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Fiers R.
206 abonnés
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3,5
Publiée le 25 avril 2025
Michel Leclerc est un cinéaste régulier et prévisible, sans que cela soit péjoratif. C’est-à-dire que, comme un Woody Allen ou un Ken Loach, on sait le genre de proposition que l’on va voir à chacun de ses nouveaux films. Lui, son dada, ce sont les comédies qui analysent la société et ses tendances. Cinéaste profondément de gauche, consacré avec « Le nom des gens », il nous livre régulièrement ses petites fantaisies à connotation sociale. Cette fois, il prend le pli de décortiquer le phénomène du féminisme exacerbé et de son contraire, plus récent et difficile à cerner, le masculinisme.
Avec « Le mélange des genres », il nous gratifie d’une comédie légère avec une intrigue policière en décor et verse cette fois fortement dans la fantaisie loufoque. L’intrigue est essentiellement constituée de quiproquos aussi alambiqués qu’amusants jonglant parfois avec le vraisemblable. Mais ce n’est pas grave tant la tonalité choisie permet ce genre de dérapages narratifs contrôlés. Pour un peu, on se croirait dans un film de Pierre Salvadori ou de Bruno Podalydès mais qui se seraient décidés à ajouter un contexte social fort à leur film.
Le cinéaste a réussi l’un de ses plus beaux castings avec certains de ses habitués comme Félix Moati et Judith Chemla (qui fait un pied de nez à son affaire privée d’abus sexuel dans ce rôle de féministe combattante) mais aussi toute une joyeuse troupe de nouveaux qui s’en donne à cœur joie dans des compositions que l’on devine agréable à jouer. Benjamin Laverhne en homme lunaire et déconstruit obtient la palme du jeu tandis que Melha Bedia obtient sans hésiter celle du rire et nous réserve les scènes les plus drôles du film. Et également quelques répliques délicieuses et bien mises en bouche.
On apprécie que dans « Le mélange des genres », Leclerc ne fustige pas les féministes ni les masculinistes mais laisse la place à tous de s’exprimer même si on sent dans quel camp il se place, celui du progressisme. On regrette une seconde partie un peu moins forte que la première avec une intrigue qui abuse des petits rebondissements et qui ressasse son propos mais le tout est assez frais, iconoclaste et loin de ce que peuvent nous offrir la plupart des comédies françaises. On prend donc un plaisir certain. L’analyse aurait pu être plus approfondie et plus fine mais, en l’état, elle nous satisfait par le joyeux bordel procuré par l’ensemble. En revanche, ne courez pas après une quelconque recherche esthétique ou une envie formelle, Leclerc n’a jamais été un prodige de la caméra et on s’en accommodera également.
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Très bon moment Le fond est comme toujours avec Michel Leclerc très intéressant La forme m'a beaucoup plu : le lourd et la légèreté alternent C'est cocasse, c'est souvent drôle Un film qui interpelle
Sujet délicat qui aurait pu mieux fonctionner si cela avait été pris avec sérieux … ou si c’est une comédie , que l’on puisse se marrer . B Lavernhe semble s’amuser , Léa Druker aussi mais cela manque de profondeur. L’histoire , sur le papier, est plutôt sympa, mais il manque une épaisseur sur ce sujet. Et puis qq caricatures, voulues ou pas , mais qui abîme un peu le thème … La fin est ridicule et ce n’est dommage .
Dresser un portrait du rapport femmes-hommes dans notre société actuelle (militantisme, accusations, déconstruction, justice,...) en usant de la caricature.
L'intention reste louable, le résultat à l'écran, lui, laisse plus à désirer.
La faute à une écriture accumulant les clichés pas très subtils et ce quelque soit le camp, si bien que cela rend très nébuleux le message que veut nous faire passer le film, et ce jusqu'à une partie finale vite torchée et perchée. Mais peut-être est-ce cela son but : ne jamais vraiment se prendre au sérieux avec des sujets sérieux.
Perso, cette façon de faire ne m'a pas vraiment convaincu sur la durée (le trop-plein de clichés m'a petit-à-petit fait sortir du film). Et hormis le segment Benjamin Lavernhe (toujours impeccable)-Julia Piaton, qui m'a fait sourire à quelques reprises, pas grand-chose à retenir de cette comédie sociétale accumulant les poncifs, mais sans en faire quelque chose de vraiment constructif.
Je ne comprendrai jamais la sévérité des critiques Allocine... L' "élitisme parisien" auto-attribué ? Bref, pour dire simplement car moi je ne sais pas rédiger des notes à rallonge qui "parlent beaucoup mais n'expriment rien" sinon des choses qui confinent à la méchanceté... Félicitations pour Le mélange des genres. C'est rythmé, décalé, amusant, émouvant... Bravo pour le cheminement de réflexion du personnage Simone...
Ce film est un milkshake de tous les clichés sur les genres, doublé d’un melange des genres conematographiques pour une embrouille totale ; on passe de la commedie, au film policier, au film militant, puis au Thriller et en olus un film social et une satire… du coup le message est complètement embrouillé. Reste le charme des deux comédiens principaux Lea Drucker (top!) et Benjamen Laverne (excellent).
Film drôle et décalé, j'ai ri comme rarement, qui mérite mieux que sa note. Benjamin Lavernhe excelle, et tous les acteurs jouent juste dans cette comédie hilarante et jamais vulgaire. Je recommande.
Disons le franchement, c'est une petite comédie sans grande prétention mais agréable et bien enlevée. Le propos est clairement d'éviter le manichéisme et de caricaturer toutes les positions, feminisme et masculinisme outranciers. Au fond c'est le ressort même de la comédie : donner à réfléchir tout en amusant. Mention spéciale pour Léa Drucker et Benjamin Lavigne qui apportent tout leur allant et leur finesse de jeu. Pas un chef d'oeuvre mais un bon moment de cinéma.
Une nouvelle proposition féministe qui n’a ni queue ni tête. Je sauverais l’évolution du personnage de Léa Drucker, les idées autour du théâtre et quelques quiproquos plus ou moins bien amenés. Pour le reste, tout est d’une lourdeur pesante. Les activistes féministes sont réduites à des idiotes hystériques et les hommes à des beaufs misogynes ou des êtres effacés et risibles. Il n’a aucune subtilité et aucune thématique traitée intelligemment. Ce n’est juste pas possible de tourner en dérision de cette manière le sujet des violences faites aux femmes. Et puis bon, Melha Bedia quoi…
Michel Leclerc possède un talent rare, celui de parler avec légèreté des choses sérieuses et avec sérieux des choses légères. Et puis il est bien secondé par l’excellente Léa Drucker,qui se tire avec brio des situations loufoques que lui impose ce diabolique scénario, et le parfait Benjamin Lavernhe, mais cet acteur est-il jamais autrement que parfait ? C’est bien vu, très drôle, ça a vraiment mauvais esprit et c’est parfaitement délectable ! Les autres acteurs sont tous excellents, mention spéciale à l’épatante Gaston Lagaffe Melha Bedia
J'ai beaucoup aimé ce film drôle et satirique où j'ai bien ri. On se moque de tout le monde mais avec gentillesse : la police, les néo-féministes, les hommes démolis... non déconstruis... on passe un bon moment Tout en se remettant en question !
Cela fait du bien de prendre un peu de distance tout en respect et sans facilité. Chacun peut s’identifier. Les comédiens sont parfaits. Ce film tombe à pic dans la période actuelle. spoiler: