Orphelin
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Eric MAYNARD
Eric MAYNARD

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mai 2026
Que d'émotions esthétiques et dramatiques recèle ce film à hauteur d'orphelin, qui s'interroge : doit-il encore et encore tuer le père ?
Le réalisateur parvient à nous faire éprouver au plus près son ressenti dans sa quête d'informations aux prises avec la ronde du monde, l'absence du père et la perte de l'innocence, sacrifiée pour enfin se construire.
Avec un Gregory Gadebois hénaurme ogre hongrois, la direction d'acteur, notamment de l'enfant, très juste, est comme la mise en scène, précise et exigeante.
JacquesTati
JacquesTati

30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2026
Film "difficile", qui ne peut laisser indifférent, même si l'on peut s'y perdre de temps en temps quant à saisir les ressentis des protagonistes.
Mise en scène remarquable, ambiance de l'époque et des lieux très recréée par un jeu d'éclairage quasi permanent en ombre et en lumière tamisée, beaucoup de bistre, de gris, de noir, de rouille...
Les conditions de vie de l'époque et dans ce pays sous emprise russe inpitoyable sont dénoncées au passage, dont leurs méthodes d'intimidation, leur mépris, leur brutalité de mots comme de gestes, exerçant en permanence une pression psychologique qui est déterminante du déroulement de l'histoire.
Cette dernière retrace quelques années de la vie d'un jeune garçon, orphelin de père mais qui ne veut pas y croire, dans un premier temps, puis qui va refuser qu'un autre homme tente de prendre la place de ce père idéalisé.
Dans tout le film, la position de la mère est extrêmement difficile, tiraillée entre de multiples difficultés et sentiments, exploitée, manipulée, jugée...ce qui se traduit par un texte particulièrement sobre, voire infime, quelque peu désespérant.
Dans tout cela, un vent d'amour parvient cependant à souffler çà et là, dans une forêt de paradoxes et de combats intérieurs, avec des séquences paroxysmiques, ponctuellement très violentes.
Mais le tout reste savamment maîtrisé gràce à une mise en scène intelligente, qui entretient un certain suspense, et balade le spectateur comme la spectatrice, entre diverses issues potentielles du drame, et, jusqu(à la dernière image, le ou la laisse dans l'expectative. Oui le film est "difficile", car ce qui se joue dans chacun et chacune des existences ici mêlées est difficile à vivre, et difficile à cerner. Film très sensible, à bien lire entre les lignes des regards et des silences, pour qui souhaite en saisir toute la portée.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 mars 2026
Andor est une jeune garçon juif qui vit avec sa mère une enfance presque insouciante. Le retour d’un homme dans la vie de sa mère va venir chambouler son existence. Malgré un scénario intéressant mais mal ficelé, on ne parvient pas vraiment à s’attacher à des personnages un peu fade et sans empathie.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2026
Si " Orphelin " m'a séduit par se mise en images, sa photo et m'a attiré par son sujet ( la découverte par un jeune garçon d'un élément clef de son identité, le poids du mensonge dans la transmission trans générationnelle du trauma ), la faiblesse du scénario et de son incapacité à rendre compte de l'intériorité de ses personnages, modèrent le sentiment général que j' ai éprouvé à l' égard du dernier opus du hongrois Lazlo Nemes.

Présenté en CO Venise 2025 et reparti sans récompense, " Orphelin " montre son meilleur profil dans sa partie formelle et esthétique.

Mais le sujet est tellement fort, malgré son traitement trop en surface, que l'amateur de cinéma introspectif et autobiographique ne le laissera pas passer.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Film de Lazlo Nemes sur le fond pas inintéressant mais dans la forme très austère du fait du choix des couleurs et au travail sur les décors ce qui en fait une réalisation très froide !
Thomas Lapix
Thomas Lapix

17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2026
La précision du cadre, la texture de l’image, cette manière de coller aux corps tout en refusant de les livrer pleinement. Le film enveloppe, absorbe, impose une sensation presque physique d’enfermement. Mais à mesure que cette forme s’affirme, le récit se dérobe. Les trajectoires se multiplient, les enjeux se brouillent, et ce qui devrait émouvoir reste suspendu, comme retenu derrière un voile trop épais.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2026
Film très style hongrois des années cinquante , pas très moderne. Pas mal de scenes qui ne servent pas grand chose a l'histoire mais malgré tout , l'attention est présente jusqu'a la fin.
Pierre GRENON
Pierre GRENON

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2026
Un film âpre filmé avec une lumière pâle qui évoque les années noires et pauvres du communisme et encore plus Budapest après la répression du printemps hongrois. On s’attache à cet orphelin - fils de la Shoah et de l’emprise soviétique - tiraillé entre son amour pour sa mère et sa haine de ce faux père sorti de nulle part. Bouleversant malgré tout.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2026
Andor est un gamin juif né pendant la Seconde Guerre mondiale en Hongrie. Il a grandi dans un orphelinat avant d’être élevé par Klara, sa mère. Son père n’est jamais revenu des camps. Un boucher taiseux débarque à Budapest en 1957, quelques mois après l’insurrection matée par les chars soviétiques. Il avait protégé Klara pendant la guerre. Il affirme être le père biologique d’Andor.

Né en 1977, formé à Paris, ancien assistant de Béla Tarr, l’immense réalisateur hongrois récemment décédé – auquel le Reflet Médicis a consacré une rétrospective, programmant notamment son Sátántangó dans sa version de 7h30), László Nemes a fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma avec son premier long, "Le Fils de Saul", Grand Prix à Cannes en 2015 et Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2016. Après cette plongée asphyxiante au cœur même des chambres à gaz d’Auschwitz, son deuxième film, "Sunset" en 2019, fut un retentissant échec critique et public. J’avais détesté cet interminable plan-séquence tourné sur les pas d’une jeune héroïne au crépuscule de l’empire austro-hongrois.

Avec son troisième film, le (plus si) jeune réalisateur hongrois a changé sa manière de faire. Il a renoncé, et c’est tant mieux, à certaines afféteries : des plans-séquences étendus au-delà du supportable, des très gros plans sur ses personnages laissant dans le flou tout l’arrière-plan, une bande son bruyante et cacophonique censée témoigner du chaos du monde. "Orphelin" est d’une facture beaucoup plus classique. Et c’est d’ailleurs là que le bât blesse.

"Orphelin" est trop classique. Il n’y a rien d’original dans son scénario, dans son éclairage, dans son montage, dans ses décors, dans le jeu de ses acteurs – aussi bluffante que soit la performance de Grégory Gadebois qui a lui-même joué en hongrois sans comprendre un mot de ses textes. Le même film aurait pu être tourné, à l’image près, il y a dix ans, vingt ans, trente ans….

Ce manque d’originalité n’est pas le seul défaut du film. Son second est sa longueur. Il s’étire sur plus de deux heurs d’horloge. Aurait-il été resserré d’une demi-heure, il aurait été plus percutant.
M Berthe
M Berthe

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Laszlo Nemes signe un très beau film, une mise en scène virtuose, des plans qui font littéralement tourner la tête, c'est à voir au cinéma !
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Passionnant dans son geste, mais un peu plus bancal dans son fond, NEMES livre une nouvelle démonstration de sa maîtrise totale de la mise en scène, mais prouve une nouvelle fois que la profondeur opaque et trop complexe de ses scripts, apporte un frein évident à son message cinématographique
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2026
Le jeune Andor a grandi avec l'image idéalisée d'un père martyr jamais revenu de la guerre jusqu'au jour où un homme débarque dans sa vie en prétendant être son géniteur. Une arrivée qui bouleverse un quotidien déjà fragile dans un contexte qui l'est tout autant avec la fin de l'Holocauste qui n'a pas marqué pour autant la fin des souffrances. Sur fond de répression et de traumatismes, on découvre cette histoire familiale autour de ce triangle relationnel qui a du mal à prendre vie entre un petit garçon jamais attachant, des personnages mal développés et des intrigues inachevées. László Nemes sait toujours y faire derrière la caméra, mais son récit est trop monotone et fastidieux alors qu'il y a de la matière pour avoir une histoire consistante et touchante. Bref, j'ai trouvé ça ennuyeux.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2026
Sur le plan purement technique ce nouveau film du réalisateur hongrois Laslo NEMES est d’une grande qualité cinématographique. Cependant le scénario inspiré de la vie du père du réalisateur l’est un peu moins malgré une bonne interprétation des acteurs principalement Grégory GATEBOIS dans un rôle pas très sympathique. On a un peu de mal à comprendre les véritables motivations du jeune orphelin balloté dans cette vie après les évènements tragiques de 1957. Dommage que cela manque de fluidité à ce niveau.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 26/02/2026 au Club 13 à PARIS)
Denis Flourette
Denis Flourette

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2025
Beau cheminement Œdipien ..que personne ne relève. G Gadebois est le surprenant acteur Français du film. Dans un rôle de rustre, mais plein de patience et d’amour. Dans un régime stalinien, et une époque dure.

Vu au festival d’art et d’essai de Ciné 32.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2025
La virtuosité de László Nemes nous a subjugués dès Le fils de Saul et a moins fonctionné avec Sunset. Avant son alléchant projet français autour de la figure de Jean Moulin, Orphan renoue avec une forme grandiose alliée à un récit certes exigeant, voire austère, mais qui dévoile toutes ses richesses dans un dénouement d'anthologie. Déjà, le cadre, Budapest 1957, peu après la révolte matée par les chars soviétiques, s'impose par sa beauté crépusculaire, sertie dans une mise en scène somptueuse, qui ne cherche en aucun cas un esthétisme tape-à-l'œil. Il y a quelque chose d'Allemagne année zéro, dans cet Orphan situé dans une ville dévastée par la Seconde Guerre mondiale, aux cicatrices encore à vif du soulèvement avorté de 1956. spoiler: Le film bascule véritablement avec l'arrivée d'un personnage inquiétant, joué par notre Grégory Gadebois, laissant augurer d'un drame à venir.
À partir de là, le long métrage, beau, mais lancinant, prend une autre ampleur et peut dévider sa pelote, dans une densité et intensité remarquables, qui culminent dans ses scènes finales, absolument sublimes. Avec Orphan, László Nemes ajuste la forme au fond, les deux sont admirables, comme peu de cinéastes sont capables de le faire aujourd'hui. Parler de grand cinéma, le concernant, n'a absolument rien d'un oxymore.
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