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domit64
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3,0
Publiée le 7 juin 2024
Je suis sortie de la salle avec un sentiment d’inachevé, avec un avis très mitigé. Tout d’abord, je n’aime pas de façon générale le format carré, puis ce mélange de fiction/réalité, d’images d’archives parfois remplacées par des figurines ne m’a pas convaincu. Panh a probablement souhaité par cette mise en scène mettre en avant la déshumanisation, l’horreur or pour moi cela a enlevé toute sorte d’émotion, donc on ne s’attache pas, on ne souffre pas, on ne s’offusque pas pour ce peuple pourtant victime d’un dictateur. L’aspect politique est peu abordé, Les acteurs sont bons, mais on s’ennuie beaucoup durant la première heure. Pour autant ce n’est pas un mauvais film. Il n’est pas à voir absolument mais à voir quand même.
Rendez-vous avec Pol Pot est un film poignant, très bien joué, et éclairant une période terrible du Cambodge, à la fin des années 70. Il s'inspire du récit tragique d'une journaliste américaine qui a pu interviewer Pol Pot avec deux autres journalistes dans un pays martyr que le dictateur présentait comme un paradis ! Glaçant...
«Témoignage» À regarder comme un documentaire, qui alterne images d’époque, scènes en carton pâte et film avec acteurs. Ceux-ci ne jouent pas très bien. Mais l’ambiance glaçante est bien rendue avec cette propagande permanente où la vie d’un être humain ne compte pas face à la terreur idéologique. À voir pour le témoignage
Un film puissant et très original dans sa forme servi par de grands acteurs. Ce film s'adresse aussi bien aux familiers du cinéma de Rithy Panh qu'aux néophytes. Un rappel toujours nécessaire des processus en marche lors d'un génocide.
Trois "journalistes" sont invités au Cambodge pour effectuer un reportage a la gloire du régime. Chacun avec ses propres motivations. Ils se trouvent confrontés a la réalité, ou a une réalité celle que souhaite donner les dirigeants.
Le film est fait d'une partie fictive filmée avec des couleurs un peu saturées mode années 80. Des images d'archives en noir et blancs et l'utilisation de figurines pour restituer ce qu'il aurait été difficile de restituer et laisser l'imaginaire du spectateur faire une partie du travail. Un film qui parlera a ceux qui connaisse un peu l'histoire du Cambodge et du Vietnam.
3 acteurs magistraux ! 3 journalistes avis sur les réactions à avoir sur un régime aussi brutal. Un clin d'oeil à la montée des extrêmes en ce moment. Un film sous tension et poésie. La traversée du pays et de son histoire. à voir
Un film tenace et poétique. Tenace du début à la fin, pour exprimer l'indicible, les horreurs et les incohérences d'un régime génocidaire. Poétique, dans la mise en scène. Le jeu des acteurs est brillant. Les sons aussi. J'ai vraiment adoré. Du début, à la fin, qui celle-ci reste en mémoire.
Film assez intéressant, mais c'est difficile de faire la part entre documentaire et fiction, images fiction en couleur, images d'archives noir et blanc, figurines...
Le génocide cambodgien a travers les regards différents de 3 journalistes français. Avec subtilité et poésie, le réalisateur dévoile peu à peu les mécanismes idéologiques entraînant un peuple dans le génocide. L'utilisation d'images d'archive et de figurines en bois combinée au jeu des acteurs apporte pudeur et retenue à un sujet d'une grande violence. A ne pas manquer!
Dans la dictature génocidaire fermée des Khmers rouges, trois occidentaux sont "invités" afin de montrer au monde la supériorité de la société égalitaire cambodgienne. Tiré (de loin) d'une histoire vraie, ce rendez-vous avec l'un des pires dictateurs de l'histoire vaut surtout pour le regard dangereusement naïf des intellectuels occidentaux se faisant berner par des brutes sanguinaires. Si le photo-reporter voit vite l'entourloupe, la journaliste espère un peu en l'humanité des bourreaux. L'intellectuel d'extrême-gauche est le dernier à accepter s'être trompé, ses illusions sur un possible monde meilleur s'effondre quand il comprend que sa pseudo-utopie ne peut exister dans le monde réel. Une belle leçon d'histoire, pudique grâce à un habile système de narration.
Superbe radioscopie de l'une des plus terrifiantes dictatures de l'Histoire. La fiction sied également à Rithy Panh qui reste fidèle à la thématique et la démarche de ses documentaires.
Un rappel régulier du drame d’un Cambodge saccagé et martyrisé par un psychopathe, nommé Pol Pot, dans les années 70 est nécessaire tant ce cauchemar semble un éternel recommencement ici ou là dans notre monde contemporain. On a déjà vu d’autres évocations cinématographiques du Kampuchéa « démocratique », notamment certaines de Rithy Panh qui, témoin de la première heure, a survécu lui-même dans un camp de « redressement » dès l’âge de 11 ans avant de s’enfuir en Thaïlande, puis rejoindre la France. Pour autant, le plus poignant témoignage reste pour moi le film de Régis Wargnier, le Temps des aveux (2014) tiré du livre autobiographique Le Portail, de François Bizot. Dans le film de Rithy Panh, on assiste à la confrontation de trois personnages, une journaliste, un photographe et un militant de gauche, avec une révolution en marche. Ils mettront plus ou moins longtemps à comprendre la nature de ce régime dictatorial et sanguinaire. La forme, mélange de fiction, d’images documentaires et reconstitutions de scènes entières au moyen de petits bonshommes miniatures en bois m’a laissé perplexe. Les ruptures de rythme, la lenteur et la longueur des scènes forment une esthétique curieuse qui nuit à la concentration du spectateur. Très belle interprétation pleine d’intelligence d’Irène Jacob.
Trois occidentaux ( un photographe, une journaliste et un membre du PC) sont invités à rencontrer Pol Pot en 1978, au pouvoir depuis trois ans au Cambodge. Les conditions de visite ( surveillance étroite notamment) laissent planer le doute sur l'état réel du pays.
L'atmosphère pesante et inquiétante qui règne lors du voyage est bien rendue. " Rendez-vous..." fait penser à " un vivant qui passe" documentaire de Claude Lanzmann ou le cinéaste reçoit le témoignage d'un ex-représentant de la croix rouge lors de ses visites dans les camps nazis.
On pense aussi au " retour de voyage en URSS" l'ouvrage de Gide et aux témoignages de Leys sur la chine de Mao.
"Rendez-vous avec Pol Pot" complète ou fait office, sans démériter, d'introduction au travail anterieur du cinéaste.
On notera que la fin rend compte de l'histoire véritable survenue à Malcolm Caldwell ( universitaire écossais et soutien en occident du régime des KR). Parfois une Idée peut tuer, un individu mais aussi un peuple ; c'est sans doute ( selon moi) ce que montre ce film.
Hou que c’est soporifique ! Comment peux ton louper un film avec une histoire en or ? Mystère… L’équipée de ces trois journalistes chez Pol-Pot aurait dû être passionnante malheureusement l histoire est hachée par des scènes ridicules.Quelle idée de remplacer les héros par des figurines en terre cuite ? En dehors de casser l action cela apporte quoi ? Il faut aussi ajouter plein d’invraisemblances dont on ne révélera rien pour ne pas spolier. Les acteurs sont bons mais c’est la réalisation empruntée , tortueuse, tarte pour tout dire qui flambe le film. Pol-Pot méritait mieux
À voir absolument. C est un film rare et nécessaire. Dire que cette histoire. S est passée il y a 40 ans seulement. Rithy Panh et toute son équipe nous bouleverse à nouveau au pays de de l aveuglement et nous éclaire de sa poésie et son immense talent. Merci!!!