Un film enchanteur, d’une douceur et d’une sensibilité extrêmes. Une famille très spéciale, attachante jusque dans ses dysfonctionnements. Et quel casting ! Michel Blanc magnifique et Dominique Reymond impériale, c’est évident. Mais il y a aussi les « petits rôles » distribués à de merveilleux acteurs qu’on ne voit souvent qu’au théâtre en Suisse romande, je pense en particulier au fabuleux Gilles Privat, ici dans le rôle le plus improbable qui soit. Et Lionel Baier lui-même, parfait dans un rôle de voisin catho des plus antipathiques, qui ajoute de la profondeur à ce film en apparence tout en légèreté.
On a l'impression que tous les interprètes s'ennuient dans ce film, même le petit garçon qui incarne Christophe. Il faut dire que les personnages n'ont pas vraiment d'épaisseur, que l'ensemble est brouillon et assez caricatural, malgré des références assez intéressantes à Mai 68. Quelques scènes flirtent même avec le ridicule, spoiler: comme le clin d'œil à Jean Yann ou l'arrivée inopinée du Général.
Dommage pour Michel Blanc, qui méritait vraiment mieux pour son dernier rôle.
Un film plein de poésie, d'humour. Il retrace avec finesse des moments sociologiques, l'histoire des personnages à des moments film plein de sensibilité. Un film dans lequel les acteurs sont réellement au service de leurs personnages. Un film plein d'humanité . Merci
Film très farfelu, avec un sujet grave en toile de fond. D’excellents comédiens connus ou inconnus. Un dernier clin d’œil de Michel Blanc. Mieux vaut ne pas avoir lu le livre dont il est tiré « La Cache » de Christophe Boltanski.
Une famille d'originaux cloîtrée dans son appartement pendant mai 68, la petite histoire dans la grande, racontée à petits traits touchants et pertinents.
Un manque de rythme des longueurs, la salle n'était pas très remplie, il n'y a aucun fou rire, peut être à classer comme drame mais comédie bof, les acteurs sont bons mais le scénario... Je dirais déjanté
Réalisation atypique qui peut surprendre, nous avons bien aimé. Forte émotion sur le dernier plan du film lorsque Michel Blanc tourne le dos à la caméra pour s'en aller pour toujours...
En mai 68, le jeune Christophe vit les événements depuis l’appartement de ses grands parents, juifs et encore marqués par le souvenir de la seconde guerre mondiale. Entre souvenirs, débats, et insouciance, le film dégage un élan de tendresse. Drôle et efficace, la Cache est aussi le dernier rôle du comédien Michel Blanc. Sa dernière apparition, de dos, une valise à la main, est la plus belle conclusion d’une brillante carrière. Une scène bouleversante.
Il y avait pourtant là une promesse captivante : revisiter Mai 68 à hauteur d’enfant, à travers les yeux d’un gamin de 9 ans pris dans la confusion des adultes. Une idée forte, servie par une mise en scène pleine de bonnes intentions. Mais Lionel Baier s’égare dans un dispositif trop conceptuel, où le chaos finit par devenir opaque. On décroche peu à peu. Reste Michel Blanc, une dernière fois excellent dans un film qui manque hélas cruellement de clarté.