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24titouille
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2,0
Publiée le 17 août 2024
Dans ce thriller religieux, au coeur de la ville sainte de Jérusalem, Antonio Banderas interprète un prêtre envoyé par l’Eglise pour enquêter sur la découverte d’un tombeau, contenant un corps crucifié, par une jeune archéologue : Sharon Golban. Celle-ci a mis au jour un tombeau qui pourrait être celui de Jesus-Christ. Le réalisateur va alors mêler religion et espionnage, les personnages vont alors mettre au défi leur foi au coeur de la ville sainte toujours en proie aux distorsions religieuses. Le soucis est que le réalisateur se perd en conjoncture, et se perd encore plus lorsqu’il exploite une pseudo relation amoureuse entre le prêtre et l’archéologue. De plus certains personnages secondaires comme Abu Youssef ou le jeune moine sont exploités de façon grossière et surjoués. Enfin certains plans pour illustrer la failure qui se crée dans la foi du prêtre au cours de l'enquête est tout simplement grossière. Le réalisateur tenait un excellent scénario mais n'a pas su en tirer tous les avantages. Dommage car le jeu d’Antonio Banderas est bon mais ne suffit pas à faire un bon film.
Honnêtement, ça se laisse regarder mais cette enquête aurait pu être rondement mieux menée et plus haletante à l'image d'un Da Vinci code. Ici, c'est davantage traité sur fond de guerre sainte et par conséquent, plutôt barbant. Les acteurs sont toutefois justes.
Pour sa première réalisation, Jonas McCord s’attaque à un sujet passionnant et potentiellement polémique, puisque les héros sont amenés à s’interroger sur la mortalité du Christ et donc au fondement de la religion chrétienne. Le bide du film lors de sa sortie en salle et sa notoriété pour le moins confidentielle depuis sont assez révélateur de la réussite de l’entreprise. Le problème de ce "Tombeau" est double. Tout d’abord, le scénario ne va jamais au-delà de son alléchant pitch et se perd dans de multiples redites (on tourne toujours autour de LA question : les ossements sont-ils ceux de Jésus ou non ?) et dans de nombreux clichés (le prêtre est forcément beau gosse et tourmenté, l’archéologue est forcément veuve et donc disponible, les puissants sont tous plus pourris les uns que les autres…). J’aurai d’ailleurs préféré que le réalisateur se concentre sur les conséquences politiques et religieuses de la découverte des ossements plutôt que de se disperser dans cette histoire d’amour naissante totalement inutile au récit. Ce dispersement est d’autant plus dommage que "Le Tombeau" n’est jamais aussi intéressant que lorsqu’il évoque ces questions avec la volonté du Vatican pour étouffer l’affaire, les pressions exercées par Israël ou encore l’intervention des Palestiniens. La description du conflit israélo-palestinien est d’ailleurs traitée avec beaucoup de justesse (la présence policière dans les rues, la succession d’attentats, la peur permanente…) et le réalisateur a su magnifier les paysages méconnus de la région. Pour autant, Jonas McCord ne gagnera pas ici ses galons de réalisateur de talent. Car le deuxième problème de taille du film est clairement sa mise en scène, qui manque considérablement de rythme, y compris lors de la tardive tentative d’insuffler un peu d’action lors de la maladroite confrontation finale et son explosion factice. Quant au casting, il peut compter sur l’interprétation tout en sobriété d’Antonio Banderas et la présence de la trop rare Olivia Williams mais souffre d’un manque flagrant de seconds rôles puisqu’on retiendra, tout au plus, Derek Jacobi en prêtre convaincu d’être en présence de ossements du Christ et Muhammed Bakri en terroriste palestinien aux motivations acceptables. Le Tombeau manque, donc, de souffle et, plus généralement, d’ambition… la faute sans doute à un budget confidentiel. Dommage car, avec un peu plus de moyens et un metteur en scène de talent, le film aurait pu faire parler de lui. Reste le dépaysement et un question intéressante : que ferions nous à a place du Père Guttierez…
L'idée de départ est bonne, mas assez mal utilisée. On a du mal à croire que l'Eglise puisse se sentir menacée par la découverte du tombeau du Christ, laquelle remettrait en cause le dogme de la Résurrection. De tous temps, les théologiens ont su s'accommoder de tels événements. Les problèmes posés auraient été d'un autre ordre : la transformation d'un quartier d'un pays en guerre permanente en gigantesque lieu de pèlerinage mondial. Le réalisateur a voulu n'épargner personne, ni le Vatican, ni les religieux juifs intégristes, mais les plus méchants sont tout de même les Palestiniens. Son film manque de toute subtilité, mais grâce aux décors splendides n'est pas trop ennuyeux à voir, à part quelques séquences de pathos religieux assez ridicules.
Il y aurait eu tellement de choses a dire sur la découverte du Christ or le réalisateur a vraiment raté son coup. Film incohérent, ennuyeux malgré un casting à la hauteur : à éviter d'urgence !
Une idée originale tirée d'un roman de Richard Sapir de 1983 avec un acteur vedette, complexe et compliquée. Entre politique, doutes et intérêts divergents cela ne fait que se transformer dans un film d'action avec des effets dramatiques sur fond de doute dans la foi là où il n'y a que peu de foi sinon du formalisme et des pressions de tout ordre. Une mise en situation peu utilisée pour une réflexion sinon celle sur la violence de tout bord et l'hypocrisie, ce n'est alors que racoleur avec le bel Antonio en habit de prêtre et le rôle féminin classique.
Jonas McCord a eu l'ambitieuse idée de porter à l'écran un scénario délicat qui, dans un monde où la polémique s'avère être particulièrement vive, a l'honneur d'être respectueuse. Si l'ambiance qui se dégage du film reste fidèlement agréable, le manque total d'intensité dans la mise en scène peine à convaincre, et ne donne pas à Antonio Banderas la possibilité de laisser parler son talent. On aurait clairement pu attendre mieux d'un film historique aux grandes ambitions.
Ennuyant dans sa narration, malgré un sujet pourtant riche. On se perd dans les nombreux "faux" rebondissements.. Bonne prestation de Banderas, seul véritable intérêt du film.
Il n'est pas surprenant que le film soit réalisé par des juifs (ne croient pas en Jésus comme le messie) car il s'agit d'un film sur la foi et la croyance en Jésus ressuscité. Le but du jeu consiste à deviner comment le film peut s'en sortir pour être religieusement correct et finir de manière crédible. Les conflits religieux ne sont pas exagérés et me semblent en dessous de la réalité.
Vu le 26/06/2024. Moi qui suis chrétien protestant évangélique, j'avais à cœur de voir ce film et j'en ressors moyennement satisfait. Le duo Antonio Banderas (Matt Gutierrez) - Olivia Williams (Sharon Golban) marche plutôt on repère rapidement l'attirance de cette dernière pour le prêtre. J'ai toujours beaucoup aimé cette actrice qui avait un charme fou dans "Braveheart" Le film touche à deux questions très sensibles. L'une - politique - : Le conflit israélo-palestinien dans la région où est découvert le tombeau. L'autre - religieuse - : l'importance de la résurrection de Jésus de Nazareth dans la foi chrétienne. Les différents protagonistes sont plutôt bon, j'aime d'ailleurs bien le personnage du père Lavelle, joué par l'excellent Derek Jacobi de même que celui de Abu Yusef très bien interprété et très inquiétant par Mohammed Bakri. Pour le reste, le scénario est surprenant et intéressant, original même mais l'action est peu souvent présente. spoiler: On notera une grossière erreur numismatique : on trouve dans « le tombeau » une pièce romaine «avec le visage et le nom de Ponce Pilate», or sous l'Empire toutes les pièces romaines étaient au nom de l'empereur régnant (en l'occurrence Tibère) et jamais au nom du gouverneur local.