Les invisibles
Note moyenne
2,0
167 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

25 critiques spectateurs

5
1 critique
4
3 critiques
3
8 critiques
2
9 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2026
Encore pire que le métier de téléconseiller, celui de modérateur web ! Imaginez un open-space avec des dizaines de personnes alignées devant des ordinateurs, dont le seul but au quotidien est de visionner des centaines de vidéos signalées par des internautes et de cliquer simplement sur "Accepter" ou "Supprimer" en fonction de leurs contenus le plus souvent épouvantables.
Comme le souligne le premier plan du film qui s'extirpe de la noirceur des égouts pour rejoindre la surface, Daisy, une jeune employée de cette entreprise répondant au doux nom de "Paladin", pose non-stop ses yeux sur ce qui représente tout simplement la lie de l'humanité, ses débordements les plus ignobles saisis en vidéos qu'elle doit juger publiables ou ou non à l'aune de critères évidemment défaillants, et poursuivre ensuite sa vie comme si de rien n'était avec ces images du pire de ceux ou celles qu'elle peut côtoyer.
Mais, un jour, le visionnage d'une vidéo, d'une violence si rare qu'elle craint y voir là un snuff-movie, la fait atteindre le point de rupture...

Quel incroyable point de vue que trouve là cet "American Sweatshop" ("Les Invisibles" en VF, bon titre pour une fois) afin de lancer un regard d'un pessimisme fou sur la tumeur cancéreuse que l'on a laissé plus ou moins délibérément s'étendre à travers les racines increvables des réseaux sociaux et qui, comme le film va très intelligemment le démontrer, nous atteint désormais tous !
Bien entendu, il y a ce métier de modérateur au cœur du film, certes nécessaire (et le film ne l'élude pas quand Daisy a encore besoin d'y croire) mais dont la seule existence en elle-même devrait être une alerte définitive sur à quel point notre monde ne tourne plus rond, avec cette normalisation autour de quotas à atteindre d'individus payés pour assister aux dimensions les plus noires de l'âme humaine et en dégager une approbation ou un refus vis-à-vis de règles ne servant que les intérêts dirigeants de l'entreprise.
Par le biais de cette immersion très bien menée dans le quotidien répétitif de ce "moderate-center", la réalisatrice Uta Briesewitz y fait vivre avec justesse le mal-être ou la résilience de plusieurs employés aux caractères différents face au spectacle dégénéré offert par leur travail et pour lequel leurs supérieurs n'ont que faire des conséquences, obsédés uniquement par la cadence de leurs résultats dans l'ombre de quelques éléments factices de réconfort (une zone de pause, un psychologue en carton, etc).
Tout autant dans les portraits attachants dessinés au sein de cette fourmilière d'employés perpétuellement malmenés que dans l'environnement froid capitaliste qui préfère les ignorer, "American Sweatshop" touche fort bien sa cible et ne se dépareille jamais de ce sentiment de vérité qu'il emmène même au-delà des murs préfabriqués du Paladin pour prolonger son regard inquiet sur les réseaux sociaux via l'existence solitaire de Daisy, sa jeune héroïne complètement intoxiquée par eux à chacune de ses interactions, même les plus intimes, en plus de la cascade d'images polluantes qu'elle ramène avec elle de son job.

Pas le temps de souffler grâce à quelques échanges plus légers entre collègues ou une bulle d'air de babysitting improvisé, le film rouvre encore un peu plus le sol sous cette dernière pour lui faire découvrir le fameux plausible snuff-movie (dont la violence nous sera dévoilée par la suggestion mais sans en éluder l'effroi) qui la fait basculer.
Traumatisée par des images et des bruits qu'elle ne peut, pour une fois, refluer au-delà du monde professionnel, elle n'aura dès lors plus qu'une obsession: trouver et se confronter aux visages qui se cachent derrière malgré, à nouveau, toutes les barrières absurdes d'une société (employeurs, police) qui n'a que faire de sa soif de justice.
Ne cédant pas aux sirènes d'un bête thriller à ce moment du film, Uta Briesewitz va au contraire se servir de ce prétexte pour pousser encore plus loin son étude de cas psychologique de Daisy -sans jamais éluder les autres protagonistes autour d'elle- en en faisant une héroïne si touchée par cette obscurité néfaste et impossible à digérer qu'elle s'y retrouve elle-même aspirée, entraînée dans un engrenage miroir entre ses derniers retranchements parfois atteints et les déclics déclenchés dans leur sillage.
Passionnant jusqu'à ton terme (très bonne séquence finale qui résume bien cette idée de spirale évoquée, même sur la forme) et porté par une formidable Lili Reinhart, "American Sweatshop" mérite vraiment d'être signalé... pour ses qualités.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 janvier 2026
Ce qui aurait pu être un thriller intense n'est qu'un petit film sans intérêt. la tournure supposée n'est qu'effleurée, au détour d'un personnage perdu dans un scénario qui tergiverse, jamais abouti. Même la réflexion en toile de fond autour des dérives des contenus des réseaux sociaux, n'est pas vraiment développée. Et que dire de l'absence de fin qui achève ce gâchis absolu?!
Vinczs
Vinczs

15 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2025
Je reste quelque peu sur ma faim... Le sujet est super intéressant mais il manque - je ne sais quoi - qui aurait rendu l’ensemble beaucoup plus attrayant.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Je m'attendais à voir moult images chocs dans ce film vu en avant-première puisqu'il relate l'histoire de jeunes modérateurs de contenu, mais que nenni ! La réalisatrice allemande Uta Briesewitz prend le pari de laisser l'imagination faire son travail tout en agrémentant son œuvre d'une bande sonore prégnante et de gros plans sur les réactions des protagonistes visionnant des vidéos choquantes. Finalement, ce ne sera pas un torture porn ou un snuff movie qu'on aura sous les yeux, mais plutôt un drame intimiste sur comment un contenu peut à ce point perturber une personne et affecter sa vie dans tous les domaines. Si l'actrice principale porte le long-métrage sur ses épaules, que les personnages secondaires sont intéressants, particulièrement les collègues de Daisy, on pourra toutefois reprocher au film de ne pas aller assez loin et de nous laisser un peu sur notre faim, notamment la fin un peu frustrante !
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2025
En tant que modératrice de contenu, Daisy en voit passer des horreurs, mais une vidéo en particulier va retenir son attention et la pousser à sortir du cadre de son travail pour prendre les choses en main... Un élément déclencheur qui expose les conséquences psychologiques d'un travail néfaste sur la santé mentale. C'est pour ça que tous les aspects de la vie de Daisy sont passés au crible, car elle ne peut pas faire comme si de rien n'était et passer à autre chose une fois son travail terminé. En ce sens, "American Sweatshop", qui flirte avec plusieurs genres à la fois, peut suivre différentes voies. Uta Briesewitz, qui n'est pas là pour choquer en filtrant les images en question notamment pour nous forcer à utiliser notre imagination, passe d'un thriller psychologique et à un drame intimiste avec pas mal de justesse. Les scènes entre collègues sont différentes, mais tout aussi importantes que celles quand elle explore des pistes. Tout est au service d'une étude de caractère assez captivante même si ça manque peut-être un peu de concret par moment. Porté par une convaincante Lili Reinhart, "American Sweatshop" est finalement pas mal et prenant.
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2026
Un sujet intéressant bien orchestré, mais il manque un élément essentiel. Je n'ai pas été touché. Cela est probablement dû au manque d'images perturbantes qui aurait empêché une impression globale. Un film de qualité, cependant, qui est trop sage pour le thème abordé.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2025
Un bon film, qui nous pose la question de notre regard sur l'actualité et les videos sur internet. C'est cruel, parfois légèrement vicieux, et ne laisse pas de marbre.
Scofield
Scofield

37 abonnés 939 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2026
Ce film nous raconte qu'il y a des vidéos "moches" sur internet et que ça met mal à l'aise celles et ceux qui doivent les visionner pour les supprimer. Ce pseudo thriller est rempli de bavardages plus ou moins psychologiques et de personnes assez caricaturales. Le rythme est lent, linéaire et globalement il ne se passe rien de bien intéressant. On apprend en fin de compte que le web est truffé de vidéos tordues et que notre beau monde est aussi rempli de personnes tordues. Bref c'est un scoop. Je me suis pas mal ennuyé, c'est bien maigre.
Berserker  1899
Berserker 1899

45 abonnés 298 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 septembre 2025
Daisy Moriarty tente de garder le contrôle de sa vie chaotique tout en travaillant du côté obscur d’internet. Avec une équipe excentrique, elle analyse du contenu signalé. Mais une vidéo troublante la pousse à sortir de sa bulle numérique et l'entraîne dans une dangereuse quête de justice.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 décembre 2025
Tension qui va crescendo au fur et à mesure du film. Cependant il manquerait un réel twist final pour garder le film en mémoire et en faire un grand moment. Les acteurs sont bien et le scénario captivant, mais le film sera vite oublié pour ma part. (vu sur plateforme)
Quentin Renier
Quentin Renier

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
C'est assez rare que je commente un film mais vu l'excellente qualité du film je voulais le faire. L'histoire est simple, pas longue scène inutile, juste ce qu'il faut pour poser le contexte et s'imprégner d'un métier réel qui doit être éprouvant au quotidien. La réalisatrice a voulu mettre l'accent sur l'impact émotionnel et c'est très bien joué avec une Lili Reinarth au top ! Un super film qui, j'en suis sure, va encore se faire dégommer par la critique pour des raisons débiles et des gens qui ne sauront pas apprécier la profondeur des thèmes abordés.
Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2026
Vrai sujet de société révélateur des plus bas instincts de l'Homme, le film d'Uta Brisewitz pénètre dans l'intimité d'une jeune modératrice de contenu dont le travail consiste à autoriser ou à effacer des vidéos postées sur les réseaux sociaux et signalées par des utilisateurs pour leur caractère violent, choquant, raciste, dérangeant ou contraire à l'éthique de l'entreprise chargée de modérer. Une éthique somme toute très discutable au regard des critères évoqués par la responsable du service... Un travail dont les conséquences psychologiques s'avèrent bien évidemment dévastatrices pour les employés qui passent leurs journées à visionner tout ce que les utilisateurs peuvent produire de plus glauque et malsain sur Internet.

Traité sans voyeurisme, le film ne montre (presque) jamais les images des vidéos en question, préférant cadrer le regard épouvanté des employés et leurs réactions viscérales, dans un open space où s'alignent des dizaines d'ordinateurs. Portée par la formidable Lili Reinhart (Daisy) dont la santé mentale est dangereusement mise à mal par une vidéo de torture qui l'a retournée, l'histoire se concentre sur son besoin de retrouver l'homme présent sur ladite vidéo pour lui faire payer ce qu'il a fait. Elle n'a d'ailleurs vraiment pas froid aux yeux et prend des risques inconsidérés pour tenter d'arriver à ses fins.

Particulièrement dérageant, "Les invisibles" dénonce la dérive des réseaux sociaux qui autorisent la publication de nombreux contenus en leur permettant de franchir sans souci l'étape de la modération, au nom de la liberté d'expression. Mais aussi le risque pour les utilisateurs d'être impactés par une vidéo au point d'avoir des pulsions semblables à celles des créateurs de contenus les plus nauséabonds.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2026
Le film est modéré, qui raconte le travail des modérateurs des réseaux sociaux : tenir compte de l’intention , la nuance étant la clé. Et notre héroïne est une mignonne téléopératrice célibataire qui ne se satisfait pas de cette simple modération. Elle va en faire un combat personnel contre les criminels et la société. L’enquête qu’elle mènera est légère et la réalisation aurait pu en faire un vrai thriller. Mais là encore tout est modéré. Et le clin d’oeil final est gentillet… Ma notation sera modérée.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2026
Le fond de l'histoire est contemporain, juste et invite à réfléchir sur le devenir de notre société. Néanmoins, "Les invisibles" ne traite le sujet que sur sa superficialité pour nous emmener dans une suite d'évènements cadabrandesque, où la fiction se détache farouchement de la réalité.
Tragmuab E
Tragmuab E

18 abonnés 561 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mars 2026
spoiler: Synopsis : C’est l’histoire de Daisy, une personne qui travaille dans une grande entreprise chargée de vérifier des vidéos sur internet afin de déterminer si elles sont conformes aux normes. Si ce n’est pas le cas, elle doit les supprimer. Le problème, c’est que pour pouvoir les supprimer, il faut les regarder au moins 30 secondes. Or, vu le type de vidéos postées sur internet, c’est psychologiquement très difficile, et beaucoup craquent au bout de peu de temps. Histoire / Scénario : Le film traite d’un sujet original, il faut bien le reconnaître, même si je pense que c’est un peu embelli et exagéré. Cela dit, je n’en suis pas sûr, car il doit y avoir tellement de choses horribles sur le net que ça ne m’étonnerait même pas.


Casting :
Je n’ai reconnu aucun acteur dans ce film, mais les performances sont convaincantes.

Effets spéciaux / Décors :
Il n’y a pratiquement rien de ce côté-là. La plupart du temps, le film se passe dans l’entreprise et on ne voit quasiment rien d’extérieur.

Mon avis :
Ce genre de film est beaucoup trop sérieux pour moi. Tout ça, on le sait déjà : que certaines personnes sont dérangées, ça aussi. Si je commence à regarder ce type de film, ça me mine le moral, donc je ne peux pas vraiment dire que j’ai apprécié.
Les meilleurs films de tous les temps