible, les femmes qui sont trop durs avec les hommes etc...c est certes une comédie mais dans les rapports aujourd'hui entre les femmes et les hommes, ces derniers ont d une façon générale encore beaucoup de progrès a accomplir.
Un film paresseux et la fin est honteuse avec l adultère qui est censé relancer l homme...
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2025
Pas plus convaincant que dans le Nom des gens (2010), le réalisateur Michel Leclerc s’éparpille dans un scénario plus loufoque que drôle et une mise en scène foutraque malgré une poignée d’acteurs pleins de talent, et notamment un Benjamin Lavernhe comme toujours excellent. Les sujets de la masculinité toxique, de la lutte des femmes contre les violences et même des pères délestés de leurs droits après séparation peuvent bien sûr être traités en comédie mais il semble qu’ici, on leur manque un peu du respect qui leur est dû. Alors, heureusement, il y a un Delerm poétique qui ponctue les différentes phases du film et le décor naturel de la très belle ville de Dijon.
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2025
Une comédie sauvée par un jeu parfait de Benjamin Lavernhe, encore un film dans l'entre-soi parisien, souhaite dénoncer la condition des femmes et la non réaction des pouvoirs publics face aux plaintes emisent pas les femmes... quel dommage de trop en faire une comédie sur un sujet aussi sérieux
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2025
Très bonne comédie qui traite avec humour des sujets actuels graves et importants, c'est fin par moment, plus lourd à d'autres mais globalement cela fait rire, un bon moment !
Martine Boilley
Martine Boilley

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2025
Très bon film qui démontre bien que les extrêmes sont toxiques et que ceux qui se situent au milieu sont victimes de leur violence. Benjamin Laverghne excelle en gentil et Léa Drucker montre joliment qu'on peut évoluer.
À voir !
Béatrice GRAZIANI
Béatrice GRAZIANI

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2025
Faiblesse du scénario, les quelques scènes comiques et les acteurs, ne suffisent pas à compenser la longueur du film
Iloonoyeil
Iloonoyeil

88 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2025
Michel Leclerc propose une comédie féministe qui traite des problématiques du patriarcat arrivant progressivement à son salutaire terme . Léa Drucker est très pertinente ! Le casting est convenable. Les idées de ce long métrage actuelles et essentielles.
Bien à vous .
Gérard Michel
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2025
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Imaginez un dîner où Léa Drucker, Benjamin Lavernhe, Melha Bedia et Vincent Elbaz discuteraient de féminisme, d’identité sexuelle, et de vin nature. Et vous êtes là, assis au bout de la table, à vous demander si vous avez atterri dans une comédie ou une conférence TED mal déguisée.

Dans Le Mélange des genres, Michel Leclerc orchestre une comédie de mœurs qui veut tout dire, tout montrer, tout expliquer. Et parfois, ne dit plus grand-chose. L’histoire ? Simone (Drucker), psychanalyste engagée, voit son monde bousculé par Paul (Lavernhe, si formidable dans En Fanfare), homme de théâtre un peu lunaire, tandis que Sofia (Bedia) et Jean-Jacques (Elbaz) gravitent autour comme des astres d’un système solaire bien trop bavard.

On sent que Leclerc veut jouer à l’équilibriste sur le fil des identités et des contradictions modernes. Par moments, ça marche : quelques dialogues fusent, les intentions sont sincères, et le propos a le mérite d'exister. Mais souvent, ça sonne comme un podcast transcrit au mot près. Le genre de film où chaque personnage a une tribune plutôt qu’un arc narratif.

Léa Drucker assure, comme toujours, avec cette justesse discrète qui sauve des scènes entières. Lavernhe, lui, semble ne jamais savoir s’il joue un idéaliste ou un mec largué – ce qui est peut-être justement le rôle. Bedia, en revanche, donne de l’énergie brute, et Elbaz... fait du Elbaz, charmeur à l'ancienne, un brin dépassé.

C'est sûr, les avis seront forcément partagés : certains crieront au film “nécessaire”, d'autres y verront un gloubi-boulga sociétal où “tout le monde a raison”. D'autres encore moins tendres diront “confus”, “verbeux”, “domestiqué par son propre politiquement correct”. Bref, on est loin d’un pamphlet ou d’une satire : ici, l’humour s’excuse, la subversion fait profil bas, un marqueur de notre époque, malheureusement.

Mais bon, peut-être qu’un film qui tente d’unir des contraires, c’est déjà pas mal. Ou peut-être qu’on se console comme on peut. Dans tous les cas, ce n’est pas un navet : c’est juste un cocktail où les ingrédients refusent de se mélanger.
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