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Triciné
2 critiques
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5,0
Publiée le 15 avril 2026
Un très joli film, porté notamment par la fraîcheur et la sagacité d'une Pauline Clément qui a l'art de se rendre de plus en plus indispensable dans le paysage du cinéma français !
C’est plus de 20 ans après J’ai tué Clémence Acéra que le réalisateur Jean-Luc Gaget signe son nouveau long-métrage. Il ressort de sa besace le scénario d’Une fille en or confiant le rôle principal à une rayonnante Pauline Clément. On s’attache vite à cette héroïne à la fois fragile et déterminée, d’autant plus qu’elle est entourée d’une sacrée galerie de personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, ils présentent tous une touche d’excentricité ce qui apporte une ambiance particulière au film. Au milieu des post-its, on passe un bon moment devant cette comédie qui ne manque pas d’idées !
Vu en avant-première en présence de l'équipe du film
Une comédie romantique douce et légère, dont la maladresse des personnages participe à leur tendresse. On sent la patte du cinéma de Solveig Anspach - le réalisateur était scénariste sur ses films - ou de James L. Brooks : de la belle comédie romantique existentialiste, joliment à contre-temps, avec des personnages au grand cœur, comme un remède au cynisme ambiant. Et ça fait du bien !
Vu en avant-première. Ce film est un petit bijou ! J’ai souvent ri et j’en ai savouré chaque instant. Tout y est en apesanteur, délicieux et charmant. Les acteurs et actrices, les dialogues, la musique ! Quelle justesse et quelle délicatesse…jusqu’aux chansons italiennes, si exquises qu’on a envie de les réécouter tout juste sorti du cinéma !
Vu en avant première, une vraie pépite. Le duo Pauline Clément / Arthur Dupont fonctionne à merveille : naturel, complice, touchant. Porté par l’écriture fine et la réalisation inspirée de Jean Luc Gaget, c’est un film sensible et poétique qui sonne juste du début à la fin.
Vu en avant-première au Melies. J’ai adoré ce film : on en sort heureux. Cette comédie française pleine de finesse fait tellement de bien. Pauline Clément est une grande actrice et tous les comédiens sont parfaits. Bravo !
Une pépite, une actrice en or, un film pétillant et insolite comme son personnage principal, jolie ironie, léger et sensible, un film qui touche et fait du bien. A voir absolument
Deux trajectoires opposées se croisent, mais révèlent une même faille. Derrière les apparences sociales et les postures, le film explore une peur intime, celle de ne pas être regardé, ni reconnu, ni aimé, malgré le désir profond d’exister pleinement. Cette tension traverse chaque scène, sans jamais forcer le trait, en s’appuyant sur des situations simples qui disent beaucoup.
Clémence (Pauline Clément) réalise soudain qu’elle n’a jamais été admirée, comme si elle traversait sa propre vie sans jamais y laisser de trace. Ce constat agit comme une fissure. Sa rencontre avec Paul (Arthur Dupont), patron autoritaire surnommé « Paul Pot », fonctionne comme un révélateur. Derrière une rigidité presque caricaturale et un besoin de contrôle constant, il dissimule une fragilité comparable. Leur relation, d’abord conflictuelle, devient peu à peu un miroir, celui d’un manque commun, une absence de reconnaissance qui les pousse à interroger leur propre valeur et leur capacité à être aimés.
Le film construit alors une mécanique fine où deux figures que tout oppose se révèlent profondément semblables. Clémence incarne une forme d’effacement, une invisibilité sociale nourrie par un manque d’estime de soi qui l’empêche d’occuper sa place. À l’inverse, Paul se présente comme une figure d’autorité, rigide et dominatrice. Pourtant, cette posture n’est qu’une façade. Elle masque une insécurité plus profonde. Cette dualité repose sur une idée simple et juste, ces deux personnages sont « les deux faces d’une même pièce », chacun exprimant différemment une même peur intérieure.
Ce qui se joue dépasse largement la simple rencontre amoureuse ou professionnelle. Le film interroge une société où le regard de l’autre devient une norme invisible, presque tyrannique. Être aimé, être admiré, être reconnu deviennent des conditions implicites de l’existence sociale. Clémence souffre de ne jamais avoir été regardée. Paul, lui, ne peut être regardé autrement que comme une figure d’autorité. L’un fuit ce regard, l’autre tente de le contrôler. Pourtant, tous deux en dépendent.
La question de la décision devient alors centrale. Aucun ne parvient réellement à agir librement. Clémence hésite à reprendre les rênes de sa vie, tandis que Paul reste enfermé dans un rôle qui le protège autant qu’il le limite. Leur rencontre agit comme un point de bascule. Il ne s’agit pas d’une transformation immédiate, mais d’une prise de conscience progressive. Le film ne promet rien de spectaculaire, il suggère simplement que reconnaître ses failles constitue déjà un premier pas.
En creux, le récit dessine une société où l’amour dépend de la perception que l’on a de soi. Tant que l’on ne se considère pas digne d’être aimé, aucune relation ne peut réellement s’ancrer. Cette idée, simple mais rarement traitée avec cette légèreté, donne au film une dimension à la fois intime et universelle.
Le duo formé par Pauline Clément et Arthur Dupont fonctionne avec justesse. Lui, connu pour des rôles plus affirmés, glisse ici vers un personnage fermé, blessé, presque superstitieux. Elle, en Clémence, incarne une fragilité tangible, une femme qui ne s’est jamais sentie admirée à sa juste valeur.
L’ensemble évoque Qui a envie d’être aimé d’Anne Giafferi, sans en reprendre la lourdeur. Le film choisit une voie plus légère, plus accessible, en assumant pleinement sa dimension de comédie romantique. Ce déplacement de la comédie-dramatique sociale vers une romance teintée d’humour fonctionne, car il permet d’aborder un sujet profond sans l’alourdir inutilement.
Ce film a pris comme thème l’estime de soi. Pour illustrer cette thématique on suit le parcours de vie de Clémence, cette jeune fille qui se cherche dans sa vie, et ses relations avec les autres avec notamment sa rencontre avec son patron autoritaire. La démonstration est intéressante à suivre grâce en partie à un bon scénario et des dialogues soignés mais aussi à la bonne interprétation de Pauline CLEMENT et Arthur DUPONT parfaits dans les deux rôles principaux.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 03/04/2026 au club Marbeuf à PARIS)
Une très jolie comédie, joyeuse et poétique comme un air de printemps. Pauline Clément est émouvante et solaire. Dans la veine des meilleurs Podalydes, (qui incarne ici un savoureux tireur de carte...). A voir !
Quelle bonne surprise que ce film découvert lors d'une avant première. Des personnages attachants sans être dans le cliché. C'est drôle et émouvant à la fois. Très rafraîchissant. Bravo