Waw, quelle claque , courrez y..Un très grand Vincent Lindon….Un homme seul dans sa voiture avec son téléphone portable...Il donne des coups de téléphone à son entreprise, à sa famille, la clinique, etc....C’est chaud comme la braise et haletant….Que des enjeux professionnels, familiaux, voire pire….C’est du direct, en pleine nuit … La fin est géniale…..le film de voiture devient un film de genre à part entière….Retenez le nom du réalisateur Gilles Bourdos…..On ne peut oublier ce film….
Dans un monde où le classement et le rangement par genre sont de mises, il faut bien reconnaitre que « Le choix » ne fera pas une carrière de gagnant au Box-office. Cela en fait-il pour autant un mauvais film voire un navet comme cela se disait par le passé ?
Je comprends que ce film puisse déranger même agacer un public habitué à voir du grand spectacle, des décors grandioses, une pléiade d’actrices et d’acteurs, sur les toiles de leur cinéma préféré. Mon choix justement a été d’aller voir ce film atypique. Non pas parce qu’en tant que détenteur d’une carte cinéma illimité, je ne prenais aucun risque ne serait-ce que celui lié au prix de base d’une place de cinéma. Non mon choix a été celui de la curiosité. Je l’avoue largement influencé par la présence de Vincent Lindon au générique. Un Lindon fidèle à son rôle d’acteur, l’un des meilleurs de sa génération ! Vincent Lindon au générique de ce road movie (remake français de « Locke » - film britannique sorti en 2014) et surtout Vincent Lindon seul à l’écran durant les cent minutes que durent le film. Le temps du trajet parcouru par Joseph Cross, le personnage principal.
Joseph Cross, chef de chantier va être en charge de couler la plus grande dalle de béton d’Europe. Il reçoit, la veille de cette pharaonique opération de BTP; un appel qui va changer son programme pour les vingt-quatre heures à venir. Il décide de partir immédiatement pour une destination qui va bouleverser sa vie. Nous allons le suivre au volant de sa voiture jusqu’à cette destination. Un trajet émaillé d’échanges téléphoniques. Conscience professionnelle oblige, il va contacter ses différents collaborateurs pour assurer le bon déroulement du chantier durant son absence.
Mon choix est de pas en dévoiler plus.
« Mon choix » est bien sûr celui de Joseph Cross et il l’assume autant que Vincent Lindon qui endosse magistralement son rôle.
A noter les personnages de Catherine (Emmanuelle Devos), de Béatrice (Pascale Arbillot), de Garcia (Grégory Gadebois) et de Damien (Micha Lescot). Vous l’aurez compris, personnages dont nous n’entendons que la voix au téléphone.
Parce que je n'ai vu aucune discordance dans la réalisation de ce film, je ne peux que mettre 5 étoiles ne serait-ce que pour la justesse de jeu de Vincent Lindon.
Aller voir ce film ou pas est une question d'appétence pour ce genre de film. Si c'est votre cas, n'hésitez pas.
Un huis clos réaliste parfaitement interprété par Vincent Lindon. Un exercice de style réussi et un point de vue pertinent sur la société d'aujourd'hui.
Dubitatif de prime abord devant le concept pour le moins original du film , 1 acteur dans une voiture tout du long , mais force est de constater que cela fonctionne puisque l'on reste suspendu au lèvres de Vincent Lindon , qui réalise là un tour de force , sur les 1h 16min que dure le film ! Le hors-champ y est pour beaucoup puisque ce qui n'est pas montré existe dans l'imaginaire du spectateur ! A savoir que cette réalisation de Gilles Bourdos est un remake du Thriller Britannique "Locke" sorti en salle en 2014 , chose que j'ignorais totalement !
Tout a déjà été dit : long, pas de fin, plagiat, bon acteur… Un mot pour ceux qui y voient une pub longue durée pour Renault : en tous cas pas pour le GPS, parce que le parcours vers et autour de Paris c’est du grand n’importe quoi !
Un drame qui tient la route grâce à son chouette concept mais qui manque de dynamisme dans les idées visuelles malgré les belles lumières et la photographie de très bonne qualité. Le film possède également un rythme effréné très bien géré et des relations entre certains personnages intéressantes mais qui auraient pu être plus développées. Dommage de ne pas avoir dépassé les 75 minutes.
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Un homme, un volant, une nuit. Le Choix est un de ces films qui ne s’excusent pas d’être ce qu’ils sont : un pari de mise en scène, une austérité assumée, un vertige intérieur. Gilles Bourdos prend le risque du minimalisme extrême, et contre toute attente, le frisson est là, tapi dans les interstices du silence, dans la tension d’une voix au bout du fil, dans l’inéluctable montée d’un drame intime.
Vincent Lindon, monumental dans le rôle de Joseph, porte à lui seul ce huis clos roulant. Chaque soupir trahit un doute, chaque hésitation est une faille qui s’ouvre sous ses pieds. Il joue avec une retenue foudroyante, donnant au moindre frémissement une densité rare. Lindon n’incarne pas, il est. Son jeu, tout en retenue, ne force jamais l’émotion mais la laisse naître dans l’attente. On le regarde se décomposer, prisonnier d’une mécanique infernale qu’il ne maîtrise plus. Il lutte contre l’inévitable.
Bourdos orchestre cette partition avec une rigueur implacable. On pense forcément à Locke de Steven Knight, ce thriller existentiel où Tom Hardy affrontait son destin à travers des appels téléphoniques. Mais ici, la mise en scène ne cherche pas la fluidité. Elle pèse, elle enferme, elle broie. L’habitacle devient une arène où Joseph se débat avec ses erreurs, cette fatalité qui s’abat sur lui à chaque sonnerie. L’atmosphère est tendue, suffocante et impitoyable.
Les voix d’Emmanuelle Devos, Pascale Arbillot et Micha Lescot existent sans jamais apparaître. Elles incarnent la pression sociale, affective, familiale qui s’insinue à travers le téléphone. Bourdos joue sur cette absence pour densifier la solitude de son protagoniste. Tout repose sur ce qu’on ne voit pas mais qu’on ressent. L’invisible devient une présence pesante, oppressante, presque étouffante.
Certains crieront à l’exercice de style. On pourra reprocher à Bourdos une sécheresse. Mais c’est là que réside la force du film. Dans cette rigueur, une vérité. Dans cette économie de moyens, une richesse infinie. Ce n’est pas un film que l’on regarde passivement, c’est un film qui s’éprouve, qui nous confronte à nos propres choix. Chaque silence, chaque variation devient une matière dramatique intense.
Le Choix est une leçon de cinéma : quand l’essentiel est là, tout le reste devient superflu. Un homme, un volant, une nuit. Et nous, accrochés à chaque souffle, suspendus à chaque silence, incapables de détourner le regard. Un film qui finit par nous hanter bien au-delà du générique, nous laissant face à nos propres décisions.
Joseph Cross (Vincent Lindon) dirige un chantier de BTP en cours d’achèvement. Mais après reçu un coup de téléphone, il le quitte à la hâte pour rouler jusqu’à Paris. Dans sa voiture, muni de son seul téléphone sans fil, il expliquera à ses collègues et à ses proches la raison de son choix.
J’avais décidé avant de le voir que j’adorerais ce film. Parce qu’il se déroule du début jusqu’à la fin dans la voiture de Cross, sans jamais la quitter. parce qu’on n’y verra qu’un seul acteur – même si on s’amusera à deviner l’identité des autres dont on entendra seulement la voix (j’ai confondu Micha Lescot et Eric Caravaca). Et parce que j’adore ce genre de « dispositifs », ce genre de défis que des scénaristes audacieux se lancent à eux-mêmes : faire tenir un film tout entier dans un canot de sauvetage ("Lifeboat"), dans une cabine téléphonique ("Phone Game") ou dans un cercueil ("Buried").
Certes le pari cinématographique est tenu. Le film, d’une remarquable brièveté (une heure et seize minutes à peine), se déroule tout entier dans une voiture. Il faut tirer un coup de chapeau au directeur de la photographie et au monteur pour avoir réussi à filmer des plans qui ne sont jamais monotones ou répétitifs.
Le problème vient plutôt du scénario. Pour fonctionner efficacement, il aurait dû reposer sur une énigme qui se dévoile lentement et multiplier les rebondissements. L’énigme ? Elle est dévoilée au bout de quelques minutes à peine où l’on comprend les motifs de cette longue équipée automobile. Les rebondissements ? Il n’y en a aucun, le film se contentant à mettre en scène Cross face à sa femme, ses enfants, son second, dépassé par la tâche qui lui a été laissée, son patron, furieux de son abdication.
Jusque au titre du film lui-même qui me laisse dubitatif. Où est le choix qu’il nous promet sinon dans celui que Cross a fait dès la première minute du film et dont il ne déviera pas ?
Je m'attendais plutôt à ce qu'il aille tuer qqn pour sauver le président des états unis mais non c'était un peu plus individualiste comme histoire. Insupportable et ennuyeux pour ma part aussi. Sa situation liée à son travail je n'ai pas réussi à y croire, sur des projets comme ça, il ne faut jamais compter sur une personne. Son histoire de famille, ça va. Néanmoins ce qui est vraiment bien, c'est que ça ouvre un débat qui est assez actuel, qu'auriez vous fait dans une telle situation ?
Vincent Lindon livre une prestation exceptionnelle de justesse et d'émotion. Malgré le choix singulier d'un tournage centré dans l'habitacle d'une voiture, on ne s'ennuie pas une minute pendant la projection tant le film est prenant.
Vincent Lindon est exceptionnel dans ce film ... Dès la 1ere minute, on est dedans et quelle prouesse ce jeu d'acteur, alors que toutes les scènes se passent dans une voiture. Un très beau film
Un petit budget (oui environ 1h du film se passe dans une voiture) peut donner un film pas trop mal. Alors oui disons que la force du film réside aux différentes discussions qui s'écoulent tout le long du film et qui petit à petit fait que l'on se crispe au vu de ce qui est en train de se passer. Un choix peut avoir des conséquences sur beaucoup de chose et ce film nous le rappel très bien. Lindon est très bien et félicitons aussi ceux au téléphone, Devos ,Gadebois, Arbillot etc qui doivent faire ressentir leur émotions avec seulement leur voix et c'est bien foutu. Le bémol réside dans la conduite...mais désolé quand tu as fais ce choix et que tu dois speeder ben tu roules pas à deux à l'heure...je me disais "mais bordel tu vas accélérer????", c'est peut être un détail mais au moins donner l'impression qu'il accélère cela coûtais rien. NOTE : 6/10
Joseph Cross est un chef de chantier respecté. Un soir, à la veille d’une manœuvre historique, il doit quitter le chantier pour une raison personnelle. Sur le trajet, il enchaîne les coups de fils pour gérer les différents fronts qui s’ouvrent devant lui. Intégralement porté par Vincent Lindon, ce film pâtit de son dispositif. L’idée de départ ferait un très bon court métrage mais finit par tourner en rond.
Tout (le long du Film) repose sur les épaules de Vincent LINDON . Presque un Monologue. (Même) les rôles secondaires n'apparaissent pas et) ont les entend uniquement par leurs Voix, en discussions quasi permanentes par téléphones (interposés) dans la voiture que conduit toute la nuit, Vincent LINDON. Un huit-clos qui ne porte pas son nom !