Molinaro, encore une fois nous sert l’adaptation d’une pièce de théâtre, et en respecte globalement le style. Peu de scènes extérieures, et une mise en scène, qui, il faut le dire, est quand même ici un peu faible, un peu plate, et n’est pas toujours vraiment enthousiasmante. Molinaro ne se force pas beaucoup, et son film aurait pu avoir la verve d’un Oscar, mais reste en dessous, porté, essentiellement par l’entrain des acteurs. Là-dessus rien à redire, A gauche en sortant de l’ascenseur bénéficie indéniablement d’une équipe d’acteurs plein d’entrain, dynamique à souhait, et dont on sent la complicité. D’un côté Pierre Richard s’empare d’un rôle des plus classiques pour lui, mais qu’il emporte avec toujours une belle maitrise, Bohringer est un voisin envahissant particulièrement crédible, il arrive à ne pas en faire trop, et puis que dire du duo de charme Béart-Cottençon. Toutes deux magnifiques, elles sont très douées dans leurs rôles respectifs, avec une petite mention spéciale pour Béart en termes de prestation, alors que Cottençon est d’une exubérance moindre quand même. Le scénario reste moyen. C’est du vaudeville typique. Assez dynamique, avec une durée courte, plutôt drôle, mais avec des rebondissements parfois trop forcés, des gags un peu trop prévisibles et pour certains qui s’étirent un peu en longueur. Bon rien de méchant, loin de là, mais c’est vrai que ça ne roule pas totalement parfaitement, jusqu’à une conclusion abrupte qui ne m’a pas pleinement convaincu pour le coup. Pour les autres aspects que je n’ai pas évoqué, il ne faudra pas s’attendre à des décors spécialement variés puisqu’on tient là un quasi-huis clos, mais par contre on pourra apprécier une musique étonnante signée Murray Head, qu’on aurait d’ailleurs pu écouter davantage dans le fil du film. Globalement A gauche en sortant de l’ascenseur n’est pas une comédie déterminante, et qui même dans la filmographie de Molinaro n’est pas mirobolante. Reste que c’est une comédie populaire sympathique, assez attachante, profitant de sa bonne galerie d’acteurs. Rien de très marquant, mais un petit moment un poil nostalgique sympathique. 3.
Yan, artiste peintre à Paris et amoureux de Florence Arnaud la poursuit jusqu'à Deauville. Florence, interprétée par la belle et tendre Fanny Cottençon, est l'épouse d'André le businessman. Pierre Richard, pour une fois pas trop fantasque mais toujours maladroit, est très juste dans le rôle de Yan. Boris, voisin de palier de Yan, est ténébreux et impulsif ; un rôle sur mesure pour Richard Bohringer qui forme un couple tumultueux avec sa "petite femme" Eva jouée par la sulfureuse Emmanuelle Béart. Une recette qui marche toujours avec les gags à répétitions. Des situations cocasses et des quiproquos réglés au millimètre. Une agréable participation de Michel Creton et une bonne BOF composée par Murray Head. Une bonne comédie Réalisé par Edouard Molinaro en 1988 ; à voir ou à revoir ne serait-ce que pour le jeu époustouflant de Richard Bohringer.
Petite comédie tournée à la façon d'une pièce de théâtre. Si la prestation des acteurs ne convainc pas, on se laisse finalement prendre au jeu. Assez menu, le scénario peut lasser assez rapidement.
Adaptée d’une pièce de théâtre, cette comédie utilise à merveille les quiproquos qui font justement les succès des pièces de théâtres de ce genre. Et il faut regarder ce film comme une pièce de théâtre, tout comme "Le dîner de cons", ou encore "Le prénom" ! Sinon vous allez ressortir déçus. Nous avons d’un côté une très sexy Emmanuelle Béart, très convaincante en femme qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, tout en restant soigneusement loin de l’aspect comique de cet aspect psychologique. Ensuite nous avons un inquiétant Richard Bohringer en mari hyper jaloux et limite violent, une Fanny Cottençon magnifiquement à l’aise en femme BCBG mais qui n’a pas perdu de vue où est la vraie vie, et enfin un Pierre Richard en très grande forme, qui suit avec facilité la succession de gags souvent synonymes de quiproquos. En effet, ça fuse dans tous les sens et certaines répliques sont délicieuses d’humour, aussi délicieuses que les ravissantes Emmanuelle Béart et Fanny Cottençon, secouées par un Pierre Richard hyper dynamique, et dont le fonctionnement répété de sa sonnette l’amuse au plus haut point. Par contre, je trouvais que ça tombait dans le niais avec l’intervention de Michel Creton et Eric Blanc, mais… après avoir vu Jacques Villeret patauger sur le prénom de Juste dans "Le dîner de cons", je me dis que ces scènes présentes quelques similitudes. Il n’empêche que "A gauche en sortant de l’ascenseur" est un excellent divertissement qui ne demande pas à réfléchir. A découvrir absolument si vous ne connaissez pas.
Malgré ces portes qui claquent la comédie boulevardière ennuie plus qu'elle n'amuse. Les scènes et la réalisation sont sont trop faiblards pour faire fonctionner tout ça.
Voila le type même du film qui a mal vieilli: vaudeville improbable avec des situations qu'on voit arriver 2 heures à l'avance et par dessus le marché le sur-jeu des acteurs finit de rendre ce film ennuyeux et ridicule mais pas drôle.
Bref c'est excessivement cul cul la praline, lourdingue, prévisible et donc au final lénifiant et soporifique.
Le hic de cette comédie, c'est qu'on voit les gags venir a 10km. N'en reste pas moins quelques situations amusantes, bien qu'on croirait voir une pièce de y a aussi Emmanuelle Beart qui n'a rien d'une actrice et avant qu'elle me fasse rire,faut se lever de bonne heure, tellement elle est mauvaise.
Belle comédie aboutie de bout en bout par les acteurs. On y trouve son compte avec un Pierre Richard toujours amusant, le dépité Bohringer qui nous fait sourire et les femmes, toujours là au mauvais moment. On notera la scène avec les deux flics, fabuleuse. Eric Blanc tout bonnement incroyable. Un physique parfait pour dédramatiser une situation cocasse. Du bon cinéma.
Pour ceux qui aiment le vaudeville peut être? Une comédie théâtrale avec ses sonnettes, ses portes, ses balcons, ses quiproquos, la bonne...pourquoi pas des amants dans le placard? Bref un style et des dialogues je trouve très convenus voir niais
Un vaudeville dans lequel Pierre Richard fait son show pour notre plus grand plaisir. Des situations hilarantes et c'est très drôle. Bonne comédie signé Edouard Molinaro ("Oscar", "L'emmerdeur", "La cage aux folles"...)