Nader Saeivar s’est servi de certains éléments de sa propre vie pour les besoins du film. Ainsi, la scène qui montre la manière dont une femme est arrêtée par les autorités iraniennes pour ensuite être conduite dans le désert est une expérience vécue également par le cinéaste, à la suite de la sortie de son deuxième film, No End (2022).
Compte tenu de son sujet et de sa dimension hautement politique, le réalisateur a tourné La Femme qui en savait trop de manière clandestine en Iran, avant de quitter le pays dès la fin du tournage. Il vit aujourd’hui à Berlin.
L’actrice principale du film, Maryam Boubani, est devenue un vrai symbole en Iran au début du mouvement "Femmes, Vie, Liberté". Elle a en effet été l’une des premières à retirer son hijab et à déclarer qu’elle ne voulait plus le porter. Un positionnement qui a ensuite été suivi par d’autres comédiennes iraniennes.
La Femme qui en savait trop a été présenté dans plusieurs festivals de cinéma, notamment celui de Venise, dans la section "Orizzonti" où il a remporté le Prix du Public.
Le scénario du film est co-signé par le réalisateur Jafar Panahi, qui en a également assuré le montage. Outre la Palme d’or pour son film Un simple accident, il a aussi participé récemment à l’écriture du scénario du long-métrage 7 Jours d’Ali Samadi Ahadi.
La Femme qui en savait trop est le troisième long-métrage de Nader Saeivar, après Namo (2020) et No End (2022). Également scénariste, il a remporté le Prix du meilleur scénario au Festival de Cannes en 2018 pour Trois Visages, réalisé par Jafar Panahi.
Le film est inspiré du mouvement "Femmes, Vie, Liberté" en Iran. Le réalisateur a été influencé par certaines choses qu’il a pu voir sur les réseaux sociaux et qu’il a vécues lui-même. La Femme qui en savait trop montre notamment des Iraniennes qui ont décidé de se rebeller contre les autorités, à travers le chant, la danse et le retrait du hijab (voile que les femmes devaient obligatoirement porter).