Rendez-vous avec Pol Pot
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Uchroniqueur
Uchroniqueur

222 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2025
"Rendez-vous avec Pol Pot", film historique français, cambodgien, qatari, taïwanais, turc réalisé par Rithy Panh, sorti en 2024.
Un très bon film, réalisé par le cinéaste et scénariste franco-cambodgien Rithy Panh, qui a grandi sous le régime des Khmers rouges où il a vécu l'épuration. Il adapte ici l'histoire vraie de la visite au Cambodge en1978, de deux journalistes américains, Elizabeth Becker et Richard Dudman et du Britannique Malcolm Caldwell proche du régime des Khmers rouges. Ils obtiennent un rendez-vous avec Pol Pot pour une interview.
Une belle adaptation, bien travaillée, bien documentée, avec de beaux cadres, un beau graphisme, des maquettes magnifiques. Très bien écrit avec de bons dialogues.
Une réflexion intelligente sur la désillusion de journalistes militants, ayant participés à mai 68 avec les étudiants cambodgiens, dont Polt Polt lui-même, devenus les cadres du Kampuchéa démocratique 10 ans après. spoiler: L'espoir d'une société nouvelle, qui prends enfin forme, mais qui, comme dans toute révolution n'a su éviter la phase de terreur et de guerres avec les pays ennemis. La vision occidentale bourgeoise, se heurte à la réalité du terrain.
Une réflexion politique.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2024
Rithy Panh, qui avait 11 ans lors de la prise du pouvoir au Cambodge par les Khmers rouges, continue de tracer son sillon, film après film, et de faire œuvre de mémoire sur la dictature khmère (1975-1979) et le génocide cambodgien (estimé à 1,7 million de personnes soit 20 % de la population). Cette fois-ci, il s’inspire du livre de l’Américaine Elisabeth BECKER, « When the war was over : Cambodia and the Khmer Rouge Revolution » (1983), en le transposant dans un contexte français, en 1978 : elle-même (31 ans à l’époque), Malcolm Cadwell (1931-1978), universitaire écossais, marxiste et partisan des Khmers rouges, et Richard Dudman (1918-2017), journaliste américain, deviennent respectivement, Lise Delbo (Irène JACOB), journaliste, Alain Cariou, intellectuel communiste (Grégoire COLIN), ayant connu Pol Pot lorsqu’ils étudiaient à La Sorbonne, et Paul Thomas (Cyril GUEÏ), photoreporter, seuls Occidentaux invités par le régime Khmer, avec l’espoir de rencontrer Pol Pot (1925-1998), de son vrai nom Saloth Sâr et qui se faisait appeler aussi Frère numéro 1 (interprété par le réalisateur mais peu visible car restant dans l’ombre). Même si le film n’a pas la puissance et l’émotion de « La déchirure » (1984) de Roland Joffé, il est complémentaire du « Temps des aveux » (2014) de Régis Wargnier qui traitait de la détention de l’anthropologue François Bizot à l’instigation du Khmer rouge Douch, futur directeur du sinistre centre de torture S21, il n’en reste pas moins intéressant, d’une part, par l’ambiance recréée, anxiogène (Occidentaux confinés dans leur chambre aux fenêtres à barreaux, constamment surveillés et accompagnés, sans savoir où ils sont), absurde [ spoiler: dîner, où les personnages boivent du Château Angélus (premier grand cru Saint-Emilion), filmé en une alternance de travelling latéraux
, tarmac désert où attendent les 3 Français)], ubuesque (dogmatisme de l’égalitarisme à tout prix avec la suppression des classes sociales, négation et élimination des hommes imparfaits et non réformables, cynisme [citation de Danton (1759-1794) : « Soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être », prononcée lors des massacres de septembre 1792] et kafkaïenne, et d’autre part, par son originalité, en insérant des images d’archives en noir et blanc et en faisant appel à des figurines pour certaines scènes, comme l’avait fait le réalisateur dans « L’image manquante » (2013), permettant de décrire l’indicible.
bendelette
bendelette

34 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2024
Un coup de poing,la cécité ou le déni de la gauche française concernant les horreurs organisées par Pol Pot est le sujet principal du film.Un film essentiel.Des images superbes et des marionnettes pour suggérer l’immontrable,bouleversant!
Spider cineman
Spider cineman

218 abonnés 2 559 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2024
Film témoignage de l horreur au Cambodge engendré par le communisme à la mode de Pol Pot, une dictature meurtrière. Évidemment les moyens de cette production ne reproduisent pas les scènes de massacres mais les illustrent avec des figurines et par quelques documentaires, c est suffisamment bien réaliser pour illustrer le dispositif de propagande de l époque.
jpipacific
jpipacific

9 abonnés 208 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 octobre 2024
Film sans intérêt car on n'apprend rien sur cette période tragique du polpotisme. De plus la réalisation avec ce melange de personnages en bois ou carton n’amène rien , acteurs moyen et histoire que l'on n'arrive pas a croire.
01
ebp
ebp

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2024
Rithy Panh n'est malheureusement pas un réalisateur de fiction : c'est lourd, sans idée de mise en scène. Des grands plans fixes, encore et toujours l'immense piste d'atterrissage, une action très lente entrecoupée de petits personnages en bois qui illustrent ce que vivent les personnages. c'est sur signifiant dans la musique et effets sonores, dans les dialogues des personnages, dans le scénario. Le personnage de Colin est tellement niais...
Franck J P
Franck J P

7 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2024
Ce rendez-vous doit se vivre au rythme lent des profondeurs de la jungle mais nous plonge dans le drame historique d'un communisme radical.
FaRem

10 612 abonnés 11 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 septembre 2024
Situé en 1978 au Kampuchea démocratique, "Rendez-vous avec Pol Pot" suit trois journalistes français qui ont été invités par les Khmers rouges pour un reportage sur la vie dans le pays. Une manière pour eux de rétablir une certaine image aux yeux du monde qu'ils accusent de désinformation, mais leur propre propagande de l'utopie mise en place ne fait pas long feu... D'une coopérative à une autre, on découvre un monde de façade à travers un récit qui mélange fiction et documentaire. Le quotidien sous un régime totalitaire, l'éthique et surtout les limites du journalisme, quelques points intéressants au sein de cette visite guidée très caricaturale. L'aspect documentaire empêche cela, mais quel dommage de ne pas avoir exploité cette paranoïa pour évoquer la délicatesse de la situation qui peut basculer en un instant. Il aurait été préférable de faire un simple documentaire, car le mélange dessert le film.
Redzing

1 460 abonnés 4 974 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2024
Le scénario s'inspire, avec de grandes libertés, d'un fait réel. La première visite de journalistes occidentaux dans le régime cambodgien des Khmers Rouges, en 1978. Visite qui culmina sur un entretien avec Pol Pot en personne, et un dénouement inattendu.
Dans "Rendez-vous avec Pol Pot", les deux Américains et l'intellectuel marxiste britannique sont remplacés par trois Français. Deux journalistes qui cherchent à connaître les dessous du régime, derrière la façade qu'on leur présente. Et un intellectuel communiste, sympathisant du régime Khmer, ami épistolaire de Pol Pot en personne, qui cherche à se voiler la face et à voir en personne celui qu'il idéalise tant.
Le portrait des trois protagonistes peut sembler caricatural, et il est vrai que le jeu des acteurs est parfois grossier. Mais j'avoue que le film m'a furieusement fait penser à l'un des plus célèbres épisodes de l'émission documentaire "Striptease". "Une délégation de très haut niveau", diffusé en 2000, où des députés belges effectuaient une tournée surréaliste en Corée du Nord. La plupart s'insurgeant devant une visite infantilisante, tout en donnant des leçons de droits de l'Homme sans réel pouvoir. Quand leur leader buvait la propagande comme du lait et félicitait amplement le régime Nord-coréen.
On en retrouve beaucoup de tropes dans le film de Rithy Panh, à croire qu'il s'est largement inspiré de cet épisode ! En tout cas son film montre les conflits intellectuels entre d'un côté, ceux qui veulent croire à la révolution, quitte à se mettre des œillères. De l'autre, ceux qui s'autoproclament pourfendeurs de la vérité, et qui prennent des risques inconsidérés pour aller au-delà de ce qu'on leur montre.
L'autre sujet est évidemment d'aborder le génocide commis par les Khmers Rouges. Là-dessus, le réalisateur use de stratagèmes étonnants. Des images d'archives, projetées en contre-champs ou en arrière-plan. Des séquences tournées avec des mannequins d'argile (!) pour les scènes qui auraient nécessité le plus de budget.
Contraintes logistiques ou choix artistique, allez savoir, toujours est-il que cela fonctionne plutôt bien. Mieux même que les séquences classiques, qui parfois s'enlisent quelques peu.
Roub E.

1 323 abonnés 5 414 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2025
Le sujet de la dictature des Khmers rouge est passionnant; ce film ne l est pas. Pourtant on sent bien la volonté d explorer plusieurs aspects liés à cette dictature, la disparition de toute forme de pensée au dépend de la doctrine, la disparition également de la notion de vérité, l aveuglement que peut engendrer la doctrine (à ce titre le personnage de l’intellectuel sympathisant du régime est sûrement le plus intéressant du film). Mais je n ai pas goûté à la mise en scène, au mélange film et image d archive qui au final ne donnent ni une bonne œuvre de fiction ni un dissertation plaisante à suivre sur le sujet.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2025
Inspiré du récit d’une journaliste, une film saisissant et ingénieux mêlant fiction, archives et animations de figurines en argile, qui témoigne de la cécité idéologique imposée aux visiteurs occidentaux des dictatures communistes. 3,25
Ti Nou

631 abonnés 3 925 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2025
L’histoire du Cambodge est lointaine, Rithy Panh nous l’amène à travers ce film mélangeant fiction, images d’archive et animation à base de figurines. Il est suffisamment subtil pour dépeindre un contexte terrifiant sans tomber dans le voyeurisme et le pathos.
PLR
PLR

563 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2024
Rendez-vous avec Pol Pot mais on le verra assez peu. Tout un chacun connaissant le drame du Cambodge, pas besoin pour le spectateur d’aujourd’hui d’être longuement confronté à l’homme pour se faire une idée. Ce qui n’est pas exactement le cas des trois journalistes de cette fiction qui viennent à l’invitation du régime pour recueillir un témoignage différent de ce que les impérialistes occidentaux (sic) répandent pour discréditer le pays et sa révolution disent ses autorités (des « Grands Frères » numéro un, numéro deux et autres camarades). Une révolution censée s'appuyer intégralement sur la population paysanne la plus pauvre pour fabriquer un homme nouveau dans un régime totalement communiste, version absolutiste, dans lequel « chacun contribue selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins ». La ferveur révolutionnaire, au moins d'apparence, n'est pas une option pour la population mais une condition, bien précaire, de survie. Le dessein de tout un peuple qui s’avèrera effroyable. Quiconque a déjà visité un pays fermé qui ne reçoit au compte-goutte que quelques visiteurs à des fins de propagande reconnaitra les méthodes de dissimulation et d’illusion. Sous des apparences au premier abord enjouées, accueillantes, ouvertes, tout un système social et politique présenté de manière tronquée à coups de mises en scène très poltiquement (et militairement) encadrées. Ce qui met mal à l’aise lorsque la rencontre a enfin lieu, c’est que ce Pol Pot est un homme d’apparence affable, heureux de retrouver pour dialoguer et échanger avec lui l’un des visiteurs, intellectuel militant ouvert aux idées révolutionnaires, compagnon de route lorsqu’ils étaient tous deux étudiants à La Sorbonne.
Sylvain P

395 abonnés 1 437 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2024
Dans la dictature génocidaire fermée des Khmers rouges, trois occidentaux sont "invités" afin de montrer au monde la supériorité de la société égalitaire cambodgienne. Tiré (de loin) d'une histoire vraie, ce rendez-vous avec l'un des pires dictateurs de l'histoire vaut surtout pour le regard dangereusement naïf des intellectuels occidentaux se faisant berner par des brutes sanguinaires. Si le photo-reporter voit vite l'entourloupe, la journaliste espère un peu en l'humanité des bourreaux. L'intellectuel d'extrême-gauche est le dernier à accepter s'être trompé, ses illusions sur un possible monde meilleur s'effondre quand il comprend que sa pseudo-utopie ne peut exister dans le monde réel. Une belle leçon d'histoire, pudique grâce à un habile système de narration.
vidalger

384 abonnés 1 315 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2024
Un rappel régulier du drame d’un Cambodge saccagé et martyrisé par un psychopathe, nommé Pol Pot, dans les années 70 est nécessaire tant ce cauchemar semble un éternel recommencement ici ou là dans notre monde contemporain. On a déjà vu d’autres évocations cinématographiques du Kampuchéa « démocratique », notamment certaines de Rithy Panh qui, témoin de la première heure, a survécu lui-même dans un camp de « redressement » dès l’âge de 11 ans avant de s’enfuir en Thaïlande, puis rejoindre la France. Pour autant, le plus poignant témoignage reste pour moi le film de Régis Wargnier, le Temps des aveux (2014) tiré du livre autobiographique Le Portail, de François Bizot.
Dans le film de Rithy Panh, on assiste à la confrontation de trois personnages, une journaliste, un photographe et un militant de gauche, avec une révolution en marche. Ils mettront plus ou moins longtemps à comprendre la nature de ce régime dictatorial et sanguinaire. La forme, mélange de fiction, d’images documentaires et reconstitutions de scènes entières au moyen de petits bonshommes miniatures en bois m’a laissé perplexe. Les ruptures de rythme, la lenteur et la longueur des scènes forment une esthétique curieuse qui nuit à la concentration du spectateur.
Très belle interprétation pleine d’intelligence d’Irène Jacob.
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