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2,0
Publiée le 19 mars 2026
Li Xing, un adolescent de quatorze ans, découvre un abri souterrain où il peut échapper à ses problèmes. "Xiao Ban Jie" est un récit de passage à l'âge adulte sur les difficultés de l'adolescence, cette période à la fois charnière et étrange au cours de laquelle on a le sentiment d'être incompris, car on voit peut-être les choses différemment. Le protagoniste est dans son monde qu'il n'hésite pas à rejoindre quand tout va mal. Le film est correct quand il s'éloigne de la réalité, mais très peu convaincant le reste du temps à cause d'un rythme trop lent et d'un traitement superficiel. Je n'ai jamais été réellement transporté par l'histoire tout comme je n'ai pas été touché par ce que j'ai vu. Au final, un film avec quelques idées intéressantes, mais assez plat et sans saveur.
A première vue, Le Grand Phuket, qui se déroule en Chine et non en Thaïlande, semble être un nouveau récit d'apprentissage autour d'un jeune garçon de 14 ans, aux prises avec la solitude, le harcèlement et l'école, entre autres avanies. Mais le premier film de Liu Yaonan, qu'il aurait tourné sans l'assentiment des autorités chinoises, dispose de quelques atouts pour se singulariser. Dans le décor désolé d'un quartier périphérique en pleine démolition, en premier lieu, et dans ses échappées oniriques et fantastiques symbolisées par de courtes séquences d'animation, comme une métaphore des tourments intérieurs d'un adolescent qui ne trouve sa place nulle part. Volontairement, le film n'explique pas tout dans une intrigue qui peut surprendre par la présence de nombreux trous dans sa narration. Certaines situations ne sont peut-être pas réelles, mais le sentiment général n'en est pas trop affecté, dans le sens où l'on comprend de mieux en mieux le personnage principal et son mal être. Bien que le dénouement ne soit guère satisfaisant, Le Grand Phuket laisse une impression plutôt positive, avec quelques moments forts, une mise en scène inspirée et une interprétation convaincante, faisant oublier un scénario tout de même lacunaire.
Dans ce premier long métrage de ce réalisateur chinois, on suit la vie difficile et tourmentée d’un jeune ado dans un quartier d’une grande métropole chinoise voué à la destruction. Certes, le réalisateur décrit bien l’environnement social dans ce type de quartier mais le film tient plus du documentaire que de la fiction et le scénario manque de suffisamment d’ampleur pour retenir l’attention du spectateur.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 17/01/2026 au cinéma Le Balzac à PARIS)
Dans ce très beau film se mêlent enfance et âge adulte (c'est le principe de l'adolescence!), passé et avenir à travers ces immenses ruines d'immeubles en démolition, mais aussi réalité et fantasme, contrôle et liberté... Les jeunes comédiens (non-professionels!) sont formidables.
Vu à la Berlinale, revu lors d’une avant premeire e le grand Phuket est une vraie merveille. Un film d’une sensibilité extrême qui nous fait traverser le tunnel d’une adolescence chaotique dans une Chine aux bouleversement non moins chaotique/s. Les acteurs sont excellents. Les séquences d’animation qui ponctuent le film ajoute une dimension poétique qui porte le film trés loon tres haut.
Un film qui traite du passage personnel d'un adolescence à l'indépendance et à l'autonomie avec la violence que cela induit pour lui même et son entourage Il s'affranchit de leur regard tout en se tournant vers une jeune fille qui l'attire et l'intrigue par sa droiture. Cette métamorphose intime s'accompagne d'une métamorphose de son environnement puisque sa maison est en passe d'être démolie, menacée par un vaste programme de rénovation de son quartier. Il trouve refuge dans une sorte de souterrain révélé par les engins de chantier, une sorte de grotte d'ombres et de lumières propice à l'épanouissement de ses rêves. Un mélange de poésie, de rudesse dans un contexte de bouleversements . Une belle réalisation et un scénario sensible et intrigant.
Vu en ciné-club en présence du réalisateur. Un premier film intéressant, sans virtuosité affichée, mais parfaitement maîtrisé pour dépeindre une Chine en transition, avec des grands ensembles immobiliers qui exproprient et détruisent les anciens quartiers. Transition de l'adolescence également, qui se cherche et subit ces transformations qui n'en finissent pas. À découvrir.
Un très beau moment. On se laisse embarquer par le quotidien d'un jeune adolescent dans un No Man's land urbain en Chine. Le film laisse parfois, très habilement, place à l'animation et au rêve...
J'ai découvert ce trés beau film lors d'une avant première. Le réalisateur nous livre une récit d'une grande sensibilité sur l'adolescence d'un jeune homme sans père dans un quartier -comme lui en transformation- d'une ville de Chine du Sud. L'école, l'amitié, la famille, l'amour, l'aventure sont autant de questions...Tout se tient merveilleusement dans ce premier film d'une remarquable unité. L'image est à la fois naturelle et d'une remarquable élégance, comme le jeu des acteurs - jeunes et moins jeunes - et la narration qui s'avance par touches successives, comme un poème nostalgique et chaud. C'était aussi pour moi l'occasion de découvrir le quotidien de familles chinoises populaires que j'ai trouvé trés attachantes. Je le conseille vivement aux amoureux du beau cinéma, et aux curieux de la Chine.
Film très réussi et attachant. Yaonan Liu porte un regard sensible sur un sujet universel : l'adolescence vécue comme l'expropriation de son enfance par Li Xing, un jeune garçon chinois, dans son quartier en pleine reconstruction. Entre réalisme et onirisme le parallèle est filmé avec finesse, au plus près d'acteurs non professionnels formidables.
Le Grand Phuket nous touche par sa simplicité et sa poésie qui font du bien. Dans un décor empreint de métaphores, on prend le temps de suivre des personnages sincères et d’évoluer avec eux. Produit avec très peu de moyens, il est néanmoins merveilleusement réalisé, et nous propose une belle photographie qui nous transporte dans l’univers du personnage principal.
Un premier film éclatant de poésie et de sensibilité. C’est beau, parfois inquiétant, souvent touchant. L’univers du réalisateur nous emmène avec lui dans la découverte de ce quartier en démolition à travers le quotidien d’un garçon. D’une grande justesse.